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Vendredis Verts – Spécial économie d’eau
Verdir des événements grâce aux arbres
Un tour du monde complet sans émission de CO2
Les orages et le réchauffement climatique
Un tour du monde complet sans émission de CO2


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Archive for the ‘Environnement’ Category

Verdir des événements grâce aux arbres

Jeudi, juillet 29th, 2010

Les arbres sont reconnus comme ayant de nombreux bénéfices : absorption de la pollution de l’air, propriétés esthétiques, réductions des ilots de chaleur urbains, isolants contre le bruit… Il a même été démontré dernièrement que les arbres ont des propriétés sur la santé mentale des humains, jouant un rôle positif sur l’humeur et le niveau d’estime de soi, en plus de réduire le stress en aidant à faire baisser la pression artérielle[1]. Les arbres jouent aussi un rôle de captation du carbone, ce qui permet de freiner les émissions de gaz à effet de serre, principaux responsables du réchauffement climatique (tel que démontré dans un article précédent).

La plantation d’arbres est donc devenue un moyen prisé pour compenser les émissions de GES inévitablement produites par certains événements, et ce, un peu partout dans le monde. Malgré une plus grande conscience verte et les efforts de réduction d’émissions effectués lors de la mise en place d’un événement éco responsable, le transport des participants et des conférenciers reste une grande source émettrice. Voici des exemples d’initiatives où les responsables d’événements ont choisi de planter des arbres pour compenser les émissions de CO2 liées à leurs activités. Tout le monde en ressort gagnant.

Les pionniers dans le domaine : les Rolling Stones

Les Rolling Stones sont devenus le premier groupe à compenser les émissions d’une tournée grâce à la plantation d’arbres en 2003, lors de leur tournée « Licks » en Angleterre. Le groupe a compensé pour les émissions de ses propres déplacements, pour les émissions des déplacements de ses fans ainsi que pour l’énergie nécessaire déployée à chaque concert. Les Stones ont investi dans la plantation de 2 800 arbres en Écosse ainsi que dans des projets de développement de sources d’énergie renouvelable[2].

Un événement éco responsable au Collège de Maisonneuve

La Quinzaine citoyenne, premier événement éco responsable tenu par le collège Maisonneuve en novembre dernier, visait à promouvoir et faciliter l’engagement des citoyens dans la société. Les organisateurs ont choisi de donner un bon exemple d’engagement en compensant les émissions imputables au déplacement des mille participants grâce à la plantation de six arbres, ce qui devrait permettre d’absorber une tonne de CO2[3].

Une école secondaire carboneutre

Les élèves et le personnel de l’école l’Odyssée de Valcourt, au Québec, unissent leurs efforts pour que leur école devienne complètement carboneutre. Pour ce faire, les élèves sont mis à contribution afin de déterminer les émissions totales de l’école. On leur demande ensuite de trouver des façons pour arriver à réduire leurs émissions et celles de leurs professeurs, en incluant les déplacements. Une semaine carboneutre, pendant laquelle des arbres sont plantés, est organisée à chaque année[4].

Compenser pour des travaux de réfection

La ville de Laval a compensé les émissions de GES liées aux travaux de réfection du boulevard Curé Labelle en septembre 2009. Près de 6 000 arbres ont été plantés, pour compenser les 1 000 tonnes de CO2 générées. En plus d’absorber le CO2 de l’atmosphère, ces arbres, placés en bordure de l’autoroute, embelliront le paysage et créeront éventuellement une barrière contre le son[5].

Verdir l’ouverture de la série IndyCar

Près de 23 000 arbres ont été plantés au Brésil pour compenser les émissions de la première course de la série IndyCar à Sao Paulo, en mars dernier. Tout a été calculé : des déplacements par avion des participants, à l’élimination de déchets, en passant par l’électricité consommée. En tout, c’est près de 1 138 tonnes de CO2 qui auront été compensées, grâce à des espèces indigènes plantées dans les environs de la capitale brésilienne[6].

Une course de voilier carboneutre

Le championnat mondial de voile tenu dans la ville australienne de Perth en 2011 sera compensé par la plantation d’eucalyptus indigènes sur le territoire de l’Ouest australien. Ces arbres seront plantés dans le but de réduire certaines émissions associées à l’événement, ainsi que de réduire la salinité du sol, créer des corridors verts pour les animaux et prévenir l’érosion[7].

De nombreux bénéfices sont associés à la plantation d’arbres et tous et chacun en profitent.  Les arbres embellissent le monde et sont des alliés naturels contre plusieurs désagréments. Pourquoi se priver d’en planter partout?

crédit photo : FlickrCC/epcp


[1] http://ht.ly/2fGpk

[2] http://www.greenbiz.com/news/2003/09/04/rolling-stones-pledge-carbon-neutral-uk-tour

[3] http://www.flambeaudelest.com/Actualites/2010-04-22/article-1034637/Le-College-de-Maisonneuve-plante-des-arbres-pour-couvrir-les-emissions-de-GES/1

[4] http://www.radio-canada.ca/ecole_carboneutre.shtml

[5] http://www.novae.ca/actualites/2009-09/laval-rend-un-chantier-de-construction-carboneutre

[6] http://sweeteralternative.com/for-media/press-releases/more-than-23-000-trees-planted-in-brazil-to-offset-emissions-of-izod-indycar-season-opener

[7] http://www.perth2011.com/aboutwa/environment


Posez un geste concret avec ZEROCO2 pour la Journée mondiale de l’environnement

Vendredi, juin 4th, 2010

La Journée mondiale de l’environnement sera célébrée à travers la planète, demain, samedi 5 juin. L’édition 2010 de cette journée sera accueillie par le Rwanda, un pays qui est, selon le site Web du programme des Nations Unies pour l’environnement : « d’une biodiversité exceptionnelle et a fait d’énormes progrès en matière de protection de l’environnement [1]». Les célébrations dans la capitale rwandaise, Kigali, dureront trois jours.

Nous vous invitons à rejoindre le mouvement

En parallèle avec ces activités, les pays, entreprises et citoyens du monde entier sont invités à agir concrètement pour l’environnement dans leur communauté. Chez ZEROCO2, nous avons décidé de lancer le bal et de vous inviter à vous joindre à nous.

