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Il fait et fera chaud en 2010

Avril : mois record

La nouvelle a fait les manchettes cette semaine : avril 2010 aura été le mois d’avril le plus chaud jamais répertorié. En effet, la température globale terrestre a été de 0.69 degrés Celsius plus élevée que la moyenne enregistrée depuis 1880. Ça représente une hausse de la température terrestre de 1.28 degrés Celsius et une hausse de la température océanique de 0.57 degré Celsius[1]. À vrai dire, selon la NASA et le National Climatic Data Center, le mois d’avril n’est pas le seul à battre des records. L’année 2010, de janvier à avril, est l’année la plus chaude enregistrée à ce jour[2], confirmant ainsi les prévisions de records de chaleur pour 2010 publiées par la NASA en mars dernier[3]. Cette hausse de température a des conséquences importantes à court et à long terme. Selon l’Agence France Presse :

« La glace de l’Arctique recouvrait 14,7 millions de km2, soit moins que la normale pour le 11ème mois d’avril consécutif, selon les données satellitaires de NOAA.

Enfin, la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a été la quatrième plus basse depuis 1967 pour le mois (d’avril), en raison notamment des températures plus élevées en Amérique du Nord et dans certaines régions de Russie. »[4]

Hors, même s’il est tentant de sauter aux conclusions, il est encore trop tôt pour établir hors de tout doute une relation entre le réchauffement climatique et ces observations météorologiques. Même si plusieurs scientifiques croient à l’hypothèse que le réchauffement climatique causé par l’homme pourrait faire partie des causes expliquant les températures record d’avril[5], mieux vaut rester prudent.

Le principal coupable : El Nino

En effet, selon plusieurs sources, dont l’Agence France Presse, la principale cause officielle pour expliquer la hausse importante de la température du mois dernier est El Nino[6], un phénomène complexe et difficile à vulgariser, mais je tenterai de l’expliquer en quelques lignes.

Tout d’abord, l’El Nino est un important courant d’eau plus chaud que la normale dans le Pacifique, près de la côte de l’Amérique du Sud qui apparait tous les 3 à 7 ans et dure entre 12 et 18 mois. Ce courant est causé par un changement d’intensité ou de direction dans les alizés (types de vents), ce qui pousse des eaux chaudes en provenance du Pacifique australien et asiatique trop près de l’Amérique. La cause du changement des vents est un phénomène encore difficile à expliquer pour les scientifiques[7].

Le courant d’eau chaude empêche un courant d’eau froide (La Nina) de remonter normalement à la surface près des côtes. Ce courant d’eau froide est malheureusement nécessaire à la prolifération de la vie marine et à la formation de précipitations normales. Il s’en suit donc un chamboulement de la situation météorologique : le parcours et l’intensité des précipitations sont perturbés, ce qui cause des sécheresses dans des zones habituellement humides et des inondations où on ne s’y attendait pas. La température peut aussi être affectée. Bien souvent, les effets sont imprévisibles, encore plus lorsqu’on s’éloigne de l’Amérique du Sud.

Même s’il serait tentant ici aussi de voir une relation de cause à effet entre  le réchauffement climatique et le phénomène El Nino, les scientifiques ne sont pas arrivés à un consensus sur la question[8]. Par ailleurs, le phénomène El Nino est répertorié depuis  1567[9], bien avant que l’activité humaine cause un réchauffement climatique accéléré. Pourtant, plusieurs hypothèses scientifiques soutiennent que le réchauffement climatique pourrait influencer la fréquence et l’intensité d’El Nino[10].

2010 : année record

Malgré tout, la constatation de la hausse de température du mois d’avril nous rappelle que le réchauffement climatique à long terme est, lui, bien réel. Les statistiques sont trop difficiles à évaluer à court terme, mais depuis 1880, le climat augmente de façon stable, comme l’illustre ce graphique :

Source : NASA

Comme mentionné plus haut, un rapport de la NASA publié en mars dernier annonçait que 2010 serait une année record en terme de températures élevées. Une étude semblable du National Oceanic and Atmospheric Administration arrive aux mêmes conclusions. Les rapports publiés en mars associent ces hausses de températures au réchauffement climatique global et à El Nino[11].

Simple coïncidence? Pensez-vous que ces deux phénomènes sont amplifiés par l’activité humaine ?

