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Les Vendredis Verts – Les plantes d’intérieur détoxifiantes  (1321)
Un crédit d’impôt du gouvernement vous ferait-il utiliser votre vélo plus souvent ?   (1290)
L’ABC du compost pour les débutants  (1019)
La vaisselle compostable : 100% écolo ?  (814)
L’impact environnemental des voyages en avion  (795)
Des technologies vertes au secours d’Haïti   (728)
Limiter le réchauffement planétaire grâce aux arbres  (721)
Vendredis Verts – Spécial paniers locaux   (581)
Dessine-moi l'environnement  (563)


Vendredis Verts – Spécial économie d’eau
Verdir des événements grâce aux arbres
Un tour du monde complet sans émission de CO2
Les orages et le réchauffement climatique
Un tour du monde complet sans émission de CO2


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Archive for the ‘Tendances durables’ Category

Vendredis Verts – Déménager écolo… sans stress

Vendredi, juin 18th, 2010

Le 1er juillet prochain, je ferai partie des 65 000 masochistes montréalais qui déménageront. Tout le monde du bureau est au courant, j’en parle depuis des mois. Fidèle à mon habitude, je suis à la dernière minute pour m’organiser et je vois les deux toutes petites semaines qui me séparent du jour fatidique s’écouler à grande vitesse. Comment organiser mon déménagement de dernière minute sans trop stresser et continuer à respecter mes valeurs écolos? Heureusement, beaucoup de ressources ont été mises sur pied pour faciliter mon aventure.

1 mois à 2 semaines avant

J’ai fait le tour de mes connaissances pour déterminer si elles désiraient se débarrasser de meubles dont je pourrais avoir besoin. À quoi me sert de payer le plein prix pour des meubles neufs, si des meubles en parfaite condition dorment dans le garage d’amis, de tantes ou d’oncles? Le prêt à long terme peut aussi faciliter la vie de bien des gens.

Ainsi : l’amie de ma mère me prête des fauteuils en cuir à long terme, trop heureuse de faire de la place dans le garage. Mon coloc actuel me prête sa table de cuisine et me donne poêle et laveuse, les parents d’une amie me supplient de prendre leur vieille télévision (et son meuble assorti) qui dort dans le sous-sol. Bref, pas besoin d’acheter de gros morceaux pour l’instant!

Cette méthode m’a aussi permis d’emprunter des boîtes de carton pour déménager, que je retournerai une fois l’épreuve complétée. Aucun besoin d’acheter des boîtes, où de les mettre au recyclage. Elles auront été utiles pour au moins trois déménagements! Ouvrez l’œil pour des annonces semblables sur www.kijiji.ca . Par ailleurs, les sites de petites annonces regorgent d’offres de meubles, de vêtements ou d’électroménagers à donner, pour autant qu’on se déplace pour venir les chercher. Si vous avez des meubles à donner, réduisez la pression mise sur les organismes de charité autour du 1er juillet et prenez les choses en main.

Si vous ne trouvez personne pour venir chercher vos meubles, l’organisme à but non lucratif L’entraide les Ami(e)s de Montréal offre un service de cueillette des gros morceaux. http://www.entraide-montreal.com/entraide-les-amies-de-st-henri/st-henri.html . C’est toujours mieux que de les laisser à l’abandon dans la rue.

Côté consommation, j’essaie d’éviter d’acheter de gros contenants de nourriture depuis quelques semaines déjà. Je tente le plus possible de terminer ce que j’ai accumulé en nourriture, shampoing, produits nettoyants, etc., sinon, je me verrai forcée de gaspiller.

2 semaines avant

Ce que je dois faire cette semaine :

Il est important que je fasse le tri des vêtements et autres babioles dont je dois me débarrasser à l’avance.

Il est particulièrement important de me départir correctement des matières résiduelles potentiellement nocives comme la peinture usée, les appareils électroménagers désuets et les piles. Certains  éco-centres ont des heures d’ouverture allongées pendant la période des déménagements. http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=916,1607384&_dad=portal&_schema=PORTAL

Les quincailleries Rona recyclent la vieille peinture. www.rona.ca

Je vais porter mes vêtements à des organismes de réinsertion sociale tels que Renaissance http://www.renaissancequebec.ca/. Par contre, les vieux T-shirts tachés feront d’excellentes guenilles et seront parfaits pour rembourrer des boites. Les nombreux sacs de plastique accumulés peuvent aussi jouer ce rôle.

1 semaine avant

Je conserve les journaux plutôt que de les recycler, en prévision des items fragiles que je devrai emballer. Ces mêmes journaux m’aideront à protéger les planchers quand je peinturerai ou à nettoyer mes fenêtres avec du vinaigre. Les purs et durs pensent même à amasser les papiers à bulles, les enveloppes coussinées et les billes de styromousse.

Je commence à magasiner de la peinture recyclée, une belle économie d’argent. http://www.peintureboomerang.com/

Comme je sais que naviguer sur Internet émet du CO2 (1.2 gramme par minute pour être précise), je profite de l’initiative de Vidéotron : « Comment faire 10 changements d’adresse en 30 minutes » et je sauve temps et énergie.

Le jour J

J’ai réservé un camion assez gros pour n’avoir à faire qu’un voyage. Je sauve ainsi plusieurs émissions de GES dans l’atmosphère. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé de compagnie de déménagement carboneutre ou dont les camions fonctionnent au biodiesel. Et je crois avoir trop d’items pour les déménagements Myette, qui roulent à vélo.