Notre entreprise a donc planté 250 arbres gratuitement au parc Les Salines à St-Hyacinthe et nous vous invitons à vous rendre sur notre site Web (www.zeroco2.com) afin de mettre en terre un arbre en votre nom ou d’en offrir un à vos proches. Afin de reconnaître et de supporter les efforts de chacun et dans l’espoir que le mouvement prenne de l’ampleur, ZEROCO2 donnera 100 arbres supplémentaires à chaque 500 arbres mis en terre.

Si nous atteignons ensemble notre objectif de 2 750 arbres, en plus des effets positifs sur la biodiversité, ce seront presque 460 tonnes de CO2 qui seront retirées de l’atmosphère, soit l’équivalent d’enlever de la route 155 petites voitures qui roulent 20 000 km par année.

Des arbres pour favoriser la biodiversité

Les Nations Unies ont déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité et comme le thème de la Journée mondiale de l’environnement est « Des millions d’espèces – Une planète – Un avenir commun », nous avons décidé de poser un geste local qui aura un impact positif pour la biodiversité. De nombreux avantages sont associés à la création de grandes plantations d’arbres, tels l’accroissement de la quantité d’habitat faunique, ce qui permet à diverses espèces d’utiliser ce nouveau milieu comme lieu d’alimentation, de reproduction ou de nidification.

Par ailleurs, des études menées par l’Institut de Recherche en Biologie Végétale (IRBV)[2] ont clairement démontré une perte de qualité des forêts feuillues du sud du Québec à cause de l’agriculture, puis de l’urbanisation, et que la plantation d’espèces indigènes permettrait d’atténuer les effets de l’activité humaine sur la biodiversité des forêts.

Une preuve tangible de votre action

Tous les arbres plantés par ZEROCO2 sont munis de coordonnées satellites, ce qui vous permet de  connaitre leur emplacement à dix mètres près. Je vous invite à vérifier par vous-même où les arbres plantés à St-Hyacinthe sont situés sur une carte en visitant l’onglet « Trouver mes arbres » sur notre site Web. Vous n’avez qu’à entrer le code JENVIRO2010. En participant à notre initiative, vous recevrez un code propre à vos arbres.

À propos de la Journée mondiale de l’environnement

La Journée mondiale de l’environnement a été instaurée par l’Organisation des Nations Unies le 5 juin 1972. Elle met de l’avant un enjeu spécifique important différent chaque année et ses célébrations officielles sont tenues dans un pays hôte choisi selon la thématique. Le Canada n’a jamais eu l’honneur d’être l’hôte de ces célébrations spéciales, mais des activités sont organisées partout à travers le monde lors de chaque édition. Consultez le site du Programme des Nations Unies pour l’environnement ici.

Vous joindrez-vous à nous pour contribuer à cette journée spéciale?


[1] http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=624&ArticleID=6579&l=fr

[2] http://www.irbv.umontreal.ca/


Le saule : une solution naturelle à tous les maux… ou presque!

Mercredi, juin 2nd, 2010

Stabilisation des sols, réduction de l’érosion, renaturalisation des berges et bandes riveraines, aménagement paysager, production de biomasse, bioénergie, matériaux de construction, réduction de la pollution atmosphérique, captation de CO2, vannerie, écran visuel, haies brise-vent, murs antibruit[1]… Qui aurait cru qu’un arbuste qui pousse à une vitesse éclair pouvait répondre à tous ces besoins? Cette semaine, inspirée par la visite du superbe site de l’ONF sur la pollution sonore, mes recherches m’ont fait découvrir les bienfaits du saule arbustif. En effet, je savais que le saule est souvent utilisé comme barrière antibruit le long des autoroutes, mais j’étais loin de me douter à quel point cet arbuste semble répondre à tant de besoins, dont celui, pressant, de développer des sources d’énergies alternatives. Il me semble que le saule pourrait bien créer une petite révolution dans le paysage agricole québécois.

La culture du saule arbustif à croissance rapide au Québec

La culture du saule pour la production de biomasse est déjà pratiquée depuis une trentaine d’années en Suède[2]. C’est une espèce qui est très bien adaptée à notre climat nordique et qui n’a pas besoin d’un terreau très riche. De plus, contrairement à l’éthanol, produit avec du mais, le saule n’est pas une plante comestible. Il atteint sa maturité très rapidement (six à huit mètres en trois ans), ce qui permet de le récolter tous les trois ans.

Michel Labrecque, chef de la division de la recherche et du développement scientifique au Jardin Botanique de Montréal[3], dirige des recherches sur la culture des saules arbustifs à croissance rapide depuis près de quinze ans. À la base, les motivations gouvernementales pour le financement de telles recherches étaient surtout économiques car on  souhaitait trouver des alternatives au pétrole. Les horticulteurs affectés au projet ont vite compris que les saules pouvaient répondre à plusieurs autres besoins, tels que la décontamination de sites pollués, la stabilisation de berges, la constitution de murs antibruit très efficaces et l’absorption de gaz carbonique[4].

Le saule arbustif comme carburant vert

Francis Allard, un jeune ingénieur et entrepreneur derrière Agro Énergie croit que l’avenir des municipalités passe par l’indépendance énergétique. La biomasse de saule lui semblait toute indiquée parce que le saule pousse très rapidement et qu’il est bien adapté à notre climat. De plus, Francis Allard a développé un système qui permet de réduire les saules en copeaux dès la récolte, ce qui sauve l’étape du transport à l’usine de transformation[5].

Ce qui est particulièrement intéressant dans la production d’énergie grâce à la biomasse de saule, c’est que, malgré les émissions de CO2 engendrées par la combustion des copeaux, les saules sont aussi des capteurs efficaces de gaz carbonique. L’effet de la combustion est donc annulé par l’effet d’absorption, ce qui en fait une énergie propre et renouvelable. De plus, comme les saules sont cultivés dans les municipalités, il n’y a pas beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre liées à leur transport.

