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Les Vendredis Verts – Les plantes d’intérieur détoxifiantes  (1321)
Un crédit d’impôt du gouvernement vous ferait-il utiliser votre vélo plus souvent ?   (1290)
L’ABC du compost pour les débutants  (1019)
La vaisselle compostable : 100% écolo ?  (814)
L’impact environnemental des voyages en avion  (795)
Des technologies vertes au secours d’Haïti   (728)
Limiter le réchauffement planétaire grâce aux arbres  (721)
Vendredis Verts – Spécial paniers locaux   (581)
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Archive for février, 2010

Les Vendredis Verts – Des tendances vertes à observer au sein des industries

Vendredi, février 26th, 2010

Bon vendredi! Malgré le climat de scepticisme qui règne ces jours-ci dans le dossier environnemental, n’oublions pas que la première décennie des années 2000 aura été celle du tournant vert et de l’éco-responsabilisation. Sur une note positive, je vous invite à considérer certaines tendances à surveiller dans le domaine du développement durable au sein des industries. Voici ce qu’on risque d’observer de façon marquée dans les années 2010…

1-Plus de transparence

Plusieurs palmarès de classement des entreprises selon le respect des critères de développement durable ont vu le jour, forçant les compagnies à réviser leurs modes de fonctionnement. Les technologies numériques et le web 2.0 (les médias sociaux comme les forums de discussion, Twitter et Facebook) donnent plus de pouvoir au consommateur, qui peut à la fois obtenir plus d’informations au sujet des pratiques d’une entreprise et ensuite faire pression sur ces entreprises pour qu’elles changent leurs façons de faire. Au lieu d’un monologue de l’entreprise vers le consommateur, on fait place à une conversation entre les deux entités.

À consulter, le guide Global 100, organisé par la revue canadienne Corporate Knights, qui publie une liste annuelle des 100 entreprises mondiales les mieux gérées en matière de développement durable. Cette année : General Electric ressort grande gagnante au classement mondial. Les neuf compagnies canadiennes ayant fait le classement comprennent, entre autres,  la Financière Sun Life, la Banque Royale du Canada, Transcanada Corp et Telus. Consulter le classement ici.

2-Une plus grande attention portée aux émissions de GES

Dans la même veine, une plus grande sensibilisation du public et des compagnies aux émissions de GES, force les industries à faire des recherches scientifiques pour calculer efficacement et de façon précise la quantité réelle de ces émissions. Des compagnies comme Hewlett Packard, Ikea, Intel et Wal-Mart instaurent des partenariats avec des firmes scientifiques pour trouver des façons efficaces de calculer et de réduire leurs émissions. On devrait, dans la même veine, voir plus de programmes de compensation d’émissions voir le jour, avec le développement des marchés du carbone.

3-La mode est à l’économie d’énergie

Les énergies traditionnelles sont à la fois très couteuses et polluantes. De nouveaux logiciels intelligents permettent aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie. Le système Engenuity, par exemple, permet à McDonald’s de sauver près de 13,6% de facture d’électricité en éclairage, chauffage, cuisson et refroidissement des aliments en éteignant automatiquement les fonctions inutilisées[1]. Les énergies alternatives, solaire et éolienne en tête, risquent de gagner du terrain.

4-Des emballages qui en disent long

Si on se fie à la tendance au Japon, au Royaume-Uni et en  France, les emballages pourraient nous indiquer, d’ici peu de temps, l’empreinte écologique du produit que l’on s’apprête à acheter[2]. Une fiche d’informations, semblable aux informations nutritionnelles, nous indiquerait la provenance du produit, ainsi que son empreinte carbone, autrement dit, la quantité de GES que la production de l’item qu’on désire acheter a généré, avant d’atterrir dans notre panier. Ce calcul prend en compte tous les détails, de la production de l’item, à son entreposage et à son transport.  De quoi clore le débat sur l’empreinte écologique des produits locaux vs importés?

Petite réserve : ça risque d’être long avant que ça arrive chez nous, les OGM n’étant même pas encore identifiés malgré les pressions…

5-Des moyens de transport de marchandises plus verts

Le transport des marchandises produit une quantité très importante de gaz à effet de serre. Certaines compagnies font leur part en s’équipant de véhicules hybrides. Prenons par exemple la compagnie UPS qui possède globalement plus de 1800 véhicules carburant aux énergies alternatives.

La tendance semble se rendre jusqu’à nous. En avril dernier, la SAQ s’est portée acquéreuse d’un tout premier modèle de camion de livraison hybride : un Kenworth T370 entièrement fabriqué au Québec. Ce nouveau camion se destine uniquement à un usage urbain sur le territoire Montréalais et permettra d’effectuer des économies en carburant de l’ordre de 25 à 30 %.

Bref

Est-ce que ces trouvailles vous donnent espoir? Quels sont, d’après vous, les changements qui seront vraiment marquants? Quelles industries seront les plus touchées? Qu’aimeriez-vous voir changer prioritairement?

N’hésitez pas à profiter de votre pouvoir en tant que consommateur, pour vous exprimer sur la cause environnementale qui vous tient à cœur. Vous avez le droit de demander aux entreprises de changer leurs façons de fonctionner. Encourageons-les un peu!

Sources :

http://www.greenbiz.com/blog/2010/01/14/10-climate-trends-will-shape-business-2010?page=0%2C1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20Greenbuzz%20%28GreenBiz%20Feed%29

http://www.triplepundit.com/2010/02/fou-green-trends-in-business-state-of-green-business-2010/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_du_carbone

http://www.flickr.com/photos/jamiecat/3797956698/ : crédit photo


[1] http://www.engenuity.com/

[2] http://pakbec.blogspot.com/2008/08/japon-lempreinte-carbone-affiche-sur.html


Le réchauffement de la planète : y croyez-vous encore?

