(1820)
  (1790)
  (1725)
  (1381)
  (1199)
  (1167)
  (1131)
  (1058)
  (876)
  (820)


Percevoir le méchant CO2 comme un allié plutôt que comme un ennemi à combattre
Des compagnies inspirantes en matière de développement durable
Vendredis Verts – Le développement durable au travail
Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte
Universités vertes d’ici et d’ailleurs


septembre 2010
août 2010
juillet 2010
juin 2010
mai 2010
avril 2010
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
novembre 2009



subscribe

Archive for juin, 2010

Un tour du monde complet sans émission de CO2

Lundi, juin 28th, 2010

Au menu cette semaine : retour sur le G8 et le G20, une nouvelle étude qui devrait convaincre les climato-sceptiques, l’Europe va de l’avant avec des innovations pour réduire ses émissions de GES et l’ère de la pollution spatiale.

Revue de Presse climat – 22 au 28 juin 2010

Top 3 blogues

Study Affirms Consensus on Climate Change – green.blogs.nytimes.com, 22 juin 2010

Alors que l’opinion publique a été échaudée par des scandales de toutes sortes par rapport à la question des changements climatiques cette dernière année, une étude très sérieuse s’est penchée sur les recherches de 980 scientifiques spécialistes du climat ayant publié au moins 20 articles sur le sujet. Résultat : entre 97 et 98 % des scientifiques croient à l’hypothèse des changements climatiques causés par l’activité humaine.

L’Europe importera de l’énergie solaire depuis le Sahara d’ici 5 ans – vert2terre.fr, 24 juin 2010

Le solaire serait un des moyens utilisés par l’Europe pour atteindre son objectif de tirer au moins 20 % de son électricité de sources d’énergies renouvelables. D’imposants chantiers seront mis en place pour instaurer ce partenariat, ce qui devrait permettre de commencer l’importation d’électricité dans les cinq prochaines années. On prévoit passer des câbles sous la méditerranée pour faire voyager le courant.

Une nouvelle étude met en lumière les risques du captage et stockage du CO2 – Google actualités, AFP, 28 juin 2010

Nature Géoscience a publié une étude sur les risques du captage et du stockage de CO2, une avenue sérieusement envisagée par les pays développés pour retirer des GES de l’atmosphère sans les  éliminer pour autant. Stocké au fond de l’océan, le CO2 pourrait contribuer à l’acidification des eaux et risque de créer de graves problèmes pour la vie sous-marine, et par conséquent la chaine alimentaire. Par ailleurs, les courants océaniques et les tempêtes risquent de libérer le CO2 dans l’atmosphère. Même si le stockage sous-terrain semble être une avenue moins risquée, les tremblements de terre sont à craindre.  Selon l’auteur de l’étude, nous devrions grandement limiter les émissions pour éviter les besoins de stockage.

Top 3 journaux

Climate change is leaving us with extra space junk – NewScientist, 25 juin 2010

Paradoxalement, alors que la hausse des émissions de dioxyde de carbone cause un réchauffement de l’atmosphère terrestre, cette hausse des émissions cause un refroidissement des couches supérieures de l’atmosphère, ce qui ralentit de près de 25 % le processus de désintégration des satellites désuets. L’espace contient donc plus de débris spatiaux, ce qui augmente les risques de collisions avec les satellites fonctionnels et les navettes spatiales. Après la pollution de l’air, de l’eau et du sol, place à la pollution de l’espace.

G8-G20: Un échec pour Harper – Journal Métro Montréal, 28 juin 2010

Malgré la pression du public et de plusieurs prix Nobel, la question des changements climatiques et des combustibles fossile a largement été ignorée aux sommets du G8 et du G20 cette fin de semaine. Steven Guilbault dénonce même l’échec de Harper sur la question. Alors que les dirigeants s’engageaient, il y a un an, à réduire les subventions aux industries des combustibles fossiles et à arriver avec des objectifs clairs cette année, ils n’ont fait que réitérer leur engagement envers la question, sans plus.  Par ailleurs, Harper s’oppose farouchement contre une taxe sur les transactions bancaires visant à aider les pays en voie de développement dans la lutte contre les changements climatiques. Alors que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni iront de l’avant, le Canada, la Chine et l’Inde refusent de coopérer.

Climate change could wipe out 40 % of species in Arab world – The Jordan Times, 28 juin 2010

Selon le rapport “2009 Arab Environment : Climate Change. Impact of Climate Change on Arab Countries” publié par le Forum arabe pour l’environnement et le développement la fin de semaine dernière, le croissant fertile, une région couvrant l’Iraq, la Syrie, le Liban, la Jordanie et la Palestine, pourrait  devenir un « croissant infertile » assez rapidement. Les changements climatiques vont causer un assèchement des rivières, une érosion du sol et une hausse du niveau de la mer, ce qui va perturber les écosystèmes. Près de 40 % de toutes les espèces de la région seront menacées d’extinction. Alors que les pays arabes sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques, ils manquent de recherche et de préparation pour y faire face adéquatement.

Mention spéciale – La trouvaille de la semaine

Canada’s Climate Change Calendar

Pour comprendre notre rôle, comme Canadiens, dans l’équation des changements climatiques, rien de plus simple que de consulter le calendrier des changements climatiques du Canada. On pourra constater que du 1er janvier au 25 juin 2010, un Canadien aura émis en moyenne autant de GES qu’un Islandais pendant toute l’année. Le 5 janvier 2010, en 5 jours, un Canadien aura émis autant de GES qu’un habitant du Burundi en un an ! De quoi remettre les choses en perspective.

crédit photo : Flickr/azim_ns


Les changements climatiques au Québec, comment vont-ils nous affecter, concrètement ?