L’avenir de la biomasse de saule au Québec

Le reportage « Le saule biomasse, carburant du futur? »[6], diffusé à La Semaine Verte en mai 2009 fait mention du principal obstacle au développement de la biomasse de saule comme énergie alternative : les faibles coûts du pétrole et de l’hydroélectricité. Personnellement, j’ai espoir. D’abord, les municipalités seront de plus en plus appelées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et selon Francis Allard, les coûts engendrés par la conversion d’une chaudière au mazout vers une chaudière à la biomasse de saule sont absorbés en deux ans. De plus, je vois la catastrophe pétrolière de BP dans le golfe du Mexique comme une occasion de remettre en question notre utilisation collective de pétrole . Après tout, le mazout, encore largement utilisé au Québec, est un dérivé du pétrole. Et comme le dit si bien le journaliste Jean-François Lisée sur son blogue, économiquement parlant, le Québec aurait intérêt à se libérer de sa dépendance au pétrole.

Quand allons-nous réaliser que nous avons des solutions vertes à portée de main?

Saulesquebec.com pour profiter des saules chez soi

Le saule arbustif, particulièrement reconnu pour sa croissance rapide (2 à 3 mètres en une seule saison) et sa résistance aux insectes et aux maladies, est une excellente alternative à la haie de cèdre qui prendra plusieurs années à atteindre une telle hauteur. De plus, construire une haie de saules est beaucoup moins dispendieux et ne demande pas d’entretien particulier.

Si vous souhaitez vous procurer des boutures de saules arbustifs sans en acheter une très grande quantité, la compagnie Saules Québec (www.saulesquebec.com) offre le service de vente de saules aux particuliers. Ce site vous permet de commander les boutures en ligne et offre un service de livraison qui vous permet de les recevoir chez vous quelques jours plus tard. Le site Saules Québec est très bien conçu, avec une section sur les différentes espèces de saules selon vos besoins, ainsi qu’un guide pour aider à la plantation des boutures.

Je me répète, mais qu’à cela ne tienne : vive le pouvoir vert!

Crédit photo : saulesquebec.com


[1] http://www.saulesquebec.com/bienfaits.php

[2] http://www.ledevoir.com/economie/emploi/179231/biomasse-on-peut-rever-d-une-region-presque-entierement-autonome-sur-le-plan-energetique

[3] http://www.irbv.umontreal.ca/labrecque.htm

[4] http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/reportage.aspx?idDocument=78073&idItemMenu=27

[5] http://www.ledevoir.com/economie/emploi/179231/biomasse-on-peut-rever-d-une-region-presque-entierement-autonome-sur-le-plan-energetique

[6] http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/reportage.aspx?idDocument=78073&idItemMenu=27


Vendredis Verts – Spécial bibittes

Vendredi, mai 28th, 2010

C’est le retour du beau temps! Et qui dit chaleur et humidité, dit moustiques, araignées, pucerons et autres créatures volantes ou rampantes. Plusieurs insectes ont une utilité dans la chaine alimentaire et font, malheureusement pour certains, partie de la biodiversité. Par ailleurs, les insectifuges et insecticides contiennent plusieurs produits chimiques qui peuvent non seulement être nocifs pour votre santé, mais qui peuvent aussi avoir des répercussions négatives sur l’écosystème.

Selon le site du développement durable du gouvernement du Québec[1] :

« Les pesticides, en particulier les insecticides, peuvent avoir des répercussions majeures sur les insectes utiles, notamment sur les pollinisateurs et les insectes prédateurs qui se nourrissent d’autres insectes. Les insectes pollinisateurs, comme les abeilles, qui contribuent à la reproduction de plusieurs espèces végétales, peuvent s’intoxiquer lors de la pulvérisation ou en butinant des fleurs de plantes qui ont été arrosées avec des pesticides. L’élimination des insectes entomophages par les pesticides a pour conséquence d’éliminer les agents de lutte naturelle contre certaines populations d’insectes. »

Sans compter les enjeux des pesticides sur les populations d’oiseaux sauvages. Selon le site web canadien Faune et flore du pays[2], les pesticides chimiques affectent les populations d’oiseaux qui peuvent s’empoisonner en consommant des insectes ou des feuilles traitées. Au Canada seulement, les pesticides chimiques homologués comptent une trentaine de produits susceptibles d’empoisonner les oiseaux sauvages.

Les pesticides sont contenus dans plusieurs produits d’usage courant tels que les peintures pour l’extérieur et les produits de préservation du bois, les désinfectants et les colliers antipuces. Tentons d’éviter d’acheter consciemment des produits qui en contiennent, comme les vaporisateurs en aérosol. Je vous propose de tester des méthodes alternatives et naturelles pour chasser les insectes autour du balcon et dans la cour.

Première étape – Éviter d’attirer les insectes

Les moustiques sont attirés par les vêtements foncés, le dioxyde de carbone (émis par une flamme, ou par le corps humain – en plus forte proportion après l’exercice) et l’acide lactique (présent dans notre corps après l’exercice, ou après avoir consommé des aliments salés ou riches en potassium). Ils sont également attirés par les odeurs florales ou fruitées et par toutes les sources d’humidité, de la transpiration humaine à la flaque d’eau[3].

Les fourmis sont attirées par tout ce dont les humains se nourrissent. Il est important de garder toute forme de nourriture dans des contenants fermés et de garder les comptoirs et les armoires propres[4].

Les mouches sont attirées par la nourriture en décomposition où elles pondent leurs œufs. Elles peuvent être attirées par les poubelles, les litières d’animaux, les gamelles d’animaux et même par des restants de nourriture laissés dans l’évier[5].

Deuxième étape – Trucs naturels pour repousser les insectes

-          Les fourmis détestent les concombres, spécialement leur pelure. En cas d’infestation, vous pouvez placer des pelures de concombres à leur source d’entrée dans la maison[6].

-          L’huile d’eucalyptus et l’huile de soya sont de bons moyens d’éviter les piqures de moustiques (et plus efficaces que l’huile de citronnelle semble t-il)[7].

-          L’odeur des fleurs de souci (marigolds) éloigne les insectes[8]. Vous pouvez en planter autour de la maison.

-          Les plants de menthe poivrée et de menthe verte sont efficaces pour repousser les fourmis[9].

-          Les plants de menthe et de basilic repoussent les mouches, la présence de sachets de menthe dans la maison produit le même effet[10].

-          Vaporisez du jus de citron près de la source d’infiltration des fourmis pour les décourager d’enter dans la maison.

-          Saupoudrez du romarin séché réduit en poudre sur le lit de votre animal de compagnie pour décourager les puces.

-          Vous pouvez coincer des gousses d’ail entre les planches de la véranda pour repousser les fourmis.