J’ai hâte de pouvoir faire affaire avec une compagnie de déménagement vraiment verte, telle que la compagnie américaine Go Green Moving, dont la flotte de camion roule au biodiesel. Go Green loue des contenants réutilisables pour emballer les biens et ses couvertures de protection sont faites de coton biologique à 100%. Dans les rues de Montréal le 1er juillet 2011, qui sait? Une belle opportunité d’affaires…

Avez-vous des trucs de déménagement écolo à partager avec nous? Bon 1er juillet à tous!

Crédit photo : Flickr/petra quilitz


Quand les écologistes parlent le langage des banquiers

Mercredi, juin 9th, 2010

L’économiste Pavan Sukhdev, conseiller des Nations Unies sur l’économie verte

L’idée de parler d’environnement avec le langage des hommes d’affaires n’est pas chose nouvelle. Malgré quelques préjugés tenaces, la dégradation de l’environnement n’est plus seulement la cause des scientifiques, mais l’affaire de tous, dirigeants et économistes inclus.

En 2006, l’économiste britannique Nicholas Stern a créé une commotion en publiant à la demande du gouvernement Blair  son fameux rapport Stern sur l’économie des changements climatiques.. Ce rapport de 700 pages a changé la façon dont les gouvernements perçoivent les changements climatiques liés à l’activité humaine. En effet, même si la notion avait été discutée dans le passé, le rapport Stern marque une prise de conscience généralisée quant à l’importance de l’impact des changements climatiques et leurs conséquences environnementales sur l’économie. On a enfin réalisé que la dégradation de l’environnement aurait non seulement des répercussions sur les habitats naturels, mais aussi un prix à payer, soit 6 500 milliards de dollars US en dix ans pour être précis[1]. De quoi paniquer!

Peut-être que les dirigeants avaient besoin qu’on parle leur langage afin de se sentir concernés?

Selon Nicholas Stern, les changements climatiques représentent une perte de rentabilité pour les pays, car  il coûterait beaucoup plus cher de réparer les dégâts qu’ils occasionneront que de les prévenir. Par ailleurs, près de 200 millions d’humains pourraient voir leur habitat de vie disparaitre ou être dégradé au point de devoir migrer, ce qui engendrerait d’autres dépenses. Pour freiner les émissions de gaz à effets de serre, Nicholas Stern a fait plusieurs recommandations, dont la lutte contre la déforestation et la poursuite de l’établissement d’un marché du carbone, afin de taxer les gros émetteurs et de faire crédit aux petits émetteurs. Vous pouvez consulter un excellent résumé du rapport Stern sur le site Automates Intelligents.

Toujours est-il qu’en cette année de la biodiversité, la notion économique liée à la dégradation de l’environnement semble prendre un nouveau tournant. Plusieurs économistes, dont Pavan Sukhdev, un économiste de haut niveau et conseiller des Nations Unies sur l’économie verte, associe non seulement un coût aux changements climatiques, mais voit les écosystèmes d’un pays comme étant des actifs à calculer dans le PIB.

Cité dans La Presse affaires, Monsieur Sukdhev établit une théorie intéressante :

«Le problème est psychologique. La société moderne a une fixation sur les marchés. On pense qu’il n’y a rien d’autre que les marchés, que tout ce qui n’est pas transigé n’a pas de valeur.[2]»

Autrement dit : on perçoit que l’air, un composé vital, ne vaut rien, alors qu’un diamant a une grande valeur, même s’il ne sert à rien. Pourtant, les écosystèmes ont une valeur économique même s’ils ne sont pas transigés en bourse. Pavan Sukhdev croit qu’en mettant un prix sur les richesses publiques créées par la nature, les gouvernements prendraient conscience qu’il est rentable de les protéger. C’est une question de voir les choses autrement.

Par ailleurs, l’Union Européenne se rencontrait à Bruxelles début juin, dans le cadre de la Green Week Conference, une conférence annuelle sur l’environnement. Le thème de la biodiversité y étant à l’honneur, on y a discuté de l’impact économique de la perte de celle-ci. Par exemple, la diminution de sources d’eau potable entrainera des coûts d’installation de systèmes d’épuration et la dégradation d’écosystèmes naturels mettra plus de pression sur l’agriculture. On évalue aussi que la perte de biodiversité aura des conséquences néfastes sur la prolifération des maladies chez l’homme, ce qui entrainera des hausses de dépenses médicales[3].

Des économistes présents ont soulevé l’idée d’établir une bourse de la biodiversité, sur le modèle d’une bourse du carbone. Au lieu d’encadrer l’investissement dans des projets qui permettent de réduire globalement les émissions de gaz à effets de serre, la bourse encadrerait les investissements dans des projets permettant de restaurer la biodiversité d’un endroit. Intéressant n’est-ce pas?

Malgré le fait que je comprenne les critiques qui s’opposent à une économie de l’environnement, je pense que nous n’avons réalistement pas le choix d’inclure des notions de marché à la protection de notre planète. Je crois, comme Pavan Sukhdev, que l’économie verte « n’est pas une mode[4]» et qu’elle se développera de façon exponentielle dans les années à venir. Et vous?

Crédit photo : Flickr/IUCNweb


[1] http://www.automatesintelligents.com/echanges/2006/nov/rapportstern.html

[2] http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201005/21/01-4282550-pour-une-economie-de-la-biodiversite.php

[3] http://www.nytimes.com/2010/06/07/business/energy-environment/07iht-green.html?pagewanted=1&sq=pavan%20sukhdev&st=cse&scp=1

[4] http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201005/21/01-4282550-pour-une-economie-de-la-biodiversite.php


Limiter le réchauffement planétaire grâce aux arbres

Vendredi, avril 30th, 2010

Absorber, séquestrer, stocker, compenser ses émissions de GES… un nouveau vocabulaire a vu le jour ces dernières années dans le domaine des changements climatiques.

