Biodiversité
Bon coup
Changements climatiques
Conscience sociale
Développement durable
Élections fédérales 2011
Énergies renouvelables
Environnement
Faites-le vous-même!
Gaz à effet de serre
Sommet de Cancun
Sommet de Copenhague
Tendances durables
Trouvailles
Vendredis Verts


Marche au ralenti, deux fois plus de pollution
De l'électricité dans l'air
Une version française du Concours québécois en écoconception
2012 : Élections et environnement
Les Phénix de l'environnement s’associent à ZEROCO2


janvier 2012
décembre 2011
novembre 2011
octobre 2011
septembre 2011
août 2011
juillet 2011
juin 2011
mai 2011
avril 2011
mars 2011
février 2011
janvier 2011
décembre 2010
novembre 2010
octobre 2010
septembre 2010
août 2010
juillet 2010
juin 2010
mai 2010
avril 2010
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
novembre 2009



subscribe

Archive for juillet, 2010

Vendredis Verts – Spécial économie d’eau

Jeudi, juillet 29th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, c’est encore l’été et nos besoins en eau semblent encore plus marqués lorsqu’il fait chaud. Voici quelques conseils simples pour économiser l’eau et contribuer à sa façon à la conservation de cette ressource précieuse. Il suffit de faire attention. Chaque petit geste compte!

Éviter de laisser l’eau couler inutilement

Tout ce qui nécessite d’être rincé n’a pas besoin de l’être à l’eau courante. Pour rincer la vaisselle, les légumes, le rasoir, remplissez le lavabo de quelques centimètres d’eau et sauvez ainsi beaucoup d’eau.

Dans le même ordre d’idée, placez un pot au réfrigérateur pour avoir de l’eau froide sous la main en tout temps au lieu de laisser couler le robinet inutilement.

Par ailleurs, j’apprenais cette semaine, par le biais d’une capsule Écotrip, que les déchets recyclables n’ont pas à être rincés outre-mesure. Il n’est pas nécessaire de gaspiller de l’eau pour rincer des éléments qui seront nettoyés à nouveau après leur tri.

Essayez de prévoir la décongélation des aliments à l’avance dans le frigo, plutôt que de le faire à l’eau courante.

Couper le gaspillage

Un robinet qui fuit ? Sachez qu’un robinet qui fuit à raison d’une goutte par seconde gaspille 21 litres d’eau par jour ou l’équivalent de 41 bains par année[1]! Il est relativement simple de changer un joint d’étanchéité même si ce n’est pas la tâche la plus agréable…

Essayez d’éviter de faire des demi-brassées de lavage. Même si le niveau d’eau de la laveuse est ajustable, le lavage à la machine demande beaucoup d’eau pour le rinçage. Tentez plutôt d’attendre et de faire de grosses brassées. Même chose pour le lave-vaisselle.

Les trois quarts de l’utilisation de l’eau à la maison sont imputables à la salle de bain et la toilette est responsable de 28 % de l’utilisation totale d’un ménage[2]. Il est facile de couper le gaspillage d’eau de la toilette en remplissant un contenant à jus ou à lait en plastique format un litre avec du sable ou de la gravelle et de l’eau et de le placer dans le réservoir de la toilette. Selon le New York Times, une famille de cinq personnes sauverait ainsi 1 325 litres d’eau chaque mois[3]!

Quant à la douche, il est facile de se procurer une tête de douche économique dans n’importe quelle quincaillerie. Vous sauverez par le fait même de l’argent en réduisant votre consommation d’eau chaude.

Dans le jardin

Lorsque vous arrosez les plantes à l’extérieur, essayez de le faire le matin ou le soir, lorsqu’il fait moins chaud, pour éviter l’évaporation.

Utilisez l’eau de cuisson des légumes pour arroser les plantes (vous pouvez aussi l’utiliser comme base pour une soupe).

Plutôt que de vider l’eau de la piscine pour enfant sur le gazon, récupérez cette eau dans des contenants pour arroser les plantes à l’intérieur ou à l’extérieur.

Récupérez l’eau de pluie

L’eau de pluie est une source d’eau facilement accessible pour le jardin, trop souvent oubliée. Vous pouvez acheter un baril de récupération d’eau de pluie ou encore en fabriquer un selon une méthode simple ici. La récupération de l’eau de pluie permet de réduire son utilisation d’eau potable, en plus de fournir une eau toujours à la température ambiante pour les plantes et de réduire l’écoulement des eaux de ruissellement dans les égouts municipaux. À ce sujet : félicitation à la Ville de Gatineau qui offre une subvention de 50 $ à l’achat d’un baril de récupération d’eau de pluie[4].

De plus petits contenants placés sous les gouttières permettent de récupérer l’eau rapidement après un orage, s’il vous est impossible d’installer des barils de récupération d’eau de pluie.

Voilà des astuces toutes simples qui peuvent faire une différence. Il suffit de réaliser que même si nous sommes privilégiés d’avoir un accès facile à l’eau potable, nous ne sommes pas obligés de la gaspiller. Avez-vous des trucs à partager avec nous ? EAVB_YIOZNHBPSK

crédit photo : FlickrCC/Snap

Sources supplémentaires :

http://planetgreen.discovery.com/home-garden/5-ways-to-collect-water-for-your-garden.html

http://www.wateruseitwisely.com/100-ways-to-conserve/index.php

http://eartheasy.com/live_water_saving.htm


[1] http://ga.water.usgs.gov/edu/sc4.html

[2] http://eartheasy.com/live_water_saving.htm

[3] http://www.nytimes.com/2002/04/14/realestate/your-home-reducing-water-use-in-the-home.html?sec=&spon=&pagewanted=2

[4] http://www.ville.gatineau.qc.ca/page.asp?p=environnement/baril_recuperation_eau_pluie


Verdir des événements grâce aux arbres

Jeudi, juillet 29th, 2010

Les arbres sont reconnus comme ayant de nombreux bénéfices : absorption de la pollution de l’air, propriétés esthétiques, réductions des ilots de chaleur urbains, isolants contre le bruit… Il a même été démontré dernièrement que les arbres ont des propriétés sur la santé mentale des humains, jouant un rôle positif sur l’humeur et le niveau d’estime de soi, en plus de réduire le stress en aidant à faire baisser la pression artérielle[1]. Les arbres jouent aussi un rôle de captation du carbone, ce qui permet de freiner les émissions de gaz à effet de serre, principaux responsables du réchauffement climatique (tel que démontré dans un article précédent).

