Découvrez votre pastille verte
Fabriquer son propre jardin vertical
Le Schweeb : Il m'en faut un!
Les Vendredis Verts – Spécial gadgets verts
Des critères pour des événements verts


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Découvrez votre pastille verte

9 mars 2010 par Ariane Cambron

Les marketers vous ont à l’œil. Eh oui. Ils analysent vos moindres achats, vos motivations, votre mode de vie… je ne vous apprends rien. Et c’est tant mieux : nous vivons à une époque où le consommateur a plus de pouvoir que jamais. En effet, en parallèle avec la révolution verte se trame la révolution du 2.0 où enfin, le consommateur force l’industrie à l’écouter et à s’adapter à ses besoins. Ceux qui n’écoutent pas sont condamnés à perdre la course.

Chaque fois que vous achetez un produit ou un service, vous donnez votre accord à l’existence même de ce produit. Vous avez de plus en plus d’alternatives, vous avez accès à un nombre illimité d’informations grâce à Internet, vous pouvez donner votre avis sur un produit sur des forums de discussion. Avoir le pouvoir de consommer, c’est avoir le pouvoir de changer les choses, même sans être un activiste. Et les consommateurs sont de plus en plus nombreux à exiger que les produits qu’ils consomment soient éthiques, selon différents critères (biologiques, biodégradables, équitables, etc.).

Le mouvement vert n’est plus « underground », il est devenu une tendance durable et les marketers l’ont bien compris. D’où la naissance d’une discipline beaucoup moins marginale qu’avant : le marketing vert. Je vous invite à découvrir où vous vous situez dans le spectre vert selon ces spécialistes.

Qui sont les consommateurs verts?

Voici des faits généraux dégagés par le guide Business and Sustainable Development[1] sur les consommateurs qui se disent verts (étude nord-américaine publiée cette année) :

-Ils ont des intentions sincères, et ont la motivation de se dévouer de plus en plus à un mode de vie responsable.

-Ils considèrent presque toujours qu’ils pourraient en faire plus pour l’environnement.

-Ils ne s’attendent pas des compagnies qu’elles soient parfaites, mais ils sont favorables aux entreprises qui instaurent des plans de développement durable et cherchent à trouver des moyens tangibles pour s’améliorer. (La transparence est de mise!)

Par contre :

-Ils ont tendance à surestimer les efforts qu’ils font, spécialement à surestimer la quantité de produits verts qu’ils utilisent.

-Ils ne sont pas prêts à faire des sacrifices majeurs pour l’environnement et ils ont tendance à être paresseux dans leurs changements.

-Ils ne sont pas très informés en matière d’environnement et ils ne font pas confiance à leurs connaissances pour juger des études scientifiques environnementales. Par contre, ils ont envie d’en savoir plus sur le sujet. Les compagnies devraient donc tenter de jouer un rôle éducatif.

La différence entre les Américains et les Canadiens

Semblerait-il que nos « vieux » soient plus conscientisés que ceux de nos voisins par rapport à la consommation responsable. Alors que chez les Américains, les enfants et les adolescents sont plus conscientisés que leurs parents et les influencent donc à mieux consommer, les Canadiens de tous âges semblent préoccupés par la consommation responsable.

Et au Québec?

Selon un sondage CROP publié dans Le Devoir en octobre dernier, au Québec, la population serait divisée en trois parties presque égales[2] :

-Les vert foncé, les purs et durs, ceux qui font des efforts conscients (33%) ;

-Les vert pâle, les mous, ceux qui choisissent l’option verte si elle est facilement accessible et pas plus dispendieuse (35%) ;

-Les bruns, les insensibles, ceux qui s’en foutent et qui ne changeront pas leurs habitudes (32%). Ils ont d’ailleurs tendance à adopter une attitude réfractaire par rapport au discours environnementaliste.

Les motivations

Une étude américaine publiée sur le blogue du Harvard Business Review[3] pousse la recherche plus loin et divise les consommateurs verts selon ce qui les motive à consommer de façon responsable. Selon cette étude, les verts foncés et les verts pâles seraient divisibles en quatre grandes familles. (traduction très libre) :

-Les anti-gaspillages : ils détestent le gaspillage, recyclent, compostent et cherchent toujours le meilleur moyen d’éviter le suremballage. Ils utilisent des sacs et des gourdes réutilisables. Ils ont tendance à surveiller leur consommation d’énergie, à installer des minuteries et à utiliser des ampoules éco-énergétiques.