-          Si vous faites cuire des aliments sur le barbecue, faites bruler du romarin ou de la sauge pour repousser les moustiques.

Troisième étape – Recettes d’insectifuges naturels

-Savon insecticide pour les plantes

Voici une recette naturelle dénichée sur le site du Jardin botanique de Montréal pour débarrasser vos plantes de visiteurs nuisibles[11]. Cette préparation est efficace au contact des insectes, elles n’a donc aucun effet préventif.

Diluer 5 ml (1 c. à thé) de savon à vaisselle liquide dans 1 litre (4 tasses) d’eau. Vaporiser sur les plantes infestées d’acariens (tétranyques), d’aleurodes, de pucerons ou de thrips.

-Insectifuge naturel

Cet insectifuge maison est efficace et sans agent toxique, mais il faut quand même faire attention, les huiles essentielles peuvent être irritantes pour certaines personnes. Source : cap-québec.com [12]

10 gouttes d’huile essentielle de citronnelle
10 gouttes d’huile essentielle de cèdre
10 gouttes d’huile essentielle de girofle
125 ml (½ tasse) de gel d’aloès ou d’huile d’amande douce ou d’huile de germe de blé
Bien mélanger avant chaque utilisation.
Protection efficace pour les pêcheurs ou les adeptes de sports et activités en plein air.

crédit photo : Flickr/oneshotonepic


[1] http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/pesticides/consequences_especes_vivantes.htm

[2]http://www.hww.ca/hww2_f.asp?id=230&cid=4

[3] http://chemistry.about.com/cs/howthingswork/a/aa050503a.htm

[4] http://www.pesticide.org/ants.html

[5] http://www.ehow.com/how_2071137_rid-flies.html

[6] http://www.planetnatural.com/site/xdpy/kb/natural-pest-controls.html

[7] http://www.eartheasy.com/live_natpest_control.htm

[8] http://www.eartheasy.com/live_natpest_control.htm

[9] http://www.planetnatural.com/site/xdpy/kb/natural-pest-controls.html

[10] http://www.planetnatural.com/site/xdpy/kb/natural-pest-controls.html

[11] http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/info_verte/fiches/pesticides_nat.htm

[12] http://www.cap-quebec.com/virusnil.php?Lang=fr


Il fait et fera chaud en 2010

Mercredi, mai 19th, 2010

Avril : mois record

La nouvelle a fait les manchettes cette semaine : avril 2010 aura été le mois d’avril le plus chaud jamais répertorié. En effet, la température globale terrestre a été de 0.69 degrés Celsius plus élevée que la moyenne enregistrée depuis 1880. Ça représente une hausse de la température terrestre de 1.28 degrés Celsius et une hausse de la température océanique de 0.57 degré Celsius[1]. À vrai dire, selon la NASA et le National Climatic Data Center, le mois d’avril n’est pas le seul à battre des records. L’année 2010, de janvier à avril, est l’année la plus chaude enregistrée à ce jour[2], confirmant ainsi les prévisions de records de chaleur pour 2010 publiées par la NASA en mars dernier[3]. Cette hausse de température a des conséquences importantes à court et à long terme. Selon l’Agence France Presse :

« La glace de l’Arctique recouvrait 14,7 millions de km2, soit moins que la normale pour le 11ème mois d’avril consécutif, selon les données satellitaires de NOAA.

Enfin, la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a été la quatrième plus basse depuis 1967 pour le mois (d’avril), en raison notamment des températures plus élevées en Amérique du Nord et dans certaines régions de Russie. »[4]

Hors, même s’il est tentant de sauter aux conclusions, il est encore trop tôt pour établir hors de tout doute une relation entre le réchauffement climatique et ces observations météorologiques. Même si plusieurs scientifiques croient à l’hypothèse que le réchauffement climatique causé par l’homme pourrait faire partie des causes expliquant les températures record d’avril[5], mieux vaut rester prudent.

Le principal coupable : El Nino

En effet, selon plusieurs sources, dont l’Agence France Presse, la principale cause officielle pour expliquer la hausse importante de la température du mois dernier est El Nino[6], un phénomène complexe et difficile à vulgariser, mais je tenterai de l’expliquer en quelques lignes.

Tout d’abord, l’El Nino est un important courant d’eau plus chaud que la normale dans le Pacifique, près de la côte de l’Amérique du Sud qui apparait tous les 3 à 7 ans et dure entre 12 et 18 mois. Ce courant est causé par un changement d’intensité ou de direction dans les alizés (types de vents), ce qui pousse des eaux chaudes en provenance du Pacifique australien et asiatique trop près de l’Amérique. La cause du changement des vents est un phénomène encore difficile à expliquer pour les scientifiques[7].

Le courant d’eau chaude empêche un courant d’eau froide (La Nina) de remonter normalement à la surface près des côtes. Ce courant d’eau froide est malheureusement nécessaire à la prolifération de la vie marine et à la formation de précipitations normales. Il s’en suit donc un chamboulement de la situation météorologique : le parcours et l’intensité des précipitations sont perturbés, ce qui cause des sécheresses dans des zones habituellement humides et des inondations où on ne s’y attendait pas. La température peut aussi être affectée. Bien souvent, les effets sont imprévisibles, encore plus lorsqu’on s’éloigne de l’Amérique du Sud.

Même s’il serait tentant ici aussi de voir une relation de cause à effet entre  le réchauffement climatique et le phénomène El Nino, les scientifiques ne sont pas arrivés à un consensus sur la question[8]. Par ailleurs, le phénomène El Nino est répertorié depuis  1567[9], bien avant que l’activité humaine cause un réchauffement climatique accéléré. Pourtant, plusieurs hypothèses scientifiques soutiennent que le réchauffement climatique pourrait influencer la fréquence et l’intensité d’El Nino[10].

2010 : année record

Malgré tout, la constatation de la hausse de température du mois d’avril nous rappelle que le réchauffement climatique à long terme est, lui, bien réel. Les statistiques sont trop difficiles à évaluer à court terme, mais depuis 1880, le climat augmente de façon stable, comme l’illustre ce graphique :

Source : NASA

Comme mentionné plus haut, un rapport de la NASA publié en mars dernier annonçait que 2010 serait une année record en terme de températures élevées. Une étude semblable du National Oceanic and Atmospheric Administration arrive aux mêmes conclusions. Les rapports publiés en mars associent ces hausses de températures au réchauffement climatique global et à El Nino[11].

