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Les Vendredis Verts – Les plantes d’intérieur détoxifiantes  (1321)
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L’ABC du compost pour les débutants  (1019)
La vaisselle compostable : 100% écolo ?  (814)
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Des technologies vertes au secours d’Haïti   (729)
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Les Vendredis Verts – Seconde édition

Vendredi, janvier 29th, 2010

spray bottle

Quelques alternatives naturelles pour nettoyer la maison

C’est vendredi. Faisons des plans pour le weekend. Cette semaine, je vous propose des conseils pour garder la maison propre tout en étant éco-responsable. Exit les produits toxiques, bonjour les produits naturels et les économies d’énergie. Essayez-les en faisant le ménage et donnez-nous des nouvelles.

Cette semaine, j’ai puisé mon inspiration du livre The Little Green Book of the Home par Sarah Callard et par quelques trucs dénichés sur le site www.thedailygreen.com .

-La magie du bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude est un nettoyant très versatile. Il absorbe les odeurs dans le frigo et il aide le travail du lave vaisselle lorsqu’on en saupoudre les assiettes. Rafraichissez les tapis en leur versant un peu de « p’tite vache » avant de passer l’aspirateur. Le bicarbonate de soude peut aussi être utilisé pour décrasser la laveuse : il suffit d’en verser une généreuse portion et de faire un court cycle de lavage à l’eau chaude.

Combiné avec de l’eau et du gros sel de mer, le bicarbonate de soude a un effet récurant sur les tuiles et la céramique. Il est aussi une bonne alternative aux produits corrosifs utilisés pour nettoyer le four. Recouvrez l’intérieur du four d’une couche épaisse de pâte faite d’eau et de bicarbonate, puis, laissez agir toute la nuit. Au matin, récurez  à l’aide d’une bonne brosse.

-Le jus de citron et le vinaigre pour détacher et faire briller

Une solution miracle pour faire briller les fenêtres : un tiers de vinaigre blanc pour deux tiers d’eau chaude dans une bouteille à vaporiser. Utilisez de vieux journaux pour essuyer, ils font un travail impeccable.

L’acidité du vinaigre et du jus de citron est efficace sur les taches de savon dans la douche, les moisissures, et les taches de graisse. Vaporisez, laissez agir et frottez avec une brosse rugueuse.

-Le sel de table est un allié polyvalent

Le sel permet de réduire l’utilisation de produits nettoyants en agissant comme nettoyant et désodorisant. Saupoudrez-en le fond de la poubelle pour absorber les odeurs. Frottez-en la planche à couper pour lui redonner son allure d’antan.

-Des produits nettoyants certifiés verts pour une empreinte écologique réduite

Les produits nettoyants verts trouvés en pharmacie sont aussi efficaces que les produits traditionnels. Ne faites confiance qu’aux logos reconnus. Pour vous aider à démêler le vrai du faux en matière de prétentions écologiques, consultez notre dernier article.

-Désinfecter sans eau de javel avec l’huile de théier

Versez de 20 à 30 gouttes d’huile de théier (tea tree oil) et trois cuillérées à table de savon liquide (certifié vert, bien entendu) dans deux tasses d’eau chaude et vous venez de concocter un désinfectant vert. L’huile de théier est reconnue pour ses propriétés désinfectantes et cicatrisantes, ce qui la rend très douce pour la peau.

-Investir dans un lave-vaisselle pour sauver de l’énergie

Contrairement à la croyance populaire, des études prouvent qu’un lave-vaisselle éco-énergétique utilise seulement un sixième de l’eau et la moitié moins d’énergie que le lavage à la main.

-Le dentifrice pour polir l’argenterie

Les produits commerciaux vendus sur le marché pour polir les ustensiles viennent souvent avec des avertissements parce qu’ils contiennent des irritants. Le dentifrice est tout aussi efficace et beaucoup moins toxique.

-Le ketchup et le cuivre font bon ménage

Le bon vieux ketchup redonne de l’éclat aux casseroles et autres objets de cuivre.

-Le club soda détache pratiquement tout

Le club soda est très efficace pour les malencontreuses taches de vin rouge ou de sauce à spaghetti sur votre robe favorite. Mais attention, il faut agir rapidement. Versez une généreuse quantité de club soda et séchez en tapotant. Le gaz carbonique aide à ramener le vin à la surface alors que le sel contenu dans la boisson gazeuse l’empêche de s’incruster.

-Des huiles essentielles pour remplacer les rafraichisseur d’air chimiques

Les produits du type « Branchez-les » de Glade consomment de l’électricité et contiennent des odeurs artificielles. Fabriquez votre propre parfum pour la maison en versant quelques gouttes de votre huile essentielle favorite dans une bouteille à vaporiser remplie d’eau.

Ces trouvailles me donnent l’inspiration soudaine de nettoyer la maison de fond en comble cette fin de semaine… et vous?


