Biodiversité
Bon coup
Changements climatiques
Conscience sociale
Développement durable
Élections fédérales 2011
Énergies renouvelables
Environnement
Faites-le vous-même!
Gaz à effet de serre
Sommet de Cancun
Sommet de Copenhague
Tendances durables
Trouvailles
Vendredis Verts


Mettre un frein à la marche au ralenti
Un pas à la fois avec Défi Climat !
Halte à la croissance ? 40 ans plus tard
Vendredi vert – Sous les projecteurs : célébrités masculines
« Gaz » automobile, gaz carbonique, gaz à effet de serre


mai 2012
avril 2012
mars 2012
février 2012
janvier 2012
décembre 2011
novembre 2011
octobre 2011
septembre 2011
août 2011
juillet 2011
juin 2011
mai 2011
avril 2011
mars 2011
février 2011
janvier 2011
décembre 2010
novembre 2010
octobre 2010
septembre 2010
août 2010
juillet 2010
juin 2010
mai 2010
avril 2010
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
novembre 2009



subscribe

Archive for mai, 2010

Vendredis Verts – Spécial bibittes

Vendredi, mai 28th, 2010

C’est le retour du beau temps! Et qui dit chaleur et humidité, dit moustiques, araignées, pucerons et autres créatures volantes ou rampantes. Plusieurs insectes ont une utilité dans la chaine alimentaire et font, malheureusement pour certains, partie de la biodiversité. Par ailleurs, les insectifuges et insecticides contiennent plusieurs produits chimiques qui peuvent non seulement être nocifs pour votre santé, mais qui peuvent aussi avoir des répercussions négatives sur l’écosystème.

Selon le site du développement durable du gouvernement du Québec[1] :

« Les pesticides, en particulier les insecticides, peuvent avoir des répercussions majeures sur les insectes utiles, notamment sur les pollinisateurs et les insectes prédateurs qui se nourrissent d’autres insectes. Les insectes pollinisateurs, comme les abeilles, qui contribuent à la reproduction de plusieurs espèces végétales, peuvent s’intoxiquer lors de la pulvérisation ou en butinant des fleurs de plantes qui ont été arrosées avec des pesticides. L’élimination des insectes entomophages par les pesticides a pour conséquence d’éliminer les agents de lutte naturelle contre certaines populations d’insectes. »

Sans compter les enjeux des pesticides sur les populations d’oiseaux sauvages. Selon le site web canadien Faune et flore du pays[2], les pesticides chimiques affectent les populations d’oiseaux qui peuvent s’empoisonner en consommant des insectes ou des feuilles traitées. Au Canada seulement, les pesticides chimiques homologués comptent une trentaine de produits susceptibles d’empoisonner les oiseaux sauvages.

Les pesticides sont contenus dans plusieurs produits d’usage courant tels que les peintures pour l’extérieur et les produits de préservation du bois, les désinfectants et les colliers antipuces. Tentons d’éviter d’acheter consciemment des produits qui en contiennent, comme les vaporisateurs en aérosol. Je vous propose de tester des méthodes alternatives et naturelles pour chasser les insectes autour du balcon et dans la cour.

Première étape – Éviter d’attirer les insectes

Les moustiques sont attirés par les vêtements foncés, le dioxyde de carbone (émis par une flamme, ou par le corps humain – en plus forte proportion après l’exercice) et l’acide lactique (présent dans notre corps après l’exercice, ou après avoir consommé des aliments salés ou riches en potassium). Ils sont également attirés par les odeurs florales ou fruitées et par toutes les sources d’humidité, de la transpiration humaine à la flaque d’eau[3].

Les fourmis sont attirées par tout ce dont les humains se nourrissent. Il est important de garder toute forme de nourriture dans des contenants fermés et de garder les comptoirs et les armoires propres[4].

Les mouches sont attirées par la nourriture en décomposition où elles pondent leurs œufs. Elles peuvent être attirées par les poubelles, les litières d’animaux, les gamelles d’animaux et même par des restants de nourriture laissés dans l’évier[5].