La séquestration de CO2 se fait déjà de façon naturelle dans ce qu’on appelle les puits de carbone. Les forêts, les océans, les sols et sous-sols absorbent et constituent des réserves de gaz carbonique[1]. Ces puits de carbone ne font pas disparaitre le CO2, ils le stockent et l’empêchent de s’échapper dans l’atmosphère. Il est donc important de s’assurer que ces puits de carbone restent en place et soient contrôlés. Malheureusement, la surexploitation des forêts ainsi que la dégradation des océans nuisent au processus naturel de stockage. Et comme les émissions de GES sont en hausse, la nature n’arrive plus à fournir seule à la demande d’absorption de CO2.

Toutes sortes de moyens sont développés pour capturer le CO2 et l’empêcher de s’échapper dans l’atmosphère. Certains sont extrêmement élaborés et complexes, comme le projet de séquestrer le gaz carbonique à grande profondeur dans l’océan[2]. Évidemment, dans le domaine de la protection de l’environnement, aucune initiative n’est superflue. Mais sans prétendre régler tous les problèmes, il existe, heureusement, une méthode relativement simple pour séquestrer une partie du CO2 que l’on ne peut réduire : la plantation d’arbres. Celle-ci est particulièrement efficace si l’on plante des essences de bois dur dans des régions tempérées[3].

Même le célèbre James Cameron, réalisateur d’Avatar, se fait l’apôtre de la compensation des émissions de GES par la plantation d’arbres. Le 10 avril dernier, à Sao Paulo au Brésil, Cameron mettait en terre un arbre indigène rare, donnant ainsi le coup d’envoi à son projet de planter un million d’arbres dans 15 pays[4]. Dans un discours donné le 22 avril dernier, dans le cadre du Jour International de la Terre, le réalisateur affirmait que le reboisement était un moyen à considérer sérieusement pour contrôler la pollution de l’air et le réchauffement climatique. Selon lui, les arbres sont des machines parfaitement conçues, qui ont le pouvoir de séquestrer le CO2 tout en étant agréables à regarder[5]. Je suis bien d’accord avec lui.

Pour absorber une tonne de CO2 et enrayer une partie de la pollution atmosphérique, il faut compter sur la croissance de trois à six arbres sur une période de 40 ans, selon les espèces plantées, leur rythme de croissance et le milieu dans lequel ils se trouvent.[6]

En langage de tous les jours

Pour vous donner une idée concrète, une voiture compacte qui roule en moyenne 20 000 km par année émet 3 tonnes (3 000 kg) de CO2 dans l’atmosphère. Il faudrait donc planter 18 arbres, qui séquestreront  ce gaz carbonique pendant 40 ans.

D’autres exemples :

-          Naviguer une minute sur internet : 1.2 grammes de CO2

-          Utilisation d’un téléphone cellulaire durant une année : 112 kg de CO2

-          Éclairage d’une maison durant une année : 135 kg de CO2

-          Importation par avion d’un kilo de raisins du Chili : 6 kg de CO2

D’où l’importance de réfléchir à notre consommation quotidienne et de réaliser que celle-ci a toujours un impact, aussi banal puisse t’il nous sembler. Des petits gestes comme couper le moteur de la voiture peuvent avoir un impact considérable à grande échelle.

Comme consommateur, la première chose à faire, c’est de tenter de calculer, puis de réduire nos émissions ; et éventuellement, compenser ce qu’on ne peut réduire. ZEROCO2 vous fournit un calculateur simple à utiliser ICI. L’exercice est interactif et très intéressant à faire. Personnellement, ça m’a aidé à faire le portrait d’une situation que je trouvais autrement très abstraite. La consommation de mon appartement en électricité seulement (un petit 4 et demie) émet 160 kg de CO2 dans l’atmosphère annuellement, ou l’équivalent de l’absorption en CO2 d’un arbre sur une période de 30 à 40 ans.

Ça, c’est sans compter mes transports, mon alimentation, mes vêtements, etc.

Nous sommes presque 8 millions au Québec… ça fait réfléchir.

Crédit photo : flickr/alexindigo


[1] http://www.vedura.fr/economie/quotas-carbone/puits-carbone

[2] http://www.actu-environnement.com/ae/news/480.php4

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Puits_de_carbone

[4] http://www.durable.com/actualite/article_nouveau-defi-pour-james-cameron-planter-un-million-d-arbre_816

[5] http://www.screenjunkies.com/movienews/james-cameron-plants-tree-buries-body-earth-day

[6] http://zeroco2.com/les-bienfaits-des-arbres


Montréal éthique : trouvailles coup de coeur

Vendredi, avril 23rd, 2010

Un article paru dans le journal L’Itinéraire[1] du 15 avril nous a bien intéressés, mes collègues et moi. On y parle d’une PME de Montréal, Mayukori, qui fabrique des oreillers rembourrés d’écales de sarrasin. L’histoire pourrait sembler banale, mais  nous avons été impressionnés par la rigueur morale de l’entreprise. En effet, le couple derrière Mayukori a fait le choix délibéré d’offrir un produit éthique à ses clients, sans faire de compromis. Le sarrasin est biologique et cultivé localement et les oreillers sont cousus à Montréal, par les employés d’une entreprise de réinsertion sociale. Bref, les produits offerts par Myukori sont non seulement originaux et de grande qualité, mais ils sont aussi porteurs d’un sceau « éthique ». Les motivations du couple d’entrepreneurs ne sont pas uniquement mercantiles, et personnellement, je trouve ça inspirant. Avec la montée de la popularité des investissements éthiques, serait-on en train de vivre un changement dans le modèle économique[2]?

J’ai donc effectué quelques recherches sur des entreprises éthiques de Montréal et ses environs. Vous trouverez ici une liste de mes coups de cœur, des entreprises qui offrent des produits qui se démarquent des autres, des concepts originaux, etc. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, et c’est tant mieux!

