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Archive for the ‘Biodiversité’ Category

Réussirons-nous à faire de l’écocide le 5e crime contre la paix ?

Lundi, avril 23rd, 2012

Après le crime contre l’humanité, le crime de guerre, le génocide et le crime d’agression, l’écocide sera-t-il reconnu par les Nations Unies ? C’est réellement ce que désire Polly Higgins, fervente militante et avocate britannique, avec sa campagne actuelle « This is ecocide ». C’est ce qu’elle souhaite et c’est ce que souhaite aussi des milliers et des milliers d’individus partout sur le globe.

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Doit-on mettre un prix sur la biodiversité ?

Lundi, avril 16th, 2012

Certains défenseurs de la nature s’en offusquent. D’autres sont plus à l’aise avec le concept. C’est vrai qu’à prime abord, accorder une valeur à la biodiversité peut sembler dangereux. La planète n’est pas à vendre, la valeur de la biodiversité est immense et n’est sûrement pas seulement monétaire, mais aussi émotionnelle et spirituelle.

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ConsommActeurs jusque dans l’assiette

Jeudi, janvier 12th, 2012

Tous les moyens sont bons pour donner un coup de pouce à la planète. Changer le monde, ça peut commencer aussi par ce qu’on met dans son assiette!

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Le thon : baromètre de la surconsommation?

Lundi, janvier 9th, 2012

Le 5 janvier dernier, un thon rouge de 270kg a été vendu aux enchères pour près de 750 000 $ sur le plus grand marché de poisson de Tokyo, un record. Simple fait divers ou un exemple d’un monde où on est prêt à payer toujours plus cher pour avoir ce qu’on veut au lieu de changer ses habitudes?

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Vendredi vert : le panda rouge menacé d’extinction

Vendredi, novembre 11th, 2011

 

Amoureux ou non des animaux, vous trouverez fort possiblement irrésistible ce panda rouge (ou roux). Malheureusement, le mignon petit animal vient d’obtenir le statut de « vulnérable » par l’Union
internationale pour la conservation de la nature (UICN) puisqu’ils sont maintenant moins de 10 000 sur la planète.

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Les effets pervers des inondations sur l’environnement

Lundi, mai 30th, 2011

Pendant que la Montérégie, le Mississippi et le Manitoba sont aux prises avec des inondations historiques, on se prépare déjà à réparer les dégâts quand l’eau se sera enfin retiré des territoires inondés. Au-delà des dommages matériels, ces catastrophes naturelles laisseront derrière elles des écosystèmes chamboulés.

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L’Année internationale des forêts

Lundi, janvier 31st, 2011

2011 a été déclarée par l’ONU comme étant l’Année internationale des forêts dans le but de créer, aux quatre coins de la planète, un éveil face aux enjeux de gestion, de conservation et de développement de la forêt. Quelle est donc la relation qu’a monde avec ses forêts?

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Vendredi vert : Espèces en danger à cause des changements climatiques

Vendredi, novembre 26th, 2010

Les changements climatiques sont majoritairement causés par l’activité humaine. Indirectement, nous avons donc un grand impact sur le mode vie de plusieurs espèces animales qui évoluent dans notre environnement. On pense souvent que plusieurs d’entre elles sont en danger à cause de la  chasse excessive par exemple, mais de plus en plus, les scientifiques réalisent que  les changements climatiques  les rendent également très vulnérables.

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Quand les écologistes parlent le langage des banquiers

Mercredi, juin 9th, 2010

L’économiste Pavan Sukhdev, conseiller des Nations Unies sur l’économie verte

L’idée de parler d’environnement avec le langage des hommes d’affaires n’est pas chose nouvelle. Malgré quelques préjugés tenaces, la dégradation de l’environnement n’est plus seulement la cause des scientifiques, mais l’affaire de tous, dirigeants et économistes inclus.

En 2006, l’économiste britannique Nicholas Stern a créé une commotion en publiant à la demande du gouvernement Blair  son fameux rapport Stern sur l’économie des changements climatiques.. Ce rapport de 700 pages a changé la façon dont les gouvernements perçoivent les changements climatiques liés à l’activité humaine. En effet, même si la notion avait été discutée dans le passé, le rapport Stern marque une prise de conscience généralisée quant à l’importance de l’impact des changements climatiques et leurs conséquences environnementales sur l’économie. On a enfin réalisé que la dégradation de l’environnement aurait non seulement des répercussions sur les habitats naturels, mais aussi un prix à payer, soit 6 500 milliards de dollars US en dix ans pour être précis[1]. De quoi paniquer!

Peut-être que les dirigeants avaient besoin qu’on parle leur langage afin de se sentir concernés?