Deuxième étape – Trucs naturels pour repousser les insectes

-          Les fourmis détestent les concombres, spécialement leur pelure. En cas d’infestation, vous pouvez placer des pelures de concombres à leur source d’entrée dans la maison[6].

-          L’huile d’eucalyptus et l’huile de soya sont de bons moyens d’éviter les piqures de moustiques (et plus efficaces que l’huile de citronnelle semble t-il)[7].

-          L’odeur des fleurs de souci (marigolds) éloigne les insectes[8]. Vous pouvez en planter autour de la maison.

-          Les plants de menthe poivrée et de menthe verte sont efficaces pour repousser les fourmis[9].

-          Les plants de menthe et de basilic repoussent les mouches, la présence de sachets de menthe dans la maison produit le même effet[10].

-          Vaporisez du jus de citron près de la source d’infiltration des fourmis pour les décourager d’enter dans la maison.

-          Saupoudrez du romarin séché réduit en poudre sur le lit de votre animal de compagnie pour décourager les puces.

-          Vous pouvez coincer des gousses d’ail entre les planches de la véranda pour repousser les fourmis.

-          Si vous faites cuire des aliments sur le barbecue, faites bruler du romarin ou de la sauge pour repousser les moustiques.

Troisième étape – Recettes d’insectifuges naturels

-Savon insecticide pour les plantes

Voici une recette naturelle dénichée sur le site du Jardin botanique de Montréal pour débarrasser vos plantes de visiteurs nuisibles[11]. Cette préparation est efficace au contact des insectes, elles n’a donc aucun effet préventif.

Diluer 5 ml (1 c. à thé) de savon à vaisselle liquide dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Vaporiser sur les plantes infestées d’acariens (tétranyques), d’aleurodes, de pucerons ou de thrips.

-Insectifuge naturel

Cet insectifuge maison est efficace et sans agent toxique, mais il faut quand même faire attention, les huiles essentielles peuvent être irritantes pour certaines personnes. Source : cap-québec.com [12]

10 gouttes d’huile essentielle de citronnelle
10 gouttes d’huile essentielle de cèdre
10 gouttes d’huile essentielle de girofle
125 ml (½ tasse) de gel d’aloès ou d’huile d’amande douce ou d’huile de germe de blé
Bien mélanger avant chaque utilisation.
Protection efficace pour les pêcheurs ou les adeptes de sports et activités en plein air.

crédit photo : Flickr/oneshotonepic


[1] http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/pesticides/consequences_especes_vivantes.htm

[2]http://www.hww.ca/hww2_f.asp?id=230&cid=4

[3] http://chemistry.about.com/cs/howthingswork/a/aa050503a.htm

[4] http://www.pesticide.org/ants.html

[5] http://www.ehow.com/how_2071137_rid-flies.html

[6] http://www.planetnatural.com/site/xdpy/kb/natural-pest-controls.html

[7] http://www.eartheasy.com/live_natpest_control.htm

[8] http://www.eartheasy.com/live_natpest_control.htm

[9] http://www.planetnatural.com/site/xdpy/kb/natural-pest-controls.html

[10] http://www.planetnatural.com/site/xdpy/kb/natural-pest-controls.html

[11] http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/info_verte/fiches/pesticides_nat.htm

[12] http://www.cap-quebec.com/virusnil.php?Lang=fr


Le jardinage écolo à l’ère du 2.0

Mercredi, mai 26th, 2010

J’ai fait une découverte tout à fait inusitée cette semaine. En effectuant quelques recherches, j’ai découvert le mouvement du « Window Farming », un concept original qui exploite le meilleur des deux mondes, le moderne et l’ancien, c’est-à-dire, les nouvelles technologies au service de l’agriculture. Je vous explique.

