
L’industrie du fast-food n’est pas connue pour être la plus verte. Cependant, certains joueurs décident d’aller plus que de simplement offrir de la salade dans leur menu.
Du CO2 sur le menu
Max, la première chaîne de restauration rapide en Suède (surpassant même McDonald’s) a décidé en 2008 d’informer ses clients sur l’impact environnemental de la nourriture qu’elle propose… directement sur le menu! On retrouve donc, à côté du prix d’un hamburger, par exemple, la quantité de CO2 (en kg) produite par la production de ce hamburger, de la ferme, jusqu’à votre assiette. Une première mondiale pour une chaîne de restauration rapide.
Mais Max n’en était pas à sa première initiative environnementale en montrant le CO2 qu’émettent ses menus. En 2006, la chaîne a décidé de réduire la consommation d’énergie de ses succursales en installant des toits verts sur certains de ses restaurants. Résultat : les bâtiments abritant des restaurants Max dépensent maintenant 20 % moins d’énergie.
Un choix payant
Les restaurants comme Max qui vendent majoritairement des hamburgers (donc à base de viande) sont grandement désavantagés sur leur bilan carbone. En effet, produire un kg de viande émet environ 17 kg de CO2, c’est 3 fois plus que la même quantité de poisson et 8 fois plus que du poulet. Max a donc décidé d’offrir, aussi en 2008, une plus grande variété de produits sans viande. Les ventes de ce genre de menus ont depuis grimpé de 16 %.
Entre 2005 et 2011, les parts de marchés de Max en Suède ont plus que doublé. La fidélisation des clients a aussi augmenté de 27 % entre 2007 et 2009.
Et les autres
Max est peut-être un cas à part, mais certains autres gros joueurs de la restauration rapide font des efforts pour réduire leur impact environnemental. Le géant McDonald’s a récemment publié son rapport « Global Best of Green » de 2012 réalisé avec la WWF et CERES, deux organisations à but non lucratif oeuvrant en environnement. Le rapport met l’accent sur quelques nouvelles pratiques qu’il vaut la peine de souligner :
- Les restaurants de 26 pays européens ont adopté un système qui leur permet de calculer leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre.
- Au Canada, le premier bilan carbone de McDonald’s a été réalisé. Les résultats ne sont cependant pas encore rendus publics.
- Le restaurant de Pilar en Argentine est devenu le premier du genre à recevoir la certification LEED Or pour l’écoconstruction. Il consomme 22,6 % moins d’énergie et 45 % moins d’eau qu’un restaurant de même taille.
Ce n’est pas demain la veille qu’on proposera à la caisse de compenser les émissions de CO2 de notre BigMac, mais c’est un bon début !



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