Crédit photo : Wikicommons/peripitus


[1] http://www.treehugger.com/files/2010/05/warmest-april-ever-noaa-global-temperature-data.php?campaign=th_rss&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+treehuggersite+%28Treehugger%29

[2] http://content.usatoday.com/communities/sciencefair/post/2010/05/2010-is-warmest-year-on-record/1

[3] http://environment.change.org/blog/view/nasa_2010_will_be_the_hottest_year_on_record

[4] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifizAPCRaNvOrRx2lEl00OwZV7Og

[5] http://climateprogress.org/2010/05/17/hurricane-season-record-atlantic-temperatures-hottest-april/

[6] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifizAPCRaNvOrRx2lEl00OwZV7Og

[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/El_Ni%C3%B1o

[8] http://environment.about.com/od/globalwarming/a/elninolanina.htm

[9] http://www.ec.gc.ca/adsc-cmda/default.asp?lang=Fr&n=208ED67A-1

[10] http://www.actualites-news-environnement.com/20006-El-Nino-rechauffement-climatique.html

[11] http://content.usatoday.com/communities/sciencefair/post/2010/05/2010-is-warmest-year-on-record/1


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6 Responses to “Il fait et fera chaud en 2010”

  1. Ariane C dit :

    Bonjour Joss,

    Merci pour vos précisions. Selon les sources que j’ai consultées, dont l’encyclopédie Canadienne http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0010737 et le site web officiel d’environnement Canada http://www.ec.gc.ca/adsc-cmda/default.asp?lang=Fr&n=208ED67A-1, historiquement, El Nino est le nom donné par des pêcheurs péruviens à un courant d’eau chaude le long des côtes. El Nino signifie « l’enfant Jésus » parce qu’il apparaissait chaque année autour de Noël.

    Par contre, vous avez raison de dire qu’El Nino représente aujourd’hui plus qu’un simple courant. De nos jours, on appelle El Nino le phénomène de réchauffement du Pacifique ainsi que les conséquences météorologique en découlant. Désolée de cette imprécision.

    Maintenant, la question n’est pas de savoir si le phénomène El Nino est normal ou non, c’est de tenter de déterminer si le réchauffement climatique affecte ce phénomène ou non. Mais je laisse aux scientifiques le soin de faire des études sur la question.

  2. Joss dit :

    Ariane,
    El nino n’est pas un courant mais une zone de réchauffement du Pacifique qui s’étale le long de l’équateur. La disparition d’El Nino, c’est à dire le refroidissement de cette zone océanique s’accompagne généralement d’un réchauffement rapide de l’atmosphère. C’est ce que nous voyons en ce moment.
    Il s’agit de phénomènes parfaitement naturels, connus depuis longtemps.

    Le El nino actuel est en décroissance rapide pour ne pas dire qu’il est terminé, tandis qu’un la Nina (froid) est en croissance rapide.
    Résultat prévisible compte tenu de l’expérience : Un refroidissement global assez marqué dans les mois et sans doute (pour d’autres raisons) pour les années à venir. Le retard entre les phénomènes El Nino( la Nina) et la température du globe est d’environ 3 mois.

  3. Ariane C dit :

    Merci pour vos commentaires. Mon article se veut le plus neutre possible et j’ai consulté plusieurs sources indépendantes avant de le rédiger. Comme vous, j’essaie de comprendre des phénomènes complexes, en gardant un esprit ouvert. Il est important qu’il y ait un débat par rapport aux questions de société sinon nous risquons de subir la pensée unique, comme vous dites.

    N’hésitez pas à revenir visiter et commenter notre blogue.

  4. jipebe29 dit :

    Quand il fait chaud, même sur une zone restreinte, même si la durée de la période de chaleur est brève, les « réchauffistes » clament urbi et orbi que c’est une preuve indéniable du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique). Quand il fait froid, sur des zones étendues (USA, Europe, Asie), et pendant plusieurs mois, les réchauffistes disent qu’il ne s’agit que d’un phénomène météorologique aléatoire et que cela ne remet nullement en cause le dogme du RCA…. Donc, deux poids, deux mesures…
    Cela n’a aucun sens, car les tendances lourdes nécessitent au moins 10 ans de mesures pour être valables. Et depuis environ 10 ans , les températures ont cessé d’augmenter, ce qui est en contradiction avec les projections des modèles du GIEC….