Mercredi, février 24th, 2010

Un opportuniste, Al Gore?

J’ai écouté, en fin de semaine, un documentaire très intéressant, « Everything’s Cool [1]», paru en 2007, mais encore d’actualité.  Ce film relate le parcours de différents activistes (appelons-les acteurs du changement) dans leur lutte pour faire connaitre les changements climatiques au public américain. Le film couvre leurs parcours à partir des années 1990 jusqu’à la fin des années 2000. Ces acteurs du changement sont des spécialistes, chacun dans leur domaine : on y retrouve, entre autres, une météorologue, un journaliste retraité, un écrivain environnementaliste, un ancien coordonnateur des communications sur le climat pour la Maison Blanche et des publicitaires.

Ces personnes ont toutes choisi différents canaux de communication pour passer un seul et unique message : la consommation planétaire de combustibles fossiles émet dans l’atmosphère une trop grande quantité de gaz à effet de serre, ce qui cause un réchauffement global de la planète. Ce réchauffement menace de bouleverser l’équilibre des écosystèmes, et du même coup la survie de plusieurs espèces, dont la nôtre.  À mes yeux, ça semble d’une évidence! Mais j’oublie trop souvent que je travaille dans le domaine de l’environnement, que j’ai eu la chance d’aller à l’école après le secondaire et que je ne crois pas au créationnisme…

Bref, certaines des personnes présentées dans « Everything’s Cool » ont dévoué leur vie à une cause qui n’a pas toujours été bien reçue du public américain, malgré des faits scientifiquement observés depuis la fin des années 80! Et la principale raison de l’ambivalence du public face à la cause semble avoir été le lobby des pétrolières, appuyé par le sénat américain. Des scientifiques « crédibles » engagés par les pétrolières avaient pour rôle d’alimenter le débat sur la véracité du réchauffement climatique dans les médias. Et tant qu’il y avait un débat entre les scientifiques, la grande majorité du public n’a pas pris position, préférant attendre que les spécialistes se soient entendus avant d’accepter la vérité qu’on a choisie pour eux. Heureusement pour les pétrolières, pendant ce temps, c’était le statu quo.

On semble avoir beaucoup progressé depuis le début des années 2000. Les dirigeants reconnaissent mondialement le problème du réchauffement climatique, organisant même un sommet sur la question à Copenhague, en décembre dernier. Pourtant, dans l’opinion publique américaine, les choses paraissent s’être gâtées dernièrement. Il suffit que des états au climat habituellement chaud reçoivent une bordée de neige pour relancer le débat sur le réchauffement climatique et croire au complot. Même Donald Trump s’improvise expert météorologue[2]! À en croire les commentaires des lecteurs du New York post et de plusieurs blogues, beaucoup d’Américains appuieraient Trump et sa déclaration qu’Al Gore devrait perdre le prix Nobel pour son travail sur le réchauffement climatique. Ils ne voient en lui qu’un opportuniste. À voir, la photo d’un iglou construit par la famille du sénateur républicain Jim Inhofe : « Al Gore’s new home » publiée sur Facebook.

Par ailleurs, un article paru hier dans le quotidien anglais The Gardian cite un récent sondage de la BBC qui conclut que le nombre de citoyens britanniques qui croient au réchauffement climatique est passé de 44% à 31% depuis le mois de novembre dernier[3]. Et cette baisse pourrait être liée, entre autres, au manque de transparence dont ont fait preuve plusieurs environnementalistes depuis l’automne. On ne peut même plus accuser les «méchants » d’être responsables de la manipulation de l’information : des scientifiques britanniques, spécialistes du climat, auraient manipulé des données sur le réchauffement de certaines villes[4] et des scientifiques de l’ONU auraient clamé la fonte de glaciers de l’Himalaya avant 2035, sans preuve solide[5].

À cause louable, tous les moyens sont bons à prendre? Nous avons la preuve que non. L’opinion publique est certainement ébranlée par tous ces « incidents ».

Pour ajouter à la controverse : Yvo de Boer, le plus haut responsable chargé du climat à l’ONU, a annoncé sa démission la semaine dernière, alors que Rajendra Pauchauri, président du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), s’entête à rester en poste, malgré les scandales politiques[6]. Pas de quoi donner confiance en leur cause.

Mais bon, même si vous vous sentez plus sceptiques ces temps-ci, ce n’est pas une raison pour rejeter en bloc tous les efforts effectués jusqu’à présent. Parce que, comme l’explique si bien Colin Beavan sur le blogue No Impact Man [7], même si le réchauffement climatique était une pure invention de l’esprit, pourquoi ne serions-nous pas heureux d’avoir travaillé (et de continuer à le faire) pour vivre dans un monde meilleur? Un monde où nous ne sommes plus dépendants de l’industrie du pétrole, où nos enfants n’ont plus à respirer de smog et où la ville respecte l’humain… et la liste s’allonge.

Si vous avez encore la foi, et j’espère que c’est le cas, sachez qu’il existe maintenant une application iPhone qui vient à bout de tous les questionnements lancés par les sceptiques. En effet, le site australien Skeptical Science (www.skepticalscience.com ) a créé une application gratuite qui permet d’avoir des réponses solides aux questions de vos amis sceptiques. Et des arguments convaincants, vous risquez d’en avoir grandement besoin par les temps qui courent…

Crédit Image : Seditiousblasphemer sur Flickr


[1] http://www.everythingscool.org/

[2] http://www.nypost.com/p/pagesix/global_cooling_7njz5ZtpFblMuF5Vf7LJmN

[3] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/23/british-public-belief-climate-poll

[4] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/01/leaked-emails-climate-jones-chinese

[5] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jan/20/ipcc-himalayan-glaciers-mistake

[6] http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/201002/09/01-947685-revenir-a-la-science.php

[7] http://noimpactman.typepad.com/blog/2010/02/what-if-there-is-no-humancaused-global-warming.html


