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Percevoir le méchant CO2 comme un allié plutôt que comme un ennemi à combattre
Des compagnies inspirantes en matière de développement durable
Vendredis Verts – Le développement durable au travail
Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte
Universités vertes d’ici et d’ailleurs


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Archive for the ‘Tendances durables’ Category

Les Vendredis Verts – Des tendances vertes à observer au sein des industries

Vendredi, février 26th, 2010

Bon vendredi! Malgré le climat de scepticisme qui règne ces jours-ci dans le dossier environnemental, n’oublions pas que la première décennie des années 2000 aura été celle du tournant vert et de l’éco-responsabilisation. Sur une note positive, je vous invite à considérer certaines tendances à surveiller dans le domaine du développement durable au sein des industries. Voici ce qu’on risque d’observer de façon marquée dans les années 2010…

1-Plus de transparence

Plusieurs palmarès de classement des entreprises selon le respect des critères de développement durable ont vu le jour, forçant les compagnies à réviser leurs modes de fonctionnement. Les technologies numériques et le web 2.0 (les médias sociaux comme les forums de discussion, Twitter et Facebook) donnent plus de pouvoir au consommateur, qui peut à la fois obtenir plus d’informations au sujet des pratiques d’une entreprise et ensuite faire pression sur ces entreprises pour qu’elles changent leurs façons de faire. Au lieu d’un monologue de l’entreprise vers le consommateur, on fait place à une conversation entre les deux entités.

À consulter, le guide Global 100, organisé par la revue canadienne Corporate Knights, qui publie une liste annuelle des 100 entreprises mondiales les mieux gérées en matière de développement durable. Cette année : General Electric ressort grande gagnante au classement mondial. Les neuf compagnies canadiennes ayant fait le classement comprennent, entre autres,  la Financière Sun Life, la Banque Royale du Canada, Transcanada Corp et Telus. Consulter le classement ici.

2-Une plus grande attention portée aux émissions de GES

Dans la même veine, une plus grande sensibilisation du public et des compagnies aux émissions de GES, force les industries à faire des recherches scientifiques pour calculer efficacement et de façon précise la quantité réelle de ces émissions. Des compagnies comme Hewlett Packard, Ikea, Intel et Wal-Mart instaurent des partenariats avec des firmes scientifiques pour trouver des façons efficaces de calculer et de réduire leurs émissions. On devrait, dans la même veine, voir plus de programmes de compensation d’émissions voir le jour, avec le développement des marchés du carbone.

3-La mode est à l’économie d’énergie

Les énergies traditionnelles sont à la fois très couteuses et polluantes. De nouveaux logiciels intelligents permettent aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie. Le système Engenuity, par exemple, permet à McDonald’s de sauver près de 13,6% de facture d’électricité en éclairage, chauffage, cuisson et refroidissement des aliments en éteignant automatiquement les fonctions inutilisées[1]. Les énergies alternatives, solaire et éolienne en tête, risquent de gagner du terrain.

4-Des emballages qui en disent long

Si on se fie à la tendance au Japon, au Royaume-Uni et en  France, les emballages pourraient nous indiquer, d’ici peu de temps, l’empreinte écologique du produit que l’on s’apprête à acheter[2]. Une fiche d’informations, semblable aux informations nutritionnelles, nous indiquerait la provenance du produit, ainsi que son empreinte carbone, autrement dit, la quantité de GES que la production de l’item qu’on désire acheter a généré, avant d’atterrir dans notre panier. Ce calcul prend en compte tous les détails, de la production de l’item, à son entreposage et à son transport.  De quoi clore le débat sur l’empreinte écologique des produits locaux vs importés?

Petite réserve : ça risque d’être long avant que ça arrive chez nous, les OGM n’étant même pas encore identifiés malgré les pressions…

5-Des moyens de transport de marchandises plus verts

Le transport des marchandises produit une quantité très importante de gaz à effet de serre. Certaines compagnies font leur part en s’équipant de véhicules hybrides. Prenons par exemple la compagnie UPS qui possède globalement plus de 1800 véhicules carburant aux énergies alternatives.

La tendance semble se rendre jusqu’à nous. En avril dernier, la SAQ s’est portée acquéreuse d’un tout premier modèle de camion de livraison hybride : un Kenworth T370 entièrement fabriqué au Québec. Ce nouveau camion se destine uniquement à un usage urbain sur le territoire Montréalais et permettra d’effectuer des économies en carburant de l’ordre de 25 à 30 %.

Bref

Est-ce que ces trouvailles vous donnent espoir? Quels sont, d’après vous, les changements qui seront vraiment marquants? Quelles industries seront les plus touchées? Qu’aimeriez-vous voir changer prioritairement?

N’hésitez pas à profiter de votre pouvoir en tant que consommateur, pour vous exprimer sur la cause environnementale qui vous tient à cœur. Vous avez le droit de demander aux entreprises de changer leurs façons de fonctionner. Encourageons-les un peu!