  5. jipebe29 dit :

    Je vous recommande la lecture du livre de Benoît Rittaud : le mythe climatique, et la visite du site http://www.pensee-unique.fr/, qui est fort bien documenté, avec les liens sur les sources primaires.
    Wikipédia est un site douteux concernant le changement climatique, car il favorise le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique…

  6. jipebe29 dit :

    Une température moyenne n’a pas de sens physique. En effet, la température est une grandeur intensive, donc non sommable et non moyennable. Ainsi, certains experts (par exempe Jean Jouzel) ont affirmé que ce hiver fut l’un des plus chauds.Ils ont pour ce faire fait la moyenne des 2 hémisphères, ce qui n’est pas honnête : nous avons eu dans l’hémisphère nord un hiver particulièrement froid en Europe, Asie et Amérique du Nord, alors que l’hémisphère sud était en été, donc chaud.

    Penser que c’est nous, pauvres humains, qui aurions une action déterminante sur les températures et la climat me laisse abasourdi. En effet, l’histoire du climat de notre planète montre que, après chaque période de réchauffement, le taux de CO2 a augmenté significativement, mais avec un retard de 800 ans en moyenne (parfois plus, jusqu’à 4 000 ans (source : Marcel Leroux, vidéo disponible sur DailyMotion).
    Voici un extrait des travaux du grand climatologue français, Marcel Leroux, prématurément disparu. Source : Académie des Sciences, Paris. Séminaire de travail: Evolution du climat- 5 mars 2007) « Même si actuellement il y a une covariation entre les températures et le taux de CO2, cela ne prouve en aucune façon que les mécanismes ont changé par un coup de baguette magique…. A ce jour, personne n’a prouvé la relation « taux de CO2 – température ». Par ailleurs, la température moyenne, dite « globale » (si ceci a un sens physique, ce qui n’est pas prouvé, la température étant une grandeur intensive, donc non sommable et/ou non moyennable) est fort contestable, car, même si la température moyenne (si ceci a un sens) a augmenté de 0,7°C depuis 1906, des régions se refroidissent alors que d’autres se réchauffent. Il est donc inexact de prétendre que la planète se réchauffe : le « changement climatique » n’est pas synonyme de « réchauffement global ». Pas plus qu’il n’existe de « climat atlantique moyen » ou « arctique moyen », il n’existe de climat « hémisphérique moyen », et encore moins de « climat global ». D’où la question qui fâche les défenseurs du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique) : une moyenne de comportements thermiques aussi divers, et même carrément opposés, a-t-elle une valeur climatique globale?
    Car si le CO2 expliquait le réchauffement, il devrait aussi expliquer le refroidissement, ou bien une autre explication doit être trouvée, signifiant que des secteurs voisins, chauds et froids, peuvent -simultanément- obéir à des causes différentes.
    Autre question : est-ce qu’une relation directe est établie entre l’effet de serre (CO2) et l’évolution des températures? L’effet de serre est principalement (environ 95%) associé à la vapeur d’eau. S’il y avait une relation causale entre le CO2 et la température, elle devrait expliquer le refroidissement des années 70. A cette époque, de nombreux scientifiques (dont HANSEN, Chantre du RCA) craignaient un nouveau petit âge glaciaire, alors que les émissions industrielles existaient depuis plusieurs décennies… Elle devrait aussi expliquer l’arrêt de la hausse des températures depuis la fin du 20ème siècle (révélée par les mesures satellitaires).
    Donc: qu’est-ce qui provoque l’existence de secteurs de refroidissement ? Qu’est ce qui a provoqué, malgré la hausse du taux de CO2 (environ 380 ppm actuellement), la stagnation, depuis 1998 et le refroidissement des années 1950-80?
    Les changements climatiques sont physiquement orchestrés par la dynamique des échanges méridiens d’air et d’énergie, plus intenses que dans les années 1970, et le rôle des AMP (Anticyclones Mobiles Polaires) y est prépondérant. Les prédictions du GIEC par des modèles est sans la moindre pertinence, car les causes possibles n’ont pas été préalablement déterminées. »
    En conséquence, je pense que nous devons sauver la planète, mais pas d’un hypothétique réchauffement climatique, avec des projections décennales cataclysmiques, mais du dogme et de la Pensée Unique. Et les sommes folles dépensées pour lutter contre une chimère ne seront pas utilisées pour traiter des problèmes actuels, bien réels. On marche sur la tête….
    Si vous le voulez, je peux vous faire parvenir le document complet de l’analyse de Marcel Leroux.
    Cordialement

    Kenavo

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