Les 3RV : Principes de base pour être vert

Lundi, janvier 25th, 2010

Organismes environnementaux, entreprises privées, gouvernements, universités… tous parlent d’environnement et offrent une panoplie de solutions pour sauver la planète au quotidien. La diversité d’actions et de produits proposés est étonnante… et souvent contradictoire! Pour s’y retrouver, le principe des 3RV demeure une référence incontournable.

Les citoyens qui veulent faire leur part pour l’environnement ont l’embarras du choix : stylo recyclé ou fait de mais, sacs en tissu ou oxodégradable, vaisselle réutilisable ou compostable, papier réutilisé ou recyclé. Lesquelles de ces alternatives sont à privilégier? Le stylo recyclé est fait de plastique, donc de pétrole, alors le maïs est une ressource alimentaire qui utilise beaucoup de pesticides.[1] Est-ce que la vaisselle réutilisable est réellement préférable, même en tenant compte de l’eau et de l’énergie utilisés pour la laver? La réponse est oui : 1000 cuillères de plastique utilisent dix fois plus d’énergie et de ressources naturelles que la production d’une cuillère en métal et le fait de la laver à 1000 reprises.[2]

Doit-on disposer de statistiques semblables pour chaque produit? Non seulement de telles informations sont encore inaccessibles, le commun des mortels n’a pas le temps de les mémoriser. Dans ce contexte, les 3RV demeurent la référence la plus fiable dont nous disposons pour faire des choix éclairés.

Le principe est simple : il suffit de privilégier, dans l’ordre, les actions suivantes : Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter (Valoriser). Ceci signifie que la meilleure solution possible est d’éviter l’utilisation d’un produit. Par exemple, je peux envoyer un courriel pour éviter l’utilisation de papier. Impossible? Je tenterai alors de réutiliser le verso d’un papier-brouillon. Difficile? La meilleure option sera alors de recycler le papier utilisé et/ou d’utiliser du papier recyclé. Non accessible? On optera alors pour le compostage, qui réduira l’impact environnemental du papier jeté.  Si elles sont envoyées au dépotoir, les matières compostables se décomposeront sans oxygène, et émettront ainsi du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le gaz carbonique.[3]

En plus d’être la plus environnementale, la réduction à la source est également la solution la plus économique. N’oublions pas que, malgré les efforts déployés par les Québécois pour augmenter le recyclage, la quantité de déchets générés a bondi de 55 % entre 1996 et 2006, alors que la population n’a augmenté que de 6%…[4]


[1] Saint-Laurent Vision 2000: http://www.slv2000.qc.ca/bibliotheque/lefleuve/vol10no1/production_porcine_f.htm

[2] Environmental Defense Council dans Wilson, J., Choices – Making Food and Beverage Decisions. Meetings Strategies Worldwide. : www.meetingstrategiesworldwide.com/resources/choices/ (consulté le 12/12/2008)

[3] Programme des Nations Unies pour l’Environnement : http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=528&ArticleID=5748&l=fr

[4] Cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/francois-cardinal/200811/28/01-805286-je-deballe-donc-je-suis.php


Les Vendredis Verts – Première Édition

Vendredi, janvier 22nd, 2010

Quelques conseils pour économiser sur l’électricité cet hiver

C’est vendredi! La fin de semaine est à nos portes! Voici venu le moment de vous présenter la première rubrique des Vendredis Verts, une chronique sur des conseils écologiques et simples que nous vous mettons au défi d’essayer.

Cette semaine, nos trouvailles proviennent de deux livres très intéressants intitulés The Little Green Book of the Home par Sarah Callard et Energy, Use Less – Save More par Jon Clift et Amanda Cuthbert. Ces auteurs nous présentent plusieurs trucs et astuces pour faire de notre maison un endroit éco-responsable.

En cette première édition des Vendredis Verts, nous vous proposons des conseils simples pour économiser sur l’électricité chez soi pendant l’hiver. Saviez-vous que le chauffage de la maison constitue près de deux tiers de notre facture d’électricité l’hiver?

Ces quelques changements vous permettront de vivre non seulement de façon plus responsable, mais aussi d’économiser quelques dollars. Essayez-les ce weekend et donnez-nous des nouvelles!

Comment économiser sur l’électricité cet hiver

1-Baisser le thermostat

Saviez-vous que vous pouvez économiser jusqu’à 10 % sur votre facture d’électricité en baissant le chauffage de seulement 1 degré Celsius? Oui oui.

2-Installer des minuteries sur les systèmes de chauffage

Cela peut faire une différence incroyable dans la facture d’électricité. Programmez la minuterie pour activer le chauffage 30 minutes avant votre réveil le matin et 30 minutes avant votre arrivée à la maison le soir et vous ne verrez pas de différence dans votre confort.

3-Éviter de chauffer les pièces rarement utilisées

Vous pouvez sauver beaucoup d’énergie en évitant de chauffer à pleine capacité les pièces rarement utilisées.