-Les fanatiques santé : ils s’en font avec les résidus trouvés dans leur alimentation. Ils ont tendance à consommer des aliments biologiques, ils vérifient les composés toxiques des cosmétiques et des jouets, ils ne laissent jamais sortir leurs enfants sans écran solaire à protection totale, etc.

-Les amoureux des animaux : ils ont tendance à être végétariens ou végétaliens, ne portent pas de fourrure, boycottent la consommation du thon, appuient des organismes comme PETA. Ils recherchent les produits certifiés « sans cruauté » et « non-testés sur les animaux ».

-Les enthousiastes de la nature : ils ont un mode de vie actif, ils apprécient le camping, les randonnées en montagne… Ils font attention à la trace qu’ils laissent en forêt, donc, à ramasser les déchets, à utiliser des savons biodégradables et à transporter des contenants réutilisables. Ils recherchent les étiquettes « produit local » et ils ont tendance à acheter des vêtements d’extérieur éthiques, faits de matériaux recyclés.

Quelle est votre pastille verte?

Pour copier sans scrupule le concept d’une institution bien de chez nous, découvrez et partagez avec nous votre pastille verte… Êtes-vous un anti-gaspillage vert pâle? Ou un fanatique santé vert foncé? Un brun (gasp)? Un joyeux hybride?

Crédit photo : annnie/Flickr


[1] http://www.bsdglobal.com/markets/green_who.asp

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272512/sondage-crop-le-cote-ecolo-des-quebecois-se-confirme

[3] http://blogs.hbr.org/cs/2010/02/a_smart_way_to_segment_green_c.html

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Fabriquer son propre jardin vertical

8 mars 2010 par Ariane Cambron

Très apaisant, les jardins verticaux. Ils ont non seulement des propriétés esthétiques, ils contribuent aussi à l’assainissement de l’air. Voici un vidéo de Patrick Blanc qui donne une méthode simple pour en fabriquer un soi-même. Merci à Roxanne Miller pour le lien http://twitter.com/Rox1000er.

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Le Schweeb : Il m’en faut un!

5 mars 2010 par Ariane Cambron

Wow, merci à legeekecolo.net/ pour nous avoir fait connaitre l’existence de ce nouveau sport écolo et excitant, le Shweeb. Qui ne voudrait pas l’essayer?

Pour en savoir plus : http://shweeb.com/

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Les Vendredis Verts – Spécial gadgets verts

5 mars 2010 par Ariane Cambron

Bon vendredi! Cette semaine, j’ai été inspirée par les produits gagnants de la compétition annuelle Greener Gadgets Design annoncés vendredi dernier dans le cadre de la conférence Greener Gadgets[1] à New York. Je vous propose donc un spécial gadgets écolos. Pour commencer, je vous présente un aperçu des inventions qui ont retenu l’attention des juges, et ensuite, des trucs et conseils pour faire des choix plus respectueux de l’environnement lors de l’achat de gadgets électroniques.

The Greener Gadgets Conference

La conférence annuelle des gadgets verts est organisée par différents acteurs de l’industrie pour présenter les dernières innovations de développement durable dans l’élaboration de gadgets électroniques. On y discute d’efficacité énergétique, de design durable, et de cycle de vie du produit (de la fabrication au recyclage, en passant par l’emballage). On accorde aussi beaucoup d’importance aux énergies renouvelables, et à leur impact positif dans le développement des économies émergeantes. Cette conférence se termine par un concours de design, où des gadgets électroniques avant-gardistes sont jugés selon ces mêmes critères de développement durable. Vous pouvez consulter la liste des finalistes ici.

Cette édition 2010 a récompensé en troisième position l’IllumiCharger, un panneau solaire placé à l’intérieur de la maison, qui récupère la lumière ambiante, autrement perdue, en électricité. La deuxième place a été attribuée à l’Empower, une sorte de banc public berçant qui transforme le mouvement produit par les personnes assises en électricité. L’Empower permet ainsi de recharger ses gadgets électroniques, cellulaire ou ordinateur portable, dans les lieux publics, sans utiliser de prise murale.

Le premier prix est allé à l’AUG / Living Goods Program, une application à télécharger sur son téléphone cellulaire qui aide à fournir des informations sur un aliment (y compris les fruits et légumes), grâce à son code-barres. L’application informe le consommateur sur la provenance, sur le nombre de kilomètres parcourus, et sur la saisonnalité d’un aliment. Il suffit de prendre une photo du code-barres et de soumettre cette information à l’AUG / Living Goods Program via message texte ou grâce à l’application, si l’usager possède un téléphone intelligent. Cette innovation toute simple permet au consommateur de faire des choix plus éclairés, en attendant l’arrivée des étiquettes détaillées.