Mercredi, juin 23rd, 2010


Le consortium Ouranos, un organisme basé au Québec et regroupant de près de 250 scientifiques a publié le rapport « Savoir s’adapter aux changements climatiques[1] » au début du mois de juin dernier. Les publications de ce type de rapport, depuis 2004, aident le Québec à se faire un portrait concret de la situation du réchauffement climatique et des conséquences qui y seront liées sur son propre territoire, plutôt que d’aller chercher l’information ailleurs et de l’adapter. Le rapport 2010 émet quelques conclusions intéressantes en ce qui concerne les conséquences des changements climatiques au Québec, dans un futur pas si lointain. Certaines observations sont même étonnantes. Ce rapport est un avant goût de l’avenir et il nous fait réaliser que le climat influence pratiquement toutes les sphères de la vie, de l’activité économique à la santé.

Des impacts négatifs… et positifs ?

D’entrée de jeu, le rapport émet une hypothèse intéressante : les premières manifestations des changements climatiques auront des impacts à la fois positifs et négatifs. Par contre, il ne faut pas se réjouir des changements qui nous semblent positifs trop rapidement. Plus on s’éloigne dans le temps, plus les concentrations de GES augmentent et plus les impacts sont importants. Les impacts qui pouvaient sembler positifs de prime abord deviendront négatifs à long terme.

Le rapport regroupe les impacts en quatre catégories : l’environnement bâti, les activités économiques, les populations humaines et les systèmes naturels. Alors en exemples concrets, ça donne quoi?

Les transports

Le Québec est un vaste territoire dont la population est dispersée. Les transports jouent un rôle prépondérant dans notre économie. Les changements des moyennes de température et des précipitations affecteront l’usage des moyens de transport et les infrastructures. Par exemple, une hausse du phénomène de gel et dégel menace d’affecter les chaussées de façon plus marquée. Bref, malgré des hivers plus doux, le phénomène des nids de poule ne risque pas de s’atténuer. Par ailleurs, on s’attend à une hausse de l’intensité des précipitations, ce qui pourrait provoquer plus de glissements de terrains et une hausse des conditions de conduite difficiles. Une baisse du niveau du fleuve pourrait affecter le transport de marchandises et toute l’économie en découlant.

Le tourisme et les loisirs

Le climat est un facteur déterminant des activités touristiques, sportives et de plein air, soit directement (soleil, beau temps, neige et glace), soit indirectement (paysages et végétation). Parmi les activités touristiques, seules les industries du ski et du golf ont fait l’objet d’études à ce jour et le ski est l’industrie qui a été la mieux analysée. Par contre, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions quant à cette industrie. Même si une hausse de la température peut signifier moins de précipitations de neige, un temps plus doux favorise une affluence accrue. Néanmoins, la hausse du besoin en neige artificielle entrainera certainement des coûts pour les stations.

Il y a du positif et du négatif pour le golf aussi : la saison pourrait être prolongée de deux à trois semaines, mais on estime que les journées défavorables – canicules et jours de pluie – vont augmenter.

Les impacts négatifs sur le tourisme proviennent de l’accroissement des précipitations, des canicules et de la dégradation des cours d’eau (prolifération des cyanobactéries). La pêche sera perturbée parce que les poissons sont sensibles aux variations de température. Par contre, grâce à son climat tempéré, le Québec devrait être favorisé par rapport aux régions situées plus au sud.

La santé

Les changements climatiques auront un impact sur la santé humaine. Alors que 80,4 % de la population Québécois est urbaine, on craint une hausse des vagues de chaleur et des ilots thermiques urbains qui pourraient contribuer à réduire l’effet de certains médicaments compromis par la déshydratation. Les personnes âgées seront d’ailleurs plus durement touchées. On peut aussi prévoir une hausse de la pollution atmosphérique, des feux de forêt ou de friche, des pollens, de l’ozone et des particules en suspension qui causent allergies et problèmes respiratoires. On s’attend à une hausse des décès prématurés liés à la pollution. On prévoit aussi que les températures estivales plus chaudes encourageront la population à vivre davantage à l’extérieur, ce qui entrainerait une augmentation de l’exposition aux UV et des cancers de la peau de l’ordre de 20 % par rapport aux niveaux actuels.

Économie

Bien évidemment, tous les changements mentionnés ci-haut auront un impact sur l’économie. Certaines industries devraient s’en sortir mieux que d’autres. On prévoit qu’Hydro-Québec  devrait bien s’en tirer : les réserves hydroélectriques se rempliront plus facilement parce que le débit des rivières augmentera dans le Nord. La société risque même d’avoir des surplus d’électricité. La demande en électricité diminuera l’hiver parce que les températures seront plus douces, mais elle augmentera l’été, à cause de la hausse des besoins en air climatisé. Annuellement, par contre, la consommation d’électricité risque de baisser.

S’adapter pour atténuer les effets des changements climatiques

Les humains ont l’avantage d’avoir une surprenante capacité d’adaptation et de pouvoir vivre dans toutes les conditions ou presque. Les adaptations que nous devront effectuer par rapport aux changements climatiques ne se feront pas sans difficulté et devront être planifiées longtemps à l’avance. Le Québec a heureusement la chance d’avoir une économie diversifiée et de nombreuses institutions de recherche, ce qui devrait faciliter la transition vers le monde de demain. Le rapport Ouranos nous rappelle pourtant qu’en parallèle à l’adaptation que nous devrons effectuer, nous devons aussi trouver des solutions pour freiner les émissions de gaz à effet de serre. Nous avons beau avoir une capacité d’adaptation étonnante, nous avons une limite et la planète aussi.

crédit photo : Flickr/www.D2K6.es


[1] http://www.ouranos.ca/fr/pdf/sscc_29_04_br.pdf


Un tour du monde complet sans émission de CO2

Mardi, juin 22nd, 2010

Au menu cette semaine : l’Afrique et les changements climatiques la coupe du monde de football et son impact environnemental ; les scientifiques et les religieux font équipe pour éduquer la population sénégalaise. De plus, un avant-goût d’un monde carboneutre en 2030, des montagnes peintes en blanc et les changements climatiques, déjà présents au Québec?