4-Isoler les calorifères

Pour ceux qui chauffent  leur maison avec un calorifère à eau chaude, il est possible de récupérer beaucoup de chaleur en plaçant un panneau réfléchissant entre celui-ci et le mur.

5-Bien isoler les portes et fenêtres

Cela peut sembler évident, mais il est intéressant de noter que les maisons dont les portes et fenêtres  sont mal isolées perdent en moyenne 20 % de la chaleur qu’elles consomment.

6-Doubler ses rideaux et ne pas les laisser trainer devant le radiateur

Une petite modification de la longueur de vos rideaux permet à la chaleur de se diffuser plus facilement dans la pièce et d’éviter de la perdre entre les rideaux et la fenêtre. Vous pouvez aussi les doubler pour avoir une couche d’isolation supplémentaire entre la pièce et la fenêtre.

7-Placer une tablette au dessus des radiateurs

S’il y a de l’espace sur le mur au dessus du radiateur, vous pouvez y installer une tablette pour bloquer l’air chaud et le forcer à circuler dans la pièce.

8-Remplacer la couverture électrique

Les couvertures électriques sont très énergivores. Vous pouvez les remplacer par des bouillottes d’eau chaude ou des « sacs magiques » placés au four à micro-ondes et des couvertures de laine.

9-Recouvrir son chauffe-eau

Vous pouvez sauver beaucoup d’énergie en isolant votre chauffe-eau avec une couverture spécialement conçue. Attention, elle doit avoir une épaisseur d’au moins 7cm pour être pleinement efficace.

10-Laisser entrer le soleil

Vous pouvez récupérer beaucoup de la chaleur émise par le soleil si vous prenez soin de bien laver vos fenêtres et d’ouvrir les rideaux dès les premières lueurs. Assurez-vous de les refermer quand il fait noir.

11-Éteindre les lumières

Ce conseil ne doit pas vous être étranger. Il est important d’éteindre les lumières quand vous n’en avez pas besoin. Les ampoules traditionnelles ne sont pas très efficaces en matière d’économie d’énergie. En effet, elles perdent 95 % de leur énergie en chaleur et seulement 5 % en lumière.

12-Utiliser des ampoules à diode électroluminescente (LED)

Ces ampoules sont bien moins énergivores que les ampoules à incandescence et semblent provoquer l’unanimité au sein des écologistes et des designers d’intérieur, contrairement aux fluocompactes qui ont suscité des critiques autant d’un point de vue environnemental qu’esthétique.

Voici nos conseils pour cette semaine. Avez-vous des trucs et astuces pour économiser sur l’électricité l’hiver? Partagez-les avec nous.

La semaine prochaine : comment garder sa maison propre, sans produits chimiques.


Des technologies vertes au secours d’Haïti

Mercredi, janvier 20th, 2010
« L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. »
- Ilya Prigogine

Les événements survenus à Haïti ces derniers jours ont touché la planète entière. Comment rester insensible devant les images d’une horreur innommable, comment ne pas se sentir impuissant devant l’ampleur de la catastrophe qui nous est retransmise en temps réel? Comment réconforter les gens qui sont touchés dans notre entourage, nous qui comptons au Québec la plus importante diaspora haïtienne?

Comme écrivaient plusieurs chroniqueurs cette semaine, l’angle à adopter pour parler de cet événement est très délicat. Il faut tenter de ne pas mêler les cartes. Oui, la forêt d’Haïti a été massivement rasée,  mais cela ne change en rien l’ampleur du séisme qui l’a frappé et les conséquences qui en découlent. Même une forêt bien garnie ne peut rien contre un tremblement de terre d’une magnitude de 7.  Et s’il est difficile de trouver du positif dans la situation, on ne peut qu’être touché par la mobilisation planétaire et la solidarité dont font preuve les citoyens du monde entier.

Notre blogue traite de la question de l’environnement, mais il me semblait absurde d’élaborer sur un sujet autre qu’Haïti ces temps-ci. Ce pays demeure au cœur des préoccupations, même en abordant un angle vert. Quelques trouvailles m’ont agréablement surprise. Alors que les médias nous informent surtout de l’aide apportée par les gouvernements et les ONG connues, plusieurs petites organisations travaillant dans l’ombre font leur part pour aider Haïti, et plusieurs d’entre elles ont le développement durable à cœur. Les consciences sociale et écologique sont souvent indissociables.

Construire des maisons à partir de rien

Le problème du logement est primordial. On estime que 1,5 million d’Haïtiens sont présentement sans-abri. Cal-Earth est un organisme sans but lucratif californien qui fabrique des éco-dômes, c’est-à-dire des constructions antisismiques réalisables en quelques jours et très bon marché. Cal-Earth travaille autant sur des projets de haute technologie pour des habitations lunaires avec la NASA que sur des missions humanitaires pour l’ONU.