Sources :

http://www.greenbiz.com/blog/2010/01/14/10-climate-trends-will-shape-business-2010?page=0%2C1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20Greenbuzz%20%28GreenBiz%20Feed%29

http://www.triplepundit.com/2010/02/fou-green-trends-in-business-state-of-green-business-2010/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_du_carbone

http://www.flickr.com/photos/jamiecat/3797956698/ : crédit photo


[1] http://www.engenuity.com/

[2] http://pakbec.blogspot.com/2008/08/japon-lempreinte-carbone-affiche-sur.html


Vendredis Verts – Notre grain de sel sur Vancouver

Vendredi, février 19th, 2010

C’est vendredi! Prenons une pause des conseils verts pour regarder les Jeux olympiques cette fin de semaine. Comme si on n’entendait pas assez parler des Olympiques ces temps-ci, me voici avec mon grain de sel. Que voulez-vous, je trouve triste que malgré les efforts pour faire des Jeux olympiques de Vancouver les Jeux les plus verts de l’histoire, ce qui passera à l’histoire seront leurs ratées. On parle déjà beaucoup plus de la température trop clémente, des accidents malheureux, d’un pavillon canadien situé dans un stationnement et de la sous représentation de la langue française, que du fait que Vancouver est la ville la plus verte du pays, à l’image de ses Jeux[1].

Pour remettre un peu de positif dans le débat, voici nos médailles écolos pour la superbe ville de Vancouver et ses jeux imparfaits, certes, mais avant-gardistes.

Coups de cœur olympiques

OR – Des constructions vertes :

D’abord, on a construit un parc immobilier entièrement certifié LEED. Il est fourni en énergies propres : solaire, hydroélectrique, géothermique. Un de ses bâtiments, le Net Zero est même carboneutre! Ensuite, l’anneau olympique de Richmond possède des caractéristiques vertes intéressantes[2] : sa structure est faite de bois endommagé par des parasites (autrement invendable) et il est équipé d’un système de récupération de l’eau de pluie.

ARGENT – Les médailles :

Corrine Hunt et Omar Arbel ont conçu des médailles aux designs modernes en matériaux recyclés. L’or, l’argent et le bronze ont été fournis par l’entreprise minière responsable Teck Ressources Ltd[3] qui a récupéré un pourcentage des métaux dans de vieux ordinateurs. Les métaux ont ensuite étés fondus pour en faire des pièces uniques.

BRONZE – Des moyens concrets pour encourager les gens à faire leur part :

Le site web officiel des jeux est très [U1] instructif, avec une bonne section sur le développement durable[4]. On y trouve une foule de conseils pour emboiter le pas aux mesures mises en place. Le transport en commun est un incontournable pour assister aux Jeux : il n’y a aucun stationnement accessible aux simples visiteurs et le transport en commun est inclus dans le prix du billet des compétitions. De plus, 20 autobus fonctionnant à piles à hydrogène ont été inclus au circuit.

MENTION SPÉCIALE – Une piste de danse durable[5] :

En revenant des compétitions, les visiteurs des Jeux peuvent se divertir au Club Energy, un club alimenté en électricité par les mouvements des danseurs sur la piste de danse.

BILAN - Comparaison à Turin :

Mine de rien, les mesures mises en place pour les Jeux olympiques de Vancouver donnent des résultats. Le village olympique émet 90 % moins de gaz à effet de serre que celui des Jeux de Turin. Le Comité organisateur des Jeux (COVAN) prévoit que les deux semaines de compétition généreront 268 000 tonnes de GES dont 118 000 seront compensées grâce à l’achat de crédits de carbone[6]. Lors des précédents Jeux d’hiver, tenus à Turin, 68 000 tonnes de GES avaient été compensées par l’achat de crédits.

Coups de cœur ville de Vancouver

OR – Ambition de devenir la ville la plus verte au monde d’ici 2020 :

Je vous l’accorde, en matière d’environnement, les gestes parlent plus que les intentions. Il n’empêche que Vancouver, berceau de Greenpeace, a instauré un bon plan de développement durable[7] pour atteindre son objectif. À l’agenda : des objectifs stricts en matière de réduction de GES, plus de pistes cyclables et d’espaces verts et un système favorisant l’accès aux productions agricoles locales.

ARGENT – Un maire résolument moderne :

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est un ancien homme d’affaires dévoué au développement durable. Avant-gardiste, il s’est lancé dans l’agriculture biologique en 1990. Il a fait le saut en politique en 2005. On dit qu’il se rend au travail à vélo[8].

BRONZE – Une ville construite pour l’humain :

Vancouver est la seule ville d’importance au Canada qui ne comporte pas d’autoroute au centre-ville. Le plan d’urbanisme a été conçu pour conférer à la ville une dimension humaine.

BILAN – Vancouver se classe première parmi les villes canadiennes en matière de développement durable :

Le magazine canadien des entreprises responsable Corporate Knights classe Vancouver grande championne des villes canadiennes selon les six critères du développement durable établis[9].

