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Archive for the ‘Conscience sociale’ Category

Pédaler pour changer le monde… rien de moins!

Mercredi, mai 12th, 2010

Des vélos-taxis à Hambourg, en Allemagne


Je suis une amoureuse du vélo. Ayant grandi en ville, je roule sur les pistes cyclables et dans les nids de poule depuis que je suis toute petite. J’ai passé du siège de bébé posé sur le vélo rose saumon de ma mère à ma première bicyclette de princesse à siège banane, jusqu’à mon dernier compagnon fidèle, un hybride assez usé pour ne pas tenter les voleurs. Mes bicyclettes m’ont menée aux quatre coins de la ville, toujours plus rapidement que les transports en commun, en me permettant de sauver du temps au gym en prime.

Le vélo a toujours été un moyen de transport vert, peut-être même le plus vert qui soit. En ces moments de réflexion sur notre dépendance au pétrole, je me réjouis de savoir que le nombre de cyclistes montréalais atteint les 241 000 personnes[1]. Et si cette énergie dépensée en pédalant était utilisée à d’autres fins que le simple déplacement? Cette semaine, j’ai déniché des concepts avant-gardistes qui poussent l’utilisation du vélo plus loin. Après tout, l’énergie la plus renouvelable n’est-elle pas la nôtre?

Pédaler pour alimenter son gym

La compagnie américaine Green Revolution commercialise des vélos stationnaires brevetés dont l’énergie produite en les utilisant est recueillie pour alimenter son centre d’entrainement en électricité[2]. Le concept est simple : des capteurs placés sur le socle des bicyclettes transfèrent le courant continu de 12 volts produit par les cyclistes à un générateur qui le transforme en courant alternatif de 110 volts. Vingt personnes créent environ 3 kilowatts en une heure[3], c’est-à-dire, assez pour alimenter 30 ampoules de 100 Watts pendant cette période[4]. L’immeuble reçoit le courant électrique généré par les abonnés et diminue ainsi sa facture d’électricité. Les grands gymnases ne peuvent pas être alimentés uniquement par les vélos, mais selon le propriétaire de la compagnie, Jay Wheelan,  les petits  le pourraient.

Les cyclistes ont la récompense de connaitre la quantité d’énergie qu’ils produisent, une motivation favorisant une saine compétition. Green Revolution est présentement en train de développer des concepts de récupération de l’électricité adaptés aux autres appareils de mise en forme. À voir arriver chez nous avec impatience!

Pédaler pour manger gratuitement

Le Crowne Plaza de Copenhague au Danemark, un pays reconnu pour son amour du vélo, offre à ses invités l’option de pédaler pendant quinze minutes pour alimenter l’hôtel en énergie[5]. Le mécanisme installé sur les vélos est semblable à celui développé par Green Revolution. En échange, les invités ont droit à un repas gratuit d’une valeur de 27 euros au chic restaurant de l’hôtel. De quoi se creuser  l’appétit.

Cette campagne s’étendra sur l’année et si elle connaît un grand succès, elle sera également reprise dans tous les hôtels Crowne Plaza au Royaume-Uni. Le Crowne Plaza de Copenhague est aussi équipé de panneaux solaires.

Déménager sans émissions de GES pour une fraction du prix

Les déménagements Myette, une petite entreprise de Montréal, offre des services de déménagement léger à petit prix, effectués à vélo[6]. Les déménageurs mettent à votre disposition de grandes remorques plate-forme pouvant tirer jusqu’à 600 livres, conçues spécialement pour être tirées par des vélos. Vous pouvez les voir à l’œuvre dans ce reportage diffusé à La vie en vert sur les ondes de Télé Québec. Impressionnant!

Pédaler pour se réintégrer

L’organisme Vélo DUO offre un service de taxi à vélo triporteur,  gratuit pour les personnes âgées, dans onze municipalités du Québec[7], dont Varennes, Saint-Jean-sur-Richelieu et Beauport. L’organisme emploie des jeunes décrocheurs, leur offre un travail d’été valorisant et leur fournit une bourse d’études. Le service de taxi permet à des personnes dont la mobilité est réduite de prendre l’air et de profiter du beau temps. Quelle belle initiative.

Les vélos-taxis sont déjà présents dans des grandes villes d’Europe comme Paris, Amsterdam et Hambourg (photo du haut).

Pour terminer avec le sourire

Allez jeter un coup d’œil à cette super galerie de photos de vélos sur le blogue docvelo.com : http://www.docvelo.com/inusite.htm. Au menu, un vélo en bambou, un vélo allemand sans pneu et le plus long vélo au monde. Mon coup de cœur : le vélo réunion, un vélo circulaire conçu pour pédaler et discuter en groupe en même temps. On aura tout vu…

Crédit photo : Flickr/nick farnhill


[1] http://equiterre.org/site/cocktailtransport/marche_et_velo

[2] http://www.egreenrevolution.com/co_advisors.aspx?setting=1

[3] http://levifweekend.rnews.be/fr/style-de-vie/lifestyle/pedaler-pour-sauver-l-environnement/article-1194727273766.htm