Okzoo Desing

Okzoo est la compagnie de Mélanie Casavant, une artiste et designer graphique qui s’éclate avec des vieux sacs de plastique. Ses créations, des bijoux ludiques et des affiches vraiment jolies ayant souvent pour thème les oiseaux, sont fabriquées de sacs de plastique comprimés. Le résultat est surprenant. Pas étonnant que ses affiches soient presque toutes vendues! Créations disponibles en ligne et dans quelques boutiques (voir son site web).

La gamme Attitude

J’aimais déjà les produits nettoyants naturels Attitude, fabriqués au Québec, certifiés Écologo et carboneutre[3], pour leurs odeurs fraiches et leurs designs attrayants. Je les aime encore plus maintenant que je sais que la compagnie commercialise des couches jetables biodégradables depuis janvier[4]. Oui, c’est moins écolo que les couches lavables, mais on se doute que plusieurs familles ne franchiront jamais cette étape. Quelle bonne initiative! En vente en pharmacies et en épiceries.

Le spa Espace Nomad

J’en rêve! Un spa dont les produits corporels utilisés et vendus sont biologiques. C’est rare à Montréal. 4650 boul. St-Laurent, Montréal.

Le Fuschia

MON coup de cœur du dernier mois. Ce petit resto boutique végétarien et éthique est un délice pour les yeux comme pour la panse. J’hésite à en parler tellement je voudrais le garder seulement pour moi. Le site web l’explique bien : « Fuchsia s’engage à développer des pratiques éco-responsables. En plus de privilégier les achats locaux, des ingrédients sains, naturels et doux pour l’environnement, Fuchsia opte pour des emballages réduits et offre des rabais pour encourager le retour de ses contenants réutilisables pour remplissage. » Miam! 4050, Coloniale, Montréal.

Cyclus Québec

Pas vraiment montréalaise, mais vraiment éthique et écologique, Cyclus fabrique des sacs faits de chambres à air recyclées en Colombie et offre à ses travailleurs des conditions de travail équitables. Cyclus Québec est en charge du développement de marché pour le Québec. Un peu comme pour Okzoo, on ne s’attendrait pas à ce qu’un matériau aussi brut donne un résultat aussi design, mais le produit final est franchement impressionnant. Plus solide et plus original que le cuir! Plusieurs points de vente à Montréal (voir site web).

Boites de la paix

Croisements entre œuvres d’art et meubles, les créations de la compagnie Boite de la paix sont faites de vieilles boites de munitions de l’armée américaine converties en celliers, en armoires, en mini bars… Les créateurs cherchent à faire réfléchir sur nos valeurs de responsabilité écologique et pacifique. Vraiment superbe.

Pour d’autres adresses intéressantes, j’ai déniché une belle façon de découvrir et d’encourager des commerces éthiques tout en économisant : le guide conscience verte, un livre de coupons rabais (parfois jusqu’à 50 %) applicables dans des commerces et entreprise vertes et éthiques de la grande région de Montréal. Il est disponible en ligne et dans les commerces participants pour 20 $. En tout, c’est  432 pages de coupons rabais pour des commerces variés tels que des boutiques d’alimentation naturelle, des spas, des centres de mise en forme et de yoga, des théâtres et des boutiques de vêtements éthiques.

Est-il important pour vous de consommer éthique et écologique? Quels efforts concrets effectuez-vous pour acheter de façon responsable? Auriez-vous des adresses à nous partager? Laissez-nous savoir !

Crédit photo : Flickr/montreal_bunny


[1] http://www.itineraire.ca/

[2] http://www.lesaffaires.com/archives/generale/brenda-plant-a-fait-de-l-isr-un-mode-de-vie/512302

[3] http://www.cleanattitude.com/fr/sections/page/53

[4] http://www.cleanattitude.com/fr/products/index/couches_pour_bebe


L’ABC du compost pour les débutants

Mercredi, mars 31st, 2010

Vous êtes emballés par le projet de la Ville de Montréal de récupérer les déchets organiques pour en faire du compost mais vous ne voulez pas attendre à 2012 pour vous y mettre? Aucun problème! Il est possible de faire son propre compost. Et si vous avez l’avantage d’avoir une cour et de jardiner un peu, vous n’aurez probablement pas besoin du service de la Ville pour vous en débarrasser. Le compost vous fournira une terre riche et fertile, parfaite pour le potager.

Le fait de composter pourrait réduire votre production de déchets du tiers, évitant ainsi l’enfouissement de déchets organiques qui émettront des GES en se décomposant. Le site de la ville de Montréal affirme même que les matières organiques composées de résidus alimentaires, de fibres souillées et de résidus verts représentaient environ la moitié du sac à ordures des Montréalais en 2008[1].

Selon compostmontreal.com, malgré les programmes de recyclage et de compostage des gouvernements, qui réussissent à sauver 29% des déchets solides de l’enfouissement, 71% sont toujours jetés au dépotoir ou encore brûlés[2]. Ces deux dernières options émettent certains des principaux gaz à effet de serre qui sont responsables des changements climatiques. Alors, qu’attendons-nous pour composter?

Mais d’abord, c’est quoi, exactement, du compost?

Le compostage est un procédé naturel qui transforme la matière organique en un produit ressemblant à de la terre appelé humus ou compost. La matière organique est décomposée par des micro-organismes tels que les bactéries et les champignons qui la transforment en éléments simples dont s’alimentent les végétaux. Ces micro-organismes ont besoin d’eau et d’air et non seulement de matières organiques.[3]

Mon premier compost – une méthode

-Procurez-vous un bac à compost à la quincaillerie, de la taille nécessaire, selon vos besoins (une bonne dimension : un mètre carré). Vous pouvez aussi en fabriquer un en bois, si vous êtes manuel. Le bac idéal est sans fond, posé directement sur le sol, pour permettre aux micro-organismes présents dans le sol d’y avoir accès.

