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Percevoir le méchant CO2 comme un allié plutôt que comme un ennemi à combattre
Des compagnies inspirantes en matière de développement durable
Vendredis Verts – Le développement durable au travail
Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte
Universités vertes d’ici et d’ailleurs


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Archive for the ‘Conscience sociale’ Category

Montréal, ville verte?

Mercredi, février 10th, 2010

Le magazine canadien Corporate Knights publiait ce mois-ci son palmarès des villes canadiennes les plus avancées en matière de développement durable au Canada.[1] Montréal s’y classe quinzième (!) derrière Toronto, Edmonton, Calgary, Ottawa, Winnipeg, Québec et plusieurs autres. Vancouver est pour sa part, la grande gagnante du palmarès.

Corporate Knights a mesuré les villes selon cinq paramètres :

-l’intégrité écologique : la protection des écosystèmes

-la sécurité économique : l’économie locale est favorisée

-les infrastructures : la ville est conçue pour l’humain

-la gouvernance participative (traduction libre de gouvernance and empowerment) : la ville est administrée pour le bien collectif et avec transparence

-la qualité de vie : l’esprit de communauté est bien développé

La méthodologie de Corporate Knights est simple : elle a jugé les villes selon plusieurs critères répartis sous les cinq catégories. Elle ensuite envoyé un sondage aux administrateurs municipaux sur les programmes mis en place en 2009, pour s’assurer de bien juger les villes sur l’année en cours.

Montréal a surtout perdu des points pour la sécurité économique et  l’intégrité écologique (mais elle score sous la moyenne dans toutes les catégories, sauf dans celle de la qualité de vie). Il est un peu étonnant de voir qu’elle se classe mieux dans la catégorie de la gouvernance que dans les deux autres. Peut-être que le scandale de la construction n’avait pas encore éclaté lors de l’évaluation du magazine.

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’informations sur ce que les autres villes font, concrètement, mieux que Montréal. Corporate Knights avait fait paraitre un dossier complet l’an passé, il sera peut-être publié ultérieurement pour le classement 2010. Nous vous tiendrons au courant. Il semble toutefois que notre ville aime s’entourer d’une aura avant-gardiste en matière de développement durable mais ne semble pas livrer la marchandise.

Les politiques de développement durable de la Ville de Montréal

Pourtant, le maire Tremblay dévoilait en grande pompe la deuxième phase (2007 à 2009) de son premier plan de développement durable, en mars 2007. Les 36 actions visant à faire de Montréal une ville durable couvraient  quatre secteurs, soit l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’amélioration des milieux de vie résidentiels, la gestion durable des ressources et l’adoption de bonnes pratiques de développement durable.

En fait, la volonté de se doter d’un premier plan stratégique en matière de développement durable est issue du Sommet de Montréal tenu en juin 2002. La Ville, en partenariat avec divers acteurs municipaux,  a adopté le premier plan de développement durable qui s’est échelonné sur cinq ans depuis avril 2005. Ce premier plan s’est divisé en deux phases : 2005-2007 et 2007-2009. Confus? C’est normal, les documents officiels de la Ville de Montréal  le sont tout autant. Allez jeter un coup d’œil au Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise Phase 2007-2009 : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/PSDD_2007-2009F.pdf

J’ai réussi à trouver un tableau récapitulatif des quatre secteurs découpés en actions concrètes, dont des actions vedettes, celles sur lesquelles la Ville désirait insister le plus : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/Plan_2007-2009_En_bref.pdf

Il est malheureusement très difficile de trouver de l’information sur les résultats de ce plan d’action, qui contient plusieurs bonnes idées, mais qui ne présente pas de méthode pour quantifier de façon concrète les améliorations apportées.