Manger végé : pas si bête finalement…

Lundi, février 22nd, 2010

La viande fait partie intégrante de notre alimentation. On estime qu’un américain consomme en moyenne 124 kg de viande par année, comparativement à 4 kg en Inde.[1] On peut même aller jusqu’à dire que le végétarisme n’a pas excellente réputation, spécialement l’hiver, saison des repas copieux et consistants. En fait, les impacts de la viande sur l’environnement sont méconnus de la population québécoise. Très peu de citoyens associent le fait de manger végétarien à la lutte contre les changements climatiques ou encore à la protection de l’eau potable et des forêts. Et pourtant…

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la filière de l’élevage émet plus de gaz à effet de serre (GES) que le secteur des transports.[2] Éliminer quatre repas de viande par semaine réduit deux fois plus votre impact sur les changements climatiques que de baisser le chauffage de 3C la nuit, et 35 fois plus que de laver à l’eau froide! [3] On estime qu’une alimentation végétarienne requiert 5000 litres d’eau par jour, alors que des repas à base de viande en consomment plus de 15 000 litres. A titre de comparaison, en se privant de 450 grammes de bœuf, on économise plus d’eau qu’en se privant de douche pendant 6 mois ! [4] Autre problématique majeure : la déforestation causée par le manque d’espace dédiée à l’élevage. Selon David Faimowitz, Directeur du Centre international pour la recherche forestière, « les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».[5]

La croissance démographique et l’augmentation de la consommation de viande des pays émergeants – la Chine a plus que doublé sa consommation de viande en 20 ans- ne peuvent qu’aggraver pressions sur nos ressources naturelles limitées….

Cela ne veut pas dire que tous doivent mettre une croix définitive sur la viande, mais plutôt d’être conscient et ainsi d’en limiter sa consommation. Plusieurs alternatives goûteuses et très économiques existent pour varier vos repas. Vous manquez d’inspiration pour cuisiner de bons petits plats végétariens simples, peu coûteux, équilibrés et ô combien délicieux? Voici quelques suggestions :

○   Végé sur le pouce, de Marie-Claude Morin. Collection Modus Vivendi.

○    http://www.recettes-vegetariennes.com/frameset%20sommaire.htm

○   http://www.recettes.qc.ca/sections/vege.php

○   http://recettes-vegetariennes.blogspot.com/

http://www.cuisine-vegetarienne.com/

Crédit photo : Denzil – http://www.flickr.com/photos/lomoholga/


[1] http://www.vegetarisme.info/spip.php?article1592

[2] http://www.vedura.fr/economie/agriculture/impact-elevage-bovins-environnement

[3] Cyberpresse, 11 mars 2009: http://www.cyberpresse.ca/environnement/200903/11/01-835272-laver-a-leau-froide-ou-manger-moins-de-viande.php

[4] John Robbins: The Food Revolution – How your diet can help save your life and the world. Tire de: http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html

[5] Le Point, 22 juin 2006 : Élevages : une catastrophe écologique. Tiré de http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html


Vendredis Verts – Notre grain de sel sur Vancouver

Vendredi, février 19th, 2010

C’est vendredi! Prenons une pause des conseils verts pour regarder les Jeux olympiques cette fin de semaine. Comme si on n’entendait pas assez parler des Olympiques ces temps-ci, me voici avec mon grain de sel. Que voulez-vous, je trouve triste que malgré les efforts pour faire des Jeux olympiques de Vancouver les Jeux les plus verts de l’histoire, ce qui passera à l’histoire seront leurs ratées. On parle déjà beaucoup plus de la température trop clémente, des accidents malheureux, d’un pavillon canadien situé dans un stationnement et de la sous représentation de la langue française, que du fait que Vancouver est la ville la plus verte du pays, à l’image de ses Jeux[1].

Pour remettre un peu de positif dans le débat, voici nos médailles écolos pour la superbe ville de Vancouver et ses jeux imparfaits, certes, mais avant-gardistes.

Coups de cœur olympiques

OR – Des constructions vertes :

D’abord, on a construit un parc immobilier entièrement certifié LEED. Il est fourni en énergies propres : solaire, hydroélectrique, géothermique. Un de ses bâtiments, le Net Zero est même carboneutre! Ensuite, l’anneau olympique de Richmond possède des caractéristiques vertes intéressantes[2] : sa structure est faite de bois endommagé par des parasites (autrement invendable) et il est équipé d’un système de récupération de l’eau de pluie.

ARGENT – Les médailles :

Corrine Hunt et Omar Arbel ont conçu des médailles aux designs modernes en matériaux recyclés. L’or, l’argent et le bronze ont été fournis par l’entreprise minière responsable Teck Ressources Ltd[3] qui a récupéré un pourcentage des métaux dans de vieux ordinateurs. Les métaux ont ensuite étés fondus pour en faire des pièces uniques.

BRONZE – Des moyens concrets pour encourager les gens à faire leur part :

Le site web officiel des jeux est très [U1] instructif, avec une bonne section sur le développement durable[4]. On y trouve une foule de conseils pour emboiter le pas aux mesures mises en place. Le transport en commun est un incontournable pour assister aux Jeux : il n’y a aucun stationnement accessible aux simples visiteurs et le transport en commun est inclus dans le prix du billet des compétitions. De plus, 20 autobus fonctionnant à piles à hydrogène ont été inclus au circuit.

MENTION SPÉCIALE – Une piste de danse durable[5] :

En revenant des compétitions, les visiteurs des Jeux peuvent se divertir au Club Energy, un club alimenté en électricité par les mouvements des danseurs sur la piste de danse.