-Le bac doit être partiellement à l’ombre, et idéalement, situé près de gros arbres.

-Le succès du compost est de conserver un équilibre entre les matières humides et les matières sèches. Il faut les placer en alternance dans le tas.

Matériaux humides, riches en azote « les verts »:

  • résidus de plantes, mauvaises herbes, fleurs coupées et feuilles vertes
  • déchets de nourriture, restes de fruits et de légumes
  • sachets de thé, marc de café et coquilles d’œufs
  • gazon coupé et cendre de bois (en petite quantité)
  • fumier (d’herbivores seulement)

Matières sèches, riches en carbone « les bruns »:

  • feuilles mortes, foin sec, paille et herbe coupée, brindilles, plantes mortes sèches
  • papier mouchoir, papier journal et sciure de bois (en petite quantité)

Évitez :

  • gras (huile, mayonnaise, etc.)
  • viande, poisson, os et produits laitiers
  • litière d’animaux domestiques
  • gazon traité chimiquement et mauvaises herbes en graines
  • morceaux de bois calcinés et cendre de briquettes
  • les plantes malades qui risqueraient de contaminer le compost

-Déposez par couches successives et minces (le concept du compost en étages, ou lasagne de compost) les matériaux à votre portée, soit, une couche de « bruns » à la base, suivi d’une couche de « verts » et d’une fine couche de compost ou de terre du jardin. Veillez à bien humidifier et répétez. Certaines personnes suggèrent un ratio de deux parties de « bruns » pour une de « verts », mais l’important est de garder une humidité adéquate et de corriger selon les déchets que vous avez sous la main.

-Veillez à retourner votre compost au moins quelques fois par mois. Il doit être légèrement humide en permanence. Un signe que le compost est bien pris est qu’il dégage de la chaleur, mais il ne devrait pas sentir (il est trop humide dans ce cas, ajoutez des déchets « bruns » ou de la terre).

-Gardez toujours le compost couvert, coupez les éléments en petits morceaux pour favoriser une décomposition plus rapide. Pour accélérer le processus, vous pouvez garder les déchets de table dans un contenant de plastique fermé pendant quelques jours avant de les ajouter au compost.

Pour les paresseux ou ceux qui vivent en appartement, le service Compost Montréal offre de recueillir les déchets compostables chez vous pour un prix dérisoire. Le service vous aide à faire votre part en attendant le service municipal. http://www.compostmontreal.com/

Et pour les purs et durs qui voudraient tenter le compostage à l’intérieur, il existe une méthode inodore et très efficace, mais un peu complexe : le vermicompostage. On fait appel à des lombrics (verres de terre) pour décomposer les substances organiques en un humus très riche. L’avantage : pas besoin de se rendre à son bac de compost l’hiver!

Le site web http://www.pousse-menu.com/ propose une méthode assez détaillée si vous voulez vous attaquer à un nouveau défi.

Voici aussi une vidéo (en anglais) expliquant de façon simple comment mettre sur pied son propre bac à vermicompost en quelques étapes.

Crédit photo : Flickr/SuperFantastic


[1] http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=916,1607702&_dad=portal&_schema=PORTAL

[2] http://www.compostmontreal.com/compost_pourquoi1

[3] http://www.eco-quartier.ca/compostage.htm



Dessine-moi l’environnement

Mercredi, mars 24th, 2010

La semaine dernière, je suis tombée par hasard sur le blogue de l’artiste et écologiste canadienne Franke James : http://www.frankejames.com/. Ça été un coup de cœur. Je suis une abonnée des blogues environnementaux de tous genres, du plus sérieux au plus ludique, mais rien ne se compare au sien. L’essentiel, lorsqu’on écrit un blogue sur l’environnement c’est de trouver une façon d’être intéressant sans être moralisateur. Et ça peut être ardu. J’en sais quelque chose, je lis des blogues à longueur de journée et bien peu arrivent à me passionner. Je ne fais qu’imaginer à quel point ça peut être rébarbatif de se faire parler d’environnement pour quelqu’un qui est sensible à la cause mais sans plus. Spécialement à l’ère de l’information instantanée, de youtube et des messages textes.

Franke James est une artiste, une activiste et une communicatrice hors pair. Elle met son talent au service de la cause environnementale en publiant des essais visuels très réussis, très convaincants et agréables à lire. Mon favori : Fat Cat Canada’s Giant Litter Box. Un mélange ludique d’illustration, de BD et de conscience sociale qui vulgarise la situation des sables bitumineux tout en étant captivant pour les débutants comme pour les experts. Je pense qu’elle est là, la force de Franke James : elle arrive à rejoindre un public très large. Jetez-y un coup d’œil, ça vaut vraiment la peine.

Voici une vidéo où elle explique sa démarche :

Franke James fait le tour des écoles pour donner des conférences sur l’environnement, mais au lieu de faire un long monologue sur le sujet ou de moraliser, elle incite les étudiants à laisser aller leur propre créativité sur le sujet de l’environnement. Elle a donc créé le guide Six Tools To Make  Climate Change Art ce qui rend le processus d’apprentissage interactif et pousse les étudiants à la réflexion et à l’action, plutôt qu’à l’écoute passive.

Inspirant tout ça, n’est-ce pas?

