Non, le CO2 ne fait pas seulement grossir l’humain : il fait aussi grossir les animaux, et dans certains cas, il le fait même rapetisser!
Ils rapetissent
Des études révèlent que plusieurs espèces rapetissent avec le réchauffement climatique. D’abord, l’augmentation de CO2 dans l’air provoque l’acidification de l’eau, ralentissant la croissance d’espèces marines (algues, mollusques…) nécessaires pour nourrir les poissons. Ensuite, le réchauffement planétaire, s’il augmente de 1 °C, réduit la taille des végétaux de 3 à 17 %. La multiplication des cas de sécheresses provoque également des difficultés d’approvisionnement en nourriture, contribuant au bouleversement de la chaîne alimentaire.
Les données démontrent d’ailleurs que lors d’un fort réchauffement du globe, il y a de cela 55 millions d’années, certains animaux ont perdu jusqu’à 75 % de leur masse adipeuse. La mauvaise nouvelle est que le réchauffement actuel est beaucoup plus rapide qu’auparavant. Cette perte est constatée chez les ours polaires, les moutons, les renards, les mouettes, les tortues et plus encore (une quarantaine d’espèces sur les 85 étudiées). Impérativement, ces animaux doivent s’adapter. Ceux qui n’auront pas pu le faire à temps s’éteindront.
Sécurité alimentaire
Qui dit moins de nourriture pour les animaux dit moins de nourriture pour les humains. Si la taille des plantes et des animaux continue à décroître, et que d’un autre côté la croissance démographique s’accélère (possiblement 3 milliards d’êtres additionnels d’ici 70 ans) nous ferons face à un grave problème d’approvisionnement alimentaire.
Ils grossissent
Au contraire, on remarque que certains animaux ont grossi depuis quelques années. Par exemple, la masse corporelle moyenne de la marmotte à ventre jaune a augmenté de 10 % en trente ans. Ce changement s’explique surtout par le réchauffement climatique : puisque la température est de plus en plus clémente, le temps d’hibernation diminue, et donc la perte de poids attribuée à cette période de l’année est moins importante. D’un autre côté, la nourriture se multiplie et se modifie (herbe plus grasse par exemple) dans différentes régions du monde. En addition, certaines plantes bénéficient ou résistent mieux aux changements climatiques que d’autres; c’est le cas de certaines plantes à croissance rapide, contrairement à celles à croissance lente.
Que les espèces rapetissent ou grossissent, vraisemblablement, les changements climatiques opèrent et affectent la nature même des animaux. C’est inquiétant, puisque nous ne sommes pas au fait de toutes les conséquences prochaines auxquelles nous assisterons.


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