La tendance étant au verdissement des zones densément peuplées, nous sommes déjà familiers avec les jardins verticaux et les toits verts. Un lecteur du blogue nous a parlé de l’entreprise EnviroZone, qui propose un système vertical pour faire pousser ses propres fines herbes dans sa cuisine[1]. Place à The Windowfarms Project[2] : un concept de jardin hydroponique vertical à fabriquer soi-même, qu’on place dans la fenêtre d’un appartement, d’une maison, ou même d’un bureau, et qui permet de cultiver des légumes tels que la laitue, les tomates cerise, le bok choi et les fines herbes à l’intérieur, sans terre. Système écolo par excellence, il est construit à partir de matériaux recyclés (dont des bouteilles de plastique recyclées et des vieux pots de vitamines), d’une pompe à aquarium  et de matériel de culture hydroponique. C’est très joli à regarder. Voir la petite vidéo explicative :

The Windowfarms Project

Ce que je trouve formidable avec ce projet, c’est la communauté qui s’est créée autour. En plaçant simplement une adresse de site web dans la fenêtre où le premier « jardin de fenêtre » a été installé, à Brooklyn, les deux femmes derrières l’initiative, Britta Riley (artiste) et Maya Nayak (horticultrice), ont créé un véritable effet viral sur Internet. Ça leur a donc permis de créer une communauté virtuelle et d’échanger avec d’autres jardiniers enthousiastes afin d’améliorer leur concept. La méthode est d’ailleurs téléchargeable gratuitement sur leur site web : http://www.windowfarms.org/.

Le site web de Windowfarms comprend un blogue communautaire, où chacun est invité à poser des questions aux autres et à partager ses expériences de jardinage, comme par exemple, demander quelles espèces de légumes sont les plus propices à s’adapter au système de jardinage hydroponique, ou de mettre des photos de son propre jardin. Certains proposent des solutions pour améliorer le concept, ce qui fait que les derniers prototypes de jardins sont plutôt élaborés.

Selon Britta Riley, Windowfarms est un projet d’art participatif qui cherche à faire réfléchir aux questions environnementales à travers les nouvelles technologies et les structures communicationnelles[3]. Riley souhaite impliquer les gens dans un processus de responsabilisation et de recherche. Elle appelle sa méthode « R & D-I-Y » (Research and Develop It Yourself – Recherche et Élabore le toi-même). Et ça marche : en un an, le site participatif our.windowfarms.org comprend pas moins de 4 000 membres actifs un peu partout dans le monde[4]!

À l’ère où l’alimentation est la cause de tant de débats et que nous nous demandons comment nourrir toutes les bouches de la planète, Britta Riley nous prouve que nous pouvons tous faire partie de la solution. Elle nous donne même une méthode pour parvenir à mettre nous-mêmes sur pied un système de jardinage intérieur peu couteux (environ 30 $ pour commencer). Je vois une tendance à long terme dans l’agriculture urbaine, intérieure ou pas. Et vous?

Crédit photo : Flickr/SparkCBC


[1] http://espace.canoe.ca/MURVEGETAL/album/view/320092

[2] http://www.windowfarms.org/

[3] http://www.windowfarms.org/

[4] http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=125504307


Les Vendredis Verts : les plus belles citations

Vendredi, mai 21st, 2010

Ouf! Que d’émotions ces derniers temps. La catastrophe pétrolière du golfe du Mexique qui relance le débat sur les sables bitumineux en Alberta, les records de chaleurs enregistrés pour le début de 2010, le ratage des cibles établies pour protéger la biodiversité… il y vraiment de quoi être découragé.

Voilà, je vous propose des citations environnementales pour vous motiver à ne pas abandonner tout espoir en l’humain et sa capacité d’accomplir de grandes choses. Voici des paroles sages qui donnent envie de rendre le monde meilleur.