Espérons que les éléments malheureux des jeux ne remportent pas tous les honneurs. Et bravo à Vancouver pour sa gestion avant-gardiste. Bons Jeux!

crédit photo : Bristol family http://www.flickr.com/photos/reedb/


[1] http://www.cyberpresse.ca/sports/vancouver-2010/201002/17/01-950427-des-ecueils-olympiques.php

[2] http://planetark.org/wen/56734

[3] http://www.teck.com/Generic.aspx?PAGE=Media+Pages%2fMedia+Detail&releaseNumber=ext09-01-VO&portalName=tc

[4] http://www.vancouver2010.com/fr/plus-information-2010/durabilit%C3%A9/

[5] http://www.powersmartvillage.com/club-energy.html

[6] http://www.journalmetro.com/mavie/article/441690–les-jeux-de-vancouver-recoltent-le-bronze-selon-la-fondation-david-suzuki

[7] http://ow.ly/17UFC

[8] http://ow.ly/17UFC

[9] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada.html




Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation?

Mercredi, février 17th, 2010

Un billet d’humeur de François Cardinal paru récemment sur La mère blogue[1] m’a fait réfléchir. M. Cardinal gagne sa vie comme chroniqueur en environnement et il applique son savoir à toutes les sphères de sa vie, spécialement à l’éducation de ses enfants. Pourtant, il avoue ne pas être un fan des livres pour enfants à saveur environnementale. Il trouve que leur discours a quelque chose de religieux, de moralisateur. Comme si on tentait d’endoctriner nos enfants plutôt que de les aider à développer un esprit critique par rapport à la question environnementale. Il semble même penser que le discours alarmiste que nous leur tenons sur la dégradation de notre planète les lassera au point où ils voudront le rejeter du revers de la main plus tard.

Même si je trouve le point de vue de François Cardinal intéressant, je ne suis pas certaine de le partager. Je ne suis pas encore une mère, mais je pense que même si je trouve que le discours des environnementalistes sonne parfois moralisateur, nous  sommes rendus à un point où nous devons agir. Les nouvelles générations devront malheureusement trouver des moyens pour régler les problèmes que nous leurs léguons et nous devons les conscientiser le plus tôt possible. La façon la plus efficace d’éduquer nos enfants reste de donner le bon exemple (je pense à ma mère qui m’a inculqué les valeurs de respect de la planète par ses comportements), mais nous sommes dans une situation critique et nous devons changer les choses rapidement. Pouvons-nous vraiment comparer un discours religieux et contrôlant à un discours de sensibilisation à l’environnement, alors que notre survie collective en dépend?

Il n’en demeure pas moins que tous ceux qui ont l’écologie à cœur se sont sentis moralisateurs à un moment ou a un autre. Moi-même, je jette un regard culpabilisant à mon colocataire quand il revient du dépanneur avec UNE pinte de lait dans un sac de plastique. Ça m’exaspère de voir ses boites de conserve dans la poubelle, simplement parce que ça demande un effort de les rincer avant de les mettre au bac ou de constater qu’il a encore acheté du papier de toilette trois épaisseurs non fait de papier recyclé pour plus de confort. Sans être vraiment problématique, la situation peut parfois être délicate. Et nous sommes simplement colocataires, pas un couple.

Un article paru dans le New York Times il y a un mois[2] rapportait que les psychologues ont noté de façon généralisée une hausse des conflits de couples par rapport à la question environnementale. Ces conflits surgissent surtout lorsqu’un des membres du couple décide d’imposer des changements de consommation au sein de la maison alors que les autres membres de la famille n’y sont pas prêts. La personne qui change a souvent tendance à culpabiliser  les personnes qui sont réfractaires.

Alors que cette situation peut être invivable pour certains couples et faire sourire ceux qui ont la chance d’être au diapason face à la question de l’environnement, je ne peux que me réjouir. Je pense que quand un problème devient si répandu que les médias de masse et les psychologues en parlent de façon généralisée, nous pouvons considérer que la préoccupation par rapport à l’environnement n’est plus une tendance passagère, mais bien une tendance lourde. Nous n’en sommes pas tous au même point et nous adoptons de nouvelles pratiques de consommation chacun à notre rythme. Les changements durables ne s’effectuent pas rapidement et sans heurts. Et ce qui pouvait sembler marginal autrefois semble maintenant pratique courante, comme le recyclage, par exemple.

Alors, quelle est la solution? Comment communiquer le message et tenter d’arriver à un compromis? J’essaie de passer mes commentaires à mon coloc en douce, en souriant. Rien de pire qu’une moralisatrice pour donner envie de faire le contraire, c’est vrai. Des fois, je rince les pots sales qu’il a mis au bac sans rien dire. Et depuis les deux années vécues ensemble, je vois un changement graduel s’opérer. Patience et tolérance. J’aimerais quand même que les lois soient plus sévères. Je rêve d’un monde où le seul papier de toilette disponible serait fait de papier recyclé! Peut-être suis-je un peu radicale?

