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Archive for avril, 2010

Limiter le réchauffement planétaire grâce aux arbres

Vendredi, avril 30th, 2010

Absorber, séquestrer, stocker, compenser ses émissions de GES… un nouveau vocabulaire a vu le jour ces dernières années dans le domaine des changements climatiques.

La séquestration de CO2 se fait déjà de façon naturelle dans ce qu’on appelle les puits de carbone. Les forêts, les océans, les sols et sous-sols absorbent et constituent des réserves de gaz carbonique[1]. Ces puits de carbone ne font pas disparaitre le CO2, ils le stockent et l’empêchent de s’échapper dans l’atmosphère. Il est donc important de s’assurer que ces puits de carbone restent en place et soient contrôlés. Malheureusement, la surexploitation des forêts ainsi que la dégradation des océans nuisent au processus naturel de stockage. Et comme les émissions de GES sont en hausse, la nature n’arrive plus à fournir seule à la demande d’absorption de CO2.

Toutes sortes de moyens sont développés pour capturer le CO2 et l’empêcher de s’échapper dans l’atmosphère. Certains sont extrêmement élaborés et complexes, comme le projet de séquestrer le gaz carbonique à grande profondeur dans l’océan[2]. Évidemment, dans le domaine de la protection de l’environnement, aucune initiative n’est superflue. Mais sans prétendre régler tous les problèmes, il existe, heureusement, une méthode relativement simple pour séquestrer une partie du CO2 que l’on ne peut réduire : la plantation d’arbres. Celle-ci est particulièrement efficace si l’on plante des essences de bois dur dans des régions tempérées[3].

Même le célèbre James Cameron, réalisateur d’Avatar, se fait l’apôtre de la compensation des émissions de GES par la plantation d’arbres. Le 10 avril dernier, à Sao Paulo au Brésil, Cameron mettait en terre un arbre indigène rare, donnant ainsi le coup d’envoi à son projet de planter un million d’arbres dans 15 pays[4]. Dans un discours donné le 22 avril dernier, dans le cadre du Jour International de la Terre, le réalisateur affirmait que le reboisement était un moyen à considérer sérieusement pour contrôler la pollution de l’air et le réchauffement climatique. Selon lui, les arbres sont des machines parfaitement conçues, qui ont le pouvoir de séquestrer le CO2 tout en étant agréables à regarder[5]. Je suis bien d’accord avec lui.

Pour absorber une tonne de CO2 et enrayer une partie de la pollution atmosphérique, il faut compter sur la croissance de trois à six arbres sur une période de 40 ans, selon les espèces plantées, leur rythme de croissance et le milieu dans lequel ils se trouvent.[6]

En langage de tous les jours

Pour vous donner une idée concrète, une voiture compacte qui roule en moyenne 20 000 km par année émet 3 tonnes (3 000 kg) de CO2 dans l’atmosphère. Il faudrait donc planter 18 arbres, qui séquestreront  ce gaz carbonique pendant 40 ans.

D’autres exemples :

-          Naviguer une minute sur internet : 1.2 grammes de CO2

-          Utilisation d’un téléphone cellulaire durant une année : 112 kg de CO2

-          Éclairage d’une maison durant une année : 135 kg de CO2

-          Importation par avion d’un kilo de raisins du Chili : 6 kg de CO2

D’où l’importance de réfléchir à notre consommation quotidienne et de réaliser que celle-ci a toujours un impact, aussi banal puisse t’il nous sembler. Des petits gestes comme couper le moteur de la voiture peuvent avoir un impact considérable à grande échelle.

Comme consommateur, la première chose à faire, c’est de tenter de calculer, puis de réduire nos émissions ; et éventuellement, compenser ce qu’on ne peut réduire. ZEROCO2 vous fournit un calculateur simple à utiliser ICI. L’exercice est interactif et très intéressant à faire. Personnellement, ça m’a aidé à faire le portrait d’une situation que je trouvais autrement très abstraite. La consommation de mon appartement en électricité seulement (un petit 4 et demie) émet 160 kg de CO2 dans l’atmosphère annuellement, ou l’équivalent de l’absorption en CO2 d’un arbre sur une période de 30 à 40 ans.

Ça, c’est sans compter mes transports, mon alimentation, mes vêtements, etc.

Nous sommes presque 8 millions au Québec… ça fait réfléchir.