Des facteurs écologiques à surveiller lors de l’achat de gadgets électroniques

Comme le dit si bien Jaymi Heimbuch sur le blogue planetgreen.com[2], le gadget électronique le plus vert est celui que nous possédons déjà. Une des raisons pour lesquelles les juges ont choisi le programme de Living Goods est qu’il s’adapte à un gadget qui fait déjà partie de nos vies, le téléphone cellulaire. En effet l’AUG est la seule innovation présentée au concours qui n’a pas d’existence matérielle, mais nous aide quand même à vivre de façon plus responsable. Madame Heimbuch nous suggère trois caractéristiques à considérer avant de faire l’acquisition d’un nouveau gadget :

1- Il est fabriqué sans produits toxiques et avec des principes de développement durable.

Plusieurs compagnies décident consciemment d’omettre certains matériaux toxiques dans la construction de leurs produits. Renseignez-vous sur les composantes de votre gadget. Évaluez l’impact que celles-ci pourraient avoir sur votre santé et sur l’environnement quand le produit sera désuet. Greenpeace a fait paraître en juin 2009 un guide qui évalue les compagnies de produits électroniques selon plusieurs critères de toxicité et de développement durable. Nokia, Samsung et Sony Ericsson font partie des compagnies les mieux cotées. HP, Lenovo et Dell sont les moins bien classées.

2- On doit s’assurer d’utiliser son gadget de façon intelligente, et si possible, de considérer les énergies alternatives pour recharger sa batterie.

Autrement dit, ne pas laisser son appareil allumé quand on ne l’utilise pas, et considérer l’achat d’un chargeur à énergie propre, comme un chargeur solaire. Vous pouvez favoriser des produits éco-énergétiques, dont la durée de la batterie est assez longue, et qui consomment moins d’énergie.

3- C’est un produit fait de matériaux recyclés ou c’est un produit reconditionné.

Pensez à considérer l’achat d’un produit reconditionné. C’est souvent une option plus économique et ça donne une seconde vie à un produit. Il est aussi possible de se procurer des gadgets électroniques fabriqués avec une portion de matériaux recyclés.

Finalement

Il est très important de vous assurer de disposer de votre gadget électronique de façon sécuritaire lorsqu’il rend l’âme pour de bon. Et incroyablement, c’est souvent l’étape la plus complexe du processus. Les magasins Bureau en Gros ont mis sur pied un système de récupération des déchets électroniques, soit les piles, les ordinateurs, imprimantes, téléphones cellulaires, cartouches d’encre et autres. Il suffit de les apporter en magasin.

Si vous ne pouvez vous déplacer, le service 1-800-got-junk se déplace pour collecter n’importe quel déchet. Le site web assure qu’ils font le recyclage de la plupart des éléments ramassés, mais ça reste à vérifier.

Connaissez-vous d’autres moyens pour vous débarrasser de façon sécuritaire de déchets électroniques ou toxiques?

Crédit photo : BotheredByBees/Flickr

http://www.flickr.com/photos/botheredbybees/


[1] http://www.greenergadgets.com/

[2] http://planetgreen.discovery.com/tech-transport/green-gadgets-common-traits.html

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Les Vendredis Verts – Des tendances vertes à observer au sein des industries

26 février 2010 par Ariane Cambron

Bon vendredi! Malgré le climat de scepticisme qui règne ces jours-ci dans le dossier environnemental, n’oublions pas que la première décennie des années 2000 aura été celle du tournant vert et de l’éco-responsabilisation. Sur une note positive, je vous invite à considérer certaines tendances à surveiller dans le domaine du développement durable au sein des industries. Voici ce qu’on risque d’observer de façon marquée dans les années 2010…

1-Plus de transparence

Plusieurs palmarès de classement des entreprises selon le respect des critères de développement durable ont vu le jour, forçant les compagnies à réviser leurs modes de fonctionnement. Les technologies numériques et le web 2.0 (les médias sociaux comme les forums de discussion, Twitter et Facebook) donnent plus de pouvoir au consommateur, qui peut à la fois obtenir plus d’informations au sujet des pratiques d’une entreprise et ensuite faire pression sur ces entreprises pour qu’elles changent leurs façons de faire. Au lieu d’un monologue de l’entreprise vers le consommateur, on fait place à une conversation entre les deux entités.