[4] http://wiki.answers.com/Q/How_do_you_calculate_kilowatts_per_hour

[5] http://fr.hobbynewsonline.com/danemark-pedaler-pour-la-bonne-cause

[6] http://www.demenagementmyette.ca/

[7] http://www.veloduo.ca/index.html


Dessine-moi l’environnement

Mercredi, mars 24th, 2010

La semaine dernière, je suis tombée par hasard sur le blogue de l’artiste et écologiste canadienne Franke James : http://www.frankejames.com/. Ça été un coup de cœur. Je suis une abonnée des blogues environnementaux de tous genres, du plus sérieux au plus ludique, mais rien ne se compare au sien. L’essentiel, lorsqu’on écrit un blogue sur l’environnement c’est de trouver une façon d’être intéressant sans être moralisateur. Et ça peut être ardu. J’en sais quelque chose, je lis des blogues à longueur de journée et bien peu arrivent à me passionner. Je ne fais qu’imaginer à quel point ça peut être rébarbatif de se faire parler d’environnement pour quelqu’un qui est sensible à la cause mais sans plus. Spécialement à l’ère de l’information instantanée, de youtube et des messages textes.

Franke James est une artiste, une activiste et une communicatrice hors pair. Elle met son talent au service de la cause environnementale en publiant des essais visuels très réussis, très convaincants et agréables à lire. Mon favori : Fat Cat Canada’s Giant Litter Box. Un mélange ludique d’illustration, de BD et de conscience sociale qui vulgarise la situation des sables bitumineux tout en étant captivant pour les débutants comme pour les experts. Je pense qu’elle est là, la force de Franke James : elle arrive à rejoindre un public très large. Jetez-y un coup d’œil, ça vaut vraiment la peine.

Voici une vidéo où elle explique sa démarche :

Franke James fait le tour des écoles pour donner des conférences sur l’environnement, mais au lieu de faire un long monologue sur le sujet ou de moraliser, elle incite les étudiants à laisser aller leur propre créativité sur le sujet de l’environnement. Elle a donc créé le guide Six Tools To Make  Climate Change Art ce qui rend le processus d’apprentissage interactif et pousse les étudiants à la réflexion et à l’action, plutôt qu’à l’écoute passive.

Inspirant tout ça, n’est-ce pas?

Dans le même ordre d’idée, de nombreux blogues ont fait mention de la journée internationale de l’eau mardi dernier, le 22 mars 2010. J’ai trouvé deux vidéos créatives conçues pour faire avancer les choses et éveiller les consciences tout en divertissant. Et le tout, sans avoir des moyens de production énormes. En espérant vraiment que dans un futur rapproché, le fait de boire une bouteille d’eau soit aussi dépassé que de fumer au restaurant…

Sur la Prochaine Évolution Industrielle, un super dessin animé d’Annie Leonard, The Story of Bottled Water :

Déniché sur le blogue Écotrip de Math et Aude, une vidéo maison simple, efficace, sympathique de Derek aka Skwirl77  :

Vous connaissez des gens créatifs, engagés et inspirants? Vous êtes l’auteur d’une œuvre artistique engagée? Nous voulons vous entendre (ou vous voir, ou vous lire!).


L’importance des efforts individuels – Réflexion sur No Impact Man

Mardi, mars 16th, 2010

Ça fait un petit bout déjà que j’avais envie de voir le film No impact Man, un documentaire sorti en septembre dernier tiré de l’expérience d’une famille new-yorkaise de vivre un an sans émettre de CO2, mais il était difficile à dénicher. Selon ce que j’ai cru comprendre, les clubs vidéo de répertoire viennent tout juste de le recevoir. Je l’ai vu hier et je vous le recommande.

J’étais déjà une lectrice assez assidue du blogue de Colin Beavan – http://noimpactman.typepad.com/blog/ -  et j’étais donc familière avec le projet, mais le documentaire est très instructif. Il nous permet de voir et de ressentir les efforts incroyables que cette famille a décidé d’investir dans une cause qui lui tient à cœur et de comprendre vraiment de quoi il retourne, au-delà de la théorie.

En résumé, le projet No Impact Man, c’est pour une famille urbaine typique de deux adultes, d’un enfant d’un an et demi et d’un chien, de vivre un an en plein cœur de Manhattan avec le plus petit impact environnemental possible (objectif : aucun). Les Beavan doivent donc laisser tomber tout ce qui leur est si habituel qu’ils n’y pensent même plus : la télévision, la voiture, la nourriture importée, le lave-vaisselle, le café, le réfrigérateur, les couches jetables, l’ascenseur, la nourriture de restaurant (consommée sur place ou non), les produits emballés, le papier de toilette, les nouveaux vêtements ou meubles, les cosmétiques, la laveuse, etc. (vous pouvez visiter le blogue pour une description détaillée du projet). La famille progresse graduellement, au point même de ne plus consommer d’électricité pendant 6 mois.

Vous pourriez croire que les Beavan sont des illuminés, granos finis, et pourtant, ils sont tous deux des professionnels sérieux ; elle est journaliste chez Business Week, lui est détenteur d’un doctorat en ingénierie électronique. Ayant été consultant plusieurs années, il est maintenant écrivain et journaliste. Les Beavan décideront pourtant de renoncer à une partie de leur confort, en lavant leurs vêtements en les piétinant dans le bain par exemple, ou en gardant un bac à compost plein de vers dans leur appartement…

Le film comme tel est non-seulement divertissant et très drôle par bouts (les Beavan sont parfois considérés comme des extra-terrestres et le couple passe par des moments de frustration hilarants), il est aussi instructif et nous fait prendre conscience de notre surconsommation collective beaucoup mieux qu’en nous montrant des piles de déchets. En fait, le défi de taille de la famille nous fait réaliser à quel point nous vivons tous dans un monde façonné par l’instantanéité, la facilité et l’accessibilité, mais aussi par la déresponsabilisation et l’égoïsme.