La plantation d’arbres est donc devenue un moyen prisé pour compenser les émissions de GES inévitablement produites par certains événements, et ce, un peu partout dans le monde. Malgré une plus grande conscience verte et les efforts de réduction d’émissions effectués lors de la mise en place d’un événement éco responsable, le transport des participants et des conférenciers reste une grande source émettrice. Voici des exemples d’initiatives où les responsables d’événements ont choisi de planter des arbres pour compenser les émissions de CO2 liées à leurs activités. Tout le monde en ressort gagnant.

Les pionniers dans le domaine : les Rolling Stones

Les Rolling Stones sont devenus le premier groupe à compenser les émissions d’une tournée grâce à la plantation d’arbres en 2003, lors de leur tournée « Licks » en Angleterre. Le groupe a compensé pour les émissions de ses propres déplacements, pour les émissions des déplacements de ses fans ainsi que pour l’énergie nécessaire déployée à chaque concert. Les Stones ont investi dans la plantation de 2 800 arbres en Écosse ainsi que dans des projets de développement de sources d’énergie renouvelable[2].

Un événement éco responsable au Collège de Maisonneuve

La Quinzaine citoyenne, premier événement éco responsable tenu par le collège Maisonneuve en novembre dernier, visait à promouvoir et faciliter l’engagement des citoyens dans la société. Les organisateurs ont choisi de donner un bon exemple d’engagement en compensant les émissions imputables au déplacement des mille participants grâce à la plantation de six arbres, ce qui devrait permettre d’absorber une tonne de CO2[3].

Une école secondaire carboneutre

Les élèves et le personnel de l’école l’Odyssée de Valcourt, au Québec, unissent leurs efforts pour que leur école devienne complètement carboneutre. Pour ce faire, les élèves sont mis à contribution afin de déterminer les émissions totales de l’école. On leur demande ensuite de trouver des façons pour arriver à réduire leurs émissions et celles de leurs professeurs, en incluant les déplacements. Une semaine carboneutre, pendant laquelle des arbres sont plantés, est organisée à chaque année[4].

Compenser pour des travaux de réfection

La ville de Laval a compensé les émissions de GES liées aux travaux de réfection du boulevard Curé Labelle en septembre 2009. Près de 6 000 arbres ont été plantés, pour compenser les 1 000 tonnes de CO2 générées. En plus d’absorber le CO2 de l’atmosphère, ces arbres, placés en bordure de l’autoroute, embelliront le paysage et créeront éventuellement une barrière contre le son[5].

Verdir l’ouverture de la série IndyCar

Près de 23 000 arbres ont été plantés au Brésil pour compenser les émissions de la première course de la série IndyCar à Sao Paulo, en mars dernier. Tout a été calculé : des déplacements par avion des participants, à l’élimination de déchets, en passant par l’électricité consommée. En tout, c’est près de 1 138 tonnes de CO2 qui auront été compensées, grâce à des espèces indigènes plantées dans les environs de la capitale brésilienne[6].

Une course de voilier carboneutre

Le championnat mondial de voile tenu dans la ville australienne de Perth en 2011 sera compensé par la plantation d’eucalyptus indigènes sur le territoire de l’Ouest australien. Ces arbres seront plantés dans le but de réduire certaines émissions associées à l’événement, ainsi que de réduire la salinité du sol, créer des corridors verts pour les animaux et prévenir l’érosion[7].

De nombreux bénéfices sont associés à la plantation d’arbres et tous et chacun en profitent.  Les arbres embellissent le monde et sont des alliés naturels contre plusieurs désagréments. Pourquoi se priver d’en planter partout?

crédit photo : FlickrCC/epcp


[1] http://ht.ly/2fGpk

[2] http://www.greenbiz.com/news/2003/09/04/rolling-stones-pledge-carbon-neutral-uk-tour

[3] http://www.flambeaudelest.com/Actualites/2010-04-22/article-1034637/Le-College-de-Maisonneuve-plante-des-arbres-pour-couvrir-les-emissions-de-GES/1

[4] http://www.radio-canada.ca/ecole_carboneutre.shtml

[5] http://www.novae.ca/actualites/2009-09/laval-rend-un-chantier-de-construction-carboneutre

[6] http://sweeteralternative.com/for-media/press-releases/more-than-23-000-trees-planted-in-brazil-to-offset-emissions-of-izod-indycar-season-opener

[7] http://www.perth2011.com/aboutwa/environment


Un tour du monde complet sans émission de CO2

Mardi, juillet 27th, 2010

Les réchauffements climatiques seraient favorables à la reproduction des méduses

Au menu cette semaine : après une canicule de 40 degrés, les Russes seront-ils moins sceptiques par rapport aux changements climatiques ? L’Ontario, un modèle à suivre dans le domaine des énergies alternatives, les gestionnaires financiers commencent à voir le réchauffement climatique comme une menace économique, des vaches miniatures pour sauver la planète et la libido des marmottes.

Revue de Presse climat – 20 au 26 juillet 2010

Top 3 blogues

La sécheresse russe serait liée au réchauffement mondial – challenge.fr, 20 juillet 2010

Certaines régions du sud de la Russie ont atteint des records de températures allant jusqu’à 40 degrés Celsius, affectant la production agricole sur une surface aussi grande que le Portugal. Certains écologistes y voient une opportunité pour les dirigeants du pays de réaliser l’importance de la question des changements climatiques, car la sécheresse serait vraisemblablement causée par le réchauffement global. Quatrième pays en importance au niveau des émissions de GES, la Russie n’a pas pris d’engagement significatif envers les objectifs de Kyoto et une bonne partie de sa population est sceptique quant aux changements climatiques.