À consulter, le guide Global 100, organisé par la revue canadienne Corporate Knights, qui publie une liste annuelle des 100 entreprises mondiales les mieux gérées en matière de développement durable. Cette année : General Electric ressort grande gagnante au classement mondial. Les neuf compagnies canadiennes ayant fait le classement comprennent, entre autres,  la Financière Sun Life, la Banque Royale du Canada, Transcanada Corp et Telus. Consulter le classement ici.

2-Une plus grande attention portée aux émissions de GES

Dans la même veine, une plus grande sensibilisation du public et des compagnies aux émissions de GES, force les industries à faire des recherches scientifiques pour calculer efficacement et de façon précise la quantité réelle de ces émissions. Des compagnies comme Hewlett Packard, Ikea, Intel et Wal-Mart instaurent des partenariats avec des firmes scientifiques pour trouver des façons efficaces de calculer et de réduire leurs émissions. On devrait, dans la même veine, voir plus de programmes de compensation d’émissions voir le jour, avec le développement des marchés du carbone.

3-La mode est à l’économie d’énergie

Les énergies traditionnelles sont à la fois très couteuses et polluantes. De nouveaux logiciels intelligents permettent aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie. Le système Engenuity, par exemple, permet à McDonald’s de sauver près de 13,6% de facture d’électricité en éclairage, chauffage, cuisson et refroidissement des aliments en éteignant automatiquement les fonctions inutilisées[1]. Les énergies alternatives, solaire et éolienne en tête, risquent de gagner du terrain.

4-Des emballages qui en disent long

Si on se fie à la tendance au Japon, au Royaume-Uni et en  France, les emballages pourraient nous indiquer, d’ici peu de temps, l’empreinte écologique du produit que l’on s’apprête à acheter[2]. Une fiche d’informations, semblable aux informations nutritionnelles, nous indiquerait la provenance du produit, ainsi que son empreinte carbone, autrement dit, la quantité de GES que la production de l’item qu’on désire acheter a généré, avant d’atterrir dans notre panier. Ce calcul prend en compte tous les détails, de la production de l’item, à son entreposage et à son transport.  De quoi clore le débat sur l’empreinte écologique des produits locaux vs importés?

Petite réserve : ça risque d’être long avant que ça arrive chez nous, les OGM n’étant même pas encore identifiés malgré les pressions…

5-Des moyens de transport de marchandises plus verts

Le transport des marchandises produit une quantité très importante de gaz à effet de serre. Certaines compagnies font leur part en s’équipant de véhicules hybrides. Prenons par exemple la compagnie UPS qui possède globalement plus de 1800 véhicules carburant aux énergies alternatives.

La tendance semble se rendre jusqu’à nous. En avril dernier, la SAQ s’est portée acquéreuse d’un tout premier modèle de camion de livraison hybride : un Kenworth T370 entièrement fabriqué au Québec. Ce nouveau camion se destine uniquement à un usage urbain sur le territoire Montréalais et permettra d’effectuer des économies en carburant de l’ordre de 25 à 30 %.

Bref

Est-ce que ces trouvailles vous donnent espoir? Quels sont, d’après vous, les changements qui seront vraiment marquants? Quelles industries seront les plus touchées? Qu’aimeriez-vous voir changer prioritairement?

N’hésitez pas à profiter de votre pouvoir en tant que consommateur, pour vous exprimer sur la cause environnementale qui vous tient à cœur. Vous avez le droit de demander aux entreprises de changer leurs façons de fonctionner. Encourageons-les un peu!

Sources :

http://www.greenbiz.com/blog/2010/01/14/10-climate-trends-will-shape-business-2010?page=0%2C1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20Greenbuzz%20%28GreenBiz%20Feed%29

http://www.triplepundit.com/2010/02/fou-green-trends-in-business-state-of-green-business-2010/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_du_carbone

http://www.flickr.com/photos/jamiecat/3797956698/ : crédit photo


[1] http://www.engenuity.com/

[2] http://pakbec.blogspot.com/2008/08/japon-lempreinte-carbone-affiche-sur.html

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Le réchauffement de la planète : y croyez-vous encore?

24 février 2010 par Ariane Cambron

Un opportuniste, Al Gore?

J’ai écouté, en fin de semaine, un documentaire très intéressant, « Everything’s Cool [1]», paru en 2007, mais encore d’actualité.  Ce film relate le parcours de différents activistes (appelons-les acteurs du changement) dans leur lutte pour faire connaitre les changements climatiques au public américain. Le film couvre leurs parcours à partir des années 1990 jusqu’à la fin des années 2000. Ces acteurs du changement sont des spécialistes, chacun dans leur domaine : on y retrouve, entre autres, une météorologue, un journaliste retraité, un écrivain environnementaliste, un ancien coordonnateur des communications sur le climat pour la Maison Blanche et des publicitaires.