Dans le même ordre d’idée, de nombreux blogues ont fait mention de la journée internationale de l’eau mardi dernier, le 22 mars 2010. J’ai trouvé deux vidéos créatives conçues pour faire avancer les choses et éveiller les consciences tout en divertissant. Et le tout, sans avoir des moyens de production énormes. En espérant vraiment que dans un futur rapproché, le fait de boire une bouteille d’eau soit aussi dépassé que de fumer au restaurant…

Sur la Prochaine Évolution Industrielle, un super dessin animé d’Annie Leonard, The Story of Bottled Water :

Déniché sur le blogue Écotrip de Math et Aude, une vidéo maison simple, efficace, sympathique de Derek aka Skwirl77  :

Vous connaissez des gens créatifs, engagés et inspirants? Vous êtes l’auteur d’une œuvre artistique engagée? Nous voulons vous entendre (ou vous voir, ou vous lire!).


Découvrez votre pastille verte

Mardi, mars 9th, 2010

Les marketers vous ont à l’œil. Eh oui. Ils analysent vos moindres achats, vos motivations, votre mode de vie… je ne vous apprends rien. Et c’est tant mieux : nous vivons à une époque où le consommateur a plus de pouvoir que jamais. En effet, en parallèle avec la révolution verte se trame la révolution du 2.0 où enfin, le consommateur force l’industrie à l’écouter et à s’adapter à ses besoins. Ceux qui n’écoutent pas sont condamnés à perdre la course.

Chaque fois que vous achetez un produit ou un service, vous donnez votre accord à l’existence même de ce produit. Vous avez de plus en plus d’alternatives, vous avez accès à un nombre illimité d’informations grâce à Internet, vous pouvez donner votre avis sur un produit sur des forums de discussion. Avoir le pouvoir de consommer, c’est avoir le pouvoir de changer les choses, même sans être un activiste. Et les consommateurs sont de plus en plus nombreux à exiger que les produits qu’ils consomment soient éthiques, selon différents critères (biologiques, biodégradables, équitables, etc.).

Le mouvement vert n’est plus « underground », il est devenu une tendance durable et les marketers l’ont bien compris. D’où la naissance d’une discipline beaucoup moins marginale qu’avant : le marketing vert. Je vous invite à découvrir où vous vous situez dans le spectre vert selon ces spécialistes.

Qui sont les consommateurs verts?

Voici des faits généraux dégagés par le guide Business and Sustainable Development[1] sur les consommateurs qui se disent verts (étude nord-américaine publiée cette année) :

-Ils ont des intentions sincères, et ont la motivation de se dévouer de plus en plus à un mode de vie responsable.

-Ils considèrent presque toujours qu’ils pourraient en faire plus pour l’environnement.

-Ils ne s’attendent pas des compagnies qu’elles soient parfaites, mais ils sont favorables aux entreprises qui instaurent des plans de développement durable et cherchent à trouver des moyens tangibles pour s’améliorer. (La transparence est de mise!)

Par contre :

-Ils ont tendance à surestimer les efforts qu’ils font, spécialement à surestimer la quantité de produits verts qu’ils utilisent.

-Ils ne sont pas prêts à faire des sacrifices majeurs pour l’environnement et ils ont tendance à être paresseux dans leurs changements.

-Ils ne sont pas très informés en matière d’environnement et ils ne font pas confiance à leurs connaissances pour juger des études scientifiques environnementales. Par contre, ils ont envie d’en savoir plus sur le sujet. Les compagnies devraient donc tenter de jouer un rôle éducatif.

La différence entre les Américains et les Canadiens

Semblerait-il que nos « vieux » soient plus conscientisés que ceux de nos voisins par rapport à la consommation responsable. Alors que chez les Américains, les enfants et les adolescents sont plus conscientisés que leurs parents et les influencent donc à mieux consommer, les Canadiens de tous âges semblent préoccupés par la consommation responsable.

Et au Québec?

Selon un sondage CROP publié dans Le Devoir en octobre dernier, au Québec, la population serait divisée en trois parties presque égales[2] :

-Les vert foncé, les purs et durs, ceux qui font des efforts conscients (33%) ;

-Les vert pâle, les mous, ceux qui choisissent l’option verte si elle est facilement accessible et pas plus dispendieuse (35%) ;

-Les bruns, les insensibles, ceux qui s’en foutent et qui ne changeront pas leurs habitudes (32%). Ils ont d’ailleurs tendance à adopter une attitude réfractaire par rapport au discours environnementaliste.

Les motivations

Une étude américaine publiée sur le blogue du Harvard Business Review[3] pousse la recherche plus loin et divise les consommateurs verts selon ce qui les motive à consommer de façon responsable. Selon cette étude, les verts foncés et les verts pâles seraient divisibles en quatre grandes familles. (traduction très libre) :

-Les anti-gaspillages : ils détestent le gaspillage, recyclent, compostent et cherchent toujours le meilleur moyen d’éviter le suremballage. Ils utilisent des sacs et des gourdes réutilisables. Ils ont tendance à surveiller leur consommation d’énergie, à installer des minuteries et à utiliser des ampoules éco-énergétiques.

-Les fanatiques santé : ils s’en font avec les résidus trouvés dans leur alimentation. Ils ont tendance à consommer des aliments biologiques, ils vérifient les composés toxiques des cosmétiques et des jouets, ils ne laissent jamais sortir leurs enfants sans écran solaire à protection totale, etc.

-Les amoureux des animaux : ils ont tendance à être végétariens ou végétaliens, ne portent pas de fourrure, boycottent la consommation du thon, appuient des organismes comme PETA. Ils recherchent les produits certifiés « sans cruauté » et « non-testés sur les animaux ».

-Les enthousiastes de la nature : ils ont un mode de vie actif, ils apprécient le camping, les randonnées en montagne… Ils font attention à la trace qu’ils laissent en forêt, donc, à ramasser les déchets, à utiliser des savons biodégradables et à transporter des contenants réutilisables. Ils recherchent les étiquettes « produit local » et ils ont tendance à acheter des vêtements d’extérieur éthiques, faits de matériaux recyclés.