Qu’en pensez-vous? Comment conscientiser les autres sans les attaquer? Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation? D’après vous, quelles sont les sources de conflits les plus courantes par rapport à l’environnement?

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/a2gemma/


[1] http://bloguesmu.cyberpresse.ca/mere/2010/02/05/un-pere-blogue-environnement/

[2] http://www.nytimes.com/2010/01/18/science/earth/18family.html


Clé USB : cadeau écolo?

Lundi, février 15th, 2010

usb

Au Québec et ailleurs, de plus en plus d’organisateurs de colloques, de congrès et de conférences de presse offrent des clés USB pour remplacer le traditionnel cahier de participants. Présenté comme une mesure écoresponsable permettant l’économie de papier, ce choix a pourtant son lot d’impacts négatifs sur l’environnement.

Les organisateurs d’événements écoresponsables sont souvent à court d’idées lorsque vient le temps de trouver un cadeau écolo pour leurs participants. Plusieurs d’entre eux ont perçu l’offre de clé USB comme la solution parfaite : un cadeau vert qui leur permet d’atteindre un de leur principal objectif écoresponsable, soit la réduction du papier. Même les Grenelle de l’environnement 2007, l’événement numéro 1 en France dans le domaine de l’environnement, a opté pour cette solution.

Au rythme actuel, le don de clés USB deviendra sans doute aussi populaire que l’offre de sacs réutilisables d’ici un an ou deux. Cela signifie-t-il que je me retrouverai bientôt avec une dizaine de clés USB dans le fond d’un tiroir? Probablement. Vais-je m’en servir? Sans doute pas, puisque, comme la majorité de journalistes et des participants de congrès, j’en possède déjà une ou deux qui est de meilleure qualité.

Qu’adviendra-t-il alors? Poubelle. En fait, seulement 6 % des déchets électroniques sont recyclés au Québec.[1] Impact? Comme l’explique Fabrice Fliop, co-auteur de l’ouvrage Écologie des infrastructures numériques, « l’impact environnemental des TIC (technologies de l’information et de la communication) reste largement ignoré.»[2]

Pourtant, cet impact n’est pas négligeable. Selon le Gartner Group, les technologies de l’information génèrent autant de gaz à effet de serre que l’ensemble de la flotte aérienne mondiale.[3] En 2003, on a estimé que la quantité de déchets électroniques générés au Canada chaque année est équivalente au poids de 28 000 éléphants. En plus de gaspiller un lot de métaux précieux, dont 1500 tonnes de cuivres, ces déchets contiennent des substances dangereuses pour la santé humaine et l’environnement, dont 4 750 tonnes de plomb qui peut occasionner des problèmes neurologiques.[4]

Pourquoi ne pas mettre les documents voulus sur le site Internet de l’événement? Ou encore les faire parvenir par courriel aux participants? Voilà des solutions tout aussi efficaces qui permettent d’économiser de l’argent, de réduire l’impact sur l’environnement et la société… bref, des solutions durables!

Crédit photo : Sergis Blog

http://www.flickr.com/photos/srgblog/


[1] Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs : http://www.mddep.gouv.qc.ca/jeunesse/sais_tu_que/2008/07-dechets-electroniques.htm

[2] JND Solutions : http://www.journaldunet.com/solutions/acteurs/analyses/08/0212-deee.shtml

[3] Recyc-Québec: http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/Upload/Publications/Fiche-tic.pdf

[4] Environnement Canada: http://www.ec.gc.ca/EnviroZine/french/issues/33/feature1_f.cfm



Montréal, ville verte?

Mercredi, février 10th, 2010

Le magazine canadien Corporate Knights publiait ce mois-ci son palmarès des villes canadiennes les plus avancées en matière de développement durable au Canada.[1] Montréal s’y classe quinzième (!) derrière Toronto, Edmonton, Calgary, Ottawa, Winnipeg, Québec et plusieurs autres. Vancouver est pour sa part, la grande gagnante du palmarès.

Corporate Knights a mesuré les villes selon cinq paramètres :

-l’intégrité écologique : la protection des écosystèmes

-la sécurité économique : l’économie locale est favorisée

-les infrastructures : la ville est conçue pour l’humain

-la gouvernance participative (traduction libre de gouvernance and empowerment) : la ville est administrée pour le bien collectif et avec transparence

-la qualité de vie : l’esprit de communauté est bien développé

La méthodologie de Corporate Knights est simple : elle a jugé les villes selon plusieurs critères répartis sous les cinq catégories. Elle ensuite envoyé un sondage aux administrateurs municipaux sur les programmes mis en place en 2009, pour s’assurer de bien juger les villes sur l’année en cours.

