2010 marque le tournant d’une nouvelle décennie et tous et chacun font leurs prédictions sur les tendances à surveiller. Selon plusieurs blogueurs et journalistes, les années 2010 seront marquées par un changement de gestion des entreprises. En effet, les consommateurs exigent de plus en plus qu’elles adoptent des politiques respectueuses de l’environnement.
Un article de Jean François Cliche [1] publié dans Le Soleil la semaine dernière traitait d’une étude effectuée par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke par rapport aux logos verts retrouvés sur les produits disponibles au Québec. Cette étude conclut que la législation autour des logos écologiques est déficiente. Seulement trois logos sur les 58 recensés ont été créés par des agences gouvernementales. Cela ne veut pas dire que les entreprises qui prétendent avoir des considérations vertes sont nécessairement frauduleuses, mais il faut faire preuve de prudence et de discernement lorsqu’on lit qu’un produit est responsable écologiquement.
Le blanchiment écologique, c’est-à-dire, de faire de la désinformation verte, sévit beaucoup sur nos tablettes. Selon l’organisme TerraChoice Environmental Marketing, qui a publié en avril 2009 un rapport intitulé Les Sept péchés de Mascarade écologique, seulement 23 % de l’éco-étiquetage serait considéré comme honnête. La bonne nouvelle c’est que ce pourcentage a augmenté de 9 % depuis 2007.
Alors, comment s’y retrouver en attendant que les lois encadrant l’étiquetage vert soient plus sévères? Mieux vaut se fier aux logos reconnus. Quelques outils sont aussi mis à votre disposition pour vous permettre de faire une recherche sur les produits que vous consommez et évaluer à quel point ils sont respectueux de l’environnement.
Voici des étiquettes et logos reconnus au Canada, selon un article de Dominique Forget [2]:
1-Choix environnemental/ÉcoLogo [3]:

Le programme Choix environnemental/ÉcoLogo est administré par TerraChoice Environmental Marketing et a certifié à ce jour 3000 produits et services. Pour mériter cette accréditation, un produit doit être 20 % plus vert que les autres produits d’une même catégorie à un moment de son cycle de vie.
Le site Internet d’Environnement Canada[4] recommande de choisir des produits certifiés par le programme ÉcoLogo en priorité. Vous pouvez visiter le site web de l’organisme pour rechercher les produits qui se méritent ce logo [5].
2-Energy Star [6] :

Ce programme certifie les produits à rendement énergétique optimal. Hydro-Québec offre d’ailleurs des remise de 15 dollars sur les luminaires homologués Energy Star jusqu’au 31 décembre 2010[7].
3-Forest Stewardship Council [8]:

Le Forest Stewardship Council (FSC) est une organisation non-gouvernementale sans but lucratif qui a pour rôle de certifier que des produits du bois sont issus d’une gestion forestière responsable. Le FSC agit à trois niveaux :
-Voir à l’approbation de normes régionales
-Accréditer des organismes d’enregistrement
-Développer des réseaux commerciaux
4-Greenguard[9] :

L’organisme Greenguard Environmental Institute est un OBNL dont la mission est de certifier que les matériaux de construction utilisés pour construire un bâtiment assurent une bonne qualité de l’air. Greenguard certifie autant des produits que des constructions ou des compagnies.
Comment évaluer si un produit certifié par un autre logo est réellement vert?
Lire le rapport Les Sept péchés de Mascarade écologique disponible en ligne ici : http://sinsofgreenwashing.org/
Vous y trouverez la liste des logos légitimes pour toute l’Amérique du Nord ainsi que des outils pour évaluer le degré éco-responsable d’un produit.
Autres outils
Le site Internet www.buildinggreen.com suggère une liste de caractéristiques à considérer avant d’acheter des matières premières de construction. Ces conseils peuvent facilement s’appliquer aux produits de tous les jours.
En voici quelques-uns :
-Acheter des produits de récupération : donner une seconde vie à un produit est toujours moins nocif pour l’environnement qu’en créer un nouveau.
-Privilégier des produits qui contiennent un pourcentage de matières recyclées.
-Favoriser des produits qui ont une durée de vie plus longue. Payer pour un produit de bonne qualité est un bon investissement pour soi et pour la planète.
-Consommer des produits qui sont issus de matières facilement renouvelables comme le chanvre.
-Acheter des produits qui sont le moins transformé possible. Exemple : non seulement cuisiner soi-même est meilleur pour la santé, mais acheter des produits non-transformés élimine des intermédiaires (pertes d’énergie) et l’utilisation d’agents de conservation.
-Éviter les produits suremballés.
Le rôle du consommateur
Les compagnies changent leurs politiques de gestion parce que les consommateurs sont de plus en plus nombreux à l’exiger. Déjà, des produits nettoyants vraiment responsables et tout aussi efficaces que les produits traditionnels sont disponibles en pharmacie. De petits changements apportés à votre quotidien aident à changer les choses.
Pourquoi ne pas faire de 2010 la décennie de la consommation verte?
[1] http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201001/17/01-940105-logos-ecologiques-le-far-west-vert.php
[2] http://www.servicevie.com/environnement/la-planete/environnement-et-consommationles-logos-ecologiques-sont-ils-fiables/t/119
[3] http://www.ecologo.org/fr/
[4] http://www.environment-canada.ca/p2/default.asp?lang=Fr&n=26E72DDE-1
[5] http://www.terrachoice-certified.com/fr/
[6] http://oee.nrcan.gc.ca/residentiel/energystar-portail.cfm
[7] http://quebec.cioc.ca/record/QBC2369?Ln=fr-CA
[8] http://www.fsccanada.org/francais.htm
[9] http://www.greenguard.org/
Ariane Cambron
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