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Archive for décembre, 2009

Trouvaille de la semaine : Les meubles en carton des créations CapraKarton

Mercredi, décembre 23rd, 2009

C’est en 2006, après avoir passé neuf mois de recherches « à tâtons », que Stéphanie Lévesque, designer-cartonniste, propriétaire de CapraKarton, présente ses premières créations en carton made in Québec !

Alors que moi, c’est en 2009 en marchant sur la rue Laurier d’un pas léger, que j’ai découvert cette nouvelle boutique qui offre ses créations 100% « écolo » issues de carton (et non de cuir) véritable! Je vous propose un tour d’horizon sur cette entreprise qui a créé un produit des plus unique.

L’entreprise est super intéressante pour quiconque s’intéresse aux meubles écolo. Les fins connaisseurs voient trois avantages à l’utilisation du carton pour la construction de meubles. Premièrement, ce matériau est très flexible. Ainsi, lui donner des formes originales est plutôt simple. Ensuite, sa légèreté est un atout indéniable pour les gens du Plateau – et ailleurs – qui déménagent souvent. Finalement, ces meubles cartonnés sont fabriqués à partir d’une ressource entièrement récupérée : le bon vieux carton brun d’emballage, issu de boîtes servant au transport.

Ok, c’est cool le carton, mais après? «C’est tu vraiment solide?» Je vous vois venir avec votre question sur la « durabilité ». – Est-ce que mon cousin Pierre peut s’asseoir sur mes chaises écolo dans le temps des Fêtes, sans les briser? Réponse : Oui!

Selon Stéphanie Lévesque, les meubles sont « évidemment plus fragiles que le bois », mais moins qu’on ne le songe : « Je pèse 130 livres et je peux monter debout sur une table de chevet. Elle ne cassera pas ! », dit-elle.

La solidité du produit est assurée par un intérieur de type « nid d’abeille » (en alvéoles) qui peut assurer le support du poids de manière sécuritaire. De plus, grâce au vernis appliqué sur la surface des meubles, ils sont résistants à l’eau. Wow! Pour ma part, j’étais plutôt impressionnée…

Une des choses que craint un meuble en carton sont les objets plutôt coupants. Un couteau ou un ciseau pointu qui tombe sur le meuble risque de le perforer.

Le fait cocasse dans l’affaire : on peut le réparer! En effet, chaque meuble est livré avec un « kit » de réparation. Ingénieux, non? Ceci encourage beaucoup le phénomène du « do it yourself » (D.I.Y) très hype en ce moment et lié à la logique de poser un geste qui engendre une consommation des ressources limitée.

Les prix varient de 50$ pour un petit accessoire (tel un tableau de liège) à environ 200 à 250$ pour une table de chevet. Plus de 500$ concerne le prix d’un meuble plus massif, telle une commode ou une bibliothèque.

Pour ma part, mon magasinage des fêtes est réglé! En plus de mes confitures maison, des bons repas entre amis et des services de « gardiennage » que j’offrirai en cadeaux, je songerai aussi à combler ma mère d’une ravissante table de lecture en carton.

On peut trouver ces meubles à la boutique suivante :

Royer Objets – Trouvailles
207, ave Laurier Ouest
Montréal (Québec)
(514) 273-8111
http://www.royerboutique.com

Bientôt à la boutique en ligne de CapraKarton : http://www.caprakarton.com/index.html


Sommet de Copenhague : le lundi 7 décembre passe à l’histoire

Vendredi, décembre 18th, 2009

C’est à cette date, la semaine dernière que débutait à Copenhague la série de négociations tant attendues par la communauté écologique mondiale.

Une soixantaine de chefs d’État et plusieurs ministres se lanceront la balle jusqu’à la fin de la journée afin de déterminer des objectifs clairs en vue d’établir les bases de la seconde phase de l’Accord de Kyoto qui débutera en 2012. Cette rencontre se veut donc hyper importante en vue de ne pas créer une « pause » lorsque le traité de Kyoto viendra à échéance.