More Large Scale Solar Installations Planned for Ontario – blog.cleantechies.com, 21 juillet 2010

L’Ontario est en voie de devenir le leader Nord-Américain de l’énergie solaire depuis l’adoption de sa loi sur les énergies vertes en 2006. Une importante usine solaire est opérationnelle depuis l’automne dernier et deux autres projets sont en construction. La loi sur les énergies vertes devrait permettre de créer entre 35 000 et 90 000 emplois en Ontario en plus de réduire les émissions de GES, la pollution au mercure et à l’uranium ainsi que de stimuler l’économie.

Everything You Need To Know About Global Warming in 5 minutes – As Told by Top Hedge Fund Manager – treehugger.com, 26 juillet 2010

Jeremy Grantham, un gestionnaire de fond américain très respecté dans le monde des affaires, parle le langage des écologistes dans une lettre aux investisseurs, dont les passages les plus pertinents ont été repris par Brian Merchant, journaliste pour treehugger.com. Dans sa lettre, le gestionnaire inclut une section expliquant et vulgarisant les conséquences du réchauffement climatique sur l’économie. Ses réflexions : malgré le risque très mince d’être dans l’erreur par rapport aux changements climatiques, même si tel était le cas, les enjeux liés aux conséquences potentielles du réchauffement climatique sont trop grands pour prendre la chance de se tromper. Selon Jeremy Grantham, le coût le plus élevé à payer sera lié à la perte de biodiversité, parce qu’il est difficile de chiffrer ce qui n’a pas de prix. Par ailleurs, il insiste sur le fait que la voie de l’avenir est dans les énergies alternatives, qui représentent l’indépendance américaine du pétrole du Moyen-Orient, plus d’emplois et moins de pollution.

Top 3 journaux

La Chine va investir 738 milliards dans les énergies propres – La Presse, 21 juillet 2010

La Chine, premier pollueur de la planète, souhaite diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et réduire sa dépendance au charbon en investissant massivement dans les énergies alternatives. Elle souhaite développer le nucléaire, l’éolien et la biomasse sur une période de dix ans. La Chine dépend encore du charbon pour 70 %, mais elle est aussi le plus important investisseur mondial en solutions d’efficacité énergétique, y investissant 34,6 milliards de dollars en 2009.

US Senate drops bill to cap carbon emissions – Chicago Press Release Service, 23 juillet 2010

L’administration Obama a du abandonner la mise en vigueur d’une loi visant à taxer les manufactures, les usines et les autres gros émetteurs de gaz à effet de serre, dans un effort de réduire les émissions globales de GES aux États-Unis. Malgré le fait que les démocrates travaillaient depuis un an à sa mise en vigueur, la cote de popularité descendante du président ainsi que les pressions des sénateurs républicains (et des démocrates craignant pour les élections partielles de novembre) ont eu raison du projet de loi.

Why mini cows could save the planet – The Guardian, 25 juillet 2010

Un professeur américain a peut-être trouvé une solution pour réduire les émissions de méthane causées par la digestion du bétail : rapetisser les vaches. À la suite de croisements entre espèces, Richard Gradwohl est parvenu à créer 18 nouvelles espèces de vaches, toutes miniatures. Les vaches miniatures ont besoin de moins d’espace, ce qui veut dire qu’elles permettent de produire de deux à trois fois plus de viande pour une même parcelle de terrain. De plus, dix d’entres elles émettent autant de GES qu’une seule vache de taille normale. On a donc plus de viande pour moins d’espace et moins d’émissions de méthane.

Mention spéciale – Trouvaille de la semaine

Unexpected consequence of climate change: animals getting horny, Grist.com, 22 juillet 2010

Selon une étude menée par un scientifique du Collège Imperial de Londres, les changements climatiques affecteraient la libido de certains animaux, dont les marmottes du Colorado. La hausse des températures a eu pour conséquences  plus de nourriture disponible pour les rongeurs ainsi qu’une période d’hibernation plus courte et donc une hausse de leur activité sexuelle. Les changements climatiques pourraient malheureusement aussi favoriser la reproduction des tiques et des méduses.

crédit photo : Flickr/Schristia


Les orages et le réchauffement climatique

Jeudi, juillet 22nd, 2010

J’ai une assez mauvaise mémoire en ce qui a trait aux précipitations, mais il me semble que Montréal est plus sujette aux orages électriques cet été que les années passées. Je me suis posé la question après m’être fait surprendre par la pluie en vélo à multiples occasions depuis le début de l’été. Je ne suis peut-être que malchanceuse… Toujours est-il qu’après avoir eu la confirmation officielle que le mois de juin et 2010 en général battaient des records de chaleur[1], ainsi qu’après avoir lu que le réchauffement climatique risque d’augmenter la fréquence des tempêtes tropicales[2], je me suis demandé s’il existait un lien entre les orages électriques et le réchauffement climatique. Voici ce que j’ai trouvé.

Avant-propos

Un orage est toujours électrique, il est donc redondant de dire « orage électrique »[3]. Bon à savoir.

Courte explication du phénomène

Je me suis d’abord intéressée à la cause du phénomène. C’est quoi, un orage ? Il semblerait que les conséquences d’un orage, c’est-à-dire la foudre, le vent, les décharges électriques et les fortes pluies diluviennes soient causées par les cumulonimbus, des nuages très chargés en électricité. Les cumulonimbus se forment quand l’air près du sol est très humide et chaud et plutôt froid et sec en altitude[4]. Ces nuages sont chargés de particules négatives à leur base et de particules positives à leur sommet. Les mécanismes à l’origine d’une telle tension dans les cumulonimbus sont encore au stade de théorie chez les scientifiques. Elle pourrait être causée par le frottement entre l’air et les particules d’eau et de poussière ou encore par le changement de phase de l’eau (de solide à gazeuse) à cause du changement rapide de température dans le nuage.

