Développement durable — 9 juillet 2012 at 11:16

Payant le développement durable! – Partie 1

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En 1999, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Kofi Annan, a lancé un appel aux entreprises du monde entier les invitant à « participer à l’avènement d’une mondialisation  plus viable, plus équitable et plus ouverte ». Ce fameux discours a donné lieu à la naissance du Pacte mondial «  Global Compact », dont la mission est de s’assurer que les entreprises adhérentes orientent leur cadre de gestion autour de trois dimensions : les droits humains, le travail et l’environnement. Autrement dit, le développement durable.

Entre le sommet de la terre de Rio en 1992 et celui de Johannesburg en 2002, l’intérêt des entreprises pour le développement durable a considérablement augmenté. En effet, les entreprises se sont aperçues qu’au travers de l’adoption de mesures plus responsables, elles réalisaient des économies d’argent substantielles; diminution des coûts de production et augmentation des gains qualitatifs.

Vue d’ensemble

Devenu une véritable stratégie concurrentielle, le développement durable est dorénavant une démarche incontournable pour assurer la performance et la pérennité d’une entreprise. Une étude menée par le World Economic Forum dans 56 pays a révélé une forte corrélation positive entre les performances environnementales d’une entreprise et son développement économique à long terme. Même tendance observée par une étude de l’UNI Storebrand Scudder Stevens Environmental Value Fund réalisée auprès des 500 plus importantes sociétés au monde. Les coûts associés à la protection de l’environnement représentent au plus 3 % des coûts totaux de fonctionnement des entreprises, alors que les bénéfices retirés en sont largement plus profitables. D’ailleurs, comme le soutien l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) « la croissance économique et la protection de l’environnement vont de pair. »

Bénéfices

Un rapport du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation met en évidence les bénéfices d’une démarche de développement durable pour les entreprises québécoises. Présentées en deux parties, voici les principales lignes qui ressortent de ce rapport.

Accès au financement et retour sur le capital

La prospérité d’une entreprise relève en grande partie de l’accès au financement. Les entreprises s’étant dotées d’un plan de développement durable bénéficient d’un énorme avantage économique; les investisseurs sont de plus en plus conscientisés par les enjeux environnementaux et considèrent cet aspect dans leurs décisions d’investissement. Ainsi, l’adoption de pratiques liées au développement durable augmente la crédibilité de l’entreprise en démontrant une saine gestion et un bon rendement. Il en résultera une meilleure capacité de négociation auprès des investisseurs ainsi qu’une fidélisation de ceux-ci.

Réduction des coûts de fonctionnement et d’exploitation des ressources

Que ce soit en intégrant les principes des 3RV-E (réduction, réemploi, recyclage, valorisation, enfouissement), le règlement sur la responsabilité élargie des producteurs (REP) ou encore la gestion du cycle de vie (GCV), les entreprises qui adoptent des pratiques responsables voient leurs coûts d’approvisionnement et d’énergie diminuer.

Le concept d’éco-efficience, mis au point par le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), est un cadre de gestion d’entreprise qui vise à produire plus en consommant et en polluant moins.  Cette stratégie concurrentielle clé assure un rendement économique supérieur.

« En tentant de réduire les effets environnementaux de leurs processus de production, des entreprises manufacturières ont pu bénéficier d’économies moyennes de plus de 50 000 $ par année ainsi que d’un retour sur l’investissement en moins de 16 mois en moyenne. »

Des études menées par l’OCDE révèlent que certaines entreprises sont parvenues à réduire leur consommation de matières premières, d’énergie et d’eau de 10 à 30 % à l’aide d’un plan de développement durable. Dans le même ordre d’idées, un rapport du ministère de l’Énergie des États-Unis soutient que la facture énergétique des entreprises pourrait chuter de 20 % en adoptant un système d’énergie plus efficace. Il en résultera également une diminution des émissions de CO2 de 33 %, ce qui améliorera la qualité de l’air et donc, les dépenses liées aux soins de santé.

Ce n’est pas tout!

Le développement durable en entreprise assure pérennité et performance à celle-ci, tout en diminuant son empreinte écologique. Il existe également d’autres bénéfices économiques liés au développement durable en entreprise.

Crédit photo : Google

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