BILAN - Comparaison à Turin :

Mine de rien, les mesures mises en place pour les Jeux olympiques de Vancouver donnent des résultats. Le village olympique émet 90 % moins de gaz à effet de serre que celui des Jeux de Turin. Le Comité organisateur des Jeux (COVAN) prévoit que les deux semaines de compétition généreront 268 000 tonnes de GES dont 118 000 seront compensées grâce à l’achat de crédits de carbone[6]. Lors des précédents Jeux d’hiver, tenus à Turin, 68 000 tonnes de GES avaient été compensées par l’achat de crédits.

Coups de cœur ville de Vancouver

OR – Ambition de devenir la ville la plus verte au monde d’ici 2020 :

Je vous l’accorde, en matière d’environnement, les gestes parlent plus que les intentions. Il n’empêche que Vancouver, berceau de Greenpeace, a instauré un bon plan de développement durable[7] pour atteindre son objectif. À l’agenda : des objectifs stricts en matière de réduction de GES, plus de pistes cyclables et d’espaces verts et un système favorisant l’accès aux productions agricoles locales.

ARGENT – Un maire résolument moderne :

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est un ancien homme d’affaires dévoué au développement durable. Avant-gardiste, il s’est lancé dans l’agriculture biologique en 1990. Il a fait le saut en politique en 2005. On dit qu’il se rend au travail à vélo[8].

BRONZE – Une ville construite pour l’humain :

Vancouver est la seule ville d’importance au Canada qui ne comporte pas d’autoroute au centre-ville. Le plan d’urbanisme a été conçu pour conférer à la ville une dimension humaine.

BILAN – Vancouver se classe première parmi les villes canadiennes en matière de développement durable :

Le magazine canadien des entreprises responsable Corporate Knights classe Vancouver grande championne des villes canadiennes selon les six critères du développement durable établis[9].

Espérons que les éléments malheureux des jeux ne remportent pas tous les honneurs. Et bravo à Vancouver pour sa gestion avant-gardiste. Bons Jeux!

crédit photo : Bristol family http://www.flickr.com/photos/reedb/


[1] http://www.cyberpresse.ca/sports/vancouver-2010/201002/17/01-950427-des-ecueils-olympiques.php

[2] http://planetark.org/wen/56734

[3] http://www.teck.com/Generic.aspx?PAGE=Media+Pages%2fMedia+Detail&releaseNumber=ext09-01-VO&portalName=tc

[4] http://www.vancouver2010.com/fr/plus-information-2010/durabilit%C3%A9/

[5] http://www.powersmartvillage.com/club-energy.html

[6] http://www.journalmetro.com/mavie/article/441690–les-jeux-de-vancouver-recoltent-le-bronze-selon-la-fondation-david-suzuki

[7] http://ow.ly/17UFC

[8] http://ow.ly/17UFC

[9] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada.html




Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation?

Mercredi, février 17th, 2010

Un billet d’humeur de François Cardinal paru récemment sur La mère blogue[1] m’a fait réfléchir. M. Cardinal gagne sa vie comme chroniqueur en environnement et il applique son savoir à toutes les sphères de sa vie, spécialement à l’éducation de ses enfants. Pourtant, il avoue ne pas être un fan des livres pour enfants à saveur environnementale. Il trouve que leur discours a quelque chose de religieux, de moralisateur. Comme si on tentait d’endoctriner nos enfants plutôt que de les aider à développer un esprit critique par rapport à la question environnementale. Il semble même penser que le discours alarmiste que nous leur tenons sur la dégradation de notre planète les lassera au point où ils voudront le rejeter du revers de la main plus tard.

Même si je trouve le point de vue de François Cardinal intéressant, je ne suis pas certaine de le partager. Je ne suis pas encore une mère, mais je pense que même si je trouve que le discours des environnementalistes sonne parfois moralisateur, nous  sommes rendus à un point où nous devons agir. Les nouvelles générations devront malheureusement trouver des moyens pour régler les problèmes que nous leurs léguons et nous devons les conscientiser le plus tôt possible. La façon la plus efficace d’éduquer nos enfants reste de donner le bon exemple (je pense à ma mère qui m’a inculqué les valeurs de respect de la planète par ses comportements), mais nous sommes dans une situation critique et nous devons changer les choses rapidement. Pouvons-nous vraiment comparer un discours religieux et contrôlant à un discours de sensibilisation à l’environnement, alors que notre survie collective en dépend?

Il n’en demeure pas moins que tous ceux qui ont l’écologie à cœur se sont sentis moralisateurs à un moment ou a un autre. Moi-même, je jette un regard culpabilisant à mon colocataire quand il revient du dépanneur avec UNE pinte de lait dans un sac de plastique. Ça m’exaspère de voir ses boites de conserve dans la poubelle, simplement parce que ça demande un effort de les rincer avant de les mettre au bac ou de constater qu’il a encore acheté du papier de toilette trois épaisseurs non fait de papier recyclé pour plus de confort. Sans être vraiment problématique, la situation peut parfois être délicate. Et nous sommes simplement colocataires, pas un couple.

Un article paru dans le New York Times il y a un mois[2] rapportait que les psychologues ont noté de façon généralisée une hausse des conflits de couples par rapport à la question environnementale. Ces conflits surgissent surtout lorsqu’un des membres du couple décide d’imposer des changements de consommation au sein de la maison alors que les autres membres de la famille n’y sont pas prêts. La personne qui change a souvent tendance à culpabiliser  les personnes qui sont réfractaires.

Alors que cette situation peut être invivable pour certains couples et faire sourire ceux qui ont la chance d’être au diapason face à la question de l’environnement, je ne peux que me réjouir. Je pense que quand un problème devient si répandu que les médias de masse et les psychologues en parlent de façon généralisée, nous pouvons considérer que la préoccupation par rapport à l’environnement n’est plus une tendance passagère, mais bien une tendance lourde. Nous n’en sommes pas tous au même point et nous adoptons de nouvelles pratiques de consommation chacun à notre rythme. Les changements durables ne s’effectuent pas rapidement et sans heurts. Et ce qui pouvait sembler marginal autrefois semble maintenant pratique courante, comme le recyclage, par exemple.