Les molécules d’eau qui s’entrechoquent libèrent des électrons négatifs à la base du cumulonimbus qui repoussent les particules négatives à la surface terrestre dans le sol et attirent par les particules positives qui s’accumulent à la surface de la Terre. Comme l’air est un mauvais conducteur, quand la tension devient trop forte, une sorte de corridor magnétique se forme : des particules négatives descendent vers le sol et des particules positives se concentrent au sommet de pointes élevées (comme les cimes des arbres). Lorsqu’un contact s’établit, un courant électrique très puissant emprunte le corridor ainsi formé : l’éclair[5].

Orages et changements climatiques

Où ça devient intéressant (et inquiétant) c’est que selon plusieurs études, les changements climatiques risquent d’influencer la fréquence des tempêtes et des orages. Et même si les orages sont nécessaires pour maintenir l’équilibre du champ magnétique de la Terre, leur augmentation pourrait avoir des conséquences indésirables[6].

Orages, feux de forêt et gaz à effet de serre

Selon l’organisme de protection forestière Canadian Forestry, les changements climatiques entrainent un temps plus chaud et sec (au Québec notamment), ce qui favorise une recrudescence des feux de forêt. Comme la fréquence des orages, une cause naturelle des feux de forêt (ils sont responsables de 20 % des feux de forêt au Québec, 40 % en Colombie-Britannique[7]), risquent d’augmenter avec la hausse des températures, le phénomène d’équilibre naturel des feux de forêt pourrait être bouleversé. Alors que les feux sont nécessaires à la régénération de la forêt, en libérant des substances nutritives essentielles à la croissance ainsi qu’en « nettoyant » les arbres morts, une trop grande proportion de ces feux peut avoir un effet dévastateur. Par ailleurs, les forêts jouent un rôle de puits de carbone, absorbant le dioxyde de carbone, évitant ainsi ses émissions dans l’atmosphère. Une hausse de la fréquence des feux de forêt modifierait le cycle naturel du carbone et représente donc une hausse des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère[8].

Potentiel d’énergie renouvelable ?

On estime qu’il y a en permanence 2 000 orages en activité sur la planète[9], et donc plusieurs éclairs par jour (entre 44 000[10] et 5 millions[11] selon les sources). Si le potentiel électrique d’un éclair peut aller jusqu’à 100 000 Volts, ne serait-il pas possible d’en tirer une source d’énergie renouvelable ?  Il semble malheureusement que non. Alors que l’énergie libérée par l’éclair est très puissante, elle est de très courte durée (elle n’a donc pas un potentiel immense). Par ailleurs, la foudre est imprévisible, ce qui la rend difficile à récupérer.

Au chapitre des énergies renouvelables les plus dangereuses, la tornade a une longueur d’avance sur l’éclair, avec une invention servant à recueillir l’énergie des tornades conçue par un Canadien en 2008, invention malheureusement maintenant tombée dans l’oubli. En attendant que la science soit rendue là, nous devrons nous concentrer sur des énergies alternatives « douces » comme le solaire et l’éolien.

crédit photo : flckr/Ethan Hein


[1] http://www.cyberpresse.ca/environnement/climat/201007/15/01-4298624-record-de-chaleur-sur-terre-en-juin.php

[2] http://www.sciencedaily.com/videos/2009/0109-global_warming_causes_severe_storms.htm

[3] http://www.meteo.org/phenomen/orage.htm#%29clair

[4] http://en.wikipedia.org/wiki/Thunderstorm

[5] http://www.planete-energies.com/contenu/foudre.html

[6] http://www.sciencedaily.com/videos/2009/0109-global_warming_causes_severe_storms.htm

[7] http://www.meteo.org/phenomen/orage.htm#%29clair

[8] http://www.canadianforestry.com/kits/francais/Vol2_f.pdf/09Feux_de_foret.pdf

[9] http://www.planete-energies.com/contenu/foudre.html

[10] http://www.meteo.org/phenomen/orage.htm#%29clair


Un tour du monde complet sans émission de CO2

Mardi, juillet 20th, 2010

Au menu cette semaine : le film Inception, avant-gardiste à tous les niveaux, Google Earth nous montre les conséquences du réchauffement global, des températures qui battent (encore !) des records et les hommes de demain pourraient être génétiquement réduits à 50 centimètres.

Revue de Presse climat -13 au 19 juillet 2010

Top 3 blogues

Inception Premiere to Benefit Alliance for Climate Protection – theclimateprojectus.org, 13 juillet 2010

Le film de l’heure, Inception, du réalisateur Christopher Nolan et mettant en vedette Leonardo DiCaprio s’est associé à l’organisme à but non lucratif The Alliance for Climate Protection. Les profits de la première du film à Los Angeles ont tous été versés  à la fondation d’Al Gore qui a pour mission d’éduquer les gens et de faire de la recherche sur les changements climatiques.

Google Earth zooms in on dangerous climate change – fco.gov.uk, 14 juillet 2010

Le gouvernement du Royaume-Uni, en partenariat avec plusieurs scientifiques spécialisés dans les changements climatiques ainsi que Google Earth, a lancé une carte interactive où l’on voit les effets d’une hausse de la température moyenne sur terre de 4 degrés Celsius. Les changements climatiques ont, entre autres, une influence sur la hausse des feux de forêts à haut risque. Les cyclones et autres tempêtes tropicales risquent aussi de devenir plus fréquents. Voir la vidéo explicative ci-dessous.

Des hydroliennes en plein coeur des villes – visiondurable.com, 15 juillet 2010

Les compagnies RSW et Sabella sont en train de développer un projet de turbines à installer dans le fleuve Saint-Laurent près de Montréal en 2010 et en 2011. Les hydroliennes fonctionnent comme des éoliennes, mais elles sont activées par les courants marins. Le courant dans le chenal Lemoyne, devant Montréal, est si fort que selon le président de Sabella, on pourrait y installer une turbine de 100 kilowatts. Ces technologies pourraient permettre aux villes et aux entreprises de produire une partie de leur électricité réduisant ainsi leurs dépenses.