Revue de Presse climat – 15 au 21 juin 2010

Top 3 blogues

ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES : Les scientifiques optent pour l’implication des religieux – senego.com, 15 juin 2010

Il est rare d’entendre parler de la position des pays africains sur les changements climatiques. Or, la BBC World a enquêté sur les croyances et les habitudes des Sénégalais par rapport à ce sujet. D’après le rapport, les Sénégalais ne se sentent pas concernés par les changements climatiques parce qu’ils n’ont pas reçu l’éducation leur permettant de faire le lien entre la dégradation de leur environnement et ceux-ci. Selon les responsables du projet de la BBC World, les religieux, déjà bien impliqués au sein des communautés, seraient les mieux placés pour éduquer la population sur l’impact de l’homme sur son environnement. Autres pays, autres mœurs.

Painting the Andes. A white joke? – meteogroup.co.uk, 20 juin 2010

Ça semble farfelu, mais des scientifiques très sérieux croient que de peindre les montagnes des Andes en blanc pourrait freiner la fonte des glaciers en réfléchissant les rayons du soleil. Le projet s’est vu octroyer une somme de 200 000 $ par la Banque mondiale et l’idée a été choisie comme l’une des « 100 idées pour sauver la planète ». La peinture utilisée est non-toxique, composée de chaux, de blanc d’œuf et d’eau. Selon la Banque mondiale, 22 % des glaciers péruviens ont fondu ces 30 dernières années.

Avec les émissions indirectes, l’empreinte carbone du Mondial explose – terraeco.net, 21 juin 2010

Après une estimation officielle plutôt timide par le département sud-africain de l’Environnement et du Tourisme, soit 2.8 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, l’expert en calculs de CO2, Frédéric Chomé rectifie la donne. Celui dont le bureau d’études a été retenu pour mesurer et diminuer le bilan carbone des prochains Jeux Olympiques de Londres en 2012 ajoute des variables au calcul officiel. En effet, selon lui, en plus de calculer les déplacements des équipes ainsi que la construction des installations, le ministère sud-africain aurait du prendre en considération l’empreinte carbone des spectateurs, des téléspectateurs et des produits dérivés.

Top 3 journaux

Zero-carbon vision sees UK as cleaner, greener and leaner within 20 years – The Guardian, 16 juin 2010

Un avant-goût de l’avenir? Une étude du centre pour les technologies alternatives (Centre for Alternative Technology) en Angleterre dresse un portrait réaliste d’un Royaume-Uni entièrement carboneutre en 2030. La vie n’y est pas si différente : les gens se rendent au travail en voiture (électrique), ils mangent de la viande (de la volaille ou du porc) et les pâturages ont fait place à des plantations de céréales et de légumes, ainsi qu’à de la végétation pour la biomasse. Les avions ne font plus de vols à courte distance et les fruits importés sont des gâteries occasionnelles. Vraiment intéressant.

De plus en plus de tempêtes dans la région de Québec – Le Soleil, 18 juin 2010

Les climatologues estiment que les tempêtes violentes seront plus fréquentes à l’avenir et le Québec n’échappera pas à cette situation. Cette hausse est directement attribuable aux bouleversements provoqués par les changements climatiques. Selon le consortium Ouranos, cette estimation est déjà réalité. En effet, une hausse de la fréquence des tempêtes violentes a été enregistrée à Lauzon au sud de Québec dans la deuxième moitié du XXe siècle par rapport à la première.

Corals living on edge could escape climate change – Newscientist, 18 juin 2010

Les coraux qui poussent aux extrémités des récifs poussent plus vite malgré le fait qu’ils vivent dans des conditions plus difficiles. On explique cette découverte par la théorie de l’évolution. En effet, des conditions plus difficiles ont forcé ces types de coraux à s’adapter et à se transformer plus rapidement que les autres dans des environnements changeants. Ces coraux risquent donc aussi de s’adapter plus facilement aux changements climatiques. Cette nouvelle découverte donne espoir aux scientifiques qui envisagent la possibilité que d’autres espèces animales présentes dans un écosystème de façon marginale réussissent à s’adapter aux changements climatiques. Cette découverte pourrait modifier la façon dont on protège les habitats naturels, en se concentrant aussi sur des populations plus restreintes d’individus d’une même espèce.

Mention spéciale – La trouvaille bizarre de la semaine

Non-electric Bio Robot Refrigerator uses odor-free gel to cool food items – Ecofriend.org, 16 juin 2010

Le frigo du futur? Les réfrigérants sont une source importante d’émissions de GES parce qu’ils consomment beaucoup d’énergie. Un designer industriel du nom de Yuriy Dmitriev a inventé un réfrigérateur à base de gel ne nécessitant pas d’électricité. Le concept semble tout droit sorti d’un film de science fiction : le réfrigérateur consiste en un cadre sans porte rempli de gel réfrigérant dans lequel on plonge les aliments. Imaginez vos aliments flottant dans un aspic vertical géant…  À voir!

Photo : Flickr/bugeater


Vendredis Verts – Déménager écolo… sans stress

Vendredi, juin 18th, 2010

Le 1er juillet prochain, je ferai partie des 65 000 masochistes montréalais qui déménageront. Tout le monde du bureau est au courant, j’en parle depuis des mois. Fidèle à mon habitude, je suis à la dernière minute pour m’organiser et je vois les deux toutes petites semaines qui me séparent du jour fatidique s’écouler à grande vitesse. Comment organiser mon déménagement de dernière minute sans trop stresser et continuer à respecter mes valeurs écolos? Heureusement, beaucoup de ressources ont été mises sur pied pour faciliter mon aventure.

1 mois à 2 semaines avant

J’ai fait le tour de mes connaissances pour déterminer si elles désiraient se débarrasser de meubles dont je pourrais avoir besoin. À quoi me sert de payer le plein prix pour des meubles neufs, si des meubles en parfaite condition dorment dans le garage d’amis, de tantes ou d’oncles? Le prêt à long terme peut aussi faciliter la vie de bien des gens.