Le bilan du premier plan de développement durable selon les dirigeants municipaux

Interviewé par Claude Lafleur pour Le Devoir[2] en novembre, Alan de Souza, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent et responsable du développement durable et du développement économique à la Ville de Montréal, affirme que le bilan de ces cinq dernières années est positif même si du chemin reste à faire. Il cite en exemple les services d’incendie, de police et de transport en commun qui se sont dotés d’un plan de développement durable. Il est également fier du programme de certification verte qui s’applique à tous les nouveaux édifices bâtis à Montréal.

Le deuxième plan de développement durable de la Ville de Montréal entre en vigueur en 2010. En fait, ce plan se veut une continuité du premier, mais il intégrera des enjeux économiques et sociaux. La Ville n’a pas encore diffusé de communiqué détaillant le projet. À suivre…

Dommage

Plus de paroles que d’action, à l’Hôtel de Ville? Les dirigeants pourraient puiser un peu d’inspiration de villes carboneutres comme Seattle, qui reçoit beaucoup de presse favorable ces temps-ci[3]. Des exemples de son avant-gardisme : les transports en commun y sont gratuits au centre-ville et toute sa flotte d’autobus est hybride.

Par ailleurs, un projet de société se construit à plusieurs et le succès de Seattle est attribuable à la fois aux initiatives de ses citoyens et à sa gestion intelligente. Et si une partie de la responsabilité de faire de Montréal une leader en matière de développement durable nous revenait à tous?


[1] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada/526-2010-sustainable-cities-ranking.html

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272021/montreal-le-developpement-durable-est-l-affaire-de-tous

[3] http://www.cyberpresse.ca/environnement/201002/05/01-946996-seattle-le-secret-dune-ville-verte.php



La vaisselle compostable : 100% écolo ?

Lundi, février 8th, 2010

vaisselle victorienne

De plus en plus populaire au Québec, la vaisselle compostable est largement perçue comme un produit écolo novateur. Pourtant, en y regardant de plus près, cette solution n’offre par réellement de gains pour l’environnement et la société… même si on la compare au gros méchant styromousse!

Ils sont nombreux à avoir pris le virage vert en mettant en vedette leur vaisselle compostable : cégeps, universités, grandes entreprises, traiteurs… Il est vrai que ce produit a de quoi faire sourire. Consommer un repas dans un plat en mais avec des ustensiles en patate, c’est le top de l’écolo, 100% nature, non?

En fait, cette hypothèse se heurte à plusieurs obstacles. Et le premier est de taille : seulement quelques municipalités québécoises offrent la collecte des matières compostables. Inutile de mettre cette vaisselle dans un composteur domestique : elle ne se dégradera que si les quantités sont faibles ou si vous la broyez préalablement, ce qui n’est pas très pratique dans un contexte institutionnel ou événementiel! Résultat? La vaisselle compostable se retrouve bien souvent au dépotoire. Et nous n’avons même pas la certitude qu’elle se dégradera rapidement sans l’aide d’oxygène (ce qui est le cas d’un dépotoire, contrairement à un composteur).

Deuxième problématique majeure : dans un contexte de crise alimentaire mondiale, utiliser de la nourriture pour fabriquer le contenant et non le contenu d’un repas, ça soulève un petit problème éthique. En fait, on se retrouve dans le même débat que le remplacement du pétrole par l’éthanol : impact écologique mitigé[1], possible aggravation de la crise alimentaire,[2] problèmes économiques à résoudre,[3] etc. Et détrompez-vous, les matières premières utilisées ne proviennent pas du Canada, mais de pays comme l’Italie.

Même si vous avez résolu le problème d’accès à un composteur industriel, reste le troisième problème : la sensibilisation des usagers. Car l’idée de la vaisselle compostable a beau être séduisante, elle est très mal communiquée. Vous en avez déjà probablement eu en main sans vous en apercevoir. Elle peut ressemble à du carton ou à du plastique à s’y méprendre. En fait, elle porte souvent le no de plastique numéro 7, qui est normalement associé aux matières recyclables, avec la mention « PLA » en dessous… pas très évident pour le commun des mortels… même les plus écolos ont sans doute contaminé leur bac de recyclage en croyant bien faire.