Quelle est votre pastille verte?

Pour copier sans scrupule le concept d’une institution bien de chez nous, découvrez et partagez avec nous votre pastille verte… Êtes-vous un anti-gaspillage vert pâle? Ou un fanatique santé vert foncé? Un brun (gasp)? Un joyeux hybride?

Crédit photo : annnie/Flickr


[1] http://www.bsdglobal.com/markets/green_who.asp

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272512/sondage-crop-le-cote-ecolo-des-quebecois-se-confirme

[3] http://blogs.hbr.org/cs/2010/02/a_smart_way_to_segment_green_c.html


Les Vendredis Verts – Spécial gadgets verts

Vendredi, mars 5th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, j’ai été inspirée par les produits gagnants de la compétition annuelle Greener Gadgets Design annoncés vendredi dernier dans le cadre de la conférence Greener Gadgets[1] à New York. Je vous propose donc un spécial gadgets écolos. Pour commencer, je vous présente un aperçu des inventions qui ont retenu l’attention des juges, et ensuite, des trucs et conseils pour faire des choix plus respectueux de l’environnement lors de l’achat de gadgets électroniques.

The Greener Gadgets Conference

La conférence annuelle des gadgets verts est organisée par différents acteurs de l’industrie pour présenter les dernières innovations de développement durable dans l’élaboration de gadgets électroniques. On y discute d’efficacité énergétique, de design durable, et de cycle de vie du produit (de la fabrication au recyclage, en passant par l’emballage). On accorde aussi beaucoup d’importance aux énergies renouvelables, et à leur impact positif dans le développement des économies émergeantes. Cette conférence se termine par un concours de design, où des gadgets électroniques avant-gardistes sont jugés selon ces mêmes critères de développement durable. Vous pouvez consulter la liste des finalistes ici.

Cette édition 2010 a récompensé en troisième position l’IllumiCharger, un panneau solaire placé à l’intérieur de la maison, qui récupère la lumière ambiante, autrement perdue, en électricité. La deuxième place a été attribuée à l’Empower, une sorte de banc public berçant qui transforme le mouvement produit par les personnes assises en électricité. L’Empower permet ainsi de recharger ses gadgets électroniques, cellulaire ou ordinateur portable, dans les lieux publics, sans utiliser de prise murale.

Le premier prix est allé à l’AUG / Living Goods Program, une application à télécharger sur son téléphone cellulaire qui aide à fournir des informations sur un aliment (y compris les fruits et légumes), grâce à son code-barres. L’application informe le consommateur sur la provenance, sur le nombre de kilomètres parcourus, et sur la saisonnalité d’un aliment. Il suffit de prendre une photo du code-barres et de soumettre cette information à l’AUG / Living Goods Program via message texte ou grâce à l’application, si l’usager possède un téléphone intelligent. Cette innovation toute simple permet au consommateur de faire des choix plus éclairés, en attendant l’arrivée des étiquettes détaillées.

Des facteurs écologiques à surveiller lors de l’achat de gadgets électroniques

Comme le dit si bien Jaymi Heimbuch sur le blogue planetgreen.com[2], le gadget électronique le plus vert est celui que nous possédons déjà. Une des raisons pour lesquelles les juges ont choisi le programme de Living Goods est qu’il s’adapte à un gadget qui fait déjà partie de nos vies, le téléphone cellulaire. En effet l’AUG est la seule innovation présentée au concours qui n’a pas d’existence matérielle, mais nous aide quand même à vivre de façon plus responsable. Madame Heimbuch nous suggère trois caractéristiques à considérer avant de faire l’acquisition d’un nouveau gadget :

1- Il est fabriqué sans produits toxiques et avec des principes de développement durable.

Plusieurs compagnies décident consciemment d’omettre certains matériaux toxiques dans la construction de leurs produits. Renseignez-vous sur les composantes de votre gadget. Évaluez l’impact que celles-ci pourraient avoir sur votre santé et sur l’environnement quand le produit sera désuet. Greenpeace a fait paraître en juin 2009 un guide qui évalue les compagnies de produits électroniques selon plusieurs critères de toxicité et de développement durable. Nokia, Samsung et Sony Ericsson font partie des compagnies les mieux cotées. HP, Lenovo et Dell sont les moins bien classées.

2- On doit s’assurer d’utiliser son gadget de façon intelligente, et si possible, de considérer les énergies alternatives pour recharger sa batterie.

Autrement dit, ne pas laisser son appareil allumé quand on ne l’utilise pas, et considérer l’achat d’un chargeur à énergie propre, comme un chargeur solaire. Vous pouvez favoriser des produits éco-énergétiques, dont la durée de la batterie est assez longue, et qui consomment moins d’énergie.

3- C’est un produit fait de matériaux recyclés ou c’est un produit reconditionné.

Pensez à considérer l’achat d’un produit reconditionné. C’est souvent une option plus économique et ça donne une seconde vie à un produit. Il est aussi possible de se procurer des gadgets électroniques fabriqués avec une portion de matériaux recyclés.

Finalement

Il est très important de vous assurer de disposer de votre gadget électronique de façon sécuritaire lorsqu’il rend l’âme pour de bon. Et incroyablement, c’est souvent l’étape la plus complexe du processus. Les magasins Bureau en Gros ont mis sur pied un système de récupération des déchets électroniques, soit les piles, les ordinateurs, imprimantes, téléphones cellulaires, cartouches d’encre et autres. Il suffit de les apporter en magasin.