Montréal a surtout perdu des points pour la sécurité économique et  l’intégrité écologique (mais elle score sous la moyenne dans toutes les catégories, sauf dans celle de la qualité de vie). Il est un peu étonnant de voir qu’elle se classe mieux dans la catégorie de la gouvernance que dans les deux autres. Peut-être que le scandale de la construction n’avait pas encore éclaté lors de l’évaluation du magazine.

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’informations sur ce que les autres villes font, concrètement, mieux que Montréal. Corporate Knights avait fait paraitre un dossier complet l’an passé, il sera peut-être publié ultérieurement pour le classement 2010. Nous vous tiendrons au courant. Il semble toutefois que notre ville aime s’entourer d’une aura avant-gardiste en matière de développement durable mais ne semble pas livrer la marchandise.

Les politiques de développement durable de la Ville de Montréal

Pourtant, le maire Tremblay dévoilait en grande pompe la deuxième phase (2007 à 2009) de son premier plan de développement durable, en mars 2007. Les 36 actions visant à faire de Montréal une ville durable couvraient  quatre secteurs, soit l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’amélioration des milieux de vie résidentiels, la gestion durable des ressources et l’adoption de bonnes pratiques de développement durable.

En fait, la volonté de se doter d’un premier plan stratégique en matière de développement durable est issue du Sommet de Montréal tenu en juin 2002. La Ville, en partenariat avec divers acteurs municipaux,  a adopté le premier plan de développement durable qui s’est échelonné sur cinq ans depuis avril 2005. Ce premier plan s’est divisé en deux phases : 2005-2007 et 2007-2009. Confus? C’est normal, les documents officiels de la Ville de Montréal  le sont tout autant. Allez jeter un coup d’œil au Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise Phase 2007-2009 : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/PSDD_2007-2009F.pdf

J’ai réussi à trouver un tableau récapitulatif des quatre secteurs découpés en actions concrètes, dont des actions vedettes, celles sur lesquelles la Ville désirait insister le plus : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/Plan_2007-2009_En_bref.pdf

Il est malheureusement très difficile de trouver de l’information sur les résultats de ce plan d’action, qui contient plusieurs bonnes idées, mais qui ne présente pas de méthode pour quantifier de façon concrète les améliorations apportées.

Le bilan du premier plan de développement durable selon les dirigeants municipaux

Interviewé par Claude Lafleur pour Le Devoir[2] en novembre, Alan de Souza, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent et responsable du développement durable et du développement économique à la Ville de Montréal, affirme que le bilan de ces cinq dernières années est positif même si du chemin reste à faire. Il cite en exemple les services d’incendie, de police et de transport en commun qui se sont dotés d’un plan de développement durable. Il est également fier du programme de certification verte qui s’applique à tous les nouveaux édifices bâtis à Montréal.

Le deuxième plan de développement durable de la Ville de Montréal entre en vigueur en 2010. En fait, ce plan se veut une continuité du premier, mais il intégrera des enjeux économiques et sociaux. La Ville n’a pas encore diffusé de communiqué détaillant le projet. À suivre…

Dommage

Plus de paroles que d’action, à l’Hôtel de Ville? Les dirigeants pourraient puiser un peu d’inspiration de villes carboneutres comme Seattle, qui reçoit beaucoup de presse favorable ces temps-ci[3]. Des exemples de son avant-gardisme : les transports en commun y sont gratuits au centre-ville et toute sa flotte d’autobus est hybride.

Par ailleurs, un projet de société se construit à plusieurs et le succès de Seattle est attribuable à la fois aux initiatives de ses citoyens et à sa gestion intelligente. Et si une partie de la responsabilité de faire de Montréal une leader en matière de développement durable nous revenait à tous?


[1] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada/526-2010-sustainable-cities-ranking.html

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272021/montreal-le-developpement-durable-est-l-affaire-de-tous

[3] http://www.cyberpresse.ca/environnement/201002/05/01-946996-seattle-le-secret-dune-ville-verte.php



La vaisselle compostable : 100% écolo ?

Lundi, février 8th, 2010

vaisselle victorienne

De plus en plus populaire au Québec, la vaisselle compostable est largement perçue comme un produit écolo novateur. Pourtant, en y regardant de plus près, cette solution n’offre par réellement de gains pour l’environnement et la société… même si on la compare au gros méchant styromousse!

Ils sont nombreux à avoir pris le virage vert en mettant en vedette leur vaisselle compostable : cégeps, universités, grandes entreprises, traiteurs… Il est vrai que ce produit a de quoi faire sourire. Consommer un repas dans un plat en mais avec des ustensiles en patate, c’est le top de l’écolo, 100% nature, non?

En fait, cette hypothèse se heurte à plusieurs obstacles. Et le premier est de taille : seulement quelques municipalités québécoises offrent la collecte des matières compostables. Inutile de mettre cette vaisselle dans un composteur domestique : elle ne se dégradera que si les quantités sont faibles ou si vous la broyez préalablement, ce qui n’est pas très pratique dans un contexte institutionnel ou événementiel! Résultat? La vaisselle compostable se retrouve bien souvent au dépotoire. Et nous n’avons même pas la certitude qu’elle se dégradera rapidement sans l’aide d’oxygène (ce qui est le cas d’un dépotoire, contrairement à un composteur).