Les habitations sont fabriquées de terre et de céramique, des matériaux renouvelables et facilement accessibles. Les éco-dômes sont en forme d’igloo et sont simples à construire, ce qui permet à chaque membre d’une famille de mettre la main à la pâte. Cal-Earth a annoncé le 13 janvier dernier qu’elle mettait sur pied une levée de fonds pour aller aider à reconstruire Haïti. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez http://calearth.org/.

Donner une seconde vie à 30 millions de conteneurs inutilisés

Le projet SEED, qui consiste à fabriquer des habitations temporaires en récupérant des conteneurs, semble créer bien des débats au sein des journalistes et des architectes. En effet, la crainte principale, c’est que les habitations se développent trop rapidement et deviennent permanentes plutôt que temporaires, créant de nouveaux bidonvilles. D’un autre côté, les défenseurs du projet affirment que les conteneurs sont une ressource abondante, économique, solide, facile à transporter et tout à fait indiquée pour répondre à la demande rapide.  

Les quelque 30 millions de conteneurs inutilisés dans le monde ont besoin d’une nouvelle vocation et Haïti a un besoin urgent de matériaux de construction. Est-ce vraiment réaliste de vouloir éradiquer le problème des bidonvilles en ce temps de crise? Un débat à suivre…

Faire du soleil un allié

Haïti n’était pas très bien desservi en électricité avant le séisme et il est maintenant carrément plongé dans le noir la nuit, ce qui ralentit les efforts de secours et de reconstruction et cause beaucoup de problèmes de sécurité. Le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles, mais il ne manque pas de soleil. L’entreprise floridienne Sol, Inc., spécialisée en panneaux solaires, a donc réagi très rapidement et a fait le don de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire pour une valeur de 400 000 $.

Elle offre aussi des prix réduits aux gens qui voudraient offrir des lampadaires à Haïti. Les unités sont entièrement autosuffisantes et sont faciles à installer. Une autre technologie verte au service de l’humain!

Avez-vous entendu parler de projets de reconstruction intéressants? Que pensez-vous du débat entourant le projet SEED? Nous voulons connaitre votre avis!

http://www.cusa-dds.net/seed/?page_id=2

http://www.tonic.com/article/clemson-seed-project-shipping-containers-emergency-housing-haiti/

http://info.rsr.ch/fr/news/Ha_ti_l_espoir_de_trouver_des_survivants_s_amenuise.html?siteSect=2010&sid=11731487&cKey=1263908610000

http://www.solarlightingusa.com/aboutsol.html


L’Année de la biodiversité pour les nuls

Lundi, janvier 18th, 2010

2010 a été déclarée l’Année de la biodiversité par l’ONU. Si vous êtes comme moi, vous avez une vague idée du concept et vous comprenez que la biodiversité, ou diversité biologique, est liée à l’importance de préserver la survie des différentes espèces et l’équilibre des écosystèmes. Mais concrètement, l’Année de la biodiversité, ça veut dire quoi? Et quels sont les moyens tangibles utilisés pour la protéger?

Bio-quoi?

Selon le site web d’environnement Canada (http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=CBCF3AB8-1):

« On entend par biodiversité, ou diversité biologique, la variabilité entre les organismes vivants au sein d’une espèce (diversité génétique), entre les espèces (diversité spécifique) et dans les écosystèmes (diversité écosystémique). La biodiversité est importante non seulement en raison de sa valeur intrinsèque, mais aussi pour ce qu’elle nous fournit, par exemple, de l’air pur et de l’eau propre, des composés pour de nouveaux médicaments et des semences pour les nouvelles cultures. La perte d’espèces ou le changement dans la composition des espèces peuvent menacer la santé des écosystèmes et avoir un effet sur notre durabilité économique et socioculturelle. »

En fait, la notion même de biodiversité est plutôt récente puisque le terme date de 1992. Préserver la biodiversité c’est donc concevoir une façon de préserver les ressources naturelles (les espèces animales et végétales ainsi que les écosystèmes) de façon durable, entre autres parce que notre survie en dépend.

Et pourquoi avoir déclaré 2010 Année de la biodiversité ?

L’ONU a déclaré 2010 Année de la biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En effet, plusieurs scientifiques sonnent l’alarme et affirment que nous sommes près d’une phase d’extinction d’espèces de masse. La destruction d’écosystèmes naturels causée par l’homme a cru à un rythme soutenu depuis les années 70, en particulier les forêts primaires et tropicales, les mangroves, les cours d’eau et les océans. Si nous ne changeons pas la façon dont nous exploitons nos ressources naturelles, 25 % des espèces connues pourraient avoir disparu d’ici 2050.