Crédit photo : flickr/alexindigo


[1] http://www.vedura.fr/economie/quotas-carbone/puits-carbone

[2] http://www.actu-environnement.com/ae/news/480.php4

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_de_carbone

[4] http://www.durable.com/actualite/article_nouveau-defi-pour-james-cameron-planter-un-million-d-arbre_816

[5] http://www.screenjunkies.com/movienews/james-cameron-plants-tree-buries-body-earth-day

[6] http://zeroco2.com/les-bienfaits-des-arbres


Montréal éthique : trouvailles coup de coeur

Vendredi, avril 23rd, 2010

Un article paru dans le journal L’Itinéraire[1] du 15 avril nous a bien intéressés, mes collègues et moi. On y parle d’une PME de Montréal, Mayukori, qui fabrique des oreillers rembourrés d’écales de sarrasin. L’histoire pourrait sembler banale, mais  nous avons été impressionnés par la rigueur morale de l’entreprise. En effet, le couple derrière Mayukori a fait le choix délibéré d’offrir un produit éthique à ses clients, sans faire de compromis. Le sarrasin est biologique et cultivé localement et les oreillers sont cousus à Montréal, par les employés d’une entreprise de réinsertion sociale. Bref, les produits offerts par Myukori sont non seulement originaux et de grande qualité, mais ils sont aussi porteurs d’un sceau « éthique ». Les motivations du couple d’entrepreneurs ne sont pas uniquement mercantiles, et personnellement, je trouve ça inspirant. Avec la montée de la popularité des investissements éthiques, serait-on en train de vivre un changement dans le modèle économique[2]?

J’ai donc effectué quelques recherches sur des entreprises éthiques de Montréal et ses environs. Vous trouverez ici une liste de mes coups de cœur, des entreprises qui offrent des produits qui se démarquent des autres, des concepts originaux, etc. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, et c’est tant mieux!

Okzoo Desing

Okzoo est la compagnie de Mélanie Casavant, une artiste et designer graphique qui s’éclate avec des vieux sacs de plastique. Ses créations, des bijoux ludiques et des affiches vraiment jolies ayant souvent pour thème les oiseaux, sont fabriquées de sacs de plastique comprimés. Le résultat est surprenant. Pas étonnant que ses affiches soient presque toutes vendues! Créations disponibles en ligne et dans quelques boutiques (voir son site web).

La gamme Attitude

J’aimais déjà les produits nettoyants naturels Attitude, fabriqués au Québec, certifiés Écologo et carboneutre[3], pour leurs odeurs fraiches et leurs designs attrayants. Je les aime encore plus maintenant que je sais que la compagnie commercialise des couches jetables biodégradables depuis janvier[4]. Oui, c’est moins écolo que les couches lavables, mais on se doute que plusieurs familles ne franchiront jamais cette étape. Quelle bonne initiative! En vente en pharmacies et en épiceries.

Le spa Espace Nomad

J’en rêve! Un spa dont les produits corporels utilisés et vendus sont biologiques. C’est rare à Montréal. 4650 boul. St-Laurent, Montréal.

Le Fuschia

MON coup de cœur du dernier mois. Ce petit resto boutique végétarien et éthique est un délice pour les yeux comme pour la panse. J’hésite à en parler tellement je voudrais le garder seulement pour moi. Le site web l’explique bien : « Fuchsia s’engage à développer des pratiques éco-responsables. En plus de privilégier les achats locaux, des ingrédients sains, naturels et doux pour l’environnement, Fuchsia opte pour des emballages réduits et offre des rabais pour encourager le retour de ses contenants réutilisables pour remplissage. » Miam! 4050, Coloniale, Montréal.

Cyclus Québec

Pas vraiment montréalaise, mais vraiment éthique et écologique, Cyclus fabrique des sacs faits de chambres à air recyclées en Colombie et offre à ses travailleurs des conditions de travail équitables. Cyclus Québec est en charge du développement de marché pour le Québec. Un peu comme pour Okzoo, on ne s’attendrait pas à ce qu’un matériau aussi brut donne un résultat aussi design, mais le produit final est franchement impressionnant. Plus solide et plus original que le cuir! Plusieurs points de vente à Montréal (voir site web).