Selon Nicholas Stern, les changements climatiques représentent une perte de rentabilité pour les pays, car  il coûterait beaucoup plus cher de réparer les dégâts qu’ils occasionneront que de les prévenir. Par ailleurs, près de 200 millions d’humains pourraient voir leur habitat de vie disparaitre ou être dégradé au point de devoir migrer, ce qui engendrerait d’autres dépenses. Pour freiner les émissions de gaz à effets de serre, Nicholas Stern a fait plusieurs recommandations, dont la lutte contre la déforestation et la poursuite de l’établissement d’un marché du carbone, afin de taxer les gros émetteurs et de faire crédit aux petits émetteurs. Vous pouvez consulter un excellent résumé du rapport Stern sur le site Automates Intelligents.

Toujours est-il qu’en cette année de la biodiversité, la notion économique liée à la dégradation de l’environnement semble prendre un nouveau tournant. Plusieurs économistes, dont Pavan Sukhdev, un économiste de haut niveau et conseiller des Nations Unies sur l’économie verte, associe non seulement un coût aux changements climatiques, mais voit les écosystèmes d’un pays comme étant des actifs à calculer dans le PIB.

Cité dans La Presse affaires, Monsieur Sukdhev établit une théorie intéressante :

«Le problème est psychologique. La société moderne a une fixation sur les marchés. On pense qu’il n’y a rien d’autre que les marchés, que tout ce qui n’est pas transigé n’a pas de valeur.[2]»

Autrement dit : on perçoit que l’air, un composé vital, ne vaut rien, alors qu’un diamant a une grande valeur, même s’il ne sert à rien. Pourtant, les écosystèmes ont une valeur économique même s’ils ne sont pas transigés en bourse. Pavan Sukhdev croit qu’en mettant un prix sur les richesses publiques créées par la nature, les gouvernements prendraient conscience qu’il est rentable de les protéger. C’est une question de voir les choses autrement.

Par ailleurs, l’Union Européenne se rencontrait à Bruxelles début juin, dans le cadre de la Green Week Conference, une conférence annuelle sur l’environnement. Le thème de la biodiversité y étant à l’honneur, on y a discuté de l’impact économique de la perte de celle-ci. Par exemple, la diminution de sources d’eau potable entrainera des coûts d’installation de systèmes d’épuration et la dégradation d’écosystèmes naturels mettra plus de pression sur l’agriculture. On évalue aussi que la perte de biodiversité aura des conséquences néfastes sur la prolifération des maladies chez l’homme, ce qui entrainera des hausses de dépenses médicales[3].

Des économistes présents ont soulevé l’idée d’établir une bourse de la biodiversité, sur le modèle d’une bourse du carbone. Au lieu d’encadrer l’investissement dans des projets qui permettent de réduire globalement les émissions de gaz à effets de serre, la bourse encadrerait les investissements dans des projets permettant de restaurer la biodiversité d’un endroit. Intéressant n’est-ce pas?

Malgré le fait que je comprenne les critiques qui s’opposent à une économie de l’environnement, je pense que nous n’avons réalistement pas le choix d’inclure des notions de marché à la protection de notre planète. Je crois, comme Pavan Sukhdev, que l’économie verte « n’est pas une mode[4]» et qu’elle se développera de façon exponentielle dans les années à venir. Et vous?

Crédit photo : Flickr/IUCNweb


[1] http://www.automatesintelligents.com/echanges/2006/nov/rapportstern.html

[2] http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201005/21/01-4282550-pour-une-economie-de-la-biodiversite.php

[3] http://www.nytimes.com/2010/06/07/business/energy-environment/07iht-green.html?pagewanted=1&sq=pavan%20sukhdev&st=cse&scp=1

[4] http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201005/21/01-4282550-pour-une-economie-de-la-biodiversite.php


Catastrophes pétrolières : le temps du changement?

Vendredi, mai 7th, 2010

Depuis que je collabore au blog de ZEROCO2, j’aime me renseigner sur plusieurs sujets concernant l’environnement, et j’essaie souvent d’être optimiste et de mentionner les bonnes initiatives et les progrès effectués.  J’aime me dire que, malgré les pas de tortue, nous semblons avancer dans la bonne direction et que l’opinion publique atteindra un point où la pression sera telle que nos dirigeants n’auront d’autre choix que de faire passer des lois pour freiner la dégradation de notre environnement.