Les enjeux

Ça représente, par exemple, la destruction de 19 % des récifs coralliens depuis 50 ans, un des écosystèmes les plus menacés de la planète. En fait, les récifs coralliens sont menacés d’extinction complète d’ici quelques décennies si la situation ne change pas. La destruction des récifs coralliens est causée à la fois  par l’activité humaine directe (pêche, pollution), par l’augmentation du niveau de CO2 dans l’atmosphère, par la déforestation et par l’acidification des océans. Or les récifs coralliens jouent un rôle primordial pour l’homme. Ils protègent les côtes des catastrophes naturelles, fournissent l’habitat de plusieurs espèces de poissons et représentent une bonne source de revenus touristiques.

On estime aussi que depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an, directement lié à l’activité économique de l’homme, dont le commerce de bois précieux. La destruction de ces forêts favorise l’extinction des espèces animales et végétales, le réchauffement climatique, le déplacement des tribus qui y vivent et la désertification et peut donc avoir des conséquences irréversibles sur notre qualité de vie. La destruction d’un écosystème a toujours des conséquences sur un autre écosystème qui en dépend. Comprendre ce principe, c’est comprendre l’importance de protéger la biodiversité.

Alors, on agit comment ?

En 1992, le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique. Ce traité visait trois objectifs principaux : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des bienfaits qui résultent de l’utilisation des ressources génétiques de la diversité biologique. Or, ce traité, ratifié par 190 pays, ne semble pas remplir sa mission de façon assez efficace.

L’UNESCO organisera donc tout au long de 2010 plusieurs événements, y compris une exposition itinérante, en lien avec la protection de la biodiversité à l’échelle mondiale afin d’informer et de sensibiliser le public, ainsi que de pousser les dirigeants et les citoyens à l’action concrète.

L’Année internationale de la biodiversité sera soulignée le 20 septembre 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cet événement préparera le terrain au Sommet de la biodiversité tenu le mois suivant à Nagoya, au Japon. Lors de ce sommet, les gouvernements fixeront les objectifs et les étapes nécessaires pour contrer la perte de la biodiversité, un défi de taille.

Et moi ?

Au quotidien, agir pour préserver la biodiversité, c’est essayer de réduire son empreinte énergétique, de favoriser l’achat de produits locaux et biologiques et d’éviter de consommer et d’acheter des espèces menacées (poissons, bois précieux, etc.). On peut aussi faire pression sur les gouvernements en signant des pétitions, en écrivant à ses députés et, en participant à des manifestations…

À vous de jouer !

http://www.biodiversite2010.fr/3.html

http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=46227&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

http://biodiversite.mediasfrance.org/spip.php?article64

http://biodiversite2012.org/V2/surveiller/breves/changement-climatique-et-risque-de-destruction-imminente-des-recifs-coralliens.html?d5779e40fd759177dbdc2266c834a353=9418596d153590b4fd7a9c562b22e495

http://www.vedura.fr/environnement/biodiversite/recif-corallien

https://www.zsl.org/science/news/join-our-campaign-to-save-the-worlds-coral,1209,AR.html

http://www.ec.gc.ca/envirozine/default.asp?lang=Fr&n=5EC385CB-1

http://blogue.sciencepresse.qc.ca/genetique/item/728


La restauration rapide se met au « vert »

Jeudi, janvier 14th, 2010

C’est en tombant par hasard sur un article très intéressant sur le blogue www.2sustain.com que j’ai constaté une rencontre inévitable entre deux tendances : celle de la malbouffe et celle du «vert ». Ces deux concepts semblant de prime abord contradictoires peuvent apparemment faire bon ménage. L’article de 2sustain.com mentionne que McDonald prévoit implanter un programme de récupération du méthane produit par ses bœufs en Angleterre. En effet, ayant constaté que la fabrication d’un seul « cheeseburger » émet l’équivalent en méthane de 3,1 kg de CO2 dans l’atmosphère,  le géant de la restauration souhaite faire un effort pour réduire ses émissions. Éventuellement,  le méthane pourrait être récupéré pour servir de source d’énergie. Toujours selon cet article, on estime que la récupération du méthane émis par 2500 vaches équivaut à l’alimentation de 200 maisons en électricité. Près de 4 % des GES émis au Royaume-Uni proviennent du bétail.

McDonald avait d’ailleurs étonné plusieurs environnementalistes en 2005, quand elle a pris la décision de vendre du café biologique Newman’s Own dans ses succursales du Nord Est des États-Unis.

Quiconque surveille l’évolution de l’industrie de la restauration à Montréal a pris conscience de la hausse de la popularité des restaurants de cuisine réconfortante (comfort food) revisitée. L’ouverture et le succès presque immédiat de restaurants de « fast food gastronomique» tels que Méchant Boeuf, m :brgr et Greasy Spoon confirment cette tendance. Là où l’observation devient vraiment intéressante, c’est quand on constate qu’on peut à la fois succomber à son péché favori et encourager des actions concrètes en faveur de l’environnement.