Top 3 journaux

Last month was the hottest June recorded worldwide, figures show – Guardian, 16 juillet 2010

L’année 2010 bat des records de chaleur et le mois de juin ne fait pas exception. Juin 2010 a été le mois le plus chaud jamais enregistré globalement et le quatrième mois consécutif où les températures terrestres et marines ont battu des records. Selon les estimations, 2010 deviendra l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des observations en 1880.

Five more countries to go carbon-neutral or low carbon – Asian Tribune, 19 juillet 2010

Le président des Iles Maldives a créé un effet d’entraînement chez d’autres pays en voie de développement après avoir déclaré qu’il visait la carboneutralité de son pays d’ici 2020. En effet, Antigua-et-Barbuda, le Costa Rica, l’Éthiopie, les Iles Marshall et Samoa ont aussi fait connaître leur engagement à réduire leurs émissions de GES et à investir dans des sources d’énergies vertes.

Consommation d’énergie – La Chine surpasse les États-Unis – Wall Street Journal sur radio-canada.ca, 19 juillet 2010

La Chine est officiellement devenue la plus grande consommatrice d’énergie sur la planète, devançant les Etats-Unis, qui portaient ce titre depuis plus de 100 ans. La Chine a consommé l’équivalent de 2252 millions de tonnes de pétrole en 2009. Les Etats-Unis conservent leur première position quant à la consommation par individu.

Mention spéciale – Trouvaille de la semaine

Le projet The Incredible Shrinking Man semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Pourtant, le collectif derrière ce nom étrange propose une théorie défendue par plusieurs scientifiques. Selon eux, pour sauver la planète, il faudrait modifier l’humain génétiquement et le faire rapetisser jusqu’à 50 centimètres. De cette façon, nous consommerions moins de nourriture, d’espace et d’air. Idée franchement farfelue ou trop avant-gardiste ? À vous de choisir. www.the-incredible-shrinking-man.net

crédit photo : Flickr/René Voorburg




Vendredis Verts – Les célébrités qui plantent des arbres

Jeudi, juillet 15th, 2010

Bon vendredi ! Suite à une observation de mon patron qui remarquait qu’il semble y avoir une tendance marquée chez les célébrités d’embrasser la cause verte, et plus particulièrement, de planter des arbres, j’ai effectué quelques recherches sur le phénomène. Mais quelles raisons poussent les célébrités à se salir les mains ainsi ? Quelles causes semblent-elles embrasser ? Voici mes trouvailles…

Planter des arbres pour donner de la visibilité à une cause

James Cameron a pris l’engagement de faire planter un million d’arbres pour la sortie d’Avatar en DVD le 22 avril 2010, la même date que le 40e anniversaire du Jour de la Terre. Le réalisateur a affirmé que ses intentions étaient uniquement écologiques. Une belle façon de donner de la visibilité à l’organisme Earth Day Network dont les valeurs sont en lien avec celles véhiculées dans Avatar[1].

Planter des arbres pour compenser pour ses émissions personnelles de GES

Leonardo Di Caprio est l’un des activistes environnementaux les plus en vue parmi les célébrités hollywoodiennes. Il a sa propre fondation environnementale, leonardodicaprio.org, qui finance plusieurs projets environnementaux. Il essaie le plus possible de prendre des vols commerciaux et il compense les émissions de GES causés par l’utilisation de sa voiture ou par ses vols en avion par la plantation d’arbres[2].

Planter des arbres pour rendre un événement carboneutre

Les Rolling Stones ont lancé en 2003, leur « Carbon Neutral Tour » devenant ainsi le premier groupe musical à mettre en scène une tournée entièrement carboneutre au Royaume-Uni. Les émissions de GES causées par les déplacements du groupe et de son équipe, les déplacements des fans ainsi que par les émissions imputables à la salle de spectacle ont entièrement été compensées par la plantation d’arbres et l’investissement dans des énergies renouvelables[3].

Plus récemment, le groupe rock Pearl Jam a investi 210 000 $ pour planter des arbres et compenser pour les émissions de sa tournée de 2009. Le groupe a calculé les émissions de ses déplacements ainsi que celles des déplacements des spectateurs[4].

Planter des arbres pour renforcir les relations politiques

Un bon nombre de politiciens ont été vus en train de planter des arbres dans des occasions diverses. Boris Johnson, le maire de Londres, a été vu à la tâche[5], de même que les leaders du G8 pendant l’administration Bush[6].

Le Prince Charles a planté un arbre en compagnie de la première dame du Qatar en avril dernier, pour inaugurer une exposition sur les jardins coraniques à Kew Gardens au Royaume-Uni[7].

Planter un arbre pour marquer une étape

L’acteur hollywoodien Matthew McConaughey a décidé de marquer la naissance de son fils en plantant un arbre (il décida aussi de planter le placenta de son fils sous l’arbre). Une belle tradition pleine de symbolisme : l’arbre et l’enfant grandiront en même temps. Placenta optionnel[8].

Le président américain Chester A. Arthur a planté un cerisier pour marquer le Pendleton Civil Service Reform Act de 1883, une loi qui changea les conditions d’embauches des travailleurs de la fonction publique américaine en se basant sur leurs capacités plutôt que sur leurs allégeances politiques[9]. Une centaine d’années plus tard, le président Obama déracinera cet arbre pour planter un jardin biologique, faisant par le fait même couler beaucoup d’encre dans les journaux[10].