« L’humanité fait partie et dépend de la biodiversité, 2010 doit conduire à se réapproprier cette évidence. »

Hubert Reeves (astrophysicien québécois)

« Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. »

Antoine de Saint-Exupéry (écrivain français)
Extrait de Terre des hommes


« Si une partie seulement de la société profite de certaines richesses, une déprédation de l’environnement – une marée noire ou un nuage toxique radioactif – frappe toutes les classes sociales et traverse les frontières. »

Ulrich Beck (sociologue allemand)

Philosophie Magazine n° 12, août 2007


« S’il n’y avait que sept merveilles du « monde » sur la terre, cela ne vaudrait pas la peine d’y aller voir. »

Jacques Prévert
Extrait de Fatras
(poète français)

« La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l’espèce humaine et qui compense (un peu) l’immensité de sa bêtise guerrière. »

Hubert Reeves (astrophysicien québécois)

Extrait de L’Espace prend la forme de mon regard


« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »

Antoine de Saint-Exupéry (écrivain français)


« Quand ils auront coupé le dernier arbre, pêché le dernier poisson et pollué le dernier ruisseau, alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas »

Sitting Bull (Chef amérindien)


« Il suffit d’abaisser notre prétention à dominer la nature et d’élever notre prétention à en faire physiquement partie, pour que la réconciliation ait lieu. »

Francis Ponge (poète français)
Extrait de Le Grand Recueil


« La science doit s’accommoder à la nature. La nature ne peut s’accommoder à la science. »

Ferdinand Brunot (linguiste et philosophe français)
Extrait de La pensée et la langue


« La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre. »

Sitting Bull (Chef amérindien)


Lesquelles préférez-vous ? N’hésitez pas à allonger la liste avec vos propres citations favorites…

Crédit photo : Flickr/Piterart


Il fait et fera chaud en 2010

Mercredi, mai 19th, 2010

Avril : mois record

La nouvelle a fait les manchettes cette semaine : avril 2010 aura été le mois d’avril le plus chaud jamais répertorié. En effet, la température globale terrestre a été de 0.69 degrés Celsius plus élevée que la moyenne enregistrée depuis 1880. Ça représente une hausse de la température terrestre de 1.28 degrés Celsius et une hausse de la température océanique de 0.57 degré Celsius[1]. À vrai dire, selon la NASA et le National Climatic Data Center, le mois d’avril n’est pas le seul à battre des records. L’année 2010, de janvier à avril, est l’année la plus chaude enregistrée à ce jour[2], confirmant ainsi les prévisions de records de chaleur pour 2010 publiées par la NASA en mars dernier[3]. Cette hausse de température a des conséquences importantes à court et à long terme. Selon l’Agence France Presse :

« La glace de l’Arctique recouvrait 14,7 millions de km2, soit moins que la normale pour le 11ème mois d’avril consécutif, selon les données satellitaires de NOAA.

Enfin, la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a été la quatrième plus basse depuis 1967 pour le mois (d’avril), en raison notamment des températures plus élevées en Amérique du Nord et dans certaines régions de Russie. »[4]

Hors, même s’il est tentant de sauter aux conclusions, il est encore trop tôt pour établir hors de tout doute une relation entre le réchauffement climatique et ces observations météorologiques. Même si plusieurs scientifiques croient à l’hypothèse que le réchauffement climatique causé par l’homme pourrait faire partie des causes expliquant les températures record d’avril[5], mieux vaut rester prudent.

Le principal coupable : El Nino

En effet, selon plusieurs sources, dont l’Agence France Presse, la principale cause officielle pour expliquer la hausse importante de la température du mois dernier est El Nino[6], un phénomène complexe et difficile à vulgariser, mais je tenterai de l’expliquer en quelques lignes.

Tout d’abord, l’El Nino est un important courant d’eau plus chaud que la normale dans le Pacifique, près de la côte de l’Amérique du Sud qui apparait tous les 3 à 7 ans et dure entre 12 et 18 mois. Ce courant est causé par un changement d’intensité ou de direction dans les alizés (types de vents), ce qui pousse des eaux chaudes en provenance du Pacifique australien et asiatique trop près de l’Amérique. La cause du changement des vents est un phénomène encore difficile à expliquer pour les scientifiques[7].

Le courant d’eau chaude empêche un courant d’eau froide (La Nina) de remonter normalement à la surface près des côtes. Ce courant d’eau froide est malheureusement nécessaire à la prolifération de la vie marine et à la formation de précipitations normales. Il s’en suit donc un chamboulement de la situation météorologique : le parcours et l’intensité des précipitations sont perturbés, ce qui cause des sécheresses dans des zones habituellement humides et des inondations où on ne s’y attendait pas. La température peut aussi être affectée. Bien souvent, les effets sont imprévisibles, encore plus lorsqu’on s’éloigne de l’Amérique du Sud.