Boites de la paix

Croisements entre œuvres d’art et meubles, les créations de la compagnie Boite de la paix sont faites de vieilles boites de munitions de l’armée américaine converties en celliers, en armoires, en mini bars… Les créateurs cherchent à faire réfléchir sur nos valeurs de responsabilité écologique et pacifique. Vraiment superbe.

Pour d’autres adresses intéressantes, j’ai déniché une belle façon de découvrir et d’encourager des commerces éthiques tout en économisant : le guide conscience verte, un livre de coupons rabais (parfois jusqu’à 50 %) applicables dans des commerces et entreprise vertes et éthiques de la grande région de Montréal. Il est disponible en ligne et dans les commerces participants pour 20 $. En tout, c’est  432 pages de coupons rabais pour des commerces variés tels que des boutiques d’alimentation naturelle, des spas, des centres de mise en forme et de yoga, des théâtres et des boutiques de vêtements éthiques.

Est-il important pour vous de consommer éthique et écologique? Quels efforts concrets effectuez-vous pour acheter de façon responsable? Auriez-vous des adresses à nous partager? Laissez-nous savoir !

Crédit photo : Flickr/montreal_bunny


[1] http://www.itineraire.ca/

[2] http://www.lesaffaires.com/archives/generale/brenda-plant-a-fait-de-l-isr-un-mode-de-vie/512302

[3] http://www.cleanattitude.com/fr/sections/page/53

[4] http://www.cleanattitude.com/fr/products/index/couches_pour_bebe


Le rôle du méthane dans l’équation

Vendredi, avril 16th, 2010



Des bulles de méthane emprisonnées dans la glace d’un lac gelé 

Dans le discours environnemental, on entend beaucoup parler du vilain gaz carbonique (CO2), et de son rôle dans le réchauffement de la planète. Le CO2 est devenu l’anti vedette, l’ennemi à combattre. Pourtant, les gaz à effet de serre sont constitués de plusieurs composés, dont le protoxyde d’azote, l’oxygène, la vapeur d’eau et le méthane. Un article sur la contribution du méthane océanique à l’effet de serre paru dans Le Journal de Montréal dimanche passé[1] m’a fait réaliser que je connaissais très peu de choses au sujet de ce gaz, un joueur pourtant très important dans la problématique de l’effet de serre. Voici les quelques trouvailles que j’ai fait à son sujet.

On entend moins parler du méthane et des autres composés des gaz à effet de serre parce qu’ils sont causés dans une moins grande proportion que le C02 par l’activité humaine. Les efforts de réduction d’émissions ne sont donc pas dirigés vers le méthane en priorité, mais vers le gaz carbonique, qui reçoit donc plus de publicité. Pourtant, on estime que sur une période de 100 ans, l’effet d’une tonne de méthane équivaut à l’effet de 21 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.[2][3]

Les principales causes d’émissions de méthane[4] :

Causes naturelles :

-Milieux humides : Les bactéries et les végétaux en décomposition présents dans les marécages et autres milieux humides stagnants produisent une fermentation qui libère du méthane dans l’atmosphère. Une hausse de la température a un effet considérable sur les émissions, parce qu’elle accélère le processus.

-La biomasse : La décomposition naturelle des végétaux cause des émissions de méthane (lors de leur oxydation incomplète).

-Sédiments et océans : Du méthane sous pression est contenu en grandes quantités dans des hydrates (clathrates) présents dans les pergélisols de la toundra et des fonds océaniques. Les hydrates sont des molécules d’eau gelée formant des cages qui emprisonnent le méthane. En fondant, les molécules de glace laissent s’échapper le méthane gazeux. D’où son surnom de « glace qui brûle ». Le problème ici c’est que des fuites importantes attribuées au réchauffement des océans ont été enregistrées et qu’elles risquent de se répéter de façon marquée. Le méthane d’origine naturelle est donc relâché dans l’atmosphère en partie à cause de l’activité humaine[5].

À travers le monde, de plus en plus de sources de méthane sous-marines sont découvertes. Le Journal de Montréal cite une étude de l’Université de San Diego sur le golfe du Mexique[6]. On y aurait découvert plusieurs « cheminées de méthane » dont l’effet sur le réchauffement climatique est à considérer sérieusement.

Causes artificielles :

-Milieux humides : Le phénomène de fermentation présent naturellement dans les marécages est retrouvé dans les rizières et les barrages hydroélectriques. Ces milieux humides créés par l’homme reproduisent les mêmes conditions propices à l’émission de méthane que les marécages. Les bactéries méthanogènes sont friandes des milieux stagnants sans oxygène.