Ces personnes ont toutes choisi différents canaux de communication pour passer un seul et unique message : la consommation planétaire de combustibles fossiles émet dans l’atmosphère une trop grande quantité de gaz à effet de serre, ce qui cause un réchauffement global de la planète. Ce réchauffement menace de bouleverser l’équilibre des écosystèmes, et du même coup la survie de plusieurs espèces, dont la nôtre.  À mes yeux, ça semble d’une évidence! Mais j’oublie trop souvent que je travaille dans le domaine de l’environnement, que j’ai eu la chance d’aller à l’école après le secondaire et que je ne crois pas au créationnisme…

Bref, certaines des personnes présentées dans « Everything’s Cool » ont dévoué leur vie à une cause qui n’a pas toujours été bien reçue du public américain, malgré des faits scientifiquement observés depuis la fin des années 80! Et la principale raison de l’ambivalence du public face à la cause semble avoir été le lobby des pétrolières, appuyé par le sénat américain. Des scientifiques « crédibles » engagés par les pétrolières avaient pour rôle d’alimenter le débat sur la véracité du réchauffement climatique dans les médias. Et tant qu’il y avait un débat entre les scientifiques, la grande majorité du public n’a pas pris position, préférant attendre que les spécialistes se soient entendus avant d’accepter la vérité qu’on a choisie pour eux. Heureusement pour les pétrolières, pendant ce temps, c’était le statu quo.

On semble avoir beaucoup progressé depuis le début des années 2000. Les dirigeants reconnaissent mondialement le problème du réchauffement climatique, organisant même un sommet sur la question à Copenhague, en décembre dernier. Pourtant, dans l’opinion publique américaine, les choses paraissent s’être gâtées dernièrement. Il suffit que des états au climat habituellement chaud reçoivent une bordée de neige pour relancer le débat sur le réchauffement climatique et croire au complot. Même Donald Trump s’improvise expert météorologue[2]! À en croire les commentaires des lecteurs du New York post et de plusieurs blogues, beaucoup d’Américains appuieraient Trump et sa déclaration qu’Al Gore devrait perdre le prix Nobel pour son travail sur le réchauffement climatique. Ils ne voient en lui qu’un opportuniste. À voir, la photo d’un iglou construit par la famille du sénateur républicain Jim Inhofe : « Al Gore’s new home » publiée sur Facebook.

Par ailleurs, un article paru hier dans le quotidien anglais The Gardian cite un récent sondage de la BBC qui conclut que le nombre de citoyens britanniques qui croient au réchauffement climatique est passé de 44% à 31% depuis le mois de novembre dernier[3]. Et cette baisse pourrait être liée, entre autres, au manque de transparence dont ont fait preuve plusieurs environnementalistes depuis l’automne. On ne peut même plus accuser les «méchants » d’être responsables de la manipulation de l’information : des scientifiques britanniques, spécialistes du climat, auraient manipulé des données sur le réchauffement de certaines villes[4] et des scientifiques de l’ONU auraient clamé la fonte de glaciers de l’Himalaya avant 2035, sans preuve solide[5].

À cause louable, tous les moyens sont bons à prendre? Nous avons la preuve que non. L’opinion publique est certainement ébranlée par tous ces « incidents ».

Pour ajouter à la controverse : Yvo de Boer, le plus haut responsable chargé du climat à l’ONU, a annoncé sa démission la semaine dernière, alors que Rajendra Pauchauri, président du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), s’entête à rester en poste, malgré les scandales politiques[6]. Pas de quoi donner confiance en leur cause.

Mais bon, même si vous vous sentez plus sceptiques ces temps-ci, ce n’est pas une raison pour rejeter en bloc tous les efforts effectués jusqu’à présent. Parce que, comme l’explique si bien Colin Beavan sur le blogue No Impact Man [7], même si le réchauffement climatique était une pure invention de l’esprit, pourquoi ne serions-nous pas heureux d’avoir travaillé (et de continuer à le faire) pour vivre dans un monde meilleur? Un monde où nous ne sommes plus dépendants de l’industrie du pétrole, où nos enfants n’ont plus à respirer de smog et où la ville respecte l’humain… et la liste s’allonge.