Ces petites trouvailles vous permettront de profiter de votre malbouffe favorite sans trop culpabiliser.

Le restaurant Kitchenette, sur René-Lévesque Est, sert une cuisine à la fois réconfortante et engagée, dont une des spécialités est le Fish and Chips. Le restaurant mentionne clairement sur son menu qu’il refuse de servir les espèces de poissons menacées telles que le bar de mer du Chili, le mérou noir ou l’espadon. Sa liste d’espèces menacées est régulièrement mise à jour grâce aux sites Internet environnementaux SeaWeb, Oceana et Monterey Bay Aquarium. Plusieurs des viandes et des poissons qui y sont servis sont de plus biologiques.

Jeudi dernier, le journal Voir faisait paraitre un article sur le bistro TribuTerre, une pizzeria avec une mission de développement durable, dans son cahier V. La majorité des ingrédients utilisés dans la concoction du menu de TribuTerre sont biologiques, équitables et cultivés localement. Le bistro propose un menu principalement végétarien.

Même La Paryse, cette vénérable institution de cuisine réconfortante montréalaise, est assez « écolo ». Presque tout ce qui est inscrit à son menu est fait maison et 75 % du menu proposé est végétarien. On y concocte pas moins de trois sortes de burgers végétariens qui rivalisent facilement avec les burgers de bœuf.

Le restaurant m:brgr, sur Drummond, offre un burger de bœuf « Country Natural » certifié par la Food Alliance. Ce bœuf est produit par une coopérative de producteurs de l’ouest canadien et il est certifié sans hormones de croissances ni antibiotiques.

Le Greasy Spoon, sur Laurier, encourage l’économie canadienne et réduit par le fait même ses émissions de CO2 en offrant presque exclusivement des vins produits au pays. Original.

Et pour les péchés plus luxueux, le menu du célèbre restaurant Toqué!, une cuisine moderne inspirée de la cuisine du terroir, est presque entièrement basé sur la production locale. Toqué s’approvisionne chez les meilleurs artisans de la province et sert principalement des produits biologiques. Un modèle à suivre, même pour les restaurants de moindre envergure…

Et ailleurs?

La tendance du fast food vert est là pour rester. Il suffit d’observer ce qui se trame chez nos voisins du sud pour avoir une idée de ce qui s’en vient chez nous…  Les chaines de restauration rapide biologiques sont tellement populaires aux États-Unis qu’on en fait même des palmarès sur certains blogues : http://www.mnn.com/food/dining-out/photos/top-10-organic-fast-food-restaurants/organic-to-go#image

D’après vous, est-ce une tendance qui risque de se développer? Est-ce que malbouffe et écologie peuvent vraiment cohabiter? Partagez vos coups de cœur avec nous…  Nous voulons goûter le meilleur burger bio en ville!

http://2sustain.com/2010/01/reducing-the-environmental-impact-of-a-mcdonald%e2%80%99s-cheeseburger.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+2sustain%2FBVrP+%282Sustain%29

http://www.kitchenetterestaurant.ca/

http://www.globalexchange.org/campaigns/fairtrade/coffee/3548.html

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=21&article=68650

http://www.foodalliance.org/copy_of_case-studies/country-natural-beef


Objectif vert de l’année : réduire les émissions de CO2 associées à la consommation d’essence

Lundi, janvier 11th, 2010

Pour 2010, je ne fais pas de résolution. Du moins, pas de résolution que je ne pourrai pas tenir. Tout ça pour la simple raison que je fonctionne plutôt par objectifs. À chaque Nouvel an, j’ai pris la (bonne) habitude de me fixer de nouveaux sommets et objectifs à atteindre en prévision de la nouvelle année qui s’amorce! Alors pour débuter du bon pied l’année 2010, quoi de mieux que de se fixer des objectifs verts?

Question de commencer en grand : 4 trucs pour réduire vos émissions de CO2 en coupant dans la consommation d’essence!

4- Question d’avoir une attitude responsable envers la consommation de votre véhicule, pourquoi ne pas calculer l’efficacité de votre consommation d’essence?

- Videz votre réservoir d’essence et remplissez-le à nouveau au plein;
- Mettez l’odomètre à zéro;
- Enregistrez combien de kilomètres seront enregistrés à partir de ce plein;
- Divisez le nombre de kilomètres parcourus par le nombre de litres rempli au plein et ensuite multipliez ce numéro par 100    pour    ainsi obtenir le nombre de L/km.

Exemple : 60 litres dans un plein / 500 km parcourus  X 100 =  12L / 100 km.

Plus ce coefficient est faible, le mieux se porte votre consommation. Pour ensuite comparer votre consommation, vous pouvez effectuer ce test à plusieurs reprises.

3- Essayer de faire un effort pour ne pas aller au « service à l’auto » lorsque vous achetez un café à 1,50$ par exemple, ou lorsque vous commandez votre « cheese » favori.