Le message du film n’est pas de devenir aussi radical que les Beavan, mais plutôt de réfléchir sur ce que chacun de nous pourrait améliorer dans sa consommation personnelle. La famille n’a d’ailleurs pas conservé tous les changements appliqués pendant cette année, même si Colin Beavan prétend qu’ils en ont conservé 60%. Les Beavan deviennent les parfaits porte-paroles d’une cause qui nous concerne tous, parce qu’ils s’engagent dans le projet avec tellement de bonnes intentions et de naïveté qu’il est impossible de les trouver moralisateurs. Et sans m’avoir donné envie de tenter l’expérience pendant un an, même sans m’avoir appris tant de choses, le documentaire a interpellé la petite voix à l’intérieur de moi qui me dit souvent que je pourrais en faire plus, sans avoir à y mettre tellement plus d’efforts.

Mais la leçon vraiment intéressante que j’ai tirée de l’aventure des Beavan, c’est que chacun de nos gestes a un impact sur nous et sur les autres. Nous vivons en société, nous sommes donc tous interdépendants. Délaissant le divertissement facile de la télévision, la famille reconnecte avec l’esprit de communauté en fréquentant des fermes, des marchés bios et des jardins publics ainsi qu’en jouant un rôle d’éducateurs auprès des gens. Les protagonistes prennent conscience de l’importance de leur impact personnel sur le monde. Comme Colin Beavan le dit si bien : « L’action individuelle est complémentaire de l’effort collectif, ils ne s’excluent pas l’un l’autre [1]». Et malgré les critiques de ses détracteurs qui ne voient en lui qu’un opportuniste qui cherche à se faire de l’autopromotion ; même si la démarche n’est ni très scientifique, ni toujours très réaliste, je pense que la voix des Beavan ne peut que favoriser la réflexion et le dialogue, et rendre le discours environnemental plus accessible.

Vous pouvez tenter l’expérience No Impact pendant une semaine si le défi vous semble intéressant. Colin Beavan vous fournit même un guide gratuit à télécharger sur son blogue : http://noimpactproject.org/experiment/. Je rassemble le courage nécessaire et je vous donnerai un compte-rendu ici-même, dès que l’été se pointe le bout du nez.

Que pensez-vous de l’initiative de Colin Beavan? Avez-vous tenté le défi? Seriez-vous intéressé à le faire? Pourquoi?


[1] http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/adieu-television-lave-linge-papier-toilette_854474.html


Manger végé : pas si bête finalement…

Lundi, février 22nd, 2010

La viande fait partie intégrante de notre alimentation. On estime qu’un américain consomme en moyenne 124 kg de viande par année, comparativement à 4 kg en Inde.[1] On peut même aller jusqu’à dire que le végétarisme n’a pas excellente réputation, spécialement l’hiver, saison des repas copieux et consistants. En fait, les impacts de la viande sur l’environnement sont méconnus de la population québécoise. Très peu de citoyens associent le fait de manger végétarien à la lutte contre les changements climatiques ou encore à la protection de l’eau potable et des forêts. Et pourtant…

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la filière de l’élevage émet plus de gaz à effet de serre (GES) que le secteur des transports.[2] Éliminer quatre repas de viande par semaine réduit deux fois plus votre impact sur les changements climatiques que de baisser le chauffage de 3C la nuit, et 35 fois plus que de laver à l’eau froide! [3] On estime qu’une alimentation végétarienne requiert 5000 litres d’eau par jour, alors que des repas à base de viande en consomment plus de 15 000 litres. A titre de comparaison, en se privant de 450 grammes de bœuf, on économise plus d’eau qu’en se privant de douche pendant 6 mois ! [4] Autre problématique majeure : la déforestation causée par le manque d’espace dédiée à l’élevage. Selon David Faimowitz, Directeur du Centre international pour la recherche forestière, « les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».[5]

La croissance démographique et l’augmentation de la consommation de viande des pays émergeants – la Chine a plus que doublé sa consommation de viande en 20 ans- ne peuvent qu’aggraver pressions sur nos ressources naturelles limitées….

Cela ne veut pas dire que tous doivent mettre une croix définitive sur la viande, mais plutôt d’être conscient et ainsi d’en limiter sa consommation. Plusieurs alternatives goûteuses et très économiques existent pour varier vos repas. Vous manquez d’inspiration pour cuisiner de bons petits plats végétariens simples, peu coûteux, équilibrés et ô combien délicieux? Voici quelques suggestions :

○   Végé sur le pouce, de Marie-Claude Morin. Collection Modus Vivendi.

○    http://www.recettes-vegetariennes.com/frameset%20sommaire.htm

○   http://www.recettes.qc.ca/sections/vege.php

○   http://recettes-vegetariennes.blogspot.com/

http://www.cuisine-vegetarienne.com/

Crédit photo : Denzil – http://www.flickr.com/photos/lomoholga/


[1] http://www.vegetarisme.info/spip.php?article1592

[2] http://www.vedura.fr/economie/agriculture/impact-elevage-bovins-environnement

[3] Cyberpresse, 11 mars 2009: http://www.cyberpresse.ca/environnement/200903/11/01-835272-laver-a-leau-froide-ou-manger-moins-de-viande.php

[4] John Robbins: The Food Revolution – How your diet can help save your life and the world. Tire de: http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html

[5] Le Point, 22 juin 2006 : Élevages : une catastrophe écologique. Tiré de http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html


Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation?