Même s’il serait tentant ici aussi de voir une relation de cause à effet entre  le réchauffement climatique et le phénomène El Nino, les scientifiques ne sont pas arrivés à un consensus sur la question[8]. Par ailleurs, le phénomène El Nino est répertorié depuis  1567[9], bien avant que l’activité humaine cause un réchauffement climatique accéléré. Pourtant, plusieurs hypothèses scientifiques soutiennent que le réchauffement climatique pourrait influencer la fréquence et l’intensité d’El Nino[10].

2010 : année record

Malgré tout, la constatation de la hausse de température du mois d’avril nous rappelle que le réchauffement climatique à long terme est, lui, bien réel. Les statistiques sont trop difficiles à évaluer à court terme, mais depuis 1880, le climat augmente de façon stable, comme l’illustre ce graphique :

Source : NASA

Comme mentionné plus haut, un rapport de la NASA publié en mars dernier annonçait que 2010 serait une année record en terme de températures élevées. Une étude semblable du National Oceanic and Atmospheric Administration arrive aux mêmes conclusions. Les rapports publiés en mars associent ces hausses de températures au réchauffement climatique global et à El Nino[11].

Simple coïncidence? Pensez-vous que ces deux phénomènes sont amplifiés par l’activité humaine ?

Crédit photo : Wikicommons/peripitus


[1] http://www.treehugger.com/files/2010/05/warmest-april-ever-noaa-global-temperature-data.php?campaign=th_rss&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+treehuggersite+%28Treehugger%29

[2] http://content.usatoday.com/communities/sciencefair/post/2010/05/2010-is-warmest-year-on-record/1

[3] http://environment.change.org/blog/view/nasa_2010_will_be_the_hottest_year_on_record

[4] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifizAPCRaNvOrRx2lEl00OwZV7Og

[5] http://climateprogress.org/2010/05/17/hurricane-season-record-atlantic-temperatures-hottest-april/

[6] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifizAPCRaNvOrRx2lEl00OwZV7Og

[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/El_Ni%C3%B1o

[8] http://environment.about.com/od/globalwarming/a/elninolanina.htm

[9] http://www.ec.gc.ca/adsc-cmda/default.asp?lang=Fr&n=208ED67A-1

[10] http://www.actualites-news-environnement.com/20006-El-Nino-rechauffement-climatique.html

[11] http://content.usatoday.com/communities/sciencefair/post/2010/05/2010-is-warmest-year-on-record/1


Les Vendredis Verts : Spécial bacs de récup

Vendredi, mai 14th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, je vous propose un tour du monde de la planète recyclage.

Nous avons maintenant la collecte sélective à la porte, mais l’époque des cloches vertes au coin de la rue n’est pas si lointaine. Trouvez-vous que les installations publiques sont adéquates et facilement accessibles? Allons voir ce qui se fait ailleurs pour comparer. Certaines installations sont austères, d’autres sont super colorées. À chaque pays son style…

Zaanstad, Pays Bas

Wikimedia/Vmenkov

Cardiff, Pays de Galles

Wikimedia/Sirdom

Illinois, É-U

Flickr/my new clever name

Yunnan, Chine

Wikimedia/BrokenSphere

Olsztyn, Pologne

Wikimedia/Serdelll

Baltimore, Maryland

Flickr/Fan Cans

Tel Aviv, Israel

Flickr/hanneorla

Kunming, Yunnan, Chine

Wikimedia/BrokenSphere

Singapour

Flickr/janetski

San Francisco, É-U

Flickr/frankfarm

Lausanne, Suisse

Wikimedia/Rama

Toronto, Ontario

Wikimedia, Skeezix1000

Athènes, Grèce

Wikimedia/ Christos Vittoratos

Prague, République Tchèque

Flickr/Ludek Kovai

Amsterdam, Pays Bas

Flickr/Born2fly

Asturias, Espagne

Flickr/Pilar Azana

Machynlleth, Pays de Galles

Flickr/lilou2000

Asahikawa, Japon

Flickr/Beckywithasmile

Changi, Singapour

Flickr/Gerard’s World

Natal, Brésil

Flickr/Urban Combing

Londres, Angleterre

Flickr/EcoChampion

Nagoya, Japon

Flickr/docpi -

Encore le Japon, mais ils sont tellement surprenants! Incroyable.