Que de bonnes raisons de planter des arbres ! Êtes-vous inspirés à en faire autant ?

crédit photo : flickr/jurvetson


[1] http://www.actustar.com/Actualites/33750/1-million-d-arbres-plantes-pour-la-sortie-du-dvd-d-avatar

[2] http://www.msnbc.msn.com/id/16908275

[3] http://www.greenbiz.com/news/2003/09/04/rolling-stones-pledge-carbon-neutral-uk-tour

[4] http://www.ultimate-guitar.com/news/general_music_news/pearl_jam_plant_trees_to_offset_us_tour_carbon_footprint.html

[5] http://www.huffingtonpost.com/2009/04/20/famous-people-planting-tr_n_185366.html

[6] http://www.huffingtonpost.com/2009/04/20/famous-people-planting-tr_n_185366.html

[7]http://www.richmondandtwickenhamtimes.co.uk/news/8091216.Prince_Charles_visits_Kew_Gardens_to_plant_tree/

[8] http://www.celebitchy.com/13490/matthew_mcconaugheys_saved_levis_placenta_to_plant_in_fruit_orchard/

[9] http://en.wikipedia.org/wiki/Pendleton_Civil_Service_Reform_Act

[10] http://www.thedailygreen.com/environmental-news/latest/april-fools-470401


Un tour du monde complet sans émission de CO2

Jeudi, juillet 15th, 2010

Au menu cette semaine : les changements climatiques pourraient-ils causer des guerres, les efforts de Bell pour réduire ses émissions de GES, UPS lance une option de compensation d’émissions dans 35 pays, une technologie spatiale pour capturer et stocker le CO2, la climatisation participe  au réchauffement climatique, des bikinis dans la neige, et plus encore…

Revue de Presse climat – 6 au 13 juillet 2010

Top 3 blogues

UPS Expands Carbon Offsetting Program Internationally, But Does It Make Sense?

fastcompany.com, 7 juillet 2010

UPS offrait depuis octobre 2009 un service de compensation d’émissions de GES pour l’utilisation de ses services (de la construction des boites, en passant par la combustion de carburant) à ses clients américains. Elle décide maintenant d’étendre l’offre dans 35 pays. Pour quelques sous (0.05 à 0.75 cents US), il est maintenant possible de compenser les émissions causées par l’envoi d’un colis grâce à des crédits de carbone certifiés Gold Standard, Voluntary Carbon Standard ou Climate Action Reserve.

Bell dresse son bilan – novae.ca, 8 juillet 2010

Bell a publié son rapport de développement durable pour 2009. La société a enregistré une hausse de ses émissions de GES de 2,3 % par rapport à 2008, mais elles sont de 10 % inférieures à celle de 2003. Bell explique cette hausse par l’augmentation de la quantité d’électricité utilisée pour exploiter son réseau de télécommunication en croissance ainsi que par un hiver plus froid[1]. Par contre, elle a réussi à réduire les émissions indirectes provenant du déplacement des employés de 24 % par rapport au niveau de 2008.

Rocket Engine Technology Being Used to Capture Carbon – inhabitat.com, 13 juillet 2010

Le programme du département d’énergie du gouvernement américain, IMPACCT (Innovative Materials & Processes for Advanced Carbon Capture Technologies), planche sur un concept de capture d’émissions de CO2 en utilisant la technologie de propulsion des navettes spatiales.  En forçant les gaz à effet de serre émis par des centrales au charbon dans un moteur de navette, des chercheurs sont parvenus à leur faire prendre de l’expansion et à refroidir, ce qui les transforme en glace sèche qui peut ensuite être entreposée sans s’échapper dans l’atmosphère.

Top 3 journaux

Climate wars – Does a warming world really mean that more conflict is inevitable? The Economist, 8 juillet 2010

Malgré la parution de plusieurs ouvrages portant sur l’hypothèse de guerres causées par les changements climatiques, très peu d’études crédibles ont été faites sur le sujet. Les scientifiques préparant le cinquième rapport du Panel intergouvernemental sur les changements climatiques (Intergovernmental Panel on Climate Change) dont la sortie est prévue pour 2013, ont décidé d’y inclure pour la première fois un chapitre sur les menaces à la sécurité humaine. L’idée principale est de recueillir des faits où des changements environnementaux auraient influencé une situation sociale, politique ou militaire. Quelques exemples ont déjà été identifiés, comme la sécheresse des plaines d’Asie centrale qui aurait causé les invasions barbares menant au déclin de l’Empire romain. On dit aussi qu’une sécheresse et une famine seraient responsables de la disparition de la civilisation Maya. Plus récemment, des recherches sur des guerres africaines menées par des chercheurs de l’Université de Californie associent les hausses de température avec une baisse des récoltes, menant ainsi à un ralentissement économique et une hausse des probabilités de guerres.

Le cercle vicieux de la climatisation – La Presse, 10 juillet 2010

Stan Cox, chercheur au Land Institute de Salina, au Texas, vient de publier un livre portant sur l’impact de la climatisation sur le réchauffement climatique. En effet, on estime que la climatisation est responsable de 20 % de la consommation d’énergie totale des Américains, c’est-à-dire plus que la consommation totale de l’Afrique. Par ailleurs, la climatisation a joué un rôle important dans le développement du Sud des États-Unis, y favorisant une hausse de la population et de l’activité économique. Stan Cox croit que les Américains devraient réévaluer leurs besoins en climatisation à la baisse.

Super PEPS : début des travaux – Québec Hebdo, 9 juillet 2010

En partenariat avec la Ville de Québec, l’Université Laval se lance dans la construction d’un centre sportif écologique, inspiré de la certification LEED. Le stade sera doté d’une structure en bois et pourra accueillir jusqu’à 500 spectateurs. (Par ailleurs, ZEROCO2 est fière de s’associer au projet en compensant les émissions de la construction de ce stade.)