Si vous avez encore la foi, et j’espère que c’est le cas, sachez qu’il existe maintenant une application iPhone qui vient à bout de tous les questionnements lancés par les sceptiques. En effet, le site australien Skeptical Science (www.skepticalscience.com ) a créé une application gratuite qui permet d’avoir des réponses solides aux questions de vos amis sceptiques. Et des arguments convaincants, vous risquez d’en avoir grandement besoin par les temps qui courent…

Crédit Image : Seditiousblasphemer sur Flickr


[1] http://www.everythingscool.org/

[2] http://www.nypost.com/p/pagesix/global_cooling_7njz5ZtpFblMuF5Vf7LJmN

[3] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/23/british-public-belief-climate-poll

[4] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/01/leaked-emails-climate-jones-chinese

[5] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jan/20/ipcc-himalayan-glaciers-mistake

[6] http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/201002/09/01-947685-revenir-a-la-science.php

[7] http://noimpactman.typepad.com/blog/2010/02/what-if-there-is-no-humancaused-global-warming.html

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Manger végé : pas si bête finalement…

22 février 2010 par Mélanie McDonald

La viande fait partie intégrante de notre alimentation. On estime qu’un américain consomme en moyenne 124 kg de viande par année, comparativement à 4 kg en Inde.[1] On peut même aller jusqu’à dire que le végétarisme n’a pas excellente réputation, spécialement l’hiver, saison des repas copieux et consistants. En fait, les impacts de la viande sur l’environnement sont méconnus de la population québécoise. Très peu de citoyens associent le fait de manger végétarien à la lutte contre les changements climatiques ou encore à la protection de l’eau potable et des forêts. Et pourtant…

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la filière de l’élevage émet plus de gaz à effet de serre (GES) que le secteur des transports.[2] Éliminer quatre repas de viande par semaine réduit deux fois plus votre impact sur les changements climatiques que de baisser le chauffage de 3C la nuit, et 35 fois plus que de laver à l’eau froide! [3] On estime qu’une alimentation végétarienne requiert 5000 litres d’eau par jour, alors que des repas à base de viande en consomment plus de 15 000 litres. A titre de comparaison, en se privant de 450 grammes de bœuf, on économise plus d’eau qu’en se privant de douche pendant 6 mois ! [4] Autre problématique majeure : la déforestation causée par le manque d’espace dédiée à l’élevage. Selon David Faimowitz, Directeur du Centre international pour la recherche forestière, « les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».[5]

La croissance démographique et l’augmentation de la consommation de viande des pays émergeants – la Chine a plus que doublé sa consommation de viande en 20 ans- ne peuvent qu’aggraver pressions sur nos ressources naturelles limitées….

Cela ne veut pas dire que tous doivent mettre une croix définitive sur la viande, mais plutôt d’être conscient et ainsi d’en limiter sa consommation. Plusieurs alternatives goûteuses et très économiques existent pour varier vos repas. Vous manquez d’inspiration pour cuisiner de bons petits plats végétariens simples, peu coûteux, équilibrés et ô combien délicieux? Voici quelques suggestions :

○   Végé sur le pouce, de Marie-Claude Morin. Collection Modus Vivendi.

○    http://www.recettes-vegetariennes.com/frameset%20sommaire.htm

○   http://www.recettes.qc.ca/sections/vege.php

○   http://recettes-vegetariennes.blogspot.com/

http://www.cuisine-vegetarienne.com/

Crédit photo : Denzil – http://www.flickr.com/photos/lomoholga/


[1] http://www.vegetarisme.info/spip.php?article1592

[2] http://www.vedura.fr/economie/agriculture/impact-elevage-bovins-environnement

[3] Cyberpresse, 11 mars 2009: http://www.cyberpresse.ca/environnement/200903/11/01-835272-laver-a-leau-froide-ou-manger-moins-de-viande.php

[4] John Robbins: The Food Revolution – How your diet can help save your life and the world. Tire de: http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html

[5] Le Point, 22 juin 2006 : Élevages : une catastrophe écologique. Tiré de http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html

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Vendredis Verts – Notre grain de sel sur Vancouver

19 février 2010 par Ariane Cambron

C’est vendredi! Prenons une pause des conseils verts pour regarder les Jeux olympiques cette fin de semaine. Comme si on n’entendait pas assez parler des Olympiques ces temps-ci, me voici avec mon grain de sel. Que voulez-vous, je trouve triste que malgré les efforts pour faire des Jeux olympiques de Vancouver les Jeux les plus verts de l’histoire, ce qui passera à l’histoire seront leurs ratées. On parle déjà beaucoup plus de la température trop clémente, des accidents malheureux, d’un pavillon canadien situé dans un stationnement et de la sous représentation de la langue française, que du fait que Vancouver est la ville la plus verte du pays, à l’image de ses Jeux[1].