Il y en a vraiment pour tous les goûts. Lesquels préférez-vous?


Pédaler pour changer le monde… rien de moins!

Mercredi, mai 12th, 2010

Des vélos-taxis à Hambourg, en Allemagne


Je suis une amoureuse du vélo. Ayant grandi en ville, je roule sur les pistes cyclables et dans les nids de poule depuis que je suis toute petite. J’ai passé du siège de bébé posé sur le vélo rose saumon de ma mère à ma première bicyclette de princesse à siège banane, jusqu’à mon dernier compagnon fidèle, un hybride assez usé pour ne pas tenter les voleurs. Mes bicyclettes m’ont menée aux quatre coins de la ville, toujours plus rapidement que les transports en commun, en me permettant de sauver du temps au gym en prime.

Le vélo a toujours été un moyen de transport vert, peut-être même le plus vert qui soit. En ces moments de réflexion sur notre dépendance au pétrole, je me réjouis de savoir que le nombre de cyclistes montréalais atteint les 241 000 personnes[1]. Et si cette énergie dépensée en pédalant était utilisée à d’autres fins que le simple déplacement? Cette semaine, j’ai déniché des concepts avant-gardistes qui poussent l’utilisation du vélo plus loin. Après tout, l’énergie la plus renouvelable n’est-elle pas la nôtre?

Pédaler pour alimenter son gym

La compagnie américaine Green Revolution commercialise des vélos stationnaires brevetés dont l’énergie produite en les utilisant est recueillie pour alimenter son centre d’entrainement en électricité[2]. Le concept est simple : des capteurs placés sur le socle des bicyclettes transfèrent le courant continu de 12 volts produit par les cyclistes à un générateur qui le transforme en courant alternatif de 110 volts. Vingt personnes créent environ 3 kilowatts en une heure[3], c’est-à-dire, assez pour alimenter 30 ampoules de 100 Watts pendant cette période[4]. L’immeuble reçoit le courant électrique généré par les abonnés et diminue ainsi sa facture d’électricité. Les grands gymnases ne peuvent pas être alimentés uniquement par les vélos, mais selon le propriétaire de la compagnie, Jay Wheelan,  les petits  le pourraient.

Les cyclistes ont la récompense de connaitre la quantité d’énergie qu’ils produisent, une motivation favorisant une saine compétition. Green Revolution est présentement en train de développer des concepts de récupération de l’électricité adaptés aux autres appareils de mise en forme. À voir arriver chez nous avec impatience!

Pédaler pour manger gratuitement

Le Crowne Plaza de Copenhague au Danemark, un pays reconnu pour son amour du vélo, offre à ses invités l’option de pédaler pendant quinze minutes pour alimenter l’hôtel en énergie[5]. Le mécanisme installé sur les vélos est semblable à celui développé par Green Revolution. En échange, les invités ont droit à un repas gratuit d’une valeur de 27 euros au chic restaurant de l’hôtel. De quoi se creuser  l’appétit.

Cette campagne s’étendra sur l’année et si elle connaît un grand succès, elle sera également reprise dans tous les hôtels Crowne Plaza au Royaume-Uni. Le Crowne Plaza de Copenhague est aussi équipé de panneaux solaires.

Déménager sans émissions de GES pour une fraction du prix

Les déménagements Myette, une petite entreprise de Montréal, offre des services de déménagement léger à petit prix, effectués à vélo[6]. Les déménageurs mettent à votre disposition de grandes remorques plate-forme pouvant tirer jusqu’à 600 livres, conçues spécialement pour être tirées par des vélos. Vous pouvez les voir à l’œuvre dans ce reportage diffusé à La vie en vert sur les ondes de Télé Québec. Impressionnant!