Donc, à part l’image écolo, quel est l’avantage de cette vaisselle par rapport au gros méchant styromousse? Car, détrompez-vous, le styromousse a moins d’impact qu’on le croit : fabriqué à 98% d’air[4], il nécessite peu de ressources naturelles (par contre, c’est un dérivé de pétrole) et ne dégage pas de gaz à effet de serre lorsque enfoui. Considérant son coût très faible, sa légèreté et ses excellentes propriétés isolantes, a-t-on raison de lui donner si mauvaise presse?

Attention, n’allez pas croire que je suis pro-styromousse pour autant! Il est vrai que nous devons trouver une (des) solutions pour éviter la vaisselle jetable, qui est une source de déchets inacceptable dans le contexte actuel. Mais, malgré toutes nos bonnes intentions, nos solutions alternatives ont parfois des impacts équivalents…

_____

Vous souhaitez tout de même aller de l’avant avec la vaisselle compostable? Il est alors préférable d’opter pour la vaisselle en carton non cirée, qui est à la fois compostable et moins coûteuse, ou la vaisselle fabriquée à partir de bagasse, un résidu provenant de la fabrication du sucre.[5] Peu importe le modèle choisi : il est important de s’assurer que la mention « compostable » figure bien sur vos contenants (pas seulement biodégradable), et que les utilisateurs seront bien informés qu’ils doivent les jeter dans le bac de compost. Pas de bacs de compost? Oubliez cette option!

Dernièrement, on parle même de vaisselle mangeable dans les médias[6]. Serait-ce la solution ultime? Une tendance à surveiller…

Pour plus de détails, vous pouvez consultez :

○   Biodegradable Packaging Life-Cycle Assessment, publié le 29 November 2004 à Wiley InterScience (www.interscience.wiley.com)

○   Regard sur les déchets : http://www.bve.be.ch/site/fr/bve_gsa_abf_split_043.pdf

○   La vaisselle réutilisable ou compostable, Éco-consommation : http://www.ecoconso.be/article398.html

Crédit photo : Collections of the Mitchell Library, State Library of New South Wales www.sl.nsw.gov.au


[1] Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO): ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/i0100f/i0100f05.pdf

[2] http://www.pcfbassin.fr/Fichiers%20PDF/Environnement/biocarburants%20responsables%20crise%20alimentaire.pdf

[3] Kim Cornelissen, 29 mai 2008 : http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=17

[4] http://www.isoletanch.com/Fiche%20techenique/POLYSTYRENE.pdf

[5] Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagasse

[6] http://www.ledevoir.com/societe/consommation/279445/une-autre-facon-de-manger


Les vendredis Verts – Troisième Édition

Vendredi, février 5th, 2010

green-heart-grass

Cette semaine : pour une St-Valentin Verte

La St-Valentin approche à grands pas, au grand désespoir de certains, avec enthousiasme pour les autres. Personnellement, même quand je suis en couple, je ne fais pas grand cas de la fête de Cupidon. Mais j’avoue que si l’élu de mon cœur ne fait rien pour la souligner, je suis un peu déçue. Il y a, hélas, une romantique qui sommeille en moi, malgré une conscience écologique qui me crie que la St-Valentin n’est qu’un autre prétexte à surconsommer et à trop manger.

Et si j’arrivais à réconcilier les deux aspects de ma personnalité qui semblent incompatibles : la romantique fleur bleue et la rationnelle? Je revendique le droit d’être quétaine et écologique!

La St-Valentin : des faits bien peu romantiques[1]

-Près d’un milliard de cartes (pleines de brillants et de cœurs!) sont envoyées par année à la St-Valentin dans le monde. C’est, en fait, la deuxième fête où l’on envoie le plus de cartes après Noël. Ça représente 25 % des ventes de cartes pour des fêtes saisonnières

-36 millions de boites de chocolat en forme de cœur (pas équitable, on s’en doute) sont vendues à chaque fête des amoureux autour du globe.