Apparemment,  si tous les canadiens ayant un véhicule cessaient de le faire fonctionner lors de ces brefs moments d’attente, il serait possible d’économiser jusqu’à 1,4 million de tonnes de CO2 annuellement !

2- Ok, tous les moyens d’éviter l’utilisation de l’auto sont bons pour réduire les émissions. Celle-là était facile.

Renouez avec votre planche de skate, achetez-vous une Vespa et croyez-vous en Italie,  pensez à utiliser des services communautaires verts tels le BIXI ou Communauto, faites du co-voiturage avec votre collègue favori et potinez sur les gens du bureau, achetez-vous un scooter pour l’été – TOUT mais ne prenez pas l’auto.

1- L’ultime moyen de sauver du gaz est bien entendu la marche!

Afin de vous rendre dans votre club vidéo favori, faire une course au dépanneur ou à l’épicier du coin, rien ne vaut une balade à pied. Hein! Fallait y penser.

Et vous? Quel moyen de transport utilisez-vous le plus souvent?

Jugez-vous qu’il est nécessaire d’avoir une voiture? Faites-nous part de vos commentaires!


Les « prix verts » ZeroCo2 2009 : un peu d’espoir au tournant de la nouvelle décennie

Mercredi, janvier 6th, 2010

Le début de la nouvelle année est l’occasion idéale pour revenir sur l’année qui s’achève et en faire un bilan écologique. Vous êtes démoralisé par le fiasco diplomatique de Copenhague? Vous êtes dégoûté de l’exploitation des sables bitumineux en Alberta? Votre voisin ne recycle pas malgré vos encouragements? Même s’il reste encore beaucoup de travail à faire pour changer les choses, voici trois bonnes raisons de nous réjouir de ce qui se fait de positif dans le domaine des changements climatiques. Voici trois bonnes initiatives « vertes » 2009 qui méritent d’être soulignées.

Prix « vert » international : The Earth Journalism Awards

The Earth Journalism Awards est un projet de l’organisation internationale de développement de médias Interniews qui souligne le travail de journalistes professionnels et de blogueurs spécialisés en matière de changements climatiques d’un peu partout à travers le monde. Près de 100 pays y ont été représentés lors de cette première édition. Les gagnants ont été récompensés pendant une cérémonie spéciale à Copenhague le 15 décembre dernier et ils ont pu couvrir la conférence sur les changements climatiques. Les textes sélectionnés ont été soumis aux votes d’un panel d’experts et un lauréat a été choisi par les Internautes, via des médias sociaux tels que Twitter et Facebook. Les prix accordés par les Earth Journalism Awards sont répartis en plusieurs catégories, selon la thématique ou selon la région du monde, pour illustrer la grande diversité des participants. Ce concours permet de donner une tribune à des journalistes de pays émergents, qui ont souvent du mal à faire entendre leur voix à l’international. En plus de dresser un portrait global et varié des enjeux climatiques à travers la planète, le concours donne une visibilité aux humains derrière le message. Consultez les reportages gagnants (une mine d’informations) ici.

Prix « vert » provincial : la certification FSC d’AbitibiBowater au nord du lac St-Jean

La société AbitibiBowater a obtenu la norme FSC (Forest Stewardship Council), accordée par l’organisme Smart Wood Certification and Verification au début du mois de décembre. La norme FSC certifie que la papetière respecte plusieurs critères de gestion responsable, de conservation de la biodiversité et de support des communautés locales. Cette certification s’applique aux aires communes d’exploitation 2451 et 2751 qui totalisent 2,5 millions d’hectares de forêt commerciale, soit le plus grand territoire certifié FSC au Québec. En plus d’ajouter de la valeur à ses produits, AbitibiBowater contribue à protéger le poumon de la province et une de nos richesses naturelles les plus précieuses. Nous espérons que la société continue sur sa lancée et que toutes ses aires d’exploitation deviennent certifiées. Nous souhaitons aussi que d’autres papetières suivent son exemple en 2010 et que les compagnies qui font affaire avec les entreprises forestières deviennent plus exigeantes par rapport aux certifications environnementales.

Prix « vert » municipal : Montréal et le Bixi

Un choix un peu plus évident comme dernier prix, mais quelle initiative! Et particulièrement dans un contexte où une bonne proportion des gaz à effet de serre émis à Montréal est causée par les transports. Le bilan du premier été du Bixi est réussi, avec 10 000 membres et un million de déplacements enregistrés au 26 octobre, soit six mois après son lancement. Le concept du Bixi est en lien avec le plan de transport de la ville de Montréal, qui cherche à offrir des alternatives à la conduite automobile. Le Bixi fait fureur partout où il passe et ses concepteurs sont en pourparlers avec Londres et Boston pour l’exporter. Montréal souhaite se positionner comme étant une ville moderne et verte et un système de vélos libre-service est définitivement un pas dans la bonne direction. Soulignons aussi l’amélioration du circuit de pistes cyclables ainsi que la fermeture à la circulation automobile sur certaines rues commerciales pendant l’été.