Simple coïncidence? Pensez-vous que ces deux phénomènes sont amplifiés par l’activité humaine ?

Crédit photo : Wikicommons/peripitus


[1] http://www.treehugger.com/files/2010/05/warmest-april-ever-noaa-global-temperature-data.php?campaign=th_rss&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+treehuggersite+%28Treehugger%29

[2] http://content.usatoday.com/communities/sciencefair/post/2010/05/2010-is-warmest-year-on-record/1

[3] http://environment.change.org/blog/view/nasa_2010_will_be_the_hottest_year_on_record

[4] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifizAPCRaNvOrRx2lEl00OwZV7Og

[5] http://climateprogress.org/2010/05/17/hurricane-season-record-atlantic-temperatures-hottest-april/

[6] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ifizAPCRaNvOrRx2lEl00OwZV7Og

[7] http://fr.wikipedia.org/wiki/El_Ni%C3%B1o

[8] http://environment.about.com/od/globalwarming/a/elninolanina.htm

[9] http://www.ec.gc.ca/adsc-cmda/default.asp?lang=Fr&n=208ED67A-1

[10] http://www.actualites-news-environnement.com/20006-El-Nino-rechauffement-climatique.html

[11] http://content.usatoday.com/communities/sciencefair/post/2010/05/2010-is-warmest-year-on-record/1


Les Vendredis Verts : Spécial bacs de récup

Vendredi, mai 14th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, je vous propose un tour du monde de la planète recyclage.

Nous avons maintenant la collecte sélective à la porte, mais l’époque des cloches vertes au coin de la rue n’est pas si lointaine. Trouvez-vous que les installations publiques sont adéquates et facilement accessibles? Allons voir ce qui se fait ailleurs pour comparer. Certaines installations sont austères, d’autres sont super colorées. À chaque pays son style…

Zaanstad, Pays Bas

Wikimedia/Vmenkov

Cardiff, Pays de Galles

Wikimedia/Sirdom

Illinois, É-U

Flickr/my new clever name

Yunnan, Chine

Wikimedia/BrokenSphere

Olsztyn, Pologne

Wikimedia/Serdelll

Baltimore, Maryland

Flickr/Fan Cans

Tel Aviv, Israel

Flickr/hanneorla

Kunming, Yunnan, Chine

Wikimedia/BrokenSphere

Singapour

Flickr/janetski

San Francisco, É-U

Flickr/frankfarm

Lausanne, Suisse

Wikimedia/Rama

Toronto, Ontario

Wikimedia, Skeezix1000

Athènes, Grèce

Wikimedia/ Christos Vittoratos

Prague, République Tchèque

Flickr/Ludek Kovai

Amsterdam, Pays Bas

Flickr/Born2fly

Asturias, Espagne

Flickr/Pilar Azana

Machynlleth, Pays de Galles

Flickr/lilou2000

Asahikawa, Japon

Flickr/Beckywithasmile

Changi, Singapour

Flickr/Gerard’s World

Natal, Brésil

Flickr/Urban Combing

Londres, Angleterre

Flickr/EcoChampion

Nagoya, Japon

Flickr/docpi -

Encore le Japon, mais ils sont tellement surprenants! Incroyable.

Il y en a vraiment pour tous les goûts. Lesquels préférez-vous?


Catastrophes pétrolières : le temps du changement?

Vendredi, mai 7th, 2010

Depuis que je collabore au blog de ZEROCO2, j’aime me renseigner sur plusieurs sujets concernant l’environnement, et j’essaie souvent d’être optimiste et de mentionner les bonnes initiatives et les progrès effectués.  J’aime me dire que, malgré les pas de tortue, nous semblons avancer dans la bonne direction et que l’opinion publique atteindra un point où la pression sera telle que nos dirigeants n’auront d’autre choix que de faire passer des lois pour freiner la dégradation de notre environnement.

Ces derniers jours, j’ai envie de me laisser aller au défaitisme. La marée noire du golfe du Mexique[1], une catastrophe dont les conséquences futures  me semblent sous-estimées, me désole et me donne envie d’abandonner mon positivisme.  En cette année de la biodiversité, où nous nous félicitons d’organiser de superbes activités pour protéger la nature, l’explosion de la plateforme de forage de BP nous ramène la réalité au visage. L’optimiste en moi espère malgré tout que cet événement jouera le rôle d’élément  déclencheur chez certaines personnes et leur fera réaliser qu’il est temps pour tous d’essayer de réduire notre consommation de pétrole.

On compare beaucoup l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon à l’échouement de l’Exxon Valdez en Alaska en 1989, la pire marée noire de l’histoire des États-Unis. Le pétrolier avait alors déversé plus de 270 000 barils de pétrole brut au large de l’Alaska (multiplier par 159 pour avoir l’équivalence en litres!). Pourtant, les scientifiques s’entendent pour dire que les conséquences liées à l’explosion de la plateforme exploitée par BP risquent de surpasser celles du drame de 1989[2]. De quoi être pessimiste quand on sait que vingt ans plus tard, il reste encore 80 000 litres de pétrole sur les côtes de l’Alaska, ce qui a encore un effet sur la faune et la flore de la région[3].

Selon le magazine Oil and Gas, on estime que la catastrophe de l’Exxon Valdez a causé la mort de 250 000 oiseaux marins, de 2 800 loutres, de 300 phoques et de 250 aigles d’Amérique[4] (sans compter tous les poissons et créatures marines). ExxonMobil n’a toujours pas compensé les résidents affectés par la marée noire et n’a pas encore payé tous les dédommagements liés à la dégradation environnementale[5].

Mais ce qui est le plus troublant, c’est la constatation que le forage pétrolier américain cause des fuites de pétrole dans l’océan aussi importantes que celle produite par l’Exxon Valdez tous les six ans. En effet, selon un article publié dans le San Francisco Chronicle[6], on estime que depuis 1993, les fuites de pétrole causées par le forage océanique seraient de l’ordre de 47 800 barils annuellement, seulement aux États-Unis. Est-ce qu’on ferme les yeux sur cette catastrophe constante parce que les images sont moins spectaculaires?

Et le forage océanique ici?