Ainsi : l’amie de ma mère me prête des fauteuils en cuir à long terme, trop heureuse de faire de la place dans le garage. Mon coloc actuel me prête sa table de cuisine et me donne poêle et laveuse, les parents d’une amie me supplient de prendre leur vieille télévision (et son meuble assorti) qui dort dans le sous-sol. Bref, pas besoin d’acheter de gros morceaux pour l’instant!

Cette méthode m’a aussi permis d’emprunter des boîtes de carton pour déménager, que je retournerai une fois l’épreuve complétée. Aucun besoin d’acheter des boîtes, où de les mettre au recyclage. Elles auront été utiles pour au moins trois déménagements! Ouvrez l’œil pour des annonces semblables sur www.kijiji.ca . Par ailleurs, les sites de petites annonces regorgent d’offres de meubles, de vêtements ou d’électroménagers à donner, pour autant qu’on se déplace pour venir les chercher. Si vous avez des meubles à donner, réduisez la pression mise sur les organismes de charité autour du 1er juillet et prenez les choses en main.

Si vous ne trouvez personne pour venir chercher vos meubles, l’organisme à but non lucratif L’entraide les Ami(e)s de Montréal offre un service de cueillette des gros morceaux. http://www.entraide-montreal.com/entraide-les-amies-de-st-henri/st-henri.html . C’est toujours mieux que de les laisser à l’abandon dans la rue.

Côté consommation, j’essaie d’éviter d’acheter de gros contenants de nourriture depuis quelques semaines déjà. Je tente le plus possible de terminer ce que j’ai accumulé en nourriture, shampoing, produits nettoyants, etc., sinon, je me verrai forcée de gaspiller.

2 semaines avant

Ce que je dois faire cette semaine :

Il est important que je fasse le tri des vêtements et autres babioles dont je dois me débarrasser à l’avance.

Il est particulièrement important de me départir correctement des matières résiduelles potentiellement nocives comme la peinture usée, les appareils électroménagers désuets et les piles. Certains  éco-centres ont des heures d’ouverture allongées pendant la période des déménagements. http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=916,1607384&_dad=portal&_schema=PORTAL

Les quincailleries Rona recyclent la vieille peinture. www.rona.ca

Je vais porter mes vêtements à des organismes de réinsertion sociale tels que Renaissance http://www.renaissancequebec.ca/. Par contre, les vieux T-shirts tachés feront d’excellentes guenilles et seront parfaits pour rembourrer des boites. Les nombreux sacs de plastique accumulés peuvent aussi jouer ce rôle.

1 semaine avant

Je conserve les journaux plutôt que de les recycler, en prévision des items fragiles que je devrai emballer. Ces mêmes journaux m’aideront à protéger les planchers quand je peinturerai ou à nettoyer mes fenêtres avec du vinaigre. Les purs et durs pensent même à amasser les papiers à bulles, les enveloppes coussinées et les billes de styromousse.

Je commence à magasiner de la peinture recyclée, une belle économie d’argent. http://www.peintureboomerang.com/

Comme je sais que naviguer sur Internet émet du CO2 (1.2 gramme par minute pour être précise), je profite de l’initiative de Vidéotron : « Comment faire 10 changements d’adresse en 30 minutes » et je sauve temps et énergie.

Le jour J

J’ai réservé un camion assez gros pour n’avoir à faire qu’un voyage. Je sauve ainsi plusieurs émissions de GES dans l’atmosphère. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé de compagnie de déménagement carboneutre ou dont les camions fonctionnent au biodiesel. Et je crois avoir trop d’items pour les déménagements Myette, qui roulent à vélo.

J’ai hâte de pouvoir faire affaire avec une compagnie de déménagement vraiment verte, telle que la compagnie américaine Go Green Moving, dont la flotte de camion roule au biodiesel. Go Green loue des contenants réutilisables pour emballer les biens et ses couvertures de protection sont faites de coton biologique à 100%. Dans les rues de Montréal le 1er juillet 2011, qui sait? Une belle opportunité d’affaires…

Avez-vous des trucs de déménagement écolo à partager avec nous? Bon 1er juillet à tous!

Crédit photo : Flickr/petra quilitz


Un tour du monde complet sans émission de CO2

Mardi, juin 15th, 2010

J’ai le plaisir de vous annoncer que nous instaurons aujourd’hui une nouvelle chronique sur le blogue, qui sera publiée à chaque semaine, le mardi. Comme la mission première de ZEROCO2 est de lutter contre les changements climatiques, nous sommes constamment à l’affût des derniers développements sur le sujet. Nous avons donc eu l’idée de faire un condensé des articles intéressants publiés dans les quotidiens et les blogues les plus à jour par rapport à tout ce qui touche le climat, des calculs d’émissions de gaz à effet de serre en passant par les bourses du carbone. C’est un rendez-vous tous les mardis, pour un tour de la planète carbone.

Revue de Presse climat – 7 au 14 juin 2010


Coal methane capturing system gains headway in China – Ecoseed.org, 10 juin 2010

La Chine utilise le charbon comme source principale d’énergie. Megtech Systems se prépare à construire l’usine de captation de gaz à effets de serre la plus importante au monde, ce qui devrait réduire l’émission de 200 000 tonne de dioxyde de carbone dans l’atmosphère à chaque année.