Au menu :

Principalement, selon Yvo de Boer, le Secrétaire Exécutif des CCNUCC, (Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), d eux objectifs doivent être atteints d’ici la fin des négociations : comment réduire les émissions de CO2 d’ici 2020 et la question du  financement destiné aux pays en développement dans le but de limiter l’augmentation de leurs émissions et de s’adapter aux répercussions des changements climatiques.

Bien sûr, plusieurs autres questions et points chauds gravitent autour de ces aspects. Notamment, un constat alarmant établi par 500 scientifiques affirmant que la quasi-totalité de la hausse de température observée de 1990 à aujourd’hui est «très probablement» (à plus de 90%) causée par l’humain et ses activités. Autrement dit, l’augmentation du climat planétaire serait attribuable aux émissions de gaz à effet de serre issues de l’ensemble de nos activités quotidiennes.

On dénombre aussi plusieurs « révélations chocs », susceptibles d’effrayer le bon citoyen, comme le scientifique averti: dans 40 ans,  si la situation ne change pas – sans prise de position\actions concrètes des divers gouvernements – on nous annonce que le réchauffement de la planète engloutira plus de 8,5 milliards d’êtres humains, soit davantage qu’il y en a aujourd’hui sur la planète.

Je vous épargne les autres grandes théories qui touchent directement notre qualité de vie, la température de la terre qui augmente, les océans prêts à nous engloutir, l’augmentation de la gravité  au Canada et de la fréquence des inondations, des tornades et des sécheresses, en passant par la migration vers le nord du saumon du Pacifique!

Je serai plus précise : dans la vie de tous les jours, ça change quoi?

Dans l’optique où la situation actuelle est irréversible, l’essentiel selon la science  serait de commencer par réduire nos émissions : réduire notre empreinte de carbone, là, maintenant, tout de suite.

À l’heure actuelle, même avec les mesures les plus drastiques,  les émissions des pays émergents continuent d’augmenter au rythme de leur rendement  – je parle ici de la Chine, de l’Inde et du Brésil. Les experts prétendent que ce sont ces pays, les principaux responsables de l’augmentation du volume total d’émissions d’ici l’an 2030.

Situation au Québec :

Au Québec, plusieurs groupes se sont mobilisés. Par exemple, je pense à l’initiative de Kofi Annan sur le blog de Climat for Change: réunir 60 bloggeurs québécois pour enregistrer un « tck » à la caméra afin de former une horloge humaine, dans le but de remettre la vidéo aux dirigeants gouvernementaux lors du Sommet sur le climat à Copenhague.

Les cibles de réduction visées par le premier ministre Harper, soit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 %, par rapport à leur niveau de 2006 (une diminution de 3 % par rapport à 1990), laissent le Québec de glace.  Le Québec, plus ambitieux, cible plutôt un taux de réduction de 20 %, pour ses activités uniquement. Ailleurs, les États-Unis ont un objectif semblable à celui du Canada, alors qu’en revanche, l’Union européenne, beaucoup plus optimiste et proactive, propose une réduction moyenne de 30 %.

La bonne nouvelle :

Tous ces constats sont bien sûrs alarmistes. Par contre, essayons d’être optimistes. Est-ce que la transition vers une planète « chaude » sera douloureuse? La réponse honnête est que nous l’ignorons. Une grande partie de la réponse réside dans les ressources – technologiques et durables – qui pourront nous aider à supporter ces changements.

Cela étant dit, pendant que l’Ouest de la planète était en récession, les pays émergents et l’Orient ont continué de se développer et voient une augmentation de leur PIB de plus de 8% par rapport à il y a quatre ans.

Sur les continents, il n’est pas  impossible que les communautés côtières survivent. Tout simplement parce que, l’humain est doté d’une chose exceptionnelle: l’adaptation. L’Homo sapiens joue au golf dans le désert, fait des virées dans l’espace pour le plaisir, ou « update » son statut Facebook dans le Pôle Sud. Donc oui, il faut continuer de poser des gestes concrets, pour la réduction du CO2, mais les progrès technologiques y seront aussi pour beaucoup.

En plus de déterminer comment diminuer nos émissions, une autre question serait de s’interroger sur comment allons-nous lutter et peut-être prospérer sur une planète plus «réchauffée». Il nous faut continuer à réduire notre empreinte écologique, mais nous devons être réalistes sur ce que nous sommes en mesure d’accomplir ou non.