Le Canada puise du pétrole océanique au large des côtes de Terre-Neuve à trois différents endroits, soit les sites d’Hibernia,  de White Rose et de Terra Nova ainsi que dans la mer de Beaufort, au large du Delta de Mackenzie[7].

Sur une note positive, l’administration Harper a annoncé qu’elle renforcerait les lois sur la sécurité du forage pétrolier, suite à l’accident survenu dans le golfe du Mexique[8]. Espérons qu’elle pense aussi à considérer l’avenue des énergies renouvelables.

Réduire sa consommation de pétrole dès aujourd’hui


Les transports sont la principale industrie consommatrice de pétrole. Pensez à :

-Couper le moteur quand vous ne roulez pas

-Respecter les limites de vitesse

-Éviter la voiture quand elle n’est pas essentielle

-Considérer l’achat d’une voiture hybride

-Faire une mise à jour régulière de votre véhicule (garder les pneus bien gonflés)

-Anticiper les ralentissements, éviter les freinages brusques

Vous pouvez aussi vous questionner sur d’autres formes de consommation de pétrole :

-Éviter les plastiques (sacs, bouteilles d’eau, styromousse, etc)

-Essayer de consommer local le plus possible

-Éviter les voyages en avion

-Consommer les produits bios de petites fermes. Les pesticides sont des sous-produits du pétrole et les machineries lourdes utilisées par les fermes industrielles consomment beaucoup de pétrole.

-Évaluer l’option des cosmétiques sans pétrole

Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres suggestions?

Pour terminer sur une note divertissante, en effectuant quelques recherches, j’ai trouvé un document du Centre canadien d’information sur l’énergie qui sensibilise les touts petits à l’importance du pétrole dans notre vie de tous les jours. Allez y jeter un coup d’œil. Je suis sans mot : http://www.centreforenergy.com/Documents/TeachingResources/PetroleumMagicActivityBookFR.pdf

Crédit photo : Flickr/joeysplanting


[1] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/maree-noire-aux-etats-unis/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_175ba3articleIsInDossier_ba3_4277250_article_POS1

[2] http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/04/29/AR2010042901106.html

[3] http://news.nationalgeographic.com/news/2009/03/090323-exxon-anniversary.html

[4] http://www.ngoilgas.com/news/worlds-largest-oil-spills/

[5] http://www.ens-newswire.com/ens/mar2009/2009-03-24-01.asp

[6] http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2009/03/23/EDLU16LLAK.DTL

[7] http://en.wikipedia.org/wiki/Petroleum_production_in_Canada

[8] http://www.ctv.ca/generic/generated/static/business/article1557095.html


Limiter le réchauffement planétaire grâce aux arbres

Vendredi, avril 30th, 2010

Absorber, séquestrer, stocker, compenser ses émissions de GES… un nouveau vocabulaire a vu le jour ces dernières années dans le domaine des changements climatiques.

La séquestration de CO2 se fait déjà de façon naturelle dans ce qu’on appelle les puits de carbone. Les forêts, les océans, les sols et sous-sols absorbent et constituent des réserves de gaz carbonique[1]. Ces puits de carbone ne font pas disparaitre le CO2, ils le stockent et l’empêchent de s’échapper dans l’atmosphère. Il est donc important de s’assurer que ces puits de carbone restent en place et soient contrôlés. Malheureusement, la surexploitation des forêts ainsi que la dégradation des océans nuisent au processus naturel de stockage. Et comme les émissions de GES sont en hausse, la nature n’arrive plus à fournir seule à la demande d’absorption de CO2.

Toutes sortes de moyens sont développés pour capturer le CO2 et l’empêcher de s’échapper dans l’atmosphère. Certains sont extrêmement élaborés et complexes, comme le projet de séquestrer le gaz carbonique à grande profondeur dans l’océan[2]. Évidemment, dans le domaine de la protection de l’environnement, aucune initiative n’est superflue. Mais sans prétendre régler tous les problèmes, il existe, heureusement, une méthode relativement simple pour séquestrer une partie du CO2 que l’on ne peut réduire : la plantation d’arbres. Celle-ci est particulièrement efficace si l’on plante des essences de bois dur dans des régions tempérées[3].

Même le célèbre James Cameron, réalisateur d’Avatar, se fait l’apôtre de la compensation des émissions de GES par la plantation d’arbres. Le 10 avril dernier, à Sao Paulo au Brésil, Cameron mettait en terre un arbre indigène rare, donnant ainsi le coup d’envoi à son projet de planter un million d’arbres dans 15 pays[4]. Dans un discours donné le 22 avril dernier, dans le cadre du Jour International de la Terre, le réalisateur affirmait que le reboisement était un moyen à considérer sérieusement pour contrôler la pollution de l’air et le réchauffement climatique. Selon lui, les arbres sont des machines parfaitement conçues, qui ont le pouvoir de séquestrer le CO2 tout en étant agréables à regarder[5]. Je suis bien d’accord avec lui.

Pour absorber une tonne de CO2 et enrayer une partie de la pollution atmosphérique, il faut compter sur la croissance de trois à six arbres sur une période de 40 ans, selon les espèces plantées, leur rythme de croissance et le milieu dans lequel ils se trouvent.[6]

En langage de tous les jours

Pour vous donner une idée concrète, une voiture compacte qui roule en moyenne 20 000 km par année émet 3 tonnes (3 000 kg) de CO2 dans l’atmosphère. Il faudrait donc planter 18 arbres, qui séquestreront  ce gaz carbonique pendant 40 ans.

D’autres exemples :

-          Naviguer une minute sur internet : 1.2 grammes de CO2

-          Utilisation d’un téléphone cellulaire durant une année : 112 kg de CO2

-          Éclairage d’une maison durant une année : 135 kg de CO2

-          Importation par avion d’un kilo de raisins du Chili : 6 kg de CO2

D’où l’importance de réfléchir à notre consommation quotidienne et de réaliser que celle-ci a toujours un impact, aussi banal puisse t’il nous sembler. Des petits gestes comme couper le moteur de la voiture peuvent avoir un impact considérable à grande échelle.