Le réchauffement climatique menace les fleuves d’Asie – La Presse, 10 juin 2010

La fonte des glaciers de la région du Tibet et de l’Himalaya a des répercussions sur tout le bassin du sud-est asiatique. Conséquences : érosion des prairies, désertification, prolifération des rongeurs, baisse de la production des céréales, etc. Près de 580 millions de personnes risquent d’être affectée. (Agence France Presse)

Changements climatiques : beaucoup à faire pour s’adapter – La Presse, 11 juin 2010

Un article très intéressant de Charles Côté, sur le rapport « Savoir s’adapter aux changements climatiques » par le consortium de recherche Ouranos, qui regroupe quelque 250 scientifiques québécois. Très bon résumé de l’impact des réchauffements climatiques au Québec, dont, concrètement, des conséquences sur les érablières et sur les monts de ski. Étonnamment, certains changements pourraient même être positifs, même si la majorité sont inquiétants.

For Oil’s Cousin, Good Luck and Bad – Green.blog NY Times, 11 juin 2010

Certains experts voient la catastrophe de la mare noire du golfe du Mexique comme  l’opportunité tant attendue de développer les systèmes d’exploitation de gaz naturel, un combustible fossile qui émet beaucoup moins de GES que le pétrole. Par contre, le portrait de la situation de l’exploitation du gaz naturel est quelque peu terni par des incidents récents, dont une explosion en Pennsylvanie au début du mois de juin. Le gaz naturel ne semble pas être une solution parfaite, contrairement à ce que plusieurs enthousiastes voudraient croire.

Pressure is on Harper to discuss climate at summits – The Gazette, 14 juin 2010

Avec l’arrivée imminente des sommets du G8 et du G20, en Ontario, la pression se fait forte sur le gouvernement Harper pour faire des changements climatiques une priorité des conférences. Les dirigeants du Mexique, de l’Union Européenne et de l’ONU se sont montrés concernés par la situation. Harper prétend qu’il laissera une place à la question, même s’il juge que les sommets G8 et G20 ne devraient pas remplacer l’autorité du conseil des Nations-Unies sur le sujet.

Bombardier veut être «carboneutre» d’ici 2020 – Lapresseaffaire.cyberpresse.ca, 14 juin 2010

Le géant de l’aéronautique souhaite passer de 406 000 tonnes de GES émises annuellement, à zéro émission en dix ans. Il compte atteindre cet objectif en réduisant sa consommation d’énergie, en maximisant l’usage des énergies renouvelables et en achetant des crédits de carbone pour compenser les émissions restantes.

Les changements climatiques ajoutés à l’ordre du jour du G8 – La Presse, 14 juin 2010

On apprenait finalement en fin d’après-midi : « Réagissant aux pressions de chefs d’États et des responsables de mouvements écologistes, le Canada a finalement inclus le dossier des changements climatiques à l’ordre du jour du Sommet du G8. »

Bonn climate talks diary – toute la semaine sur The Guardian Environment blog

La conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques a eu lieu à Bonn, en Allemagne, du 31 mai au 11 juin dernier. L’envoyé spécial du Guardian, John Vidal, résume en quelques articles et avec humour les principaux sujets à l’ordre du jour. Les débats les plus passionnés ont concerné la présence de BP à la conférence et les derniers miles d’Yvo de Boer avant d’être remplacé par Christiana Figueres comme plus haute responsable de l’ONU chargée du climat. On y a aussi discuté de l’avenir de l’énergie éolienne, de l’objectif de fixer la limite de la hausse de la température globale à 1.5 degré et des objectifs de réduction des pays riches par rapport aux efforts demandés aux pays pauvres.

C’est tout pour cette semaine. Retrouvez-nous mardi prochain. En attendant, tout commentaire sur cette nouvelle chronique est le bienvenu.


Vendredis Verts – Spécial Papa

Vendredi, juin 11th, 2010

Bon vendredi! C’est la Fête des Pères dimanche prochain et je parie que la moitié d’entre vous n’ont pas encore déniché LE cadeau qu’il vous faut pour célébrer l’occasion. Voici quelques trouvailles écolos qui pourraient faire plaisir à votre papa.

Pour le nouveau papa

-Les nouveaux parents sont souvent fatigués et ils peuvent manquer de temps pour préparer les repas. Le traiteur santé Mamaluv offre des cartes-cadeaux à offrir aux gens qui sont débordés ou en convalescence. Vous connaissez un nouveau papa? Parions qu’il a plus besoin de repas santé livrés à domicile que de fleurs. http://mamaluv.ca

Pour le papa curieux

- La spectaculaire série documentaire Planet Earth (Planète Terre) de la BBC risque de plaire à l’amoureux de la nature. Produite en 2006, elle est à ce jour la série documentaire la plus dispendieuse produite par la BBC et la première filmée en haute définition. Son tournage a nécessité cinq ans de travail. En vente partout.

Pour le papa cuistot

-Les ensembles de jardinage de fines herbes intérieurs ou extérieurs biologiques offerts en ligne sur www.cadosphere.ca sont assemblés au Québec, emballés de papier recyclé, et l’encre utilisée sur  les emballages est à base  végétale. Pour parfumer les plats avec des herbes fraîches en tout temps.

Pour le papa coquet

-Très peu de boutiques offrent des vêtements « vintage » pour homme. Passez faire un tour à la friperie Marie-Claude pour donner une seconde vie à un vêtement ou un accessoire et offrir un cadeau original et intemporel à votre papa stylé. 2261, Papineau. (514) 529-5859

Pour le papa conscientisé

-La marque montréalaise OOM Ethikwear fabrique des t-shirts aux designs et aux messages engagés. Tous les vêtements d’OOM sont conçus en coton biologique ou bio-équitable. En vente à La Cordée, 2159 Ste-Catherine Est, et plusieurs points de vente. www.oom.ca

Pour le papa plein-air

-Le magasin de plein-air Mountain Equipment Co-op offre une gamme de vêtements d’extérieur écologiques dont des survêtements faits à 85 % de polyester recyclé ainsi que toute une gamme de vêtements d’extérieur pour hommes en coton biologique. www.mec.ca

Pour le papa douillet

-Les oreillers éthiques, biologiques et hypo allergènes fabriqués à Montréal par la compagnie Mayukori sont un cadeau tout indiqué pour un papa douillet. Ils favorisent un sommeil réparateur et promettent un confort difficile à battre. www.mayukori.com

-La marque La Lingère de la maison Simons offre une sélection de draps en coton biologique abordable. www.simons.ca

Pour le papa sportif

-Si votre papa n’a pas de vélo, pourquoi ne pas lui offrir un abonnement à BIXI? Parions que ça pourrait le motiver à se déplacer sur deux roues plus souvent. www.bixi.ca

Pour le papa coquet

-Les cosmétiques pour hommes sont devenus de plus en plus populaires depuis les dernières années et la tendance rejoint le marché des cosmétiques naturels. Les marques naturelles Dr Bronner’s (certifié biologique), Nature’s Gate et Avalon offrent des gammes de soin pour homme, dont des gels à raser et des crèmes hydratantes. En vente dans les boutiques d’alimentation naturelle comme TAU et Rachelle-Béry.