Ces derniers jours, j’ai envie de me laisser aller au défaitisme. La marée noire du golfe du Mexique[1], une catastrophe dont les conséquences futures  me semblent sous-estimées, me désole et me donne envie d’abandonner mon positivisme.  En cette année de la biodiversité, où nous nous félicitons d’organiser de superbes activités pour protéger la nature, l’explosion de la plateforme de forage de BP nous ramène la réalité au visage. L’optimiste en moi espère malgré tout que cet événement jouera le rôle d’élément  déclencheur chez certaines personnes et leur fera réaliser qu’il est temps pour tous d’essayer de réduire notre consommation de pétrole.

On compare beaucoup l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon à l’échouement de l’Exxon Valdez en Alaska en 1989, la pire marée noire de l’histoire des États-Unis. Le pétrolier avait alors déversé plus de 270 000 barils de pétrole brut au large de l’Alaska (multiplier par 159 pour avoir l’équivalence en litres!). Pourtant, les scientifiques s’entendent pour dire que les conséquences liées à l’explosion de la plateforme exploitée par BP risquent de surpasser celles du drame de 1989[2]. De quoi être pessimiste quand on sait que vingt ans plus tard, il reste encore 80 000 litres de pétrole sur les côtes de l’Alaska, ce qui a encore un effet sur la faune et la flore de la région[3].

Selon le magazine Oil and Gas, on estime que la catastrophe de l’Exxon Valdez a causé la mort de 250 000 oiseaux marins, de 2 800 loutres, de 300 phoques et de 250 aigles d’Amérique[4] (sans compter tous les poissons et créatures marines). ExxonMobil n’a toujours pas compensé les résidents affectés par la marée noire et n’a pas encore payé tous les dédommagements liés à la dégradation environnementale[5].

Mais ce qui est le plus troublant, c’est la constatation que le forage pétrolier américain cause des fuites de pétrole dans l’océan aussi importantes que celle produite par l’Exxon Valdez tous les six ans. En effet, selon un article publié dans le San Francisco Chronicle[6], on estime que depuis 1993, les fuites de pétrole causées par le forage océanique seraient de l’ordre de 47 800 barils annuellement, seulement aux États-Unis. Est-ce qu’on ferme les yeux sur cette catastrophe constante parce que les images sont moins spectaculaires?

Et le forage océanique ici?

Le Canada puise du pétrole océanique au large des côtes de Terre-Neuve à trois différents endroits, soit les sites d’Hibernia,  de White Rose et de Terra Nova ainsi que dans la mer de Beaufort, au large du Delta de Mackenzie[7].

Sur une note positive, l’administration Harper a annoncé qu’elle renforcerait les lois sur la sécurité du forage pétrolier, suite à l’accident survenu dans le golfe du Mexique[8]. Espérons qu’elle pense aussi à considérer l’avenue des énergies renouvelables.

Réduire sa consommation de pétrole dès aujourd’hui


Les transports sont la principale industrie consommatrice de pétrole. Pensez à :

-Couper le moteur quand vous ne roulez pas

-Respecter les limites de vitesse

-Éviter la voiture quand elle n’est pas essentielle

-Considérer l’achat d’une voiture hybride

-Faire une mise à jour régulière de votre véhicule (garder les pneus bien gonflés)

-Anticiper les ralentissements, éviter les freinages brusques

Vous pouvez aussi vous questionner sur d’autres formes de consommation de pétrole :

-Éviter les plastiques (sacs, bouteilles d’eau, styromousse, etc)

-Essayer de consommer local le plus possible

-Éviter les voyages en avion

-Consommer les produits bios de petites fermes. Les pesticides sont des sous-produits du pétrole et les machineries lourdes utilisées par les fermes industrielles consomment beaucoup de pétrole.

-Évaluer l’option des cosmétiques sans pétrole

Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres suggestions?

Pour terminer sur une note divertissante, en effectuant quelques recherches, j’ai trouvé un document du Centre canadien d’information sur l’énergie qui sensibilise les touts petits à l’importance du pétrole dans notre vie de tous les jours. Allez y jeter un coup d’œil. Je suis sans mot : http://www.centreforenergy.com/Documents/TeachingResources/PetroleumMagicActivityBookFR.pdf

Crédit photo : Flickr/joeysplanting


[1] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/maree-noire-aux-etats-unis/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_175ba3articleIsInDossier_ba3_4277250_article_POS1

[2] http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/04/29/AR2010042901106.html

[3] http://news.nationalgeographic.com/news/2009/03/090323-exxon-anniversary.html

[4] http://www.ngoilgas.com/news/worlds-largest-oil-spills/

[5] http://www.ens-newswire.com/ens/mar2009/2009-03-24-01.asp

[6] http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2009/03/23/EDLU16LLAK.DTL

[7] http://en.wikipedia.org/wiki/Petroleum_production_in_Canada

[8] http://www.ctv.ca/generic/generated/static/business/article1557095.html



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