À vous de jouer

Oui, les choses sont encore très imparfaites, mais ces quelques initiatives et beaucoup d’autres nous donnent espoir. Que pensez-vous de nos « prix verts » 2009? Les trouvez-vous justifiés? À qui auriez-vous accordé votre appui? Nous aimerions connaître votre avis.

Sources :

http://montreal.bixi.com/accueil

http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/200912/08/01-928972-abitibibowater-obtient-la-norme-fsc.php

http://www.bowater.com/

http://www.internews.org/prs/2009/20090422_eja.shtm

http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/2009/12/08/003-fsc-abitibibowater.shtml


Conclusion : Sommet de Copenhague

Lundi, janvier 4th, 2010

Le vendredi 18 décembre dernier prenaient fin les négociations chaotiques entre les grands dirigeants et acteurs écologiques de la planète. « L’entente » finale issue de ces remous devait constituer le tant attendu, Accord de Copenhague.

En vrai, cette conférence aura permis une chose, nous rappeler qu’on a encore des croutes à manger pour rétablir l’équilibre climatique de la planète. Tous s’entendent pour dire qu’il est difficile d’accepter que les représentants politiques de 193 pays, qui se seront déplacées pour signer un accord politique, en arrivent à un constat aussi « réducteur », reflétant vraiment la sous-évaluation de l’ampleur de la situation.

La majorité des quotidiens qui ont couvert la conférence s’entendent sur une question : Y aurait-il eu un manque de volonté politique de la part de ces chefs?

Globalement, un objectif principal ressort de ces rencontres qui auront duré deux semaines : limiter la hausse du réchauffement climatique à 2 degrés pour l’ensemble de la planète. Bilan plutôt minimal, qui déçoit la majorité de la communauté écologique d’ici.

Comme l’explique Mélissa Fillion, directrice intérimaire de Greenpeace Québec, «il aurait été difficile d’imaginer pire conclusion pour le sommet des Nations Unies. Même s’il est intéressant que des pays qui n’ont pas signé Kyoto, comme les États-Unis, participent au dialogue, il est très clair que cette entente est une coquille vide».  Cette dernière, tout  comme Sidney Ribaux, coordonnateur général du groupe Équiterre, affirme qu’il est insensé de laisser la situation voguer ainsi vers la dérive – jusqu’à la prochaine rencontre prévue, c’est-à-dire dans 12 mois à Mexico, pour traiter d’objectifs clairs. Sans pousser les chefs à prendre davantage position et à adopter plusieurs plans d’action concrets, la rencontre à Mexico pourra s’avérer encore une fois infructueuse. Rappelons que le Sommet était doté à priori de trois objectifs principaux pour lesquels aucune solution claire n’a été établie. (Voir article précédent sur le Sommet de Copenhague).

Injecter 30 milliards de dollars dans l’économie des pays en développement fût « la » mesure déterminée en vue de l’atteinte de l’objectif de limiter la hausse de 2 degrés.

Toutefois, il est important de retenir que jamais la mobilisation n’aura été aussi grande que dans les mois précédent ce sommet. Comme l’affirme le climatologue français Hervé Le Treut : «Le risque, désormais, c’est le coup de blues post-Copenhague, la démobilisation, l’effilochement des opinions publiques».

Pour ma part, je reste plutôt perplexe. Aucun dirigeant ne semble s’être entendu sur un échéancier ou sur le niveau d’émissions de gaz à effet de serre à réduire, comme il était prévu au début de ce sommet. N’oubliez pas que l’aiguille du cadran continue de tourner! Nous sommes à trois ans de la fin de Kyoto…

De plus, fait étonnant (ou décourageant, c’est selon), c’est que tous les pays présents, excepté le Canada, ont reconnu que cette première entente n’était pas satisfaisante. Les États-Unis, l’Union européenne, la Chine et le groupe des 77 sont tous d’accord sur ce point. Ainsi, cela laisse envisager que malgré les bonnes volontés des leaders actuels, la route peut être encore bien longue en vue de s’entendre sur un objectif concret ou une « satisfaction » unanime à Mexico, dans 12 mois.

Comment réagissez-vous à ces propos? Que pensez-vous de l’entente finale du Sommet de Copenhague?

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/conference-de-copenhague/200912/21/01-932879-cette-entente-est-une-coquille-vide.php

http://www.equiterre.info/site/copenhague/

http://www.ledevoir.com/environnement/climat/279360/ca-chauffe-a-copenhague

http://www.copenhague-2009.com/

http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/19/la-bilan-decevant-du-sommet-de-copenhague_1283070_1270066.html

http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/18/a-copenhague-la-pression-monte-et-les-objectifs-baissent_1282830_1270066.html



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