Mercredi, février 17th, 2010

Un billet d’humeur de François Cardinal paru récemment sur La mère blogue[1] m’a fait réfléchir. M. Cardinal gagne sa vie comme chroniqueur en environnement et il applique son savoir à toutes les sphères de sa vie, spécialement à l’éducation de ses enfants. Pourtant, il avoue ne pas être un fan des livres pour enfants à saveur environnementale. Il trouve que leur discours a quelque chose de religieux, de moralisateur. Comme si on tentait d’endoctriner nos enfants plutôt que de les aider à développer un esprit critique par rapport à la question environnementale. Il semble même penser que le discours alarmiste que nous leur tenons sur la dégradation de notre planète les lassera au point où ils voudront le rejeter du revers de la main plus tard.

Même si je trouve le point de vue de François Cardinal intéressant, je ne suis pas certaine de le partager. Je ne suis pas encore une mère, mais je pense que même si je trouve que le discours des environnementalistes sonne parfois moralisateur, nous  sommes rendus à un point où nous devons agir. Les nouvelles générations devront malheureusement trouver des moyens pour régler les problèmes que nous leurs léguons et nous devons les conscientiser le plus tôt possible. La façon la plus efficace d’éduquer nos enfants reste de donner le bon exemple (je pense à ma mère qui m’a inculqué les valeurs de respect de la planète par ses comportements), mais nous sommes dans une situation critique et nous devons changer les choses rapidement. Pouvons-nous vraiment comparer un discours religieux et contrôlant à un discours de sensibilisation à l’environnement, alors que notre survie collective en dépend?

Il n’en demeure pas moins que tous ceux qui ont l’écologie à cœur se sont sentis moralisateurs à un moment ou a un autre. Moi-même, je jette un regard culpabilisant à mon colocataire quand il revient du dépanneur avec UNE pinte de lait dans un sac de plastique. Ça m’exaspère de voir ses boites de conserve dans la poubelle, simplement parce que ça demande un effort de les rincer avant de les mettre au bac ou de constater qu’il a encore acheté du papier de toilette trois épaisseurs non fait de papier recyclé pour plus de confort. Sans être vraiment problématique, la situation peut parfois être délicate. Et nous sommes simplement colocataires, pas un couple.

Un article paru dans le New York Times il y a un mois[2] rapportait que les psychologues ont noté de façon généralisée une hausse des conflits de couples par rapport à la question environnementale. Ces conflits surgissent surtout lorsqu’un des membres du couple décide d’imposer des changements de consommation au sein de la maison alors que les autres membres de la famille n’y sont pas prêts. La personne qui change a souvent tendance à culpabiliser  les personnes qui sont réfractaires.

Alors que cette situation peut être invivable pour certains couples et faire sourire ceux qui ont la chance d’être au diapason face à la question de l’environnement, je ne peux que me réjouir. Je pense que quand un problème devient si répandu que les médias de masse et les psychologues en parlent de façon généralisée, nous pouvons considérer que la préoccupation par rapport à l’environnement n’est plus une tendance passagère, mais bien une tendance lourde. Nous n’en sommes pas tous au même point et nous adoptons de nouvelles pratiques de consommation chacun à notre rythme. Les changements durables ne s’effectuent pas rapidement et sans heurts. Et ce qui pouvait sembler marginal autrefois semble maintenant pratique courante, comme le recyclage, par exemple.

Alors, quelle est la solution? Comment communiquer le message et tenter d’arriver à un compromis? J’essaie de passer mes commentaires à mon coloc en douce, en souriant. Rien de pire qu’une moralisatrice pour donner envie de faire le contraire, c’est vrai. Des fois, je rince les pots sales qu’il a mis au bac sans rien dire. Et depuis les deux années vécues ensemble, je vois un changement graduel s’opérer. Patience et tolérance. J’aimerais quand même que les lois soient plus sévères. Je rêve d’un monde où le seul papier de toilette disponible serait fait de papier recyclé! Peut-être suis-je un peu radicale?

Qu’en pensez-vous? Comment conscientiser les autres sans les attaquer? Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation? D’après vous, quelles sont les sources de conflits les plus courantes par rapport à l’environnement?

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/a2gemma/


[1] http://bloguesmu.cyberpresse.ca/mere/2010/02/05/un-pere-blogue-environnement/

[2] http://www.nytimes.com/2010/01/18/science/earth/18family.html


Clé USB : cadeau écolo?

Lundi, février 15th, 2010

usb

Au Québec et ailleurs, de plus en plus d’organisateurs de colloques, de congrès et de conférences de presse offrent des clés USB pour remplacer le traditionnel cahier de participants. Présenté comme une mesure écoresponsable permettant l’économie de papier, ce choix a pourtant son lot d’impacts négatifs sur l’environnement.

Les organisateurs d’événements écoresponsables sont souvent à court d’idées lorsque vient le temps de trouver un cadeau écolo pour leurs participants. Plusieurs d’entre eux ont perçu l’offre de clé USB comme la solution parfaite : un cadeau vert qui leur permet d’atteindre un de leur principal objectif écoresponsable, soit la réduction du papier. Même les Grenelle de l’environnement 2007, l’événement numéro 1 en France dans le domaine de l’environnement, a opté pour cette solution.