-La St-Valentin est la fête qui fait vendre le plus de fleurs coupées. Hors, en plein mois de février, les fleurs coupées doivent voyager plusieurs kilomètres avant de se rendre au Québec.

-Les Américains dépensent 17 milliards de dollars annuellement sur des cadeaux de St-Valentin[2]. Autrement dit : 123 dollars en moyenne par personne!

Je propose des solutions!

- Au lieu d’acheter des fleurs, donnez-lui une plante en pot. Ça dure plus longtemps, c’est aussi beau et c’est bon pour détoxifier la maison. Les roses comptent parmi les fleurs qui contiennent le plus de pesticides. Si vous tenez mordicus aux fleurs, l’option d’acheter des fleurs écologiques et équitables vous est offerte chez Arum, sur la rue Beaubien[3].

-Encore mieux : allez vous promener au Jardin botanique ou faites planter des arbres en son nom, par exemple, grâce au programme de ZEROCO2[4].

-Récitez-lui  un poème de votre cru : impression durable assurée ; exit la carte cucul.

-Si vous doutez de vos qualités d’orateur, fabriquez une carte avec des matériaux recyclés plutôt que d’acheter une carte de pharmacie. C’est tellement mieux quand c’est personnel.

-Achetez un bijou antique. Il y a des trésors chez les antiquaires.

-Célébrez en buvant un vin canadien. Il y en a de très bons et ça fait moins de millage pour votre péché mignon.

-À bas les peluches. Vive les cadeaux vraiment utiles tels un sac à emplettes mignon et réutilisable par exemple, ou un certificat-cadeau pour un soin dans un centre de santé biologique, comme Espace Nomad sur St-Laurent[5].

-Du chocolat? Oui. Équitable ou biologique de préférence.

-La paraffine des chandelles est un dérivé du pétrole, une ressource non-renouvelable. Choisissez plutôt des chandelles faites de cire d’abeille ou de cire de soya. Elles émettent moins de substances toxiques.

-Évitez l’achalandage au restaurant et cuisinez à la maison. Favorisez des produits locaux.

-Au lieu de vous offrir des cadeaux, planifiez une escapade dans un parc national ou une réserve. Votre argent servira à protéger l’environnement[6].

Avec ces trouvailles, vous pouvez maintenant vous aussi laisser s’exprimer vos deux côtés : le rationnel et le sentimental. Avez-vous des idées de cadeaux écolos à partager?

Image: Pink Sherbet Photography


[1] http://www.greenlivingtips.com/articles/196/1/A-green-Valentines-Day.html

[2] http://www.associatedcontent.com/article/1419035/how_much_do_we_spend_on_valentines.html?cat=46

[3] http://www.arum.qc.ca/fleuristemontreal.php?search=speciauxdelasemaine

[4] http://zeroco2.com/

[5] http://www.espacenomad.ca/fr/massage-spa-espacenomad.php

[6] http://www.aventure-ecotourisme.qc.ca/


Je recycle, je (j’ai) fais ma part!

Lundi, février 1st, 2010

logo_recyclage

L’environnement est devenu un sujet de conversation dans tous les milieux. Belle victoire. Notre premier cheval de bataille : le recyclage. En 2006, Recyc-Québec nous apprenait que le taux de récupération avait presque passé la barre du 50 %.[1] Mais est-ce que je peux dire, comme tant de mes compatriotes, que comme je recycle, je fais ma part? Humm….désolée, mais j’en doute…

Saviez-vous que pour créer 1 kg de produit de consommation, les manufacturiers ont dû produire 70 kg déchets en amont?[2] Que pour produire 1 kg de bœuf (l’équivalent du steak haché requis pour un macaroni à la viande), on consomme jusqu’à 100 000 litres d’eau?[3] Que près d’un cinquième de toute  l’énergie consommée par un véhicule sert à sa fabrication et non à son utilisation?[4] Et que pendant qu’on se pète les bretelles pour le recyclage, nous avons malgré tout augmenté notre production de déchets de 14% en 2 ans seulement. [5] La courbe suit drôlement bien notre niveau de consommation d’ailleurs (mieux connu sous le nom de PIB).