La conférence annuelle de l’Organisation des Nations unies (ONU) portant sur les changements climatiques se déroule jusqu’au 18 décembre. Site officiel: http://www.copenhague-2009.com/actualites

Sources :

http://quebecverscopenhague.gouv.qc.ca/fr/

http://www.equiterre.info/site/copenhague/

http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/200912/08/01-929105-un-ministere-de-lenvironnement-peu-ecolo.php

http://www.cyberpresse.ca/opinions/200912/07/01-928782-a-copenhague-12-jours-pour-changer-notre-monde.php

http://www.cyberpresse.ca/environnement/200912/07/01-928654-greenpeace-denonce-linertie-dottawa.php

http://www.cyberpresse.ca/environnement/200912/11/01-930073-ges-des-cibles-trop-contraignantes-nuiraient-a-lunite-nationale.php

http://blog.francetv.fr/avenue2gaulle/index.php/2009/12/04/155707-copenhague-du-7-au-18-decembre-2009

http://tcktcktck.org/

http://www.commensal.com/fr/tcktcktck/default.idigit

http://www.copenhague-2009.com/actualites


Sapin réel ou sapin artificiel : lequel est plus écologique?

Jeudi, décembre 17th, 2009

Récemment, une étude réalisée par la firme Ellipsos, experts-conseils en développement durable, tranche le débat sur le choix le plus écologique entre l’arbre de Noël naturel et celui artificiel. Apparemment, le sapin de Noël naturel aurait moins d’impact sur l’environnement que le sapin artificiel.

Étonnant ou pas?

Les résultats révèlent qu’un arbre naturel génère 3,1 kg de gaz à effet de serre tandis qu’un arbre artificiel en émet 8,1 kg par année. Le résultat peut être surprenant, puisqu’ il est possible de réutiliser l’arbre artificiel pendant des années, alors qu’il aurait été possible de croire que les déplacements annuels des consommateurs qui vont acheter un arbre naturel désavantageaient celui-ci.

Afin de réaliser cette étude, Ellipsos s’est basée sur l’analyse scientifique du cycle de vie (ACV). Selon un communiqué, des facteurs tels les impacts environnementaux des arbres et l’extraction des matières premières jusqu’à leur fin de vie seraient tenus en ligne de compte. Selon l’indice de l’ACV, l’étude démontre que pour que l’arbre artificiel fasse compétition au naturel, il faudrait le garder durant au moins 20 ans! Actuellement, les gens le conservent en moyenne six ans.

Aussi, selon l’étude, pour compenser les impacts d’un arbre de Noël, les deux types confondus, il suffirait de faire environ deux semaines de covoiturage ou de vélo par année pour se rendre au travail! Ainsi, comme dans d’autres contextes, le choix de l’arbre de Noël devient « anecdotique », selon Jean-Sébastien Trudel de chez Ellipsos : les impacts du choix  de sapin sont négligeables par rapport à celui de nos activités écologiquement responsables à l’année.

La firme offre la possibilité de poursuivre la réflexion sur leur blogue.


Par où commencer pour avoir un Noël vert ?

Mardi, décembre 8th, 2009

C’est la fin de la saison BIXI, il neige (pleut), la musique de Noël joue sur Saint-Laurent et les employés de la STM ramassent (encore) notre petit change pour la guignolée dans le métro. Voilà les signes avant-coureurs indiquant que le temps des Fêtes est à nos portes. Sans prétendre amasser de l’eau de pluie pour prendre sa douche quotidienne, cultiver son propre gui ou couper son sapin de ses propres mains,  poser un geste vert pour les Fêtes se révèle très simple. Cette année, je magasine « vert » pour offrir à ceux que j’aime,  bien plus qu’une « bébelle » qui dormira dans les tiroirs le reste de l’année.

C’est vrai qu’il est facile de tomber dans les belles paroles et que, même avec les meilleures intentions écolo-responsables, réduire sa surconsommation liée aux Fêtes, n’est pas aussi facile à dire qu’à faire. Il est probable que la lacune par rapport à la consommation se situe au niveau de nos habitudes, plutôt qu’à notre volonté personnelle de vouloir à tout prix dépenser.