-Énergies fossiles : Le gaz naturel est composé à 90 % de méthane. Des fuites de méthanes se produisent lors de son extraction, de son transport et de sa consommation.

-Élevage des ruminants : La digestion des bovidés émet d’importantes quantités de méthane dans l’atmosphère, spécialement quand ils sont nourris de protéagineux (soya). On estime que les flatulences des ruminants sont responsables de 16 % des émissions totales de méthane mondialement. Manger végé, pas si bête finalement…[7]

-Déchets humains : Les dépotoirs et les sites d’enfouissement sont une source non négligeable d’émissions de méthane.

Pour éviter les émissions artificielles de méthane

On peut réduire sa consommation de viande, de lait et de riz, pratiquer le tri des déchets (incluant le compost), faire des pressions sur les dirigeants municipaux pour que le méthane émis par les sites d’enfouissement soit récupéré[8][9].

Espoir?

Le méthane peut être considéré à la fois comme un ennemi terrible et comme un allié. En effet, s’il est brûlé avant de s’échapper dans l’atmosphère sous forme gazeuse, le méthane devient une source d’énergie propre. Plusieurs pays, dont le Japon, l’Allemagne, les États-Unis et le Brésil, se sont lancés dans la course à l’exploitation du méthane sous-terrain et sous-marin[10].  Les derniers prototypes élaborés consistent à faire passer le méthane de la phase solide à la phase gazeuse en injectant du CO2 directement dans le sol sous marin[11]. Le méthane gazeux est ensuite récupéré pour être utilisé comme combustible, ce qui a un effet minime sur l’effet de serre (encore moins qu’en brûlant du gaz naturel).

Le problème du méthane océanique demeure néanmoins préoccupant. Les développements technologiques seront à suivre avec intérêt.

Fait cocasse


Une théorie attribue la cause du mystère du triangle des Bermudes au méthane[12]. En effet, selon cette théorie, un puis de méthane serait situé directement sous le fameux triangle. Des fuites de gaz soudaines et importantes causeraient la formation de grandes quantités de bulles à la surface de l’eau, ce qui changerait sa densité et son pouvoir de flottaison. Les bateaux malchanceux passant par là couleraient donc directement à pic.

Crédit photo : Flickr/Garron Nicholls


[1] « Le méthane et l’effet de serre » (2010). Journal de Montréal, 11avril, p. 13.

[2] http://unfccc.int/ghg_data/items/3825.php

[3] http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Points-de-vues/Le-methane-probleme-majeur-et-solution-pratique-pour-le-climat/%28theme%29/1947

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thane

[5] http://www.ledevoir.com/environnement/259968/methane-contre-carbone

[6] « Le méthane et l’effet de serre » (2010). Journal de Montréal, 11avril, p. 13.

[7] http://www.zeroco2.com/blog/2010/02/22/314/

[8] http://www.ecolodujour.com/article-17395082.html

[9] http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thane

[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrates_de_m%C3%A9thane

[11] [11] « Le méthane et l’effet de serre » (2010). Journal de Montréal, 11avril, p. 13.

[12] http://www.triangle-bermudes.com/theories-gaz-flatulences-oceaniques.html


L’impact environnemental des voyages en avion

Vendredi, avril 9th, 2010

Un article paru cette semaine dans le journal anglais The Guardian dresse un portrait de l’impact environnemental de l’aviation civile au Royaume-Uni[1]. Londres étant un centre économique important, le pays reçoit son lot de vols et de correspondances. L’auteur, Duncan Clark, affirme que l’aviation civile serait responsable d’au moins 13 % des émissions de GES au pays, plutôt que les 2 % officiellement présentés par l’industrie de l’aviation.

Les émissions de GES causés par l’aviation civile semblent causer beaucoup plus de remous dans l’opinion publique là-bas qu’ici. Est-ce simplement parce que le problème y est plus criant ou parce que nous n’y sommes pas encore assez conscientisés? Une publicité du collectif Plane Stupid, un groupe activiste environnemental, a d’ailleurs fait sensation en novembre dernier en affirmant que chaque passager d’un vol local était responsable du relâchement dans l’atmosphère de l’équivalent en CO2 du poids d’un ours polaire. Si la campagne n’est pas très scientifique, elle a le don d’attirer l’attention sur une problématique bien réelle. (Attention, choquant!)