Et si la solution était simplement de cesser de surconsommer, que se passerait-il donc de si traumatisant? Premier problème majeur : moins de luxe, d’abondance et de (sur)confort. Deuxième obstacle, considérable lui aussi : l’image et le pouvoir associé au fait de surconsommer. Je sais, ce serait difficile pour l’humanité de renoncer à ça…

Mais si j’ajoute l’argument économique? Je ne peux vous révéler ma source, mais j’ai entendu dire qu’il y avait eu une crise économique dont on devrait tirer des leçons… ça, c’est un bon contexte pour éviter le gaspillage des ressources. Et peut-être même en profiter pour les distribuer un peu plus équitablement?  Saviez-vous que 20 % des humains consomment à eux seuls plus de 80 % des ressources de la planète?[6] Quelques équations intéressantes à mettre dans la balance :

Consommation responsable = moins de produits toxiques = moins de cancers

Consommation responsable = moins d’injustice = plus de sécurité et de stabilité

Consommation responsable = plus d’argent dans mes poches

L’économie, la santé, la sécurité et l’environnement, ce n’est pas censé être les priorités nationales ça? Sceptique? Reprenez la lecture.

Pour en savoir plus sur la consommation responsable :

Éthiquette.ca : http://www.ethiquette.ca/index.php?lang=fr

Équiterre : http://www.equiterre.org/12gestes/

PNUE : http://www.unep.org/themes/consumption/index.asp

Desjardins : http://www.desjardins.com/fr/a_propos/responsabilite/developpement-durable/agir/capsules-consommation/


[1] Synthèse : Portail de l’environnement : http://portailenvironnement.ca/?p=341 / Bilan complet : Recyc-Québec : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/upload/Publications/Bilan2006.pdf

[2] The Next Efficiency Revolution: Creating a Sustainable Materials Economy by John Young and Aaron Sachs, Worldwatch Institute

(1994), p. 13.;  In the Story of stuff: http://www.storyofstuff.com/

[3] Fondation One Drop : http://www.onedrop.org/fr/nonsubstituable

[4] Équiterre : http://www.equiterre.org/transport/informer2.php#2

[5] Synthèse : Portail de l’environnement : http://portailenvironnement.ca/?p=341 / Bilan complet : Recyc-Québec : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/upload/Publications/Bilan2006.pdf

[6] ADEME, Guide de l’éco-citoyen au bureau: http://74.125.47.132/search?q=cache:EnAX_1eGHbcJ:www2.ademe.fr/servlet/getBin%3Fname%3DFF8ABEF1FB36048E4B25AFCF072F87931231506705716.pdf+20%25+humains+consomment+80%25+ressources&hl=fr&ct=clnk&cd=6


Les 3RV : Principes de base pour être vert

Lundi, janvier 25th, 2010

Organismes environnementaux, entreprises privées, gouvernements, universités… tous parlent d’environnement et offrent une panoplie de solutions pour sauver la planète au quotidien. La diversité d’actions et de produits proposés est étonnante… et souvent contradictoire! Pour s’y retrouver, le principe des 3RV demeure une référence incontournable.