Alors, quelle est la solution? Comment communiquer le message et tenter d’arriver à un compromis? J’essaie de passer mes commentaires à mon coloc en douce, en souriant. Rien de pire qu’une moralisatrice pour donner envie de faire le contraire, c’est vrai. Des fois, je rince les pots sales qu’il a mis au bac sans rien dire. Et depuis les deux années vécues ensemble, je vois un changement graduel s’opérer. Patience et tolérance. J’aimerais quand même que les lois soient plus sévères. Je rêve d’un monde où le seul papier de toilette disponible serait fait de papier recyclé! Peut-être suis-je un peu radicale?

Qu’en pensez-vous? Comment conscientiser les autres sans les attaquer? Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation? D’après vous, quelles sont les sources de conflits les plus courantes par rapport à l’environnement?

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/a2gemma/


[1] http://bloguesmu.cyberpresse.ca/mere/2010/02/05/un-pere-blogue-environnement/

[2] http://www.nytimes.com/2010/01/18/science/earth/18family.html


Clé USB : cadeau écolo?

Lundi, février 15th, 2010

usb

Au Québec et ailleurs, de plus en plus d’organisateurs de colloques, de congrès et de conférences de presse offrent des clés USB pour remplacer le traditionnel cahier de participants. Présenté comme une mesure écoresponsable permettant l’économie de papier, ce choix a pourtant son lot d’impacts négatifs sur l’environnement.

Les organisateurs d’événements écoresponsables sont souvent à court d’idées lorsque vient le temps de trouver un cadeau écolo pour leurs participants. Plusieurs d’entre eux ont perçu l’offre de clé USB comme la solution parfaite : un cadeau vert qui leur permet d’atteindre un de leur principal objectif écoresponsable, soit la réduction du papier. Même les Grenelle de l’environnement 2007, l’événement numéro 1 en France dans le domaine de l’environnement, a opté pour cette solution.

Au rythme actuel, le don de clés USB deviendra sans doute aussi populaire que l’offre de sacs réutilisables d’ici un an ou deux. Cela signifie-t-il que je me retrouverai bientôt avec une dizaine de clés USB dans le fond d’un tiroir? Probablement. Vais-je m’en servir? Sans doute pas, puisque, comme la majorité de journalistes et des participants de congrès, j’en possède déjà une ou deux qui est de meilleure qualité.

Qu’adviendra-t-il alors? Poubelle. En fait, seulement 6 % des déchets électroniques sont recyclés au Québec.[1] Impact? Comme l’explique Fabrice Fliop, co-auteur de l’ouvrage Écologie des infrastructures numériques, « l’impact environnemental des TIC (technologies de l’information et de la communication) reste largement ignoré.»[2]

Pourtant, cet impact n’est pas négligeable. Selon le Gartner Group, les technologies de l’information génèrent autant de gaz à effet de serre que l’ensemble de la flotte aérienne mondiale.[3] En 2003, on a estimé que la quantité de déchets électroniques générés au Canada chaque année est équivalente au poids de 28 000 éléphants. En plus de gaspiller un lot de métaux précieux, dont 1500 tonnes de cuivres, ces déchets contiennent des substances dangereuses pour la santé humaine et l’environnement, dont 4 750 tonnes de plomb qui peut occasionner des problèmes neurologiques.[4]

Pourquoi ne pas mettre les documents voulus sur le site Internet de l’événement? Ou encore les faire parvenir par courriel aux participants? Voilà des solutions tout aussi efficaces qui permettent d’économiser de l’argent, de réduire l’impact sur l’environnement et la société… bref, des solutions durables!

Crédit photo : Sergis Blog

http://www.flickr.com/photos/srgblog/


[1] Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs : http://www.mddep.gouv.qc.ca/jeunesse/sais_tu_que/2008/07-dechets-electroniques.htm

[2] JND Solutions : http://www.journaldunet.com/solutions/acteurs/analyses/08/0212-deee.shtml

[3] Recyc-Québec: http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/Fiche-tic.pdf

[4] Environnement Canada: http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/33/feature1_f.cfm



Les Vendredis Verts – Mariages Éco-Chic

Vendredi, février 12th, 2010

Flicr Upload

Pour rester dans le thème de la St-Valentin, qui arrive dans deux jours,  j’ai trouvé cette semaine des trucs pour célébrer un mariage écolo, élégant et pas nécessairement plus cher. Oui, c’est possible, et beaucoup plus facile que ça puisse paraitre. Je me suis inspirée du livre d’Emily Elizabeth Anderson, « Eco-Chic Weddings ». L’auteure est une pro du développement durable, du design et de la planification d’événements.

Si vous n’aviez que trois conseils à considérer :

-Achetez des fleurs locales et en saison pour éviter les coûts gonflés et l’impact environnemental causé par le transport.

- Utilisez de simples cartes postales (sans enveloppe) avec un numéro de téléphone ou une adresse courriel pour les invitations et les réservations. Pour les plus radicaux : ne pas envoyer de carton d’invitation officiel. Je suis d’accord, Internet est beaucoup moins romantique, mais tellement plus pratique, et vous sauvez du papier.

-Évitez d’acheter des éléments qui ne serviront que pour le mariage ; investissez dans une robe, des chaussures et des couverts que vous allez réutiliser.

Pour y aller un peu plus sérieusement, appliquer les 3R :

Réduire :

-Au lieu de donner des cadeaux de présence à vos invités, faites un don à une cause charitable en leur nom. Vous évitez ainsi beaucoup de gaspillage et de suremballage.

-Simplifiez les choses. Favorisez un lieu situé dans un décor enchanteur plutôt que d’avoir à investir dans la décoration. Un vignoble, par exemple, peut être une bonne option.