Au rythme actuel, le don de clés USB deviendra sans doute aussi populaire que l’offre de sacs réutilisables d’ici un an ou deux. Cela signifie-t-il que je me retrouverai bientôt avec une dizaine de clés USB dans le fond d’un tiroir? Probablement. Vais-je m’en servir? Sans doute pas, puisque, comme la majorité de journalistes et des participants de congrès, j’en possède déjà une ou deux qui est de meilleure qualité.

Qu’adviendra-t-il alors? Poubelle. En fait, seulement 6 % des déchets électroniques sont recyclés au Québec.[1] Impact? Comme l’explique Fabrice Fliop, co-auteur de l’ouvrage Écologie des infrastructures numériques, « l’impact environnemental des TIC (technologies de l’information et de la communication) reste largement ignoré.»[2]

Pourtant, cet impact n’est pas négligeable. Selon le Gartner Group, les technologies de l’information génèrent autant de gaz à effet de serre que l’ensemble de la flotte aérienne mondiale.[3] En 2003, on a estimé que la quantité de déchets électroniques générés au Canada chaque année est équivalente au poids de 28 000 éléphants. En plus de gaspiller un lot de métaux précieux, dont 1500 tonnes de cuivres, ces déchets contiennent des substances dangereuses pour la santé humaine et l’environnement, dont 4 750 tonnes de plomb qui peut occasionner des problèmes neurologiques.[4]

Pourquoi ne pas mettre les documents voulus sur le site Internet de l’événement? Ou encore les faire parvenir par courriel aux participants? Voilà des solutions tout aussi efficaces qui permettent d’économiser de l’argent, de réduire l’impact sur l’environnement et la société… bref, des solutions durables!

Crédit photo : Sergis Blog

http://www.flickr.com/photos/srgblog/


[1] Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs : http://www.mddep.gouv.qc.ca/jeunesse/sais_tu_que/2008/07-dechets-electroniques.htm

[2] JND Solutions : http://www.journaldunet.com/solutions/acteurs/analyses/08/0212-deee.shtml

[3] Recyc-Québec: http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/Fiche-tic.pdf

[4] Environnement Canada: http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/33/feature1_f.cfm



Les Vendredis Verts – Mariages Éco-Chic

Vendredi, février 12th, 2010

Flicr Upload

Pour rester dans le thème de la St-Valentin, qui arrive dans deux jours,  j’ai trouvé cette semaine des trucs pour célébrer un mariage écolo, élégant et pas nécessairement plus cher. Oui, c’est possible, et beaucoup plus facile que ça puisse paraitre. Je me suis inspirée du livre d’Emily Elizabeth Anderson, « Eco-Chic Weddings ». L’auteure est une pro du développement durable, du design et de la planification d’événements.

Si vous n’aviez que trois conseils à considérer :

-Achetez des fleurs locales et en saison pour éviter les coûts gonflés et l’impact environnemental causé par le transport.

- Utilisez de simples cartes postales (sans enveloppe) avec un numéro de téléphone ou une adresse courriel pour les invitations et les réservations. Pour les plus radicaux : ne pas envoyer de carton d’invitation officiel. Je suis d’accord, Internet est beaucoup moins romantique, mais tellement plus pratique, et vous sauvez du papier.

-Évitez d’acheter des éléments qui ne serviront que pour le mariage ; investissez dans une robe, des chaussures et des couverts que vous allez réutiliser.

Pour y aller un peu plus sérieusement, appliquer les 3R :

Réduire :

-Au lieu de donner des cadeaux de présence à vos invités, faites un don à une cause charitable en leur nom. Vous évitez ainsi beaucoup de gaspillage et de suremballage.

-Simplifiez les choses. Favorisez un lieu situé dans un décor enchanteur plutôt que d’avoir à investir dans la décoration. Un vignoble, par exemple, peut être une bonne option.

-Évitez d’insister sur les détails. C’est plus simple et moins stressant pour tout le monde. Vous pouvez, par exemple, demander à vos invités d’éviter d’emballer leurs cadeaux.

Réutiliser :

-Voyez avec votre entourage si vous pouvez emprunter des items plutôt que les acheter. Vous pouvez, par exemple, emprunter des bijoux. L’émission la Vie en Vert du 12 septembre 2007 proposait d’utiliser les vieux bijoux de famille qui ne sont plus portés, de les faire fondre et d’en créer des alliances[1].

-Optez pour un style classique et indémodable pour la réception. Si vous avez à investir dans des couverts, prévoyez à long terme.

-Évitez d’acheter des items qui font trop « mariage ». Vous ne les réutiliserez pas.

-Faites tout au même endroit, vous sauvez des déplacements inutiles.

Recycler :

-Favorisez des éléments recyclés. Pourquoi ne pas dénicher une robe « vintage », quitte à la faire modifier. Originalité assurée. La boutique Oui, je le vœux à Montréal[2] offre un service d’achat et de vente de robes de mariées recyclées.

-Donnez l’exemple. Assurez-vous que les traiteurs, les administrateurs de la salle de réception et les fleuristes aient de bonnes pratiques de recyclage.