Pour le papa festif

-La coopérative de travail et micro-brasserie québécoise La Barberie offre une bière blonde biologique, certifiée par Ecocert Canada. Plusieurs points de vente. www.labarberie.com

-La SAQ tient une belle sélection de vins biologiques. Encouragez les produits locaux en achetant les produits du premier vignoble québécois certifié biologique, le vignoble des Négondos, situé dans les Basses-Laurentides. Il vous offre des vins rouges et blancs ainsi que des vins liquoreux et fortifiés. On retrouve l’Opalinois, un blanc, sur la carte du célèbre restaurant Toqué! à Montréal. www.negondos.com

Pour le papa techno

Voici quelques trouvailles techno dénichées sur Internet. Je ne crois pas qu’elles soient encore disponibles en magasin, mais vous pouvez vous les procurer sur le Web. Pour l’an prochain, peut-être!

-Le rasoir électrique à dynamo Piranha est un rasoir électrique qu’on recharge soit même en remontant un mécanisme, un peu comme les montres à ressort. Les rasoirs électriques durent plus longtemps que les rasoirs jetables et sont donc une option intéressante à considérer. Infos et commandes en ligne ici.

-Un sac à dos muni de panneaux solaires pour recharger son lecteur mp3 sur la route.

-Une lampe de poche à éclairage LED à dynamo.

Voilà, il y en a vraiment pour tous les goûts… et certainement pas seulement pour papa.

Photo : Flickr/LittleMissCupcakeParis’


Quand les écologistes parlent le langage des banquiers

Mercredi, juin 9th, 2010

L’économiste Pavan Sukhdev, conseiller des Nations Unies sur l’économie verte

L’idée de parler d’environnement avec le langage des hommes d’affaires n’est pas chose nouvelle. Malgré quelques préjugés tenaces, la dégradation de l’environnement n’est plus seulement la cause des scientifiques, mais l’affaire de tous, dirigeants et économistes inclus.

En 2006, l’économiste britannique Nicholas Stern a créé une commotion en publiant à la demande du gouvernement Blair  son fameux rapport Stern sur l’économie des changements climatiques.. Ce rapport de 700 pages a changé la façon dont les gouvernements perçoivent les changements climatiques liés à l’activité humaine. En effet, même si la notion avait été discutée dans le passé, le rapport Stern marque une prise de conscience généralisée quant à l’importance de l’impact des changements climatiques et leurs conséquences environnementales sur l’économie. On a enfin réalisé que la dégradation de l’environnement aurait non seulement des répercussions sur les habitats naturels, mais aussi un prix à payer, soit 6 500 milliards de dollars US en dix ans pour être précis[1]. De quoi paniquer!

Peut-être que les dirigeants avaient besoin qu’on parle leur langage afin de se sentir concernés?

Selon Nicholas Stern, les changements climatiques représentent une perte de rentabilité pour les pays, car  il coûterait beaucoup plus cher de réparer les dégâts qu’ils occasionneront que de les prévenir. Par ailleurs, près de 200 millions d’humains pourraient voir leur habitat de vie disparaitre ou être dégradé au point de devoir migrer, ce qui engendrerait d’autres dépenses. Pour freiner les émissions de gaz à effets de serre, Nicholas Stern a fait plusieurs recommandations, dont la lutte contre la déforestation et la poursuite de l’établissement d’un marché du carbone, afin de taxer les gros émetteurs et de faire crédit aux petits émetteurs. Vous pouvez consulter un excellent résumé du rapport Stern sur le site Automates Intelligents.

Toujours est-il qu’en cette année de la biodiversité, la notion économique liée à la dégradation de l’environnement semble prendre un nouveau tournant. Plusieurs économistes, dont Pavan Sukhdev, un économiste de haut niveau et conseiller des Nations Unies sur l’économie verte, associe non seulement un coût aux changements climatiques, mais voit les écosystèmes d’un pays comme étant des actifs à calculer dans le PIB.

Cité dans La Presse affaires, Monsieur Sukdhev établit une théorie intéressante :

«Le problème est psychologique. La société moderne a une fixation sur les marchés. On pense qu’il n’y a rien d’autre que les marchés, que tout ce qui n’est pas transigé n’a pas de valeur.[2]»

Autrement dit : on perçoit que l’air, un composé vital, ne vaut rien, alors qu’un diamant a une grande valeur, même s’il ne sert à rien. Pourtant, les écosystèmes ont une valeur économique même s’ils ne sont pas transigés en bourse. Pavan Sukhdev croit qu’en mettant un prix sur les richesses publiques créées par la nature, les gouvernements prendraient conscience qu’il est rentable de les protéger. C’est une question de voir les choses autrement.

Par ailleurs, l’Union Européenne se rencontrait à Bruxelles début juin, dans le cadre de la Green Week Conference, une conférence annuelle sur l’environnement. Le thème de la biodiversité y étant à l’honneur, on y a discuté de l’impact économique de la perte de celle-ci. Par exemple, la diminution de sources d’eau potable entrainera des coûts d’installation de systèmes d’épuration et la dégradation d’écosystèmes naturels mettra plus de pression sur l’agriculture. On évalue aussi que la perte de biodiversité aura des conséquences néfastes sur la prolifération des maladies chez l’homme, ce qui entrainera des hausses de dépenses médicales[3].