Mention spéciale – la trouvaille de la semaine

Le magazine du Nord canadien Up Here a bien fait jaser dans les médias en consacrant son numéro estival aux changements climatiques. La façon choisie pour attirer l’attention ? Publier des photos de filles en bikini devant des paysages arctiques. Défi relevé ! Le réputé journal The Guardian y a consacré un éditorial[2] et la CBC, un reportage[3]. Plus ça change…

crédit photo : Flickr/Berverly & Pack

http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr


[1] http://bce.ca/data/documents/responsibility/2009_GHG_report_summary_fr.pdf

[2] http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2010/jul/12/up-here-climate-change-swimsuit-special

[3] http://www.cbc.ca/canada/north/story/2010/07/07/uphere-magazine-swimsuit-arctic.html


Aucune diminution des émissions globales de GES en 2009. À qui la faute?

Jeudi, juillet 8th, 2010

On pouvait s’en douter, mais la nouvelle est officiellement tombée le 1er juillet 2010. Les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre par les pays industrialisés ont été annulés par la hausse des émissions des pays émergents. En effet, alors que les émissions des pays industrialisés ont baissé de 7 % en 2009 par rapport à celles de 2008, les émissions de la Chine (+ 9 %) et de l’Inde (+ 6 %) ont augmenté au point d’annuler cette diminution[1].

Une stabilisation des émissions globales pour la première fois depuis 1992

La bonne nouvelle : les émissions globales de gaz à effet de serre se sont stabilisées pour la première fois depuis 1992. Il semble au premier abord que les efforts mis en place ont porté fruit et que les pays industrialisés sont sur la bonne voie. Par contre, même s’il est tentant de se féliciter en condamnant les pays émergents, il faut tenter de voir le portrait de façon plus globale. Il est intéressant de noter que les émissions de GES par habitant sont encore beaucoup plus basses dans les pays émergents  que dans les pays industrialisés. Un Américain émet en moyenne 17 tonnes de GES dans l’atmosphère par année et un Néerlandais  10 alors qu’un Chinois émet 6 tonnes et un Indien 1,4[2]. De plus, il faut tenter de comprendre les facteurs expliquant les baisses d’émissions du monde industrialisé.

Ralentissement économique ou efforts réels ?

Selon l’Agence néerlandaise d’évaluation environnementale (PBL), la baisse marquée des émissions de GES dans les pays industrialisés pourrait avoir été influencée par le ralentissement économique. Une reprise des activités économiques de façon plus normale pourrait malheureusement contribuer à une hausse des émissions en 2010. Plusieurs analystes nous mettent donc en garde contre un optimisme trop marqué par rapport aux baisses soudaines d’émissions. Des pays frappés assez durement en 2009, tels que la Russie et le Japon, ont vu leurs émissions chuter de 11 % et 9 % respectivement, par rapport au taux de 2008. Les États-Unis ont annoncé une baisse de 7 %[3] (le taux le plus bas depuis 1995[4]), la France, 5,7 %[5]. Le Brésil, l’Afrique du Sud, Taiwan et l’Arabie Saoudite ont aussi vu leurs émissions baisser alors que l’Iran, l’Indonésie et la République de Corée ont enregistré des hausses. Les chiffres du Canada ne sont pas encore officiellement sortis.

Pourtant, certains progrès ont vraisemblablement été accomplis. Andrew C. Revkin, chroniqueur du blogue Dot Earth publié sur le site web du New York Times analyse la baisse des émissions des États-Unis avec prudence dans son article Is a Drop in U.S. CO2 a Blip or Trend?[6] publié au mois de mai. Le chroniqueur explique les baisses d’émissions par le ralentissement économique, mais aussi par une tendance marquée aux États-Unis d’effectuer une transition du charbon vers le gaz naturel comme source d’énergie. 2009 a vu les prix du gaz naturel baisser de 50 % alors que ceux du charbon ont augmenté de 6,8 % par rapport aux prix de 2008. Cette trouvaille réjouit certains chercheurs, qui ont espoir que les États-Unis atteignent les objectifs d’émissions de 2020 sans trop de conséquences économiques.

Même son de cloche en France où le niveau d’émissions de GES a atteint le même niveau qu’il y a dix ans[7]. On explique cette baisse par un ralentissement des activités économiques, mais aussi par une forte progression des sources d’énergies renouvelables (23 % en deux ans) telles que l’éolien, le photovoltaïque et les énergies renouvelables thermiques ainsi que par une baisse marquée des importations de charbon.

Trop tôt pour se réjouir ?

Comme  l’explique Andrew C. Revkin, il pourrait être encore trop tôt pour se réjouir et plusieurs autres analyses devront être effectuées avant de tirer des conclusions. Par exemple : est-ce que les industries utilisant le charbon comme source principale d’énergie auraient été plus durement affectées par la récession, causant ainsi une baisse de son usage? Ça reste à déterminer.

Un monde… des émissions globales

Quant aux émissions des pays en voie de développement, il y a plusieurs variables à considérer. Il est vrai que les économies de ces pays sont en pleine croissance, entrainant par le fait même une hausse de leurs émissions de GES. Par contre, il est difficile de tenter de ralentir la croissance économique de pays où vivent près de 6 milliards d’individus alors que le milliard de personnes vivant dans les pays développés est responsable de la moitié des émissions globales de GES[8].

De plus, ces économies émergentes nous fournissent une grande partie des biens que nous consommons. Ne sommes-nous pas un peu responsables des émissions produites dans la fabrication des objets que nous importons ? Selon l’étude Proceedings of the National Academy of Sciences, environ 23 % des émissions globales de CO2 seraient attribuables à la production de biens consommés dans d’autres pays[9]. Comment déterminer qui est responsable de quoi ? Il est facile de se féliciter de nos efforts alors que nous avons les moyens économiques et le savoir scientifique pour changer notre fonctionnement et de condamner les pays en voie de développement tout en contribuant à leurs émissions par notre consommation. Lire à ce sujet, un excellent article sur le webzine Impact ici.

La question est intéressante et elle mérite réflexion. Qu’en pensez-vous ?