De l’or et des diamants? Pensez-y bien

De plus en plus de mariés choisissent d’opter pour des pierres alternatives aux diamants. L’origine des diamants est souvent difficile à certifier, et beaucoup de diamants sont malheureusement produits dans des conditions d’exploitation pour les travailleurs. Les faux diamants sont beaucoup moins chers et certains orfèvres sont devenus maîtres dans l’art de les tailler comme des vrais. [3] Le site yoursforever.ca vend les faux diamants Moissanite, qui ressemblent à s’y méprendre aux diamants véritables.

Si vous tenez aux diamants, le Canada en produit une certaine quantité. Assurez-vous qu’ils sont certifiés.

Quant à l’or, il est issu d’une des industries les plus polluantes au monde. En effet, la fabrication d’une seule bague en or génère près de 20 tonnes de débris miniers. Voir le site http.nodirtygold.org pour trouver des détaillants qui vendent de l’or certifié écologique.

Vous pourriez aussi favoriser l’achat d’une bague antique.

Choisir les habits

Les robes très blanches le sont grâce des procédés chimiques. Une robe écrue peut être tout aussi jolie. De plus, une robe moins traitée chimiquement pourra toujours être reteinte et modifiée pour être reportée.

Quant au smoking, est-ce vraiment nécessaire de l’acheter? Il est possible de louer de très beaux habits, sinon investissez dans un complet chic et indémodable.

Profiter de la journée

Ces quelques conseils vous permettront de célébrer un mariage chic et soucieux de l’environnement tout en restant simple. Et plus de simplicité égale plus de temps pour voir la journée passer. Amusez-vous et profitez de  ce moment spécial.

Crédit photo : Bristol Wedding Photography


[1] http://vieenvert.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=70

[2] http://www.ouijelevoeux.com/FR/pourquoi6.htm

[3] http://www.yoursforever.ca/


Montréal, ville verte?

Mercredi, février 10th, 2010

Le magazine canadien Corporate Knights publiait ce mois-ci son palmarès des villes canadiennes les plus avancées en matière de développement durable au Canada.[1] Montréal s’y classe quinzième (!) derrière Toronto, Edmonton, Calgary, Ottawa, Winnipeg, Québec et plusieurs autres. Vancouver est pour sa part, la grande gagnante du palmarès.

Corporate Knights a mesuré les villes selon cinq paramètres :

-l’intégrité écologique : la protection des écosystèmes

-la sécurité économique : l’économie locale est favorisée

-les infrastructures : la ville est conçue pour l’humain

-la gouvernance participative (traduction libre de gouvernance and empowerment) : la ville est administrée pour le bien collectif et avec transparence

-la qualité de vie : l’esprit de communauté est bien développé

La méthodologie de Corporate Knights est simple : elle a jugé les villes selon plusieurs critères répartis sous les cinq catégories. Elle ensuite envoyé un sondage aux administrateurs municipaux sur les programmes mis en place en 2009, pour s’assurer de bien juger les villes sur l’année en cours.

Montréal a surtout perdu des points pour la sécurité économique et  l’intégrité écologique (mais elle score sous la moyenne dans toutes les catégories, sauf dans celle de la qualité de vie). Il est un peu étonnant de voir qu’elle se classe mieux dans la catégorie de la gouvernance que dans les deux autres. Peut-être que le scandale de la construction n’avait pas encore éclaté lors de l’évaluation du magazine.

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’informations sur ce que les autres villes font, concrètement, mieux que Montréal. Corporate Knights avait fait paraitre un dossier complet l’an passé, il sera peut-être publié ultérieurement pour le classement 2010. Nous vous tiendrons au courant. Il semble toutefois que notre ville aime s’entourer d’une aura avant-gardiste en matière de développement durable mais ne semble pas livrer la marchandise.

Les politiques de développement durable de la Ville de Montréal

Pourtant, le maire Tremblay dévoilait en grande pompe la deuxième phase (2007 à 2009) de son premier plan de développement durable, en mars 2007. Les 36 actions visant à faire de Montréal une ville durable couvraient  quatre secteurs, soit l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’amélioration des milieux de vie résidentiels, la gestion durable des ressources et l’adoption de bonnes pratiques de développement durable.

En fait, la volonté de se doter d’un premier plan stratégique en matière de développement durable est issue du Sommet de Montréal tenu en juin 2002. La Ville, en partenariat avec divers acteurs municipaux,  a adopté le premier plan de développement durable qui s’est échelonné sur cinq ans depuis avril 2005. Ce premier plan s’est divisé en deux phases : 2005-2007 et 2007-2009. Confus? C’est normal, les documents officiels de la Ville de Montréal  le sont tout autant. Allez jeter un coup d’œil au Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise Phase 2007-2009 : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/PSDD_2007-2009F.pdf

J’ai réussi à trouver un tableau récapitulatif des quatre secteurs découpés en actions concrètes, dont des actions vedettes, celles sur lesquelles la Ville désirait insister le plus : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/Plan_2007-2009_En_bref.pdf

Il est malheureusement très difficile de trouver de l’information sur les résultats de ce plan d’action, qui contient plusieurs bonnes idées, mais qui ne présente pas de méthode pour quantifier de façon concrète les améliorations apportées.

Le bilan du premier plan de développement durable selon les dirigeants municipaux

Interviewé par Claude Lafleur pour Le Devoir[2] en novembre, Alan de Souza, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent et responsable du développement durable et du développement économique à la Ville de Montréal, affirme que le bilan de ces cinq dernières années est positif même si du chemin reste à faire. Il cite en exemple les services d’incendie, de police et de transport en commun qui se sont dotés d’un plan de développement durable. Il est également fier du programme de certification verte qui s’applique à tous les nouveaux édifices bâtis à Montréal.