Les citoyens qui veulent faire leur part pour l’environnement ont l’embarras du choix : stylo recyclé ou fait de mais, sacs en tissu ou oxodégradable, vaisselle réutilisable ou compostable, papier réutilisé ou recyclé. Lesquelles de ces alternatives sont à privilégier? Le stylo recyclé est fait de plastique, donc de pétrole, alors le maïs est une ressource alimentaire qui utilise beaucoup de pesticides.[1] Est-ce que la vaisselle réutilisable est réellement préférable, même en tenant compte de l’eau et de l’énergie utilisés pour la laver? La réponse est oui : 1000 cuillères de plastique utilisent dix fois plus d’énergie et de ressources naturelles que la production d’une cuillère en métal et le fait de la laver à 1000 reprises.[2]

Doit-on disposer de statistiques semblables pour chaque produit? Non seulement de telles informations sont encore inaccessibles, le commun des mortels n’a pas le temps de les mémoriser. Dans ce contexte, les 3RV demeurent la référence la plus fiable dont nous disposons pour faire des choix éclairés.

Le principe est simple : il suffit de privilégier, dans l’ordre, les actions suivantes : Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter (Valoriser). Ceci signifie que la meilleure solution possible est d’éviter l’utilisation d’un produit. Par exemple, je peux envoyer un courriel pour éviter l’utilisation de papier. Impossible? Je tenterai alors de réutiliser le verso d’un papier-brouillon. Difficile? La meilleure option sera alors de recycler le papier utilisé et/ou d’utiliser du papier recyclé. Non accessible? On optera alors pour le compostage, qui réduira l’impact environnemental du papier jeté.  Si elles sont envoyées au dépotoir, les matières compostables se décomposeront sans oxygène, et émettront ainsi du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le gaz carbonique.[3]

En plus d’être la plus environnementale, la réduction à la source est également la solution la plus économique. N’oublions pas que, malgré les efforts déployés par les Québécois pour augmenter le recyclage, la quantité de déchets générés a bondi de 55 % entre 1996 et 2006, alors que la population n’a augmenté que de 6%…[4]


[1] Saint-Laurent Vision 2000: http://www.slv2000.qc.ca/bibliotheque/lefleuve/vol10no1/production_porcine_f.htm

[2] Environmental Defense Council dans Wilson, J., Choices – Making Food and Beverage Decisions. Meetings Strategies Worldwide. : www.meetingstrategiesworldwide.com/resources/choices/ (consulté le 12/12/2008)

[3] Programme des Nations Unies pour l’Environnement : http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=528&ArticleID=5748&l=fr

[4] Cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/francois-cardinal/200811/28/01-805286-je-deballe-donc-je-suis.php


Les Vendredis Verts – Première Édition

Vendredi, janvier 22nd, 2010

Quelques conseils pour économiser sur l’électricité cet hiver

C’est vendredi! La fin de semaine est à nos portes! Voici venu le moment de vous présenter la première rubrique des Vendredis Verts, une chronique sur des conseils écologiques et simples que nous vous mettons au défi d’essayer.

Cette semaine, nos trouvailles proviennent de deux livres très intéressants intitulés The Little Green Book of the Home par Sarah Callard et Energy, Use Less – Save More par Jon Clift et Amanda Cuthbert. Ces auteurs nous présentent plusieurs trucs et astuces pour faire de notre maison un endroit éco-responsable.

En cette première édition des Vendredis Verts, nous vous proposons des conseils simples pour économiser sur l’électricité chez soi pendant l’hiver. Saviez-vous que le chauffage de la maison constitue près de deux tiers de notre facture d’électricité l’hiver?

Ces quelques changements vous permettront de vivre non seulement de façon plus responsable, mais aussi d’économiser quelques dollars. Essayez-les ce weekend et donnez-nous des nouvelles!

Comment économiser sur l’électricité cet hiver

1-Baisser le thermostat

Saviez-vous que vous pouvez économiser jusqu’à 10 % sur votre facture d’électricité en baissant le chauffage de seulement 1 degré Celsius? Oui oui.