-Évitez d’insister sur les détails. C’est plus simple et moins stressant pour tout le monde. Vous pouvez, par exemple, demander à vos invités d’éviter d’emballer leurs cadeaux.

Réutiliser :

-Voyez avec votre entourage si vous pouvez emprunter des items plutôt que les acheter. Vous pouvez, par exemple, emprunter des bijoux. L’émission la Vie en Vert du 12 septembre 2007 proposait d’utiliser les vieux bijoux de famille qui ne sont plus portés, de les faire fondre et d’en créer des alliances[1].

-Optez pour un style classique et indémodable pour la réception. Si vous avez à investir dans des couverts, prévoyez à long terme.

-Évitez d’acheter des items qui font trop « mariage ». Vous ne les réutiliserez pas.

-Faites tout au même endroit, vous sauvez des déplacements inutiles.

Recycler :

-Favorisez des éléments recyclés. Pourquoi ne pas dénicher une robe « vintage », quitte à la faire modifier. Originalité assurée. La boutique Oui, je le vœux à Montréal[2] offre un service d’achat et de vente de robes de mariées recyclées.

-Donnez l’exemple. Assurez-vous que les traiteurs, les administrateurs de la salle de réception et les fleuristes aient de bonnes pratiques de recyclage.

De l’or et des diamants? Pensez-y bien

De plus en plus de mariés choisissent d’opter pour des pierres alternatives aux diamants. L’origine des diamants est souvent difficile à certifier, et beaucoup de diamants sont malheureusement produits dans des conditions d’exploitation pour les travailleurs. Les faux diamants sont beaucoup moins chers et certains orfèvres sont devenus maîtres dans l’art de les tailler comme des vrais. [3] Le site yoursforever.ca vend les faux diamants Moissanite, qui ressemblent à s’y méprendre aux diamants véritables.

Si vous tenez aux diamants, le Canada en produit une certaine quantité. Assurez-vous qu’ils sont certifiés.

Quant à l’or, il est issu d’une des industries les plus polluantes au monde. En effet, la fabrication d’une seule bague en or génère près de 20 tonnes de débris miniers. Voir le site http.nodirtygold.org pour trouver des détaillants qui vendent de l’or certifié écologique.

Vous pourriez aussi favoriser l’achat d’une bague antique.

Choisir les habits

Les robes très blanches le sont grâce des procédés chimiques. Une robe écrue peut être tout aussi jolie. De plus, une robe moins traitée chimiquement pourra toujours être reteinte et modifiée pour être reportée.

Quant au smoking, est-ce vraiment nécessaire de l’acheter? Il est possible de louer de très beaux habits, sinon investissez dans un complet chic et indémodable.

Profiter de la journée

Ces quelques conseils vous permettront de célébrer un mariage chic et soucieux de l’environnement tout en restant simple. Et plus de simplicité égale plus de temps pour voir la journée passer. Amusez-vous et profitez de  ce moment spécial.

Crédit photo : Bristol Wedding Photography


[1] http://vieenvert.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=70

[2] http://www.ouijelevoeux.com/FR/pourquoi6.htm

[3] http://www.yoursforever.ca/


Montréal, ville verte?

Mercredi, février 10th, 2010

Le magazine canadien Corporate Knights publiait ce mois-ci son palmarès des villes canadiennes les plus avancées en matière de développement durable au Canada.[1] Montréal s’y classe quinzième (!) derrière Toronto, Edmonton, Calgary, Ottawa, Winnipeg, Québec et plusieurs autres. Vancouver est pour sa part, la grande gagnante du palmarès.

Corporate Knights a mesuré les villes selon cinq paramètres :

-l’intégrité écologique : la protection des écosystèmes

-la sécurité économique : l’économie locale est favorisée

-les infrastructures : la ville est conçue pour l’humain

-la gouvernance participative (traduction libre de gouvernance and empowerment) : la ville est administrée pour le bien collectif et avec transparence

-la qualité de vie : l’esprit de communauté est bien développé

La méthodologie de Corporate Knights est simple : elle a jugé les villes selon plusieurs critères répartis sous les cinq catégories. Elle ensuite envoyé un sondage aux administrateurs municipaux sur les programmes mis en place en 2009, pour s’assurer de bien juger les villes sur l’année en cours.

Montréal a surtout perdu des points pour la sécurité économique et  l’intégrité écologique (mais elle score sous la moyenne dans toutes les catégories, sauf dans celle de la qualité de vie). Il est un peu étonnant de voir qu’elle se classe mieux dans la catégorie de la gouvernance que dans les deux autres. Peut-être que le scandale de la construction n’avait pas encore éclaté lors de l’évaluation du magazine.

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’informations sur ce que les autres villes font, concrètement, mieux que Montréal. Corporate Knights avait fait paraitre un dossier complet l’an passé, il sera peut-être publié ultérieurement pour le classement 2010. Nous vous tiendrons au courant. Il semble toutefois que notre ville aime s’entourer d’une aura avant-gardiste en matière de développement durable mais ne semble pas livrer la marchandise.

Les politiques de développement durable de la Ville de Montréal

Pourtant, le maire Tremblay dévoilait en grande pompe la deuxième phase (2007 à 2009) de son premier plan de développement durable, en mars 2007. Les 36 actions visant à faire de Montréal une ville durable couvraient  quatre secteurs, soit l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’amélioration des milieux de vie résidentiels, la gestion durable des ressources et l’adoption de bonnes pratiques de développement durable.