Deuxième problématique majeure : dans un contexte de crise alimentaire mondiale, utiliser de la nourriture pour fabriquer le contenant et non le contenu d’un repas, ça soulève un petit problème éthique. En fait, on se retrouve dans le même débat que le remplacement du pétrole par l’éthanol : impact écologique mitigé[1], possible aggravation de la crise alimentaire,[2] problèmes économiques à résoudre,[3] etc. Et détrompez-vous, les matières premières utilisées ne proviennent pas du Canada, mais de pays comme l’Italie.

Même si vous avez résolu le problème d’accès à un composteur industriel, reste le troisième problème : la sensibilisation des usagers. Car l’idée de la vaisselle compostable a beau être séduisante, elle est très mal communiquée. Vous en avez déjà probablement eu en main sans vous en apercevoir. Elle peut ressemble à du carton ou à du plastique à s’y méprendre. En fait, elle porte souvent le no de plastique numéro 7, qui est normalement associé aux matières recyclables, avec la mention « PLA » en dessous… pas très évident pour le commun des mortels… même les plus écolos ont sans doute contaminé leur bac de recyclage en croyant bien faire.

Donc, à part l’image écolo, quel est l’avantage de cette vaisselle par rapport au gros méchant styromousse? Car, détrompez-vous, le styromousse a moins d’impact qu’on le croit : fabriqué à 98% d’air[4], il nécessite peu de ressources naturelles (par contre, c’est un dérivé de pétrole) et ne dégage pas de gaz à effet de serre lorsque enfoui. Considérant son coût très faible, sa légèreté et ses excellentes propriétés isolantes, a-t-on raison de lui donner si mauvaise presse?

Attention, n’allez pas croire que je suis pro-styromousse pour autant! Il est vrai que nous devons trouver une (des) solutions pour éviter la vaisselle jetable, qui est une source de déchets inacceptable dans le contexte actuel. Mais, malgré toutes nos bonnes intentions, nos solutions alternatives ont parfois des impacts équivalents…

_____

Vous souhaitez tout de même aller de l’avant avec la vaisselle compostable? Il est alors préférable d’opter pour la vaisselle en carton non cirée, qui est à la fois compostable et moins coûteuse, ou la vaisselle fabriquée à partir de bagasse, un résidu provenant de la fabrication du sucre.[5] Peu importe le modèle choisi : il est important de s’assurer que la mention « compostable » figure bien sur vos contenants (pas seulement biodégradable), et que les utilisateurs seront bien informés qu’ils doivent les jeter dans le bac de compost. Pas de bacs de compost? Oubliez cette option!

Dernièrement, on parle même de vaisselle mangeable dans les médias[6]. Serait-ce la solution ultime? Une tendance à surveiller…

Pour plus de détails, vous pouvez consultez :

○   Biodegradable Packaging Life-Cycle Assessment, publié le 29 November 2004 à Wiley InterScience (www.interscience.wiley.com)

○   Regard sur les déchets : http://www.bve.be.ch/site/fr/bve_gsa_abf_split_043.pdf

○   La vaisselle réutilisable ou compostable, Éco-consommation : http://www.ecoconso.be/article398.html

Crédit photo : Collections of the Mitchell Library, State Library of New South Wales www.sl.nsw.gov.au


[1] Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO): ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/011/i0100f/i0100f05.pdf

[2] http://www.pcfbassin.fr/Fichiers%20PDF/Environnement/biocarburants%20responsables%20crise%20alimentaire.pdf

[3] Kim Cornelissen, 29 mai 2008 : http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=17

[4] http://www.isoletanch.com/Fiche%20techenique/POLYSTYRENE.pdf

[5] Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagasse

[6] http://www.ledevoir.com/societe/consommation/279445/une-autre-facon-de-manger


Vertes et farfelues?

Mercredi, février 3rd, 2010

Des idées moins bêtes qu’on pourrait penser pour aider la planète


L'Ecopod, un cerceuil au design élégant, est fait de papier recyclé
L’Ecopod, un cercueil au design élégant, est fait de papier recyclé

Tous les visionnaires ont été considérés comme fous par leurs contemporains. Pensez à Copernic et à Galilée qui furent vivement critiqués pour avoir affirmé que la Terre n’était pas au centre de l’univers, ou à Vincent Van Gogh, trop en avance sur son temps pour qu’on comprenne son art. Le monde du développement durable ne fait pas exception. Les progrès effectués en matière de protection de l’environnement sont étonnants considérant qu’il y a à peine vingt ans, le recyclage était une pratique marginale. Nous avons besoin de visionnaires farfelus pour faire avancer les choses.