Pédaler pour se réintégrer

L’organisme Vélo DUO offre un service de taxi à vélo triporteur,  gratuit pour les personnes âgées, dans onze municipalités du Québec[7], dont Varennes, Saint-Jean-sur-Richelieu et Beauport. L’organisme emploie des jeunes décrocheurs, leur offre un travail d’été valorisant et leur fournit une bourse d’études. Le service de taxi permet à des personnes dont la mobilité est réduite de prendre l’air et de profiter du beau temps. Quelle belle initiative.

Les vélos-taxis sont déjà présents dans des grandes villes d’Europe comme Paris, Amsterdam et Hambourg (photo du haut).

Pour terminer avec le sourire

Allez jeter un coup d’œil à cette super galerie de photos de vélos sur le blogue docvelo.com : http://www.docvelo.com/inusite.htm. Au menu, un vélo en bambou, un vélo allemand sans pneu et le plus long vélo au monde. Mon coup de cœur : le vélo réunion, un vélo circulaire conçu pour pédaler et discuter en groupe en même temps. On aura tout vu…

Crédit photo : Flickr/nick farnhill


[1] http://equiterre.org/site/cocktailtransport/marche_et_velo

[2] http://www.egreenrevolution.com/co_advisors.aspx?setting=1

[3] http://levifweekend.rnews.be/fr/style-de-vie/lifestyle/pedaler-pour-sauver-l-environnement/article-1194727273766.htm

[4] http://wiki.answers.com/Q/How_do_you_calculate_kilowatts_per_hour

[5] http://fr.hobbynewsonline.com/danemark-pedaler-pour-la-bonne-cause

[6] http://www.demenagementmyette.ca/

[7] http://www.veloduo.ca/index.html


Catastrophes pétrolières : le temps du changement?

Vendredi, mai 7th, 2010

Depuis que je collabore au blog de ZEROCO2, j’aime me renseigner sur plusieurs sujets concernant l’environnement, et j’essaie souvent d’être optimiste et de mentionner les bonnes initiatives et les progrès effectués.  J’aime me dire que, malgré les pas de tortue, nous semblons avancer dans la bonne direction et que l’opinion publique atteindra un point où la pression sera telle que nos dirigeants n’auront d’autre choix que de faire passer des lois pour freiner la dégradation de notre environnement.

Ces derniers jours, j’ai envie de me laisser aller au défaitisme. La marée noire du golfe du Mexique[1], une catastrophe dont les conséquences futures  me semblent sous-estimées, me désole et me donne envie d’abandonner mon positivisme.  En cette année de la biodiversité, où nous nous félicitons d’organiser de superbes activités pour protéger la nature, l’explosion de la plateforme de forage de BP nous ramène la réalité au visage. L’optimiste en moi espère malgré tout que cet événement jouera le rôle d’élément  déclencheur chez certaines personnes et leur fera réaliser qu’il est temps pour tous d’essayer de réduire notre consommation de pétrole.

On compare beaucoup l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon à l’échouement de l’Exxon Valdez en Alaska en 1989, la pire marée noire de l’histoire des États-Unis. Le pétrolier avait alors déversé plus de 270 000 barils de pétrole brut au large de l’Alaska (multiplier par 159 pour avoir l’équivalence en litres!). Pourtant, les scientifiques s’entendent pour dire que les conséquences liées à l’explosion de la plateforme exploitée par BP risquent de surpasser celles du drame de 1989[2]. De quoi être pessimiste quand on sait que vingt ans plus tard, il reste encore 80 000 litres de pétrole sur les côtes de l’Alaska, ce qui a encore un effet sur la faune et la flore de la région[3].

Selon le magazine Oil and Gas, on estime que la catastrophe de l’Exxon Valdez a causé la mort de 250 000 oiseaux marins, de 2 800 loutres, de 300 phoques et de 250 aigles d’Amérique[4] (sans compter tous les poissons et créatures marines). ExxonMobil n’a toujours pas compensé les résidents affectés par la marée noire et n’a pas encore payé tous les dédommagements liés à la dégradation environnementale[5].