Selon Jacques Hérivault, responsable des communications au Chantier de l’économie sociale, « les citoyens ne savent pas par où commencer pour réduire l’impact environnemental et monétaire de la période des Fêtes ».  Une des initiatives que suggère l’organisme est de diriger les gens vers des entreprises d’économie sociale près de chez eux. Par exemple, le fleuriste le chocolatier/boulanger du coin ou alors une papeterie locale, afin d’y dénicher des cartes de souhaits originales.

Parfois, s’interroger personnellement sur la pertinence de notre achat avant de faire une transaction suffirait. Une modeste bouteille de vin se révèle un cadeau apprécié si elle est partagée autour d’un repas exquis, accompagné de personnes chères. Une offre d’échange de services, de son temps, de « gardiennage » ou d’aide avec les tâches ménagères à un proche ou un voisin, peuvent également être des idées de cadeau originales et appréciées.

Même à peu de frais, plusieurs alternatives sont disponibles afin d’offrir en cadeau pour Noël ce qui n’a pas de prix : du soutien. Le site web de l’Organisme Villes et Village offre la possibilité, pour 20 $, d’offrir outils, graines et engrais ainsi qu’une formation à un agriculteur du Guatemala. De son côté, pour 20 $, le site ZEROCO2 vous permet de poser un geste à la fois original et durable: offrir un arbre de Noël en cadeau. En plus de transmettre vos souhaits à l’aide d’une carte personnalisée, vous réduirez votre empreinte climatique sur l’environnement et participerez au reverdissement d’espaces verts publics. Ainsi, votre cadeau profitera à vous et à vos proches, mais également aux générations futures.

Ça y est ! Pour moi, fini les achats inutiles. À partir de maintenant, en faisant un cadeau pour Noël, je tenterai de poser un geste dont la portée ne s’arrête pas le 25 décembre au soir.

Comment comptez-vous célébrer votre Noël vert ? Soumettez-nous vos idées !

http://www.arrondissement.com/tout-get-communiques/t1/pc1/u10832-idees-pour-fetes-responsables-solidaires


« Entendu entre les branches » : Le bois et l’architecture font bon ménage.

Jeudi, décembre 3rd, 2009

En lien avec le dernier billet, les faits exposés mettent bien en contexte la situation en Europe. Toutefois, il est possible de citer plusieurs exemples concrets, chez nous, de gens ou promoteurs qui agissent pour l’environnement en utilisant le bois dans leurs projets de construction.

Charles Louis Laperrière et Patrick Morand, deux architectes, ont conçu et construit à Saint-Donat, un chalet au revêtement extérieur et à la toiture en bois dit « écologique ». Cette construction à la toiture en bois massif, ne possède aucune protection ni produit de finition.

Crédit photo : Robert Mailloux – La Presse
Crédit photo : Robert Mailloux – La Presse

Robert Beauregard, professeur en génie du bois et doyen de la faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval affirme qu’ « un revêtement de bois massif sans protection ni produit de finition peut durer relativement longtemps » – jusqu’à 30 ans environ.

En ce qui concerne le revêtement intérieur (planchers, murs et plafond) de ce chalet, c’est sur du bois de pin «brut» que leur choix s’est arrêté.  Ce  bois est modeste et présente les mêmes qualités éco énergétiques qu’un bois plus noble.

Par contre, pour l’extérieur le cèdre s’avérait être la meilleure option selon les architectes, afin de respecter le « cadre forestier » et harmoniser la maison avec la nature.

La firme Cecobois, en partenariat avec Coalition Bois Québec, a réalisé, entièrement en bois, la construction des bâtiments principaux de la Baie de Beauport.

Crédit Photo : Jonathan Robert
Crédit Photo : Jonathan Robert

Pour terminer, le Bar L’Barouf reconstruit en 2008 par les mêmes entrepreneurs, est un autre exemple pro-environnement: sa base construite en bois a évité l’émission de 250 tonnes de CO2!

Avez-vous pris part à un projet similaire? Avez-vous une construction verte? Envoyez-nous vos photos!



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