Si vous ne pouvez vous déplacer, le service 1-800-got-junk se déplace pour collecter n’importe quel déchet. Le site web assure qu’ils font le recyclage de la plupart des éléments ramassés, mais ça reste à vérifier.

Connaissez-vous d’autres moyens pour vous débarrasser de façon sécuritaire de déchets électroniques ou toxiques?

Crédit photo : BotheredByBees/Flickr

http://www.flickr.com/photos/botheredbybees/


[1] http://www.greenergadgets.com/

[2] http://planetgreen.discovery.com/tech-transport/green-gadgets-common-traits.html


Les Vendredis Verts – Des tendances vertes à observer au sein des industries

Vendredi, février 26th, 2010

Bon vendredi! Malgré le climat de scepticisme qui règne ces jours-ci dans le dossier environnemental, n’oublions pas que la première décennie des années 2000 aura été celle du tournant vert et de l’éco-responsabilisation. Sur une note positive, je vous invite à considérer certaines tendances à surveiller dans le domaine du développement durable au sein des industries. Voici ce qu’on risque d’observer de façon marquée dans les années 2010…

1-Plus de transparence

Plusieurs palmarès de classement des entreprises selon le respect des critères de développement durable ont vu le jour, forçant les compagnies à réviser leurs modes de fonctionnement. Les technologies numériques et le web 2.0 (les médias sociaux comme les forums de discussion, Twitter et Facebook) donnent plus de pouvoir au consommateur, qui peut à la fois obtenir plus d’informations au sujet des pratiques d’une entreprise et ensuite faire pression sur ces entreprises pour qu’elles changent leurs façons de faire. Au lieu d’un monologue de l’entreprise vers le consommateur, on fait place à une conversation entre les deux entités.

À consulter, le guide Global 100, organisé par la revue canadienne Corporate Knights, qui publie une liste annuelle des 100 entreprises mondiales les mieux gérées en matière de développement durable. Cette année : General Electric ressort grande gagnante au classement mondial. Les neuf compagnies canadiennes ayant fait le classement comprennent, entre autres,  la Financière Sun Life, la Banque Royale du Canada, Transcanada Corp et Telus. Consulter le classement ici.

2-Une plus grande attention portée aux émissions de GES

Dans la même veine, une plus grande sensibilisation du public et des compagnies aux émissions de GES, force les industries à faire des recherches scientifiques pour calculer efficacement et de façon précise la quantité réelle de ces émissions. Des compagnies comme Hewlett Packard, Ikea, Intel et Wal-Mart instaurent des partenariats avec des firmes scientifiques pour trouver des façons efficaces de calculer et de réduire leurs émissions. On devrait, dans la même veine, voir plus de programmes de compensation d’émissions voir le jour, avec le développement des marchés du carbone.

3-La mode est à l’économie d’énergie

Les énergies traditionnelles sont à la fois très couteuses et polluantes. De nouveaux logiciels intelligents permettent aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie. Le système Engenuity, par exemple, permet à McDonald’s de sauver près de 13,6% de facture d’électricité en éclairage, chauffage, cuisson et refroidissement des aliments en éteignant automatiquement les fonctions inutilisées[1]. Les énergies alternatives, solaire et éolienne en tête, risquent de gagner du terrain.

4-Des emballages qui en disent long

Si on se fie à la tendance au Japon, au Royaume-Uni et en  France, les emballages pourraient nous indiquer, d’ici peu de temps, l’empreinte écologique du produit que l’on s’apprête à acheter[2]. Une fiche d’informations, semblable aux informations nutritionnelles, nous indiquerait la provenance du produit, ainsi que son empreinte carbone, autrement dit, la quantité de GES que la production de l’item qu’on désire acheter a généré, avant d’atterrir dans notre panier. Ce calcul prend en compte tous les détails, de la production de l’item, à son entreposage et à son transport.  De quoi clore le débat sur l’empreinte écologique des produits locaux vs importés?

Petite réserve : ça risque d’être long avant que ça arrive chez nous, les OGM n’étant même pas encore identifiés malgré les pressions…

5-Des moyens de transport de marchandises plus verts

Le transport des marchandises produit une quantité très importante de gaz à effet de serre. Certaines compagnies font leur part en s’équipant de véhicules hybrides. Prenons par exemple la compagnie UPS qui possède globalement plus de 1800 véhicules carburant aux énergies alternatives.

La tendance semble se rendre jusqu’à nous. En avril dernier, la SAQ s’est portée acquéreuse d’un tout premier modèle de camion de livraison hybride : un Kenworth T370 entièrement fabriqué au Québec. Ce nouveau camion se destine uniquement à un usage urbain sur le territoire Montréalais et permettra d’effectuer des économies en carburant de l’ordre de 25 à 30 %.

Bref

Est-ce que ces trouvailles vous donnent espoir? Quels sont, d’après vous, les changements qui seront vraiment marquants? Quelles industries seront les plus touchées? Qu’aimeriez-vous voir changer prioritairement?

N’hésitez pas à profiter de votre pouvoir en tant que consommateur, pour vous exprimer sur la cause environnementale qui vous tient à cœur. Vous avez le droit de demander aux entreprises de changer leurs façons de fonctionner. Encourageons-les un peu!

Sources :

http://www.greenbiz.com/blog/2010/01/14/10-climate-trends-will-shape-business-2010?page=0%2C1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20Greenbuzz%20%28GreenBiz%20Feed%29

http://www.triplepundit.com/2010/02/fou-green-trends-in-business-state-of-green-business-2010/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_du_carbone

http://www.flickr.com/photos/jamiecat/3797956698/ : crédit photo


[1] http://www.engenuity.com/

[2] http://pakbec.blogspot.com/2008/08/japon-lempreinte-carbone-affiche-sur.html



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