Mais ce qui est le plus troublant, c’est la constatation que le forage pétrolier américain cause des fuites de pétrole dans l’océan aussi importantes que celle produite par l’Exxon Valdez tous les six ans. En effet, selon un article publié dans le San Francisco Chronicle[6], on estime que depuis 1993, les fuites de pétrole causées par le forage océanique seraient de l’ordre de 47 800 barils annuellement, seulement aux États-Unis. Est-ce qu’on ferme les yeux sur cette catastrophe constante parce que les images sont moins spectaculaires?

Et le forage océanique ici?

Le Canada puise du pétrole océanique au large des côtes de Terre-Neuve à trois différents endroits, soit les sites d’Hibernia,  de White Rose et de Terra Nova ainsi que dans la mer de Beaufort, au large du Delta de Mackenzie[7].

Sur une note positive, l’administration Harper a annoncé qu’elle renforcerait les lois sur la sécurité du forage pétrolier, suite à l’accident survenu dans le golfe du Mexique[8]. Espérons qu’elle pense aussi à considérer l’avenue des énergies renouvelables.

Réduire sa consommation de pétrole dès aujourd’hui


Les transports sont la principale industrie consommatrice de pétrole. Pensez à :

-Couper le moteur quand vous ne roulez pas

-Respecter les limites de vitesse

-Éviter la voiture quand elle n’est pas essentielle

-Considérer l’achat d’une voiture hybride

-Faire une mise à jour régulière de votre véhicule (garder les pneus bien gonflés)

-Anticiper les ralentissements, éviter les freinages brusques

Vous pouvez aussi vous questionner sur d’autres formes de consommation de pétrole :

-Éviter les plastiques (sacs, bouteilles d’eau, styromousse, etc)

-Essayer de consommer local le plus possible

-Éviter les voyages en avion

-Consommer les produits bios de petites fermes. Les pesticides sont des sous-produits du pétrole et les machineries lourdes utilisées par les fermes industrielles consomment beaucoup de pétrole.

-Évaluer l’option des cosmétiques sans pétrole

Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres suggestions?

Pour terminer sur une note divertissante, en effectuant quelques recherches, j’ai trouvé un document du Centre canadien d’information sur l’énergie qui sensibilise les touts petits à l’importance du pétrole dans notre vie de tous les jours. Allez y jeter un coup d’œil. Je suis sans mot : http://www.centreforenergy.com/Documents/TeachingResources/PetroleumMagicActivityBookFR.pdf

Crédit photo : Flickr/joeysplanting


[1] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/maree-noire-aux-etats-unis/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_175ba3articleIsInDossier_ba3_4277250_article_POS1

[2] http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/04/29/AR2010042901106.html

[3] http://news.nationalgeographic.com/news/2009/03/090323-exxon-anniversary.html

[4] http://www.ngoilgas.com/news/worlds-largest-oil-spills/

[5] http://www.ens-newswire.com/ens/mar2009/2009-03-24-01.asp

[6] http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2009/03/23/EDLU16LLAK.DTL

[7] http://en.wikipedia.org/wiki/Petroleum_production_in_Canada

[8] http://www.ctv.ca/generic/generated/static/business/article1557095.html



Biodiversité
Bon coup
Changements climatiques
Conscience sociale
Développement durable
Élections fédérales 2011
Énergies renouvelables
Environnement
Faites-le vous-même!
Gaz à effet de serre
Sommet de Cancun
Sommet de Copenhague
Tendances durables
Trouvailles
Vendredis Verts


2Sustain
Accès transports viables
Cécile Gladel
EcoGeek
EcoSalon
écotrip
Ecouterre
Entre le monde et l'écran
inhabitat
La prochaine évolution industrielle
Neomansland
Novethic
Oikos
Peau Éthique
Penser avant d'ouvrir la bouche
Perennia – design durable
Sequovia
Un truc par jour