L’étude très sérieuse d’un chercheur australien parue l’année passée avait bien fait rigoler la planète. En effet, Ross Garnaut affirmait que de manger de la viande de kangourou était moins nocif que de manger de la viande de bœuf : l’estomac des kangourous contient une enzyme qui leur est propre, ce qui fait qu’ils émettent beaucoup moins de gaz nocifs que les bœufs[1]. Pourtant, encore aujourd’hui, plusieurs écologistes sont concernés par le problème des émissions de gaz à effet de serre du bétail : les flatulences de nos élevages émettent à elles seules plus de GES que tous les transports réunis[2]. Pas si fou que ça, Ross Garnaut!

Je suis donc partie à la recherche d’inventions farfelues qui pourraient bien changer notre monde. Certaines sont rigolotes et d’autres sont franchement ingénieuses. Voici un horizon de ce qui pourrait bien faire partie de notre quotidien d’ici quelques années.

Des navets musicaux pour repaver les routes

Je suis tombée là-dessus par hasard : il y a deux ans, EMI a envoyé plus d’un million de copies invendues du CD Rudebox de Robbie Williams en Chine pour repaver des routes[3]. Quelle belle initiative! À quand la réparation des nids de poule de Montréal à l’aide nos vieux albums irrécupérables?

Des ponts faits de gobelets de polystyrène

Au New Jersey, un pont long de 56 pieds, si solide que des voitures y roulent, a été construit entièrement de plastique recyclé[4]. On estime qu’il contient 100 000 tasses à café en polystyrène et 80 000 bouteilles d’eau en plastique. Il a remplacé un pont de bois qui était devenu désuet. En plus d’être écologique, un pont de plastique est économique : 75 000$ pour le pont en plastique du New Jersey versus 350 000$ pour son équivalent en bois.

Une mort « eco-friendly »

Vous pouvez maintenant planifier votre enterrement vert grâce à l’Ecopod. La compagnie britannique ARKA Ecopod fabrique des cercueils et des urnes biodégradables en papier journal recyclé. Leurs designs sont très élégants. À considérer sérieusement[5].

Un bateau qui carbure au gras humain

L’éco-bateau Earthrace, conçu pour conscientiser les gens aux problèmes océaniques et à la cause des biocarburants, fonctionne entièrement au biodiesel et a une empreinte écologique neutre[6]. Son capitaine, le skipper Pete Bethune, a même fait rouler les moteurs de l’Earthrace grâce à son propre gras, issu d’une liposuccion. Comme quoi les carburants renouvelables sont plus facilement accessibles qu’on pourrait croire.

Des routes blanches

Je lisais récemment sur le blogue du magazine GOOD, la proposition d’un astronome reconnu de rendre nos routes blanches afin qu’elles absorbent moins de chaleur[7]. En effet, si les routes étaient blanches, la lumière qu’elles réfléchissent doublerait, réduisant par trois le réchauffement atmosphérique qu’elles produisent.

Zéro emballage

Le magasin écologique Unpackaged de Londres commercialise un concept si simple qu’on se demande pourquoi il n’est pas plus répandu. Tous les produits trouvés en tablette sont vendus au vrac, et les consommateurs doivent apporter leurs propres contenants[8]. Il fallait y penser!

Des tomates sur le toit

Cityscape, un concept californien, propose de ramener l’agriculture plus près de notre assiette[9]. Si près en fait, qu’elle pourrait être sur notre toit. La compagnie élabore des projets de culture en serres hydroponiques situées sur des toits où sur des lots vacants au beau milieu de la ville. C’est un retour moderne à une agriculture de petite échelle.

Des documents confidentiels détruits pour de bon

Pour terminer, voici un concept rigolo, mais ayant besoin de révision : une déchiqueteuse à papier qui transforme vos documents confidentiels en papier de toilette[10]. Le seul hic : elle coûte 100 000$. Mais on n’en est qu’au stade de prototype…

Ma prédiction : quelques unes de ces inventions pas si farfelues feront partie de notre vie dans un avenir rapproché… et c’est tant mieux! Avez-vous eu vent de nouvelles inventions écologiques et ingénieuses? Partagez-les avec nous.


[1] http://www.cyberpresse.ca/environnement/200901/05/01-814778-manger-du-chameau-et-du-kangourou-pour-sauver-la-planete.php

[2] http://www.developpementdurable.com/mots-clefs/betail/

[3] http://www.contactmusic.com/news.nsf/story/rudebox-to-pave-chinese-roads_1056430

[4] http://findarticles.com/p/articles/mi_qa3797/is_200403/ai_n9371019/

[5] http://www.ecopod.co.uk/

[6] http://www.earthrace.net/

[7] http://www.good.is/post/fighting-global-warming-with-pavement/

[8] http://beunpackaged.com/about/

[9] http://www.cityscapefarms.com/

[10] http://ow.ly/12Zlh


La restauration rapide se met au « vert »