En fait, la volonté de se doter d’un premier plan stratégique en matière de développement durable est issue du Sommet de Montréal tenu en juin 2002. La Ville, en partenariat avec divers acteurs municipaux,  a adopté le premier plan de développement durable qui s’est échelonné sur cinq ans depuis avril 2005. Ce premier plan s’est divisé en deux phases : 2005-2007 et 2007-2009. Confus? C’est normal, les documents officiels de la Ville de Montréal  le sont tout autant. Allez jeter un coup d’œil au Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise Phase 2007-2009 : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/PSDD_2007-2009F.pdf

J’ai réussi à trouver un tableau récapitulatif des quatre secteurs découpés en actions concrètes, dont des actions vedettes, celles sur lesquelles la Ville désirait insister le plus : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/Plan_2007-2009_En_bref.pdf

Il est malheureusement très difficile de trouver de l’information sur les résultats de ce plan d’action, qui contient plusieurs bonnes idées, mais qui ne présente pas de méthode pour quantifier de façon concrète les améliorations apportées.

Le bilan du premier plan de développement durable selon les dirigeants municipaux

Interviewé par Claude Lafleur pour Le Devoir[2] en novembre, Alan de Souza, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent et responsable du développement durable et du développement économique à la Ville de Montréal, affirme que le bilan de ces cinq dernières années est positif même si du chemin reste à faire. Il cite en exemple les services d’incendie, de police et de transport en commun qui se sont dotés d’un plan de développement durable. Il est également fier du programme de certification verte qui s’applique à tous les nouveaux édifices bâtis à Montréal.

Le deuxième plan de développement durable de la Ville de Montréal entre en vigueur en 2010. En fait, ce plan se veut une continuité du premier, mais il intégrera des enjeux économiques et sociaux. La Ville n’a pas encore diffusé de communiqué détaillant le projet. À suivre…

Dommage

Plus de paroles que d’action, à l’Hôtel de Ville? Les dirigeants pourraient puiser un peu d’inspiration de villes carboneutres comme Seattle, qui reçoit beaucoup de presse favorable ces temps-ci[3]. Des exemples de son avant-gardisme : les transports en commun y sont gratuits au centre-ville et toute sa flotte d’autobus est hybride.

Par ailleurs, un projet de société se construit à plusieurs et le succès de Seattle est attribuable à la fois aux initiatives de ses citoyens et à sa gestion intelligente. Et si une partie de la responsabilité de faire de Montréal une leader en matière de développement durable nous revenait à tous?


[1] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada/526-2010-sustainable-cities-ranking.html

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272021/montreal-le-developpement-durable-est-l-affaire-de-tous

[3] http://www.cyberpresse.ca/environnement/201002/05/01-946996-seattle-le-secret-dune-ville-verte.php



La vaisselle compostable : 100% écolo ?

Lundi, février 8th, 2010

vaisselle victorienne

De plus en plus populaire au Québec, la vaisselle compostable est largement perçue comme un produit écolo novateur. Pourtant, en y regardant de plus près, cette solution n’offre par réellement de gains pour l’environnement et la société… même si on la compare au gros méchant styromousse!

Ils sont nombreux à avoir pris le virage vert en mettant en vedette leur vaisselle compostable : cégeps, universités, grandes entreprises, traiteurs… Il est vrai que ce produit a de quoi faire sourire. Consommer un repas dans un plat en mais avec des ustensiles en patate, c’est le top de l’écolo, 100% nature, non?

En fait, cette hypothèse se heurte à plusieurs obstacles. Et le premier est de taille : seulement quelques municipalités québécoises offrent la collecte des matières compostables. Inutile de mettre cette vaisselle dans un composteur domestique : elle ne se dégradera que si les quantités sont faibles ou si vous la broyez préalablement, ce qui n’est pas très pratique dans un contexte institutionnel ou événementiel! Résultat? La vaisselle compostable se retrouve bien souvent au dépotoire. Et nous n’avons même pas la certitude qu’elle se dégradera rapidement sans l’aide d’oxygène (ce qui est le cas d’un dépotoire, contrairement à un composteur).

Deuxième problématique majeure : dans un contexte de crise alimentaire mondiale, utiliser de la nourriture pour fabriquer le contenant et non le contenu d’un repas, ça soulève un petit problème éthique. En fait, on se retrouve dans le même débat que le remplacement du pétrole par l’éthanol : impact écologique mitigé[1], possible aggravation de la crise alimentaire,[2] problèmes économiques à résoudre,[3] etc. Et détrompez-vous, les matières premières utilisées ne proviennent pas du Canada, mais de pays comme l’Italie.

Même si vous avez résolu le problème d’accès à un composteur industriel, reste le troisième problème : la sensibilisation des usagers. Car l’idée de la vaisselle compostable a beau être séduisante, elle est très mal communiquée. Vous en avez déjà probablement eu en main sans vous en apercevoir. Elle peut ressemble à du carton ou à du plastique à s’y méprendre. En fait, elle porte souvent le no de plastique numéro 7, qui est normalement associé aux matières recyclables, avec la mention « PLA » en dessous… pas très évident pour le commun des mortels… même les plus écolos ont sans doute contaminé leur bac de recyclage en croyant bien faire.

Donc, à part l’image écolo, quel est l’avantage de cette vaisselle par rapport au gros méchant styromousse? Car, détrompez-vous, le styromousse a moins d’impact qu’on le croit : fabriqué à 98% d’air[4], il nécessite peu de ressources naturelles (par contre, c’est un dérivé de pétrole) et ne dégage pas de gaz à effet de serre lorsque enfoui. Considérant son coût très faible, sa légèreté et ses excellentes propriétés isolantes, a-t-on raison de lui donner si mauvaise presse?

Attention, n’allez pas croire que je suis pro-styromousse pour autant! Il est vrai que nous devons trouver une (des) solutions pour éviter la vaisselle jetable, qui est une source de déchets inacceptable dans le contexte actuel. Mais, malgré toutes nos bonnes intentions, nos solutions alternatives ont parfois des impacts équivalents…

_____

Vous souhaitez tout de même aller de l’avant avec la vaisselle compostable? Il est alors préférable d’opter pour la vaisselle en carton non cirée, qui est à la fois compostable et moins coûteuse, ou la vaisselle fabriquée à partir de bagasse, un résidu provenant de la fabrication du sucre.[5] Peu importe le modèle choisi : il est important de s’assurer que la mention « compostable » figure bien sur vos contenants (pas seulement biodégradable), et que les utilisateurs seront bien informés qu’ils doivent les jeter dans le bac de compost. Pas de bacs de compost? Oubliez cette option!