Un vol aller-retour entre New York et Londres émet en moyenne 1.23 tonnes[2] de CO2 par passager, ce qui équivaut à presque 12 %  des 10.7 tonnes émises en moyenne par un Québécois annuellement. En fait, l’aviation civile serait la source d’émission de GES ayant la croissance la plus rapide mondialement, due à la hausse constante de sa demande, et serait responsable de l’émission de 600 millions de tonnes de GES dans l’atmosphère par année[3]. D’où l’importance de se poser des questions avant de choisir un moyen de transport.

Alors, concrètement, comment on agit?

L’Union européenne est la pionnière dans le dossier. Elle a fait paraitre, l’été passé, une liste de 4 000 transporteurs mondiaux qui devront respecter les quotas d’émissions de GES qui seront mis en place en 2012 s’ils veulent faire affaire sur son territoire. Les exploitants d’avions devront acheter des permis s’ils polluent davantage que la limite qui leur sera accordée par la Commission européenne. Par contre, si leurs émissions sont moins élevées que ce que leur permettent leurs quotas, ils pourront revendre la portion inutilisée de ceux-ci à d’autres entreprises, de façon semblable au fonctionnement d’une bourse du carbone.

Comme l’aviation est une industrie mondiale, les transporteurs et les fabricants qui désirent rester compétitifs n’ont pas d’autre choix que d’emboiter le pas aux mesures mises en place. Par chez nous, Bombardier, Air Canada, Air Transat et plusieurs autres doivent réviser leur modèle et réévaluer leurs pratiques. Si la nouvelle est bien accueillie par les fabricants qui voient une opportunité en or de vendre de nouveaux modèles plus performants, les transporteurs, eux, seront touchés plus sévèrement.

Par ailleurs, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI[4]) organise annuellement plusieurs colloques pour établir des stratégies de réduction de pollution sonore et atmosphérique. Montréal sera l’hôte, du 11 au 14 mai prochain, du troisième colloque annuel de l’OACI qui portera sur l’aviation et les changements climatiques[5]. Au menu : un effort commun des partenaires de l’industrie de l’aviation pour calculer et réduire les émissions globales de GES. Les solutions proposées : des innovations technologiques pour des avions qui émettent moins, les énergies renouvelables et le développement accru de l’offre de crédits de carbone.

Que puis-je faire pour réduire mon empreinte?

En premier lieu, vous pouvez, évidemment, considérer les options alternatives à l’avion si le temps le permet. Le train, l’autobus et même la voiture sont souvent des moyens moins polluants que l’avion, surtout s’il s’agit d’un vol local et que l’avion est à moitié plein.

Si vous devez voler, choisissez les vols avec le moins d’escales possible. Les avions ont besoin de beaucoup de carburant au décollage et à l’atterrissage. Faites affaire avec les compagnies budget : elles ont tendance à maximiser l’espace de leurs avions et à bien les remplir. Voyagez léger et évitez la première classe, vous occuperez moins d’espace.

Il est maintenant aussi possible de compenser les émissions de vos vols en achetant des crédits de carbone ou en finançant la plantation d’arbres. Grâce à son calculateur très facile d’utilisation, ZEROCO2 vous permet de calculer et de compenser vos émissions, peu importe votre destination. Lorsque vous faites l’acquisition de crédits de carbone assurez-vous qu’ils sont certifiés par un organisme reconnu tel que Gold Standard ou Voluntary Carbon Standard (VCS).

Une note positive

Le premier vol d’un avion propulsé à l’énergie solaire a été célébré hier en Suisse[6]. En effet le Solar Impulse, un avion dont les ailes sont recouvertes de 12 000 cellules photo voltaïques, s’est élevé à une hauteur de 1 000 mètres pendant près de deux heures.

À quand un premier vol commercial zéro carbone ?