Pour remettre un peu de positif dans le débat, voici nos médailles écolos pour la superbe ville de Vancouver et ses jeux imparfaits, certes, mais avant-gardistes.

Coups de cœur olympiques

OR – Des constructions vertes :

D’abord, on a construit un parc immobilier entièrement certifié LEED. Il est fourni en énergies propres : solaire, hydroélectrique, géothermique. Un de ses bâtiments, le Net Zero est même carboneutre! Ensuite, l’anneau olympique de Richmond possède des caractéristiques vertes intéressantes[2] : sa structure est faite de bois endommagé par des parasites (autrement invendable) et il est équipé d’un système de récupération de l’eau de pluie.

ARGENT – Les médailles :

Corrine Hunt et Omar Arbel ont conçu des médailles aux designs modernes en matériaux recyclés. L’or, l’argent et le bronze ont été fournis par l’entreprise minière responsable Teck Ressources Ltd[3] qui a récupéré un pourcentage des métaux dans de vieux ordinateurs. Les métaux ont ensuite étés fondus pour en faire des pièces uniques.

BRONZE – Des moyens concrets pour encourager les gens à faire leur part :

Le site web officiel des jeux est très [U1] instructif, avec une bonne section sur le développement durable[4]. On y trouve une foule de conseils pour emboiter le pas aux mesures mises en place. Le transport en commun est un incontournable pour assister aux Jeux : il n’y a aucun stationnement accessible aux simples visiteurs et le transport en commun est inclus dans le prix du billet des compétitions. De plus, 20 autobus fonctionnant à piles à hydrogène ont été inclus au circuit.

MENTION SPÉCIALE – Une piste de danse durable[5] :

En revenant des compétitions, les visiteurs des Jeux peuvent se divertir au Club Energy, un club alimenté en électricité par les mouvements des danseurs sur la piste de danse.

BILAN - Comparaison à Turin :

Mine de rien, les mesures mises en place pour les Jeux olympiques de Vancouver donnent des résultats. Le village olympique émet 90 % moins de gaz à effet de serre que celui des Jeux de Turin. Le Comité organisateur des Jeux (COVAN) prévoit que les deux semaines de compétition généreront 268 000 tonnes de GES dont 118 000 seront compensées grâce à l’achat de crédits de carbone[6]. Lors des précédents Jeux d’hiver, tenus à Turin, 68 000 tonnes de GES avaient été compensées par l’achat de crédits.

Coups de cœur ville de Vancouver

OR – Ambition de devenir la ville la plus verte au monde d’ici 2020 :

Je vous l’accorde, en matière d’environnement, les gestes parlent plus que les intentions. Il n’empêche que Vancouver, berceau de Greenpeace, a instauré un bon plan de développement durable[7] pour atteindre son objectif. À l’agenda : des objectifs stricts en matière de réduction de GES, plus de pistes cyclables et d’espaces verts et un système favorisant l’accès aux productions agricoles locales.

ARGENT – Un maire résolument moderne :

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est un ancien homme d’affaires dévoué au développement durable. Avant-gardiste, il s’est lancé dans l’agriculture biologique en 1990. Il a fait le saut en politique en 2005. On dit qu’il se rend au travail à vélo[8].

BRONZE – Une ville construite pour l’humain :

Vancouver est la seule ville d’importance au Canada qui ne comporte pas d’autoroute au centre-ville. Le plan d’urbanisme a été conçu pour conférer à la ville une dimension humaine.

BILAN – Vancouver se classe première parmi les villes canadiennes en matière de développement durable :

Le magazine canadien des entreprises responsable Corporate Knights classe Vancouver grande championne des villes canadiennes selon les six critères du développement durable établis[9].

Espérons que les éléments malheureux des jeux ne remportent pas tous les honneurs. Et bravo à Vancouver pour sa gestion avant-gardiste. Bons Jeux!

crédit photo : Bristol family http://www.flickr.com/photos/reedb/


[1] http://www.cyberpresse.ca/sports/vancouver-2010/201002/17/01-950427-des-ecueils-olympiques.php

[2] http://planetark.org/wen/56734

[3] http://www.teck.com/Generic.aspx?PAGE=Media+Pages%2fMedia+Detail&releaseNumber=ext09-01-VO&portalName=tc

[4] http://www.vancouver2010.com/fr/plus-information-2010/durabilit%C3%A9/

[5] http://www.powersmartvillage.com/club-energy.html

[6] http://www.journalmetro.com/mavie/article/441690–les-jeux-de-vancouver-recoltent-le-bronze-selon-la-fondation-david-suzuki

[7] http://ow.ly/17UFC

[8] http://ow.ly/17UFC

[9] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada.html



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Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation?