Dernièrement, on parle même de vaisselle mangeable dans les médias[6]. Serait-ce la solution ultime? Une tendance à surveiller…

Pour plus de détails, vous pouvez consultez :

○   Biodegradable Packaging Life-Cycle Assessment, publié le 29 November 2004 à Wiley InterScience (www.interscience.wiley.com)

○   Regard sur les déchets : http://www.bve.be.ch/site/fr/bve_gsa_abf_split_043.pdf

○   La vaisselle réutilisable ou compostable, Éco-consommation : http://www.ecoconso.be/article398.html

Crédit photo : Collections of the Mitchell Library, State Library of New South Wales www.sl.nsw.gov.au


[1] Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO): ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/i0100f/i0100f05.pdf

[2] http://www.pcfbassin.fr/Fichiers%20PDF/Environnement/biocarburants%20responsables%20crise%20alimentaire.pdf

[3] Kim Cornelissen, 29 mai 2008 : http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=17

[4] http://www.isoletanch.com/Fiche%20techenique/POLYSTYRENE.pdf

[5] Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagasse

[6] http://www.ledevoir.com/societe/consommation/279445/une-autre-facon-de-manger


Les vendredis Verts – Troisième Édition

Vendredi, février 5th, 2010

green-heart-grass

Cette semaine : pour une St-Valentin Verte

La St-Valentin approche à grands pas, au grand désespoir de certains, avec enthousiasme pour les autres. Personnellement, même quand je suis en couple, je ne fais pas grand cas de la fête de Cupidon. Mais j’avoue que si l’élu de mon cœur ne fait rien pour la souligner, je suis un peu déçue. Il y a, hélas, une romantique qui sommeille en moi, malgré une conscience écologique qui me crie que la St-Valentin n’est qu’un autre prétexte à surconsommer et à trop manger.

Et si j’arrivais à réconcilier les deux aspects de ma personnalité qui semblent incompatibles : la romantique fleur bleue et la rationnelle? Je revendique le droit d’être quétaine et écologique!

La St-Valentin : des faits bien peu romantiques[1]

-Près d’un milliard de cartes (pleines de brillants et de cœurs!) sont envoyées par année à la St-Valentin dans le monde. C’est, en fait, la deuxième fête où l’on envoie le plus de cartes après Noël. Ça représente 25 % des ventes de cartes pour des fêtes saisonnières

-36 millions de boites de chocolat en forme de cœur (pas équitable, on s’en doute) sont vendues à chaque fête des amoureux autour du globe.

-La St-Valentin est la fête qui fait vendre le plus de fleurs coupées. Hors, en plein mois de février, les fleurs coupées doivent voyager plusieurs kilomètres avant de se rendre au Québec.

-Les Américains dépensent 17 milliards de dollars annuellement sur des cadeaux de St-Valentin[2]. Autrement dit : 123 dollars en moyenne par personne!

Je propose des solutions!

- Au lieu d’acheter des fleurs, donnez-lui une plante en pot. Ça dure plus longtemps, c’est aussi beau et c’est bon pour détoxifier la maison. Les roses comptent parmi les fleurs qui contiennent le plus de pesticides. Si vous tenez mordicus aux fleurs, l’option d’acheter des fleurs écologiques et équitables vous est offerte chez Arum, sur la rue Beaubien[3].

-Encore mieux : allez vous promener au Jardin botanique ou faites planter des arbres en son nom, par exemple, grâce au programme de ZEROCO2[4].

-Récitez-lui  un poème de votre cru : impression durable assurée ; exit la carte cucul.

-Si vous doutez de vos qualités d’orateur, fabriquez une carte avec des matériaux recyclés plutôt que d’acheter une carte de pharmacie. C’est tellement mieux quand c’est personnel.

-Achetez un bijou antique. Il y a des trésors chez les antiquaires.

-Célébrez en buvant un vin canadien. Il y en a de très bons et ça fait moins de millage pour votre péché mignon.

-À bas les peluches. Vive les cadeaux vraiment utiles tels un sac à emplettes mignon et réutilisable par exemple, ou un certificat-cadeau pour un soin dans un centre de santé biologique, comme Espace Nomad sur St-Laurent[5].

-Du chocolat? Oui. Équitable ou biologique de préférence.

-La paraffine des chandelles est un dérivé du pétrole, une ressource non-renouvelable. Choisissez plutôt des chandelles faites de cire d’abeille ou de cire de soya. Elles émettent moins de substances toxiques.

-Évitez l’achalandage au restaurant et cuisinez à la maison. Favorisez des produits locaux.

-Au lieu de vous offrir des cadeaux, planifiez une escapade dans un parc national ou une réserve. Votre argent servira à protéger l’environnement[6].

Avec ces trouvailles, vous pouvez maintenant vous aussi laisser s’exprimer vos deux côtés : le rationnel et le sentimental. Avez-vous des idées de cadeaux écolos à partager?

Image: Pink Sherbet Photography


[1] http://www.greenlivingtips.com/articles/196/1/A-green-Valentines-Day.html

[2] http://www.associatedcontent.com/article/1419035/how_much_do_we_spend_on_valentines.html?cat=46

[3] http://www.arum.qc.ca/fleuristemontreal.php?search=speciauxdelasemaine

[4] http://zeroco2.com/

[5] http://www.espacenomad.ca/fr/massage-spa-espacenomad.php

[6] http://www.aventure-ecotourisme.qc.ca/



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