
J’ai fait une découverte tout à fait inusitée cette semaine. En effectuant quelques recherches, j’ai découvert le mouvement du « Window Farming », un concept original qui exploite le meilleur des deux mondes, le moderne et l’ancien, c’est-à-dire, les nouvelles technologies au service de l’agriculture. Je vous explique.
La tendance étant au verdissement des zones densément peuplées, nous sommes déjà familiers avec les jardins verticaux et les toits verts. Un lecteur du blogue nous a parlé de l’entreprise EnviroZone, qui propose un système vertical pour faire pousser ses propres fines herbes dans sa cuisine[1]. Place à The Windowfarms Project[2] : un concept de jardin hydroponique vertical à fabriquer soi-même, qu’on place dans la fenêtre d’un appartement, d’une maison, ou même d’un bureau, et qui permet de cultiver des légumes tels que la laitue, les tomates cerise, le bok choi et les fines herbes à l’intérieur, sans terre. Système écolo par excellence, il est construit à partir de matériaux recyclés (dont des bouteilles de plastique recyclées et des vieux pots de vitamines), d’une pompe à aquarium et de matériel de culture hydroponique. C’est très joli à regarder. Voir la petite vidéo explicative :
The Windowfarms Project
Ce que je trouve formidable avec ce projet, c’est la communauté qui s’est créée autour. En plaçant simplement une adresse de site web dans la fenêtre où le premier « jardin de fenêtre » a été installé, à Brooklyn, les deux femmes derrières l’initiative, Britta Riley (artiste) et Maya Nayak (horticultrice), ont créé un véritable effet viral sur Internet. Ça leur a donc permis de créer une communauté virtuelle et d’échanger avec d’autres jardiniers enthousiastes afin d’améliorer leur concept. La méthode est d’ailleurs téléchargeable gratuitement sur leur site web : http://www.windowfarms.org/.
Le site web de Windowfarms comprend un blogue communautaire, où chacun est invité à poser des questions aux autres et à partager ses expériences de jardinage, comme par exemple, demander quelles espèces de légumes sont les plus propices à s’adapter au système de jardinage hydroponique, ou de mettre des photos de son propre jardin. Certains proposent des solutions pour améliorer le concept, ce qui fait que les derniers prototypes de jardins sont plutôt élaborés.
Selon Britta Riley, Windowfarms est un projet d’art participatif qui cherche à faire réfléchir aux questions environnementales à travers les nouvelles technologies et les structures communicationnelles[3]. Riley souhaite impliquer les gens dans un processus de responsabilisation et de recherche. Elle appelle sa méthode « R & D-I-Y » (Research and Develop It Yourself – Recherche et Élabore le toi-même). Et ça marche : en un an, le site participatif our.windowfarms.org comprend pas moins de 4 000 membres actifs un peu partout dans le monde[4]!
À l’ère où l’alimentation est la cause de tant de débats et que nous nous demandons comment nourrir toutes les bouches de la planète, Britta Riley nous prouve que nous pouvons tous faire partie de la solution. Elle nous donne même une méthode pour parvenir à mettre nous-mêmes sur pied un système de jardinage intérieur peu couteux (environ 30 $ pour commencer). Je vois une tendance à long terme dans l’agriculture urbaine, intérieure ou pas. Et vous?
Crédit photo : Flickr/SparkCBC
[1] http://espace.canoe.ca/MURVEGETAL/album/view/320092
[2] http://www.windowfarms.org/
[3] http://www.windowfarms.org/
[4] http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=125504307

Moi aussi j’en veux un!!!
On dirait bien que la communauté Windowfarms va s’étendre au Québec!
Je pense m’y lancer après mon déménagement… laisse nous savoir comment ça se passe.
Sérieusement, je me fais le mien mardi prochain!