2-Installer des minuteries sur les systèmes de chauffage

Cela peut faire une différence incroyable dans la facture d’électricité. Programmez la minuterie pour activer le chauffage 30 minutes avant votre réveil le matin et 30 minutes avant votre arrivée à la maison le soir et vous ne verrez pas de différence dans votre confort.

3-Éviter de chauffer les pièces rarement utilisées

Vous pouvez sauver beaucoup d’énergie en évitant de chauffer à pleine capacité les pièces rarement utilisées.

4-Isoler les calorifères

Pour ceux qui chauffent  leur maison avec un calorifère à eau chaude, il est possible de récupérer beaucoup de chaleur en plaçant un panneau réfléchissant entre celui-ci et le mur.

5-Bien isoler les portes et fenêtres

Cela peut sembler évident, mais il est intéressant de noter que les maisons dont les portes et fenêtres  sont mal isolées perdent en moyenne 20 % de la chaleur qu’elles consomment.

6-Doubler ses rideaux et ne pas les laisser trainer devant le radiateur

Une petite modification de la longueur de vos rideaux permet à la chaleur de se diffuser plus facilement dans la pièce et d’éviter de la perdre entre les rideaux et la fenêtre. Vous pouvez aussi les doubler pour avoir une couche d’isolation supplémentaire entre la pièce et la fenêtre.

7-Placer une tablette au dessus des radiateurs

S’il y a de l’espace sur le mur au dessus du radiateur, vous pouvez y installer une tablette pour bloquer l’air chaud et le forcer à circuler dans la pièce.

8-Remplacer la couverture électrique

Les couvertures électriques sont très énergivores. Vous pouvez les remplacer par des bouillottes d’eau chaude ou des « sacs magiques » placés au four à micro-ondes et des couvertures de laine.

9-Recouvrir son chauffe-eau

Vous pouvez sauver beaucoup d’énergie en isolant votre chauffe-eau avec une couverture spécialement conçue. Attention, elle doit avoir une épaisseur d’au moins 7cm pour être pleinement efficace.

10-Laisser entrer le soleil

Vous pouvez récupérer beaucoup de la chaleur émise par le soleil si vous prenez soin de bien laver vos fenêtres et d’ouvrir les rideaux dès les premières lueurs. Assurez-vous de les refermer quand il fait noir.

11-Éteindre les lumières

Ce conseil ne doit pas vous être étranger. Il est important d’éteindre les lumières quand vous n’en avez pas besoin. Les ampoules traditionnelles ne sont pas très efficaces en matière d’économie d’énergie. En effet, elles perdent 95 % de leur énergie en chaleur et seulement 5 % en lumière.

12-Utiliser des ampoules à diode électroluminescente (LED)

Ces ampoules sont bien moins énergivores que les ampoules à incandescence et semblent provoquer l’unanimité au sein des écologistes et des designers d’intérieur, contrairement aux fluocompactes qui ont suscité des critiques autant d’un point de vue environnemental qu’esthétique.

Voici nos conseils pour cette semaine. Avez-vous des trucs et astuces pour économiser sur l’électricité l’hiver? Partagez-les avec nous.

La semaine prochaine : comment garder sa maison propre, sans produits chimiques.


Des technologies vertes au secours d’Haïti

Mercredi, janvier 20th, 2010
« L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. »
- Ilya Prigogine

Les événements survenus à Haïti ces derniers jours ont touché la planète entière. Comment rester insensible devant les images d’une horreur innommable, comment ne pas se sentir impuissant devant l’ampleur de la catastrophe qui nous est retransmise en temps réel? Comment réconforter les gens qui sont touchés dans notre entourage, nous qui comptons au Québec la plus importante diaspora haïtienne?