Des économistes présents ont soulevé l’idée d’établir une bourse de la biodiversité, sur le modèle d’une bourse du carbone. Au lieu d’encadrer l’investissement dans des projets qui permettent de réduire globalement les émissions de gaz à effets de serre, la bourse encadrerait les investissements dans des projets permettant de restaurer la biodiversité d’un endroit. Intéressant n’est-ce pas?

Malgré le fait que je comprenne les critiques qui s’opposent à une économie de l’environnement, je pense que nous n’avons réalistement pas le choix d’inclure des notions de marché à la protection de notre planète. Je crois, comme Pavan Sukhdev, que l’économie verte « n’est pas une mode[4]» et qu’elle se développera de façon exponentielle dans les années à venir. Et vous?

Crédit photo : Flickr/IUCNweb


[1] http://www.automatesintelligents.com/echanges/2006/nov/rapportstern.html

[2] http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201005/21/01-4282550-pour-une-economie-de-la-biodiversite.php

[3] http://www.nytimes.com/2010/06/07/business/energy-environment/07iht-green.html?pagewanted=1&sq=pavan%20sukhdev&st=cse&scp=1

[4] http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201005/21/01-4282550-pour-une-economie-de-la-biodiversite.php


Posez un geste concret avec ZEROCO2 pour la Journée mondiale de l’environnement

Vendredi, juin 4th, 2010

La Journée mondiale de l’environnement sera célébrée à travers la planète, demain, samedi 5 juin. L’édition 2010 de cette journée sera accueillie par le Rwanda, un pays qui est, selon le site Web du programme des Nations Unies pour l’environnement : « d’une biodiversité exceptionnelle et a fait d’énormes progrès en matière de protection de l’environnement [1]». Les célébrations dans la capitale rwandaise, Kigali, dureront trois jours.

Nous vous invitons à rejoindre le mouvement

En parallèle avec ces activités, les pays, entreprises et citoyens du monde entier sont invités à agir concrètement pour l’environnement dans leur communauté. Chez ZEROCO2, nous avons décidé de lancer le bal et de vous inviter à vous joindre à nous.

Notre entreprise a donc planté 250 arbres gratuitement au parc Les Salines à St-Hyacinthe et nous vous invitons à vous rendre sur notre site Web (www.zeroco2.com) afin de mettre en terre un arbre en votre nom ou d’en offrir un à vos proches. Afin de reconnaître et de supporter les efforts de chacun et dans l’espoir que le mouvement prenne de l’ampleur, ZEROCO2 donnera 100 arbres supplémentaires à chaque 500 arbres mis en terre.

Si nous atteignons ensemble notre objectif de 2 750 arbres, en plus des effets positifs sur la biodiversité, ce seront presque 460 tonnes de CO2 qui seront retirées de l’atmosphère, soit l’équivalent d’enlever de la route 155 petites voitures qui roulent 20 000 km par année.

Des arbres pour favoriser la biodiversité

Les Nations Unies ont déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité et comme le thème de la Journée mondiale de l’environnement est « Des millions d’espèces – Une planète – Un avenir commun », nous avons décidé de poser un geste local qui aura un impact positif pour la biodiversité. De nombreux avantages sont associés à la création de grandes plantations d’arbres, tels l’accroissement de la quantité d’habitat faunique, ce qui permet à diverses espèces d’utiliser ce nouveau milieu comme lieu d’alimentation, de reproduction ou de nidification.

Par ailleurs, des études menées par l’Institut de Recherche en Biologie Végétale (IRBV)[2] ont clairement démontré une perte de qualité des forêts feuillues du sud du Québec à cause de l’agriculture, puis de l’urbanisation, et que la plantation d’espèces indigènes permettrait d’atténuer les effets de l’activité humaine sur la biodiversité des forêts.

Une preuve tangible de votre action

Tous les arbres plantés par ZEROCO2 sont munis de coordonnées satellites, ce qui vous permet de  connaitre leur emplacement à dix mètres près. Je vous invite à vérifier par vous-même où les arbres plantés à St-Hyacinthe sont situés sur une carte en visitant l’onglet « Trouver mes arbres » sur notre site Web. Vous n’avez qu’à entrer le code JENVIRO2010. En participant à notre initiative, vous recevrez un code propre à vos arbres.

À propos de la Journée mondiale de l’environnement

La Journée mondiale de l’environnement a été instaurée par l’Organisation des Nations Unies le 5 juin 1972. Elle met de l’avant un enjeu spécifique important différent chaque année et ses célébrations officielles sont tenues dans un pays hôte choisi selon la thématique. Le Canada n’a jamais eu l’honneur d’être l’hôte de ces célébrations spéciales, mais des activités sont organisées partout à travers le monde lors de chaque édition. Consultez le site du Programme des Nations Unies pour l’environnement ici.

Vous joindrez-vous à nous pour contribuer à cette journée spéciale?


[1] http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=624&ArticleID=6579&l=fr

[2] http://www.irbv.umontreal.ca/


Le saule : une solution naturelle à tous les maux… ou presque!

Mercredi, juin 2nd, 2010

Stabilisation des sols, réduction de l’érosion, renaturalisation des berges et bandes riveraines, aménagement paysager, production de biomasse, bioénergie, matériaux de construction, réduction de la pollution atmosphérique, captation de CO2, vannerie, écran visuel, haies brise-vent, murs antibruit[1]… Qui aurait cru qu’un arbuste qui pousse à une vitesse éclair pouvait répondre à tous ces besoins? Cette semaine, inspirée par la visite du superbe site de l’ONF sur la pollution sonore, mes recherches m’ont fait découvrir les bienfaits du saule arbustif. En effet, je savais que le saule est souvent utilisé comme barrière antibruit le long des autoroutes, mais j’étais loin de me douter à quel point cet arbuste semble répondre à tant de besoins, dont celui, pressant, de développer des sources d’énergies alternatives. Il me semble que le saule pourrait bien créer une petite révolution dans le paysage agricole québécois.