Jeudi, janvier 14th, 2010

C’est en tombant par hasard sur un article très intéressant sur le blogue www.2sustain.com que j’ai constaté une rencontre inévitable entre deux tendances : celle de la malbouffe et celle du «vert ». Ces deux concepts semblant de prime abord contradictoires peuvent apparemment faire bon ménage. L’article de 2sustain.com mentionne que McDonald prévoit implanter un programme de récupération du méthane produit par ses bœufs en Angleterre. En effet, ayant constaté que la fabrication d’un seul « cheeseburger » émet l’équivalent en méthane de 3,1 kg de CO2 dans l’atmosphère,  le géant de la restauration souhaite faire un effort pour réduire ses émissions. Éventuellement,  le méthane pourrait être récupéré pour servir de source d’énergie. Toujours selon cet article, on estime que la récupération du méthane émis par 2500 vaches équivaut à l’alimentation de 200 maisons en électricité. Près de 4 % des GES émis au Royaume-Uni proviennent du bétail.

McDonald avait d’ailleurs étonné plusieurs environnementalistes en 2005, quand elle a pris la décision de vendre du café biologique Newman’s Own dans ses succursales du Nord Est des États-Unis.

Quiconque surveille l’évolution de l’industrie de la restauration à Montréal a pris conscience de la hausse de la popularité des restaurants de cuisine réconfortante (comfort food) revisitée. L’ouverture et le succès presque immédiat de restaurants de « fast food gastronomique» tels que Méchant Boeuf, m :brgr et Greasy Spoon confirment cette tendance. Là où l’observation devient vraiment intéressante, c’est quand on constate qu’on peut à la fois succomber à son péché favori et encourager des actions concrètes en faveur de l’environnement.

Ces petites trouvailles vous permettront de profiter de votre malbouffe favorite sans trop culpabiliser.

Le restaurant Kitchenette, sur René-Lévesque Est, sert une cuisine à la fois réconfortante et engagée, dont une des spécialités est le Fish and Chips. Le restaurant mentionne clairement sur son menu qu’il refuse de servir les espèces de poissons menacées telles que le bar de mer du Chili, le mérou noir ou l’espadon. Sa liste d’espèces menacées est régulièrement mise à jour grâce aux sites Internet environnementaux SeaWeb, Oceana et Monterey Bay Aquarium. Plusieurs des viandes et des poissons qui y sont servis sont de plus biologiques.

Jeudi dernier, le journal Voir faisait paraitre un article sur le bistro TribuTerre, une pizzeria avec une mission de développement durable, dans son cahier V. La majorité des ingrédients utilisés dans la concoction du menu de TribuTerre sont biologiques, équitables et cultivés localement. Le bistro propose un menu principalement végétarien.

Même La Paryse, cette vénérable institution de cuisine réconfortante montréalaise, est assez « écolo ». Presque tout ce qui est inscrit à son menu est fait maison et 75 % du menu proposé est végétarien. On y concocte pas moins de trois sortes de burgers végétariens qui rivalisent facilement avec les burgers de bœuf.

Le restaurant m:brgr, sur Drummond, offre un burger de bœuf « Country Natural » certifié par la Food Alliance. Ce bœuf est produit par une coopérative de producteurs de l’ouest canadien et il est certifié sans hormones de croissances ni antibiotiques.

Le Greasy Spoon, sur Laurier, encourage l’économie canadienne et réduit par le fait même ses émissions de CO2 en offrant presque exclusivement des vins produits au pays. Original.

Et pour les péchés plus luxueux, le menu du célèbre restaurant Toqué!, une cuisine moderne inspirée de la cuisine du terroir, est presque entièrement basé sur la production locale. Toqué s’approvisionne chez les meilleurs artisans de la province et sert principalement des produits biologiques. Un modèle à suivre, même pour les restaurants de moindre envergure…

Et ailleurs?

La tendance du fast food vert est là pour rester. Il suffit d’observer ce qui se trame chez nos voisins du sud pour avoir une idée de ce qui s’en vient chez nous…  Les chaines de restauration rapide biologiques sont tellement populaires aux États-Unis qu’on en fait même des palmarès sur certains blogues : http://www.mnn.com/food/dining-out/photos/top-10-organic-fast-food-restaurants/organic-to-go#image

D’après vous, est-ce une tendance qui risque de se développer? Est-ce que malbouffe et écologie peuvent vraiment cohabiter? Partagez vos coups de cœur avec nous…  Nous voulons goûter le meilleur burger bio en ville!

http://2sustain.com/2010/01/reducing-the-environmental-impact-of-a-mcdonald%e2%80%99s-cheeseburger.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+2sustain%2FBVrP+%282Sustain%29

http://www.kitchenetterestaurant.ca/

http://www.globalexchange.org/campaigns/fairtrade/coffee/3548.html

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=21&article=68650

http://www.foodalliance.org/copy_of_case-studies/country-natural-beef



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