Comme écrivaient plusieurs chroniqueurs cette semaine, l’angle à adopter pour parler de cet événement est très délicat. Il faut tenter de ne pas mêler les cartes. Oui, la forêt d’Haïti a été massivement rasée,  mais cela ne change en rien l’ampleur du séisme qui l’a frappé et les conséquences qui en découlent. Même une forêt bien garnie ne peut rien contre un tremblement de terre d’une magnitude de 7.  Et s’il est difficile de trouver du positif dans la situation, on ne peut qu’être touché par la mobilisation planétaire et la solidarité dont font preuve les citoyens du monde entier.

Notre blogue traite de la question de l’environnement, mais il me semblait absurde d’élaborer sur un sujet autre qu’Haïti ces temps-ci. Ce pays demeure au cœur des préoccupations, même en abordant un angle vert. Quelques trouvailles m’ont agréablement surprise. Alors que les médias nous informent surtout de l’aide apportée par les gouvernements et les ONG connues, plusieurs petites organisations travaillant dans l’ombre font leur part pour aider Haïti, et plusieurs d’entre elles ont le développement durable à cœur. Les consciences sociale et écologique sont souvent indissociables.

Construire des maisons à partir de rien

Le problème du logement est primordial. On estime que 1,5 million d’Haïtiens sont présentement sans-abri. Cal-Earth est un organisme sans but lucratif californien qui fabrique des éco-dômes, c’est-à-dire des constructions antisismiques réalisables en quelques jours et très bon marché. Cal-Earth travaille autant sur des projets de haute technologie pour des habitations lunaires avec la NASA que sur des missions humanitaires pour l’ONU.

Les habitations sont fabriquées de terre et de céramique, des matériaux renouvelables et facilement accessibles. Les éco-dômes sont en forme d’igloo et sont simples à construire, ce qui permet à chaque membre d’une famille de mettre la main à la pâte. Cal-Earth a annoncé le 13 janvier dernier qu’elle mettait sur pied une levée de fonds pour aller aider à reconstruire Haïti. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez http://calearth.org/.

Donner une seconde vie à 30 millions de conteneurs inutilisés

Le projet SEED, qui consiste à fabriquer des habitations temporaires en récupérant des conteneurs, semble créer bien des débats au sein des journalistes et des architectes. En effet, la crainte principale, c’est que les habitations se développent trop rapidement et deviennent permanentes plutôt que temporaires, créant de nouveaux bidonvilles. D’un autre côté, les défenseurs du projet affirment que les conteneurs sont une ressource abondante, économique, solide, facile à transporter et tout à fait indiquée pour répondre à la demande rapide.  

Les quelque 30 millions de conteneurs inutilisés dans le monde ont besoin d’une nouvelle vocation et Haïti a un besoin urgent de matériaux de construction. Est-ce vraiment réaliste de vouloir éradiquer le problème des bidonvilles en ce temps de crise? Un débat à suivre…

Faire du soleil un allié

Haïti n’était pas très bien desservi en électricité avant le séisme et il est maintenant carrément plongé dans le noir la nuit, ce qui ralentit les efforts de secours et de reconstruction et cause beaucoup de problèmes de sécurité. Le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles, mais il ne manque pas de soleil. L’entreprise floridienne Sol, Inc., spécialisée en panneaux solaires, a donc réagi très rapidement et a fait le don de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire pour une valeur de 400 000 $.

Elle offre aussi des prix réduits aux gens qui voudraient offrir des lampadaires à Haïti. Les unités sont entièrement autosuffisantes et sont faciles à installer. Une autre technologie verte au service de l’humain!

Avez-vous entendu parler de projets de reconstruction intéressants? Que pensez-vous du débat entourant le projet SEED? Nous voulons connaitre votre avis!

http://www.cusa-dds.net/seed/?page_id=2

http://www.tonic.com/article/clemson-seed-project-shipping-containers-emergency-housing-haiti/

http://info.rsr.ch/fr/news/Ha_ti_l_espoir_de_trouver_des_survivants_s_amenuise.html?siteSect=2010&sid=11731487&cKey=1263908610000

http://www.solarlightingusa.com/aboutsol.html



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