La culture du saule arbustif à croissance rapide au Québec

La culture du saule pour la production de biomasse est déjà pratiquée depuis une trentaine d’années en Suède[2]. C’est une espèce qui est très bien adaptée à notre climat nordique et qui n’a pas besoin d’un terreau très riche. De plus, contrairement à l’éthanol, produit avec du mais, le saule n’est pas une plante comestible. Il atteint sa maturité très rapidement (six à huit mètres en trois ans), ce qui permet de le récolter tous les trois ans.

Michel Labrecque, chef de la division de la recherche et du développement scientifique au Jardin Botanique de Montréal[3], dirige des recherches sur la culture des saules arbustifs à croissance rapide depuis près de quinze ans. À la base, les motivations gouvernementales pour le financement de telles recherches étaient surtout économiques car on  souhaitait trouver des alternatives au pétrole. Les horticulteurs affectés au projet ont vite compris que les saules pouvaient répondre à plusieurs autres besoins, tels que la décontamination de sites pollués, la stabilisation de berges, la constitution de murs antibruit très efficaces et l’absorption de gaz carbonique[4].

Le saule arbustif comme carburant vert

Francis Allard, un jeune ingénieur et entrepreneur derrière Agro Énergie croit que l’avenir des municipalités passe par l’indépendance énergétique. La biomasse de saule lui semblait toute indiquée parce que le saule pousse très rapidement et qu’il est bien adapté à notre climat. De plus, Francis Allard a développé un système qui permet de réduire les saules en copeaux dès la récolte, ce qui sauve l’étape du transport à l’usine de transformation[5].

Ce qui est particulièrement intéressant dans la production d’énergie grâce à la biomasse de saule, c’est que, malgré les émissions de CO2 engendrées par la combustion des copeaux, les saules sont aussi des capteurs efficaces de gaz carbonique. L’effet de la combustion est donc annulé par l’effet d’absorption, ce qui en fait une énergie propre et renouvelable. De plus, comme les saules sont cultivés dans les municipalités, il n’y a pas beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre liées à leur transport.

L’avenir de la biomasse de saule au Québec

Le reportage « Le saule biomasse, carburant du futur? »[6], diffusé à La Semaine Verte en mai 2009 fait mention du principal obstacle au développement de la biomasse de saule comme énergie alternative : les faibles coûts du pétrole et de l’hydroélectricité. Personnellement, j’ai espoir. D’abord, les municipalités seront de plus en plus appelées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et selon Francis Allard, les coûts engendrés par la conversion d’une chaudière au mazout vers une chaudière à la biomasse de saule sont absorbés en deux ans. De plus, je vois la catastrophe pétrolière de BP dans le golfe du Mexique comme une occasion de remettre en question notre utilisation collective de pétrole . Après tout, le mazout, encore largement utilisé au Québec, est un dérivé du pétrole. Et comme le dit si bien le journaliste Jean-François Lisée sur son blogue, économiquement parlant, le Québec aurait intérêt à se libérer de sa dépendance au pétrole.

Quand allons-nous réaliser que nous avons des solutions vertes à portée de main?

Saulesquebec.com pour profiter des saules chez soi

Le saule arbustif, particulièrement reconnu pour sa croissance rapide (2 à 3 mètres en une seule saison) et sa résistance aux insectes et aux maladies, est une excellente alternative à la haie de cèdre qui prendra plusieurs années à atteindre une telle hauteur. De plus, construire une haie de saules est beaucoup moins dispendieux et ne demande pas d’entretien particulier.

Si vous souhaitez vous procurer des boutures de saules arbustifs sans en acheter une très grande quantité, la compagnie Saules Québec (www.saulesquebec.com) offre le service de vente de saules aux particuliers. Ce site vous permet de commander les boutures en ligne et offre un service de livraison qui vous permet de les recevoir chez vous quelques jours plus tard. Le site Saules Québec est très bien conçu, avec une section sur les différentes espèces de saules selon vos besoins, ainsi qu’un guide pour aider à la plantation des boutures.

Je me répète, mais qu’à cela ne tienne : vive le pouvoir vert!

Crédit photo : saulesquebec.com


[1] http://www.saulesquebec.com/bienfaits.php

[2] http://www.ledevoir.com/economie/emploi/179231/biomasse-on-peut-rever-d-une-region-presque-entierement-autonome-sur-le-plan-energetique

[3] http://www.irbv.umontreal.ca/labrecque.htm

[4] http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/reportage.aspx?idDocument=78073&idItemMenu=27

[5] http://www.ledevoir.com/economie/emploi/179231/biomasse-on-peut-rever-d-une-region-presque-entierement-autonome-sur-le-plan-energetique

[6] http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/reportage.aspx?idDocument=78073&idItemMenu=27



Biodiversité
Cadeaux durables
Changements climatiques
Conscience sociale
Constructions durables
Développement durable
Entendu entre les branches
Environnement
Faites-le vous-même!
Prix verts
Revue de Presse climat – Un tour du monde complet sans émission de CO2
Sommet de Copenhague
Tendances durables
Trouvailles
Vendredis Verts


2Sustain
Artisans du changement global
Cécile Gladel
Choix de société – Équiterre
Construire notre futur
EcoGeek
EcoSalon
écotrip
Ecouterre
Entre le monde et l'écran
inhabitat
La prochaine évolution industrielle
Neomansland
Novethic
Oikos
Peau Éthique
Penser avant d'ouvrir la bouche
Perennia – design durable
Sequovia
Terra eco
Un truc par jour
Verts à cuire
Zetika – Le portail vert participatif