17 février 2010 par Ariane Cambron

Un billet d’humeur de François Cardinal paru récemment sur La mère blogue[1] m’a fait réfléchir. M. Cardinal gagne sa vie comme chroniqueur en environnement et il applique son savoir à toutes les sphères de sa vie, spécialement à l’éducation de ses enfants. Pourtant, il avoue ne pas être un fan des livres pour enfants à saveur environnementale. Il trouve que leur discours a quelque chose de religieux, de moralisateur. Comme si on tentait d’endoctriner nos enfants plutôt que de les aider à développer un esprit critique par rapport à la question environnementale. Il semble même penser que le discours alarmiste que nous leur tenons sur la dégradation de notre planète les lassera au point où ils voudront le rejeter du revers de la main plus tard.

Même si je trouve le point de vue de François Cardinal intéressant, je ne suis pas certaine de le partager. Je ne suis pas encore une mère, mais je pense que même si je trouve que le discours des environnementalistes sonne parfois moralisateur, nous  sommes rendus à un point où nous devons agir. Les nouvelles générations devront malheureusement trouver des moyens pour régler les problèmes que nous leurs léguons et nous devons les conscientiser le plus tôt possible. La façon la plus efficace d’éduquer nos enfants reste de donner le bon exemple (je pense à ma mère qui m’a inculqué les valeurs de respect de la planète par ses comportements), mais nous sommes dans une situation critique et nous devons changer les choses rapidement. Pouvons-nous vraiment comparer un discours religieux et contrôlant à un discours de sensibilisation à l’environnement, alors que notre survie collective en dépend?

Il n’en demeure pas moins que tous ceux qui ont l’écologie à cœur se sont sentis moralisateurs à un moment ou a un autre. Moi-même, je jette un regard culpabilisant à mon colocataire quand il revient du dépanneur avec UNE pinte de lait dans un sac de plastique. Ça m’exaspère de voir ses boites de conserve dans la poubelle, simplement parce que ça demande un effort de les rincer avant de les mettre au bac ou de constater qu’il a encore acheté du papier de toilette trois épaisseurs non fait de papier recyclé pour plus de confort. Sans être vraiment problématique, la situation peut parfois être délicate. Et nous sommes simplement colocataires, pas un couple.

Un article paru dans le New York Times il y a un mois[2] rapportait que les psychologues ont noté de façon généralisée une hausse des conflits de couples par rapport à la question environnementale. Ces conflits surgissent surtout lorsqu’un des membres du couple décide d’imposer des changements de consommation au sein de la maison alors que les autres membres de la famille n’y sont pas prêts. La personne qui change a souvent tendance à culpabiliser  les personnes qui sont réfractaires.

Alors que cette situation peut être invivable pour certains couples et faire sourire ceux qui ont la chance d’être au diapason face à la question de l’environnement, je ne peux que me réjouir. Je pense que quand un problème devient si répandu que les médias de masse et les psychologues en parlent de façon généralisée, nous pouvons considérer que la préoccupation par rapport à l’environnement n’est plus une tendance passagère, mais bien une tendance lourde. Nous n’en sommes pas tous au même point et nous adoptons de nouvelles pratiques de consommation chacun à notre rythme. Les changements durables ne s’effectuent pas rapidement et sans heurts. Et ce qui pouvait sembler marginal autrefois semble maintenant pratique courante, comme le recyclage, par exemple.

Alors, quelle est la solution? Comment communiquer le message et tenter d’arriver à un compromis? J’essaie de passer mes commentaires à mon coloc en douce, en souriant. Rien de pire qu’une moralisatrice pour donner envie de faire le contraire, c’est vrai. Des fois, je rince les pots sales qu’il a mis au bac sans rien dire. Et depuis les deux années vécues ensemble, je vois un changement graduel s’opérer. Patience et tolérance. J’aimerais quand même que les lois soient plus sévères. Je rêve d’un monde où le seul papier de toilette disponible serait fait de papier recyclé! Peut-être suis-je un peu radicale?

Qu’en pensez-vous? Comment conscientiser les autres sans les attaquer? Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation? D’après vous, quelles sont les sources de conflits les plus courantes par rapport à l’environnement?

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/a2gemma/


[1] http://bloguesmu.cyberpresse.ca/mere/2010/02/05/un-pere-blogue-environnement/

[2] http://www.nytimes.com/2010/01/18/science/earth/18family.html

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