Le deuxième plan de développement durable de la Ville de Montréal entre en vigueur en 2010. En fait, ce plan se veut une continuité du premier, mais il intégrera des enjeux économiques et sociaux. La Ville n’a pas encore diffusé de communiqué détaillant le projet. À suivre…

Dommage

Plus de paroles que d’action, à l’Hôtel de Ville? Les dirigeants pourraient puiser un peu d’inspiration de villes carboneutres comme Seattle, qui reçoit beaucoup de presse favorable ces temps-ci[3]. Des exemples de son avant-gardisme : les transports en commun y sont gratuits au centre-ville et toute sa flotte d’autobus est hybride.

Par ailleurs, un projet de société se construit à plusieurs et le succès de Seattle est attribuable à la fois aux initiatives de ses citoyens et à sa gestion intelligente. Et si une partie de la responsabilité de faire de Montréal une leader en matière de développement durable nous revenait à tous?


[1] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada/526-2010-sustainable-cities-ranking.html

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272021/montreal-le-developpement-durable-est-l-affaire-de-tous

[3] http://www.cyberpresse.ca/environnement/201002/05/01-946996-seattle-le-secret-dune-ville-verte.php



La vaisselle compostable : 100% écolo ?

Lundi, février 8th, 2010

vaisselle victorienne

De plus en plus populaire au Québec, la vaisselle compostable est largement perçue comme un produit écolo novateur. Pourtant, en y regardant de plus près, cette solution n’offre par réellement de gains pour l’environnement et la société… même si on la compare au gros méchant styromousse!

Ils sont nombreux à avoir pris le virage vert en mettant en vedette leur vaisselle compostable : cégeps, universités, grandes entreprises, traiteurs… Il est vrai que ce produit a de quoi faire sourire. Consommer un repas dans un plat en mais avec des ustensiles en patate, c’est le top de l’écolo, 100% nature, non?

En fait, cette hypothèse se heurte à plusieurs obstacles. Et le premier est de taille : seulement quelques municipalités québécoises offrent la collecte des matières compostables. Inutile de mettre cette vaisselle dans un composteur domestique : elle ne se dégradera que si les quantités sont faibles ou si vous la broyez préalablement, ce qui n’est pas très pratique dans un contexte institutionnel ou événementiel! Résultat? La vaisselle compostable se retrouve bien souvent au dépotoire. Et nous n’avons même pas la certitude qu’elle se dégradera rapidement sans l’aide d’oxygène (ce qui est le cas d’un dépotoire, contrairement à un composteur).

Deuxième problématique majeure : dans un contexte de crise alimentaire mondiale, utiliser de la nourriture pour fabriquer le contenant et non le contenu d’un repas, ça soulève un petit problème éthique. En fait, on se retrouve dans le même débat que le remplacement du pétrole par l’éthanol : impact écologique mitigé[1], possible aggravation de la crise alimentaire,[2] problèmes économiques à résoudre,[3] etc. Et détrompez-vous, les matières premières utilisées ne proviennent pas du Canada, mais de pays comme l’Italie.

Même si vous avez résolu le problème d’accès à un composteur industriel, reste le troisième problème : la sensibilisation des usagers. Car l’idée de la vaisselle compostable a beau être séduisante, elle est très mal communiquée. Vous en avez déjà probablement eu en main sans vous en apercevoir. Elle peut ressemble à du carton ou à du plastique à s’y méprendre. En fait, elle porte souvent le no de plastique numéro 7, qui est normalement associé aux matières recyclables, avec la mention « PLA » en dessous… pas très évident pour le commun des mortels… même les plus écolos ont sans doute contaminé leur bac de recyclage en croyant bien faire.

Donc, à part l’image écolo, quel est l’avantage de cette vaisselle par rapport au gros méchant styromousse? Car, détrompez-vous, le styromousse a moins d’impact qu’on le croit : fabriqué à 98% d’air[4], il nécessite peu de ressources naturelles (par contre, c’est un dérivé de pétrole) et ne dégage pas de gaz à effet de serre lorsque enfoui. Considérant son coût très faible, sa légèreté et ses excellentes propriétés isolantes, a-t-on raison de lui donner si mauvaise presse?

Attention, n’allez pas croire que je suis pro-styromousse pour autant! Il est vrai que nous devons trouver une (des) solutions pour éviter la vaisselle jetable, qui est une source de déchets inacceptable dans le contexte actuel. Mais, malgré toutes nos bonnes intentions, nos solutions alternatives ont parfois des impacts équivalents…

_____

Vous souhaitez tout de même aller de l’avant avec la vaisselle compostable? Il est alors préférable d’opter pour la vaisselle en carton non cirée, qui est à la fois compostable et moins coûteuse, ou la vaisselle fabriquée à partir de bagasse, un résidu provenant de la fabrication du sucre.[5] Peu importe le modèle choisi : il est important de s’assurer que la mention « compostable » figure bien sur vos contenants (pas seulement biodégradable), et que les utilisateurs seront bien informés qu’ils doivent les jeter dans le bac de compost. Pas de bacs de compost? Oubliez cette option!