Comme consommateur, la première chose à faire, c’est de tenter de calculer, puis de réduire nos émissions ; et éventuellement, compenser ce qu’on ne peut réduire. ZEROCO2 vous fournit un calculateur simple à utiliser ICI. L’exercice est interactif et très intéressant à faire. Personnellement, ça m’a aidé à faire le portrait d’une situation que je trouvais autrement très abstraite. La consommation de mon appartement en électricité seulement (un petit 4 et demie) émet 160 kg de CO2 dans l’atmosphère annuellement, ou l’équivalent de l’absorption en CO2 d’un arbre sur une période de 30 à 40 ans.

Ça, c’est sans compter mes transports, mon alimentation, mes vêtements, etc.

Nous sommes presque 8 millions au Québec… ça fait réfléchir.

Crédit photo : flickr/alexindigo


[1] http://www.vedura.fr/economie/quotas-carbone/puits-carbone

[2] http://www.actu-environnement.com/ae/news/480.php4

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_de_carbone

[4] http://www.durable.com/actualite/article_nouveau-defi-pour-james-cameron-planter-un-million-d-arbre_816

[5] http://www.screenjunkies.com/movienews/james-cameron-plants-tree-buries-body-earth-day

[6] http://zeroco2.com/les-bienfaits-des-arbres


Le rôle du méthane dans l’équation

Vendredi, avril 16th, 2010


Des bulles de méthane emprisonnées dans la glace d’un lac gelé 

Dans le discours environnemental, on entend beaucoup parler du vilain gaz carbonique (CO2), et de son rôle dans le réchauffement de la planète. Le CO2 est devenu l’anti vedette, l’ennemi à combattre. Pourtant, les gaz à effet de serre sont constitués de plusieurs composés, dont le protoxyde d’azote, l’oxygène, la vapeur d’eau et le méthane. Un article sur la contribution du méthane océanique à l’effet de serre paru dans Le Journal de Montréal dimanche passé[1] m’a fait réaliser que je connaissais très peu de choses au sujet de ce gaz, un joueur pourtant très important dans la problématique de l’effet de serre. Voici les quelques trouvailles que j’ai fait à son sujet.

On entend moins parler du méthane et des autres composés des gaz à effet de serre parce qu’ils sont causés dans une moins grande proportion que le C02 par l’activité humaine. Les efforts de réduction d’émissions ne sont donc pas dirigés vers le méthane en priorité, mais vers le gaz carbonique, qui reçoit donc plus de publicité. Pourtant, on estime que sur une période de 100 ans, l’effet d’une tonne de méthane équivaut à l’effet de 21 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.[2][3]

Les principales causes d’émissions de méthane[4] :

Causes naturelles :

-Milieux humides : Les bactéries et les végétaux en décomposition présents dans les marécages et autres milieux humides stagnants produisent une fermentation qui libère du méthane dans l’atmosphère. Une hausse de la température a un effet considérable sur les émissions, parce qu’elle accélère le processus.

-La biomasse : La décomposition naturelle des végétaux cause des émissions de méthane (lors de leur oxydation incomplète).

-Sédiments et océans : Du méthane sous pression est contenu en grandes quantités dans des hydrates (clathrates) présents dans les pergélisols de la toundra et des fonds océaniques. Les hydrates sont des molécules d’eau gelée formant des cages qui emprisonnent le méthane. En fondant, les molécules de glace laissent s’échapper le méthane gazeux. D’où son surnom de « glace qui brûle ». Le problème ici c’est que des fuites importantes attribuées au réchauffement des océans ont été enregistrées et qu’elles risquent de se répéter de façon marquée. Le méthane d’origine naturelle est donc relâché dans l’atmosphère en partie à cause de l’activité humaine[5].

À travers le monde, de plus en plus de sources de méthane sous-marines sont découvertes. Le Journal de Montréal cite une étude de l’Université de San Diego sur le golfe du Mexique[6]. On y aurait découvert plusieurs « cheminées de méthane » dont l’effet sur le réchauffement climatique est à considérer sérieusement.

Causes artificielles :

-Milieux humides : Le phénomène de fermentation présent naturellement dans les marécages est retrouvé dans les rizières et les barrages hydroélectriques. Ces milieux humides créés par l’homme reproduisent les mêmes conditions propices à l’émission de méthane que les marécages. Les bactéries méthanogènes sont friandes des milieux stagnants sans oxygène.

-Énergies fossiles : Le gaz naturel est composé à 90 % de méthane. Des fuites de méthanes se produisent lors de son extraction, de son transport et de sa consommation.

-Élevage des ruminants : La digestion des bovidés émet d’importantes quantités de méthane dans l’atmosphère, spécialement quand ils sont nourris de protéagineux (soya). On estime que les flatulences des ruminants sont responsables de 16 % des émissions totales de méthane mondialement. Manger végé, pas si bête finalement…[7]

-Déchets humains : Les dépotoirs et les sites d’enfouissement sont une source non négligeable d’émissions de méthane.

Pour éviter les émissions artificielles de méthane

On peut réduire sa consommation de viande, de lait et de riz, pratiquer le tri des déchets (incluant le compost), faire des pressions sur les dirigeants municipaux pour que le méthane émis par les sites d’enfouissement soit récupéré[8][9].

Espoir?

Le méthane peut être considéré à la fois comme un ennemi terrible et comme un allié. En effet, s’il est brûlé avant de s’échapper dans l’atmosphère sous forme gazeuse, le méthane devient une source d’énergie propre. Plusieurs pays, dont le Japon, l’Allemagne, les États-Unis et le Brésil, se sont lancés dans la course à l’exploitation du méthane sous-terrain et sous-marin[10].  Les derniers prototypes élaborés consistent à faire passer le méthane de la phase solide à la phase gazeuse en injectant du CO2 directement dans le sol sous marin[11]. Le méthane gazeux est ensuite récupéré pour être utilisé comme combustible, ce qui a un effet minime sur l’effet de serre (encore moins qu’en brûlant du gaz naturel).

Le problème du méthane océanique demeure néanmoins préoccupant. Les développements technologiques seront à suivre avec intérêt.

Fait cocasse


Une théorie attribue la cause du mystère du triangle des Bermudes au méthane[12]. En effet, selon cette théorie, un puis de méthane serait situé directement sous le fameux triangle. Des fuites de gaz soudaines et importantes causeraient la formation de grandes quantités de bulles à la surface de l’eau, ce qui changerait sa densité et son pouvoir de flottaison. Les bateaux malchanceux passant par là couleraient donc directement à pic.