Photo : Flickr/Esparta


[1] http://www.cyberpresse.ca/environnement/201007/01/01-4294719-co2-les-efforts-des-pays-industrialises-sont-annules.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_changements-climatiques_505_section_POS3

[2] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jul/01/emissions-recession

[3] http://www.eia.doe.gov/oiaf/environment/emissions/carbon/index.html

[4] http://www.reuters.com/article/idUSTRE6581CR20100609

[5] http://www.actu-environnement.com/ae/news/energie-france-2009-10652.php4

[6] http://dotearth.blogs.nytimes.com/2010/05/06/is-a-drop-in-u-s-co2-a-blip-or-trend/

[7] http://www.actu-environnement.com/ae/news/energie-france-2009-10652.php4

[8] http://www.reuters.com/article/idUSTRE6581CR20100609

[9] http://www.globalchangeblog.com/2010/03/the-hidden-global-co2-emissions-of-consumerism/


Un tour du monde complet sans émission de GES

Mardi, juillet 6th, 2010

Au menu cette semaine : des dirigeables pour transporter nos légumes, le dernier glacier du Pacifique, la mise sur pied d’un fonds carbone méditerranéen et une œuvre d’art porteuse d’espoir.

Revue de Presse climat – 29 juin au 5 juillet 2010

Top 3 blogues

Le Fonds carbone Méditerranée opérationnel d’ici six mois – www.developpementdurable.com, 29 juin 2010

Le fonds de 200 millions d’euros mis sur pied par différentes banques européennes « exploitera le potentiel de crédits carbone issus du Mécanisme de développement propre (MDP), aussi bien dans les énergies renouvelables que dans la gestion des déchets et l’efficacité énergétique[1] » et devrait être opérationnel dans six mois. Ce fond permettra de soutenir des projets du pourtour méditerranéen respectueux du climat avec un système de crédits de carbone.

Warmer Lake Tanganyika threatens East African fisheries – www.scidev.net, 29 juin 2010

Le lac africain Tanganyika, un des plus anciens lacs du monde et le deuxième plus vaste en superficie, permet à un million d’Africains de vivre de la pêche. Les berges du lac touchent la République démocratique du Congo, la Tanzanie, la Zambie et le Burundi. Une récente étude vient confirmer le lien entre les changements  climatiques causés par l’activité humaine et la baisse des populations de poissons observée depuis quelques décennies. La hausse de la température du lac représente une menace pour les populations côtières, qui dépendent de la pêche pour se nourrir et pour gagner leur pain.

Indonesia’s last glacier will melt within years – news.yahoo.com, 1er juillet 2010

Le dernier glacier présent dans le Pacifique fond à une vitesse alarmante et pourrait bien disparaitre d’ici quelques années selon Lonnie Thompson, un spécialiste des glaciers qui revient d’une expédition sur ce glacier méconnu, le Puncak Jaya. La glace qui recouvrait la majorité de la Papouasie il y a des milliers d’années ne couvre plus qu’une aire de 2 kilomètres carrés. Thompson croit que l’étude de la fonte de ce glacier, situé à proximité de l’océan le plus chaud de la planète, pourrait donner un avant-goût des conséquences de la fonte des glaciers ailleurs dans le monde. Cette région est d’ailleurs le point de départ du phénomène El Nino, qui est, selon plusieurs scientifiques, intensifié par les changements climatiques.

Top 3 journaux

Blimps could replace aircraft in freight transport, say scientists – The Guardian, 30 juin 2010

Des dirigeables gonflés à l’hélium pourraient remplacer les avions dans le transport de marchandises (et même de passagers) d’ici une dizaine d’années, selon Sir David King, un professeur de l’Université d’Oxford. Cette idée qui semble être farfelue au premier abord, est étudiée très sérieusement par des géants de l’aéronautique tels que Boeing et Lockheed Martin. Un dirigeable pourrait transporter le double de la quantité de fraises de l’Espagne au Royaume-Uni en émettant 90 % moins de gaz à effet de serre qu’un avion.

CO2: les efforts des pays industrialisés sont annulés – La Presse, 1er juillet 2010

Une augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans les pays émergents comme la Chine et l’Inde a annulé les efforts de réduction d’émissions des pays industrialisés, selon l’Agence néerlandaise d’évaluation environnementale. Alors que l’Agence internationale de l’énergie avait prévu une baisse des émissions globales de 2.6 % en 2009 par rapport à 2008, elles sont restées stables.

Dutch agency admits error in UN climate report – The Globe and Mail, 5 juillet 2010

L’Agence néerlandaise d’évaluation environnementale a reconnu que le rapport de l’ONU sur les changements climatiques de 2007 contenait des erreurs, après révision. La découverte de certaines anomalies dans ce rapport avait contribué à une hausse du scepticisme par rapport aux changements climatiques dans l’opinion publique à la fin de 2009, pendant la tenue de la conférence de Copenhague. Par contre, l’agence néerlandaise affirme que la conclusion émise par le rapport n’a pas à être écartée malgré les erreurs : le réchauffement climatique est bel et bien influencé par l’activité humaine.

Mention spéciale – La trouvaille de la semaine

La superbe vidéo d’animation Coalition of the Willing, une œuvre d’art collective qui traite de notre monde post-Copenhague, est un régal, tant pour les yeux que pour la tête. Laissez-vous inspirer!

http://coalitionofthewilling.org.uk/

Une production de Knife Party

photo : flickr/Terwilliger911


[1] http://www.actu-environnement.com/ae/news/fond-carbone-cdc-10482.php4



Biodiversité
Bon coup
Changements climatiques
Conscience sociale
Développement durable
Élections fédérales 2011
Énergies renouvelables
Environnement
Faites-le vous-même!
Gaz à effet de serre
Sommet de Cancun
Sommet de Copenhague
Tendances durables
Trouvailles
Vendredis Verts


2Sustain
Accès transports viables
Cécile Gladel
EcoGeek
EcoSalon
écotrip
Ecouterre
Entre le monde et l'écran
inhabitat
La prochaine évolution industrielle
Neomansland
Novethic
Oikos
Peau Éthique
Penser avant d'ouvrir la bouche
Perennia – design durable
Sequovia
Un truc par jour