Dernièrement, on parle même de vaisselle mangeable dans les médias[6]. Serait-ce la solution ultime? Une tendance à surveiller…

Pour plus de détails, vous pouvez consultez :

○   Biodegradable Packaging Life-Cycle Assessment, publié le 29 November 2004 à Wiley InterScience (www.interscience.wiley.com)

○   Regard sur les déchets : http://www.bve.be.ch/site/fr/bve_gsa_abf_split_043.pdf

○   La vaisselle réutilisable ou compostable, Éco-consommation : http://www.ecoconso.be/article398.html

Crédit photo : Collections of the Mitchell Library, State Library of New South Wales www.sl.nsw.gov.au


[1] Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO): ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/i0100f/i0100f05.pdf

[2] http://www.pcfbassin.fr/Fichiers%20PDF/Environnement/biocarburants%20responsables%20crise%20alimentaire.pdf

[3] Kim Cornelissen, 29 mai 2008 : http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=17

[4] http://www.isoletanch.com/Fiche%20techenique/POLYSTYRENE.pdf

[5] Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagasse

[6] http://www.ledevoir.com/societe/consommation/279445/une-autre-facon-de-manger


Les vendredis Verts – Troisième Édition

Vendredi, février 5th, 2010

green-heart-grass

Cette semaine : pour une St-Valentin Verte

La St-Valentin approche à grands pas, au grand désespoir de certains, avec enthousiasme pour les autres. Personnellement, même quand je suis en couple, je ne fais pas grand cas de la fête de Cupidon. Mais j’avoue que si l’élu de mon cœur ne fait rien pour la souligner, je suis un peu déçue. Il y a, hélas, une romantique qui sommeille en moi, malgré une conscience écologique qui me crie que la St-Valentin n’est qu’un autre prétexte à surconsommer et à trop manger.

Et si j’arrivais à réconcilier les deux aspects de ma personnalité qui semblent incompatibles : la romantique fleur bleue et la rationnelle? Je revendique le droit d’être quétaine et écologique!

La St-Valentin : des faits bien peu romantiques[1]

-Près d’un milliard de cartes (pleines de brillants et de cœurs!) sont envoyées par année à la St-Valentin dans le monde. C’est, en fait, la deuxième fête où l’on envoie le plus de cartes après Noël. Ça représente 25 % des ventes de cartes pour des fêtes saisonnières

-36 millions de boites de chocolat en forme de cœur (pas équitable, on s’en doute) sont vendues à chaque fête des amoureux autour du globe.

-La St-Valentin est la fête qui fait vendre le plus de fleurs coupées. Hors, en plein mois de février, les fleurs coupées doivent voyager plusieurs kilomètres avant de se rendre au Québec.

-Les Américains dépensent 17 milliards de dollars annuellement sur des cadeaux de St-Valentin[2]. Autrement dit : 123 dollars en moyenne par personne!

Je propose des solutions!

- Au lieu d’acheter des fleurs, donnez-lui une plante en pot. Ça dure plus longtemps, c’est aussi beau et c’est bon pour détoxifier la maison. Les roses comptent parmi les fleurs qui contiennent le plus de pesticides. Si vous tenez mordicus aux fleurs, l’option d’acheter des fleurs écologiques et équitables vous est offerte chez Arum, sur la rue Beaubien[3].

-Encore mieux : allez vous promener au Jardin botanique ou faites planter des arbres en son nom, par exemple, grâce au programme de ZEROCO2[4].

-Récitez-lui  un poème de votre cru : impression durable assurée ; exit la carte cucul.

-Si vous doutez de vos qualités d’orateur, fabriquez une carte avec des matériaux recyclés plutôt que d’acheter une carte de pharmacie. C’est tellement mieux quand c’est personnel.

-Achetez un bijou antique. Il y a des trésors chez les antiquaires.

-Célébrez en buvant un vin canadien. Il y en a de très bons et ça fait moins de millage pour votre péché mignon.

-À bas les peluches. Vive les cadeaux vraiment utiles tels un sac à emplettes mignon et réutilisable par exemple, ou un certificat-cadeau pour un soin dans un centre de santé biologique, comme Espace Nomad sur St-Laurent[5].

-Du chocolat? Oui. Équitable ou biologique de préférence.

-La paraffine des chandelles est un dérivé du pétrole, une ressource non-renouvelable. Choisissez plutôt des chandelles faites de cire d’abeille ou de cire de soya. Elles émettent moins de substances toxiques.

-Évitez l’achalandage au restaurant et cuisinez à la maison. Favorisez des produits locaux.

-Au lieu de vous offrir des cadeaux, planifiez une escapade dans un parc national ou une réserve. Votre argent servira à protéger l’environnement[6].

Avec ces trouvailles, vous pouvez maintenant vous aussi laisser s’exprimer vos deux côtés : le rationnel et le sentimental. Avez-vous des idées de cadeaux écolos à partager?

Image: Pink Sherbet Photography


[1] http://www.greenlivingtips.com/articles/196/1/A-green-Valentines-Day.html

[2] http://www.associatedcontent.com/article/1419035/how_much_do_we_spend_on_valentines.html?cat=46

[3] http://www.arum.qc.ca/fleuristemontreal.php?search=speciauxdelasemaine

[4] http://zeroco2.com/

[5] http://www.espacenomad.ca/fr/massage-spa-espacenomad.php

[6] http://www.aventure-ecotourisme.qc.ca/



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