Crédit photo : Flickr/Garron Nicholls


[1] « Le méthane et l’effet de serre » (2010). Journal de Montréal, 11avril, p. 13.

[2] http://unfccc.int/ghg_data/items/3825.php

[3] http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Points-de-vues/Le-methane-probleme-majeur-et-solution-pratique-pour-le-climat/%28theme%29/1947

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thane

[5] http://www.ledevoir.com/environnement/259968/methane-contre-carbone

[6] « Le méthane et l’effet de serre » (2010). Journal de Montréal, 11avril, p. 13.

[7] http://www.zeroco2.com/blog/2010/02/22/314/

[8] http://www.ecolodujour.com/article-17395082.html

[9] http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thane

[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrates_de_m%C3%A9thane

[11] [11] « Le méthane et l’effet de serre » (2010). Journal de Montréal, 11avril, p. 13.

[12] http://www.triangle-bermudes.com/theories-gaz-flatulences-oceaniques.html


L’impact environnemental des voyages en avion

Vendredi, avril 9th, 2010

Un article paru cette semaine dans le journal anglais The Guardian dresse un portrait de l’impact environnemental de l’aviation civile au Royaume-Uni[1]. Londres étant un centre économique important, le pays reçoit son lot de vols et de correspondances. L’auteur, Duncan Clark, affirme que l’aviation civile serait responsable d’au moins 13 % des émissions de GES au pays, plutôt que les 2 % officiellement présentés par l’industrie de l’aviation.

Les émissions de GES causés par l’aviation civile semblent causer beaucoup plus de remous dans l’opinion publique là-bas qu’ici. Est-ce simplement parce que le problème y est plus criant ou parce que nous n’y sommes pas encore assez conscientisés? Une publicité du collectif Plane Stupid, un groupe activiste environnemental, a d’ailleurs fait sensation en novembre dernier en affirmant que chaque passager d’un vol local était responsable du relâchement dans l’atmosphère de l’équivalent en CO2 du poids d’un ours polaire. Si la campagne n’est pas très scientifique, elle a le don d’attirer l’attention sur une problématique bien réelle. (Attention, choquant!)

Un vol aller-retour entre New York et Londres émet en moyenne 1.23 tonnes[2] de CO2 par passager, ce qui équivaut à presque 12 %  des 10.7 tonnes émises en moyenne par un Québécois annuellement. En fait, l’aviation civile serait la source d’émission de GES ayant la croissance la plus rapide mondialement, due à la hausse constante de sa demande, et serait responsable de l’émission de 600 millions de tonnes de GES dans l’atmosphère par année[3]. D’où l’importance de se poser des questions avant de choisir un moyen de transport.

Alors, concrètement, comment on agit?

L’Union européenne est la pionnière dans le dossier. Elle a fait paraitre, l’été passé, une liste de 4 000 transporteurs mondiaux qui devront respecter les quotas d’émissions de GES qui seront mis en place en 2012 s’ils veulent faire affaire sur son territoire. Les exploitants d’avions devront acheter des permis s’ils polluent davantage que la limite qui leur sera accordée par la Commission européenne. Par contre, si leurs émissions sont moins élevées que ce que leur permettent leurs quotas, ils pourront revendre la portion inutilisée de ceux-ci à d’autres entreprises, de façon semblable au fonctionnement d’une bourse du carbone.

Comme l’aviation est une industrie mondiale, les transporteurs et les fabricants qui désirent rester compétitifs n’ont pas d’autre choix que d’emboiter le pas aux mesures mises en place. Par chez nous, Bombardier, Air Canada, Air Transat et plusieurs autres doivent réviser leur modèle et réévaluer leurs pratiques. Si la nouvelle est bien accueillie par les fabricants qui voient une opportunité en or de vendre de nouveaux modèles plus performants, les transporteurs, eux, seront touchés plus sévèrement.

Par ailleurs, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI[4]) organise annuellement plusieurs colloques pour établir des stratégies de réduction de pollution sonore et atmosphérique. Montréal sera l’hôte, du 11 au 14 mai prochain, du troisième colloque annuel de l’OACI qui portera sur l’aviation et les changements climatiques[5]. Au menu : un effort commun des partenaires de l’industrie de l’aviation pour calculer et réduire les émissions globales de GES. Les solutions proposées : des innovations technologiques pour des avions qui émettent moins, les énergies renouvelables et le développement accru de l’offre de crédits de carbone.

Que puis-je faire pour réduire mon empreinte?

En premier lieu, vous pouvez, évidemment, considérer les options alternatives à l’avion si le temps le permet. Le train, l’autobus et même la voiture sont souvent des moyens moins polluants que l’avion, surtout s’il s’agit d’un vol local et que l’avion est à moitié plein.

Si vous devez voler, choisissez les vols avec le moins d’escales possible. Les avions ont besoin de beaucoup de carburant au décollage et à l’atterrissage. Faites affaire avec les compagnies budget : elles ont tendance à maximiser l’espace de leurs avions et à bien les remplir. Voyagez léger et évitez la première classe, vous occuperez moins d’espace.

Il est maintenant aussi possible de compenser les émissions de vos vols en achetant des crédits de carbone ou en finançant la plantation d’arbres. Grâce à son calculateur très facile d’utilisation, ZEROCO2 vous permet de calculer et de compenser vos émissions, peu importe votre destination. Lorsque vous faites l’acquisition de crédits de carbone assurez-vous qu’ils sont certifiés par un organisme reconnu tel que Gold Standard ou Voluntary Carbon Standard (VCS).

Une note positive

Le premier vol d’un avion propulsé à l’énergie solaire a été célébré hier en Suisse[6]. En effet le Solar Impulse, un avion dont les ailes sont recouvertes de 12 000 cellules photo voltaïques, s’est élevé à une hauteur de 1 000 mètres pendant près de deux heures.

À quand un premier vol commercial zéro carbone ?

Crédit photo : Flickr/Pinguino


[1] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/apr/06/aviation-q-and-a

[2] http://zeroco2.com/calculer-individus

[3] http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Chiffres-cles/les-emissions-de-Gaz-a-effet-de-serre-de-l-aviation/%28theme%29/293

[4] http://www.icao.int/fr/

[5] http://www.icao.int/CLQ10/

[6] http://www.dailymotion.com/video/xcv0lf_le-premier-vol-de-solar-impulse-a-p_tech



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