C’est officiel : s’il continue sur sa lancée, le Canada ne réussira pas à atteindre la cible de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) qu’il s’était fixée : 17 % d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005. Cet objectif est, rappelons-le, déjà moins ambitieux que celui du Protocole de Kyoto.
Réglementation environnementale déficiente
Les secteurs du pétrole et du gaz ne sont pas encore réglementés pour leurs émissions de GES, et ils sont particulièrement responsables de la pollution émise en sol canadien.
« En tenant compte de toutes les politiques adoptées ou à venir, l’organisme [Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE)] prévoit que le pays ne sera qu’à mi-chemin de ses objectifs en 2020. »
Rejet de Kyoto
Alors que l’application du Protocole de Kyoto était toujours en vigueur, les Canadiens auraient déboursé pas moins de 14 milliards $ pour l’achat des crédits de carbone nécessaires à la compensation de ses émissions trop élevées. C’est en 2011 le Canada s’est officiellement retiré du Protocole, même si, depuis un certain temps, il avait quelque peu laissé de côté ses objectifs de réduction.
L’exploitation des sables bitumineux
Selon Greenpeace, l’exploitation des sables bitumineux produira, à elle seule, des émissions de GES équivalentes à un pays de 10 millions d’habitants. Pour sa part, Ottawa se fait discret sur le sujet. Les sables bitumineux sont le procédé d’extraction de pétrole le plus néfaste pour notre eau (2,5 barils d’eau sont requis pour la production d’un seul baril de pétrole) et le plus polluant : 10 fois plus que le pétrole de la Mer du Nord.
Loi C-38
Le gouvernement canadien s’est fait pointer du doigt avec la mise sur pied de la loi C-38, peu favorable à l’environnement. Celle-ci prévoit, entre autres, la suppression de différents organismes environnementaux dont la TRNEE, une importante diminution du budget accordé à Environnement Canada, l’affaiblissement de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et l’amoindrissement des mesures de protection du poisson comptent parmi les nouvelles mesures jugées douteuses et même dangereuses.
Le gouvernement a affirmé qu’il cessera tout financement des groupes s’opposant à ses opinions et aux projets énergétiques de son gouvernement. « Si nous dépensons sur des organisations qui font des choses contraires à la politique du gouvernement, je crois que c’est un usage inapproprié des fonds publics et nous chercherons à l’éliminer », a déclaré Stephen Harper.
D’un autre côté, il faut garder espoir; le Canada participera au Rio+20 et tentera, avec les autres pays présents, de trouver des solutions concrètes pour l’avenir de la planète. Il ne reste qu’à souhaiter que l’adoption des nouvelles mesures sera significative et qu’elle permettra de faire une différence. Entretemps, il importe que tout un chacun ne cesse jamais ses efforts et nouvelles habitudes écologiques pour un monde plus vert.
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