Crédit photo : Flickr/Pinguino


[1] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/apr/06/aviation-q-and-a

[2] http://zeroco2.com/calculer-individus

[3] http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Chiffres-cles/les-emissions-de-Gaz-a-effet-de-serre-de-l-aviation/%28theme%29/293

[4] http://www.icao.int/fr/

[5] http://www.icao.int/CLQ10/

[6] http://www.dailymotion.com/video/xcv0lf_le-premier-vol-de-solar-impulse-a-p_tech


Les Vendredis Verts – Les plantes d’intérieur détoxifiantes

Vendredi, avril 2nd, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, j’ai décidé de faire quelques recherches sur les plantes d’intérieur et leurs propriétés bienfaisantes. En effet, en plus d’ajouter de l’atmosphère à la maison et d’avoir un effet apaisant, certaines plantes peuvent aussi aider à détoxifier l’air ambiant. Les propriétés des plantes d’intérieur ont même été le sujet d’une étude très sérieuse effectuée par la NASA[1]. Voici un palmarès des 9 plantes d’intérieur les plus purifiantes selon quelques recherches web.

1-Le dragonnier

Crédit photo : Flickr/svacher

Le dragonnier est efficace pour nettoyer l’air des produits toxiques suivants:

-le formaldéhyde – un irritant hautement allergène présent dans les isolants, le contreplaqué, les produits du papier (sacs de papiers, mouchoirs, essuie-tout, …), la fumée de cigarette, les imperméabilisants, les résines…

-le xylène – un irritant respiratoire, sous-produit du pétrole, utilisé comme solvant et dans les industries du cuir, du caoutchouc et de l’impression.

- le trichloréthylène - un carcinogène commun, présent dans la peinture, les solvants, l’encre, et les vernis

-le toluène – un solvant irritant pour les yeux, la peau et le système respiratoire

2-Le lierre

Crédit photo : Flickr/tina_manthorpe

Le lierre est efficace pour absorber le monoxyde de carbone. Il absorbe aussi le toluène et benzène[2] (un solvant carcinogène). Il débarrasse des composés organiques volatiles toxiques (COV)[3] produits par la peinture, la cuisinière, la fumée de cigarette et les détergents.

3-Le ficus

Crédit photo : Flickr/OwenBlacker

Le ficus absorbe le formol que l’on retrouve dans les meubles, les colles, les mousses d’isolation. Il filtre les fumées de cuisson et la fumée de cigarette.
4-Le philodendron

Crédit photo : Flickr/rameshuy

Le philodendron est le plus efficace pour absorber le formaldéhyde selon la Nasa. Il filtre aussi les COV toxiques des isolants, de la colle à moquette, du papier peint et la fumée de cigarette.

5-La plante araignée

Crédit photo : Flickr/madaise

La plante araignée est efficace contre le monoxyde de carbone, le toluène et le benzène.

6-La fleur de lune (spathiphyllum)

Crédit photo : Flickr/prettywar-stl

La fleur de lune absorbe le trichloréthylène, le benzène, l’ammoniac[4] (retrouvé dans les engrais, les polymères et la fumée de cigarette), le xylène et le formaldéhyde. Elle a une grande capacité à filtrer l’air : mastics, colles, vernis, peinture, produits d’entretien, meubles cirés, et papiers imprimés.

7-La fougère

Crédit photo : Flickr/Kaptain Kobold

Les fougères absorbent le formaldéhyde et le xylène, ainsi que les COV toxiques provenant des meubles, des colles, et de la peinture.

8-Le chrysanthème

Crédit photo : Flickr/Petrine

Le chrysanthème absorbe le benzène, le formaldéhyde et l’ammoniac. Il dépollue les hydrocarbures dégagés par des huiles essentielles, les parfums d’ambiance et l’encens.

9-La grande famille des palmiers

Crédit photo : Flickr/Eric in SF

Les palmiers absorbent le formaldéhyde et le xylène. Ils absorbent les COV toxiques émanant des désodorisants, de la fumée de cigarette, du PVC, du papier peint et de la moquette collée.

Nos environnements intérieurs sont souvent pollués, sans qu’on ne le réalise. Les substances toxiques présentes à la maison ou au bureau peuvent causer des mots de tête et des irritations de toutes sortes. Les plantes  sont de formidables alliées contre la pollution, il n’y a donc aucune raison de se priver de leur présence. Vive le pouvoir vert!

http://fr.wikipedia.org/wiki/Xyl%C3%A8ne

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tolu%C3%A8ne

http://www.skytopic.com/1133773989-les-plantes-depolluantes

http://plantes.suite101.fr/article.cfm/les-plantes-vertes-depolluantes


[1] http://www.scribd.com/doc/1837156/NASA-Indoor-Plants

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Benzene

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Compos%C3%A9_organique_volatil

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Ammoniac



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