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Archive for the ‘Trouvailles’ Category

Le saule : une solution naturelle à tous les maux… ou presque!

Mercredi, juin 2nd, 2010

Stabilisation des sols, réduction de l’érosion, renaturalisation des berges et bandes riveraines, aménagement paysager, production de biomasse, bioénergie, matériaux de construction, réduction de la pollution atmosphérique, captation de CO2, vannerie, écran visuel, haies brise-vent, murs antibruit[1]… Qui aurait cru qu’un arbuste qui pousse à une vitesse éclair pouvait répondre à tous ces besoins? Cette semaine, inspirée par la visite du superbe site de l’ONF sur la pollution sonore, mes recherches m’ont fait découvrir les bienfaits du saule arbustif. En effet, je savais que le saule est souvent utilisé comme barrière antibruit le long des autoroutes, mais j’étais loin de me douter à quel point cet arbuste semble répondre à tant de besoins, dont celui, pressant, de développer des sources d’énergies alternatives. Il me semble que le saule pourrait bien créer une petite révolution dans le paysage agricole québécois.

La culture du saule arbustif à croissance rapide au Québec

La culture du saule pour la production de biomasse est déjà pratiquée depuis une trentaine d’années en Suède[2]. C’est une espèce qui est très bien adaptée à notre climat nordique et qui n’a pas besoin d’un terreau très riche. De plus, contrairement à l’éthanol, produit avec du mais, le saule n’est pas une plante comestible. Il atteint sa maturité très rapidement (six à huit mètres en trois ans), ce qui permet de le récolter tous les trois ans.

Michel Labrecque, chef de la division de la recherche et du développement scientifique au Jardin Botanique de Montréal[3], dirige des recherches sur la culture des saules arbustifs à croissance rapide depuis près de quinze ans. À la base, les motivations gouvernementales pour le financement de telles recherches étaient surtout économiques car on  souhaitait trouver des alternatives au pétrole. Les horticulteurs affectés au projet ont vite compris que les saules pouvaient répondre à plusieurs autres besoins, tels que la décontamination de sites pollués, la stabilisation de berges, la constitution de murs antibruit très efficaces et l’absorption de gaz carbonique[4].

Le saule arbustif comme carburant vert

Francis Allard, un jeune ingénieur et entrepreneur derrière Agro Énergie croit que l’avenir des municipalités passe par l’indépendance énergétique. La biomasse de saule lui semblait toute indiquée parce que le saule pousse très rapidement et qu’il est bien adapté à notre climat. De plus, Francis Allard a développé un système qui permet de réduire les saules en copeaux dès la récolte, ce qui sauve l’étape du transport à l’usine de transformation[5].

Ce qui est particulièrement intéressant dans la production d’énergie grâce à la biomasse de saule, c’est que, malgré les émissions de CO2 engendrées par la combustion des copeaux, les saules sont aussi des capteurs efficaces de gaz carbonique. L’effet de la combustion est donc annulé par l’effet d’absorption, ce qui en fait une énergie propre et renouvelable. De plus, comme les saules sont cultivés dans les municipalités, il n’y a pas beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre liées à leur transport.

L’avenir de la biomasse de saule au Québec

Le reportage « Le saule biomasse, carburant du futur? »[6], diffusé à La Semaine Verte en mai 2009 fait mention du principal obstacle au développement de la biomasse de saule comme énergie alternative : les faibles coûts du pétrole et de l’hydroélectricité. Personnellement, j’ai espoir. D’abord, les municipalités seront de plus en plus appelées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et selon Francis Allard, les coûts engendrés par la conversion d’une chaudière au mazout vers une chaudière à la biomasse de saule sont absorbés en deux ans. De plus, je vois la catastrophe pétrolière de BP dans le golfe du Mexique comme une occasion de remettre en question notre utilisation collective de pétrole . Après tout, le mazout, encore largement utilisé au Québec, est un dérivé du pétrole. Et comme le dit si bien le journaliste Jean-François Lisée sur son blogue, économiquement parlant, le Québec aurait intérêt à se libérer de sa dépendance au pétrole.

Quand allons-nous réaliser que nous avons des solutions vertes à portée de main?

Saulesquebec.com pour profiter des saules chez soi

Le saule arbustif, particulièrement reconnu pour sa croissance rapide (2 à 3 mètres en une seule saison) et sa résistance aux insectes et aux maladies, est une excellente alternative à la haie de cèdre qui prendra plusieurs années à atteindre une telle hauteur. De plus, construire une haie de saules est beaucoup moins dispendieux et ne demande pas d’entretien particulier.

Si vous souhaitez vous procurer des boutures de saules arbustifs sans en acheter une très grande quantité, la compagnie Saules Québec (www.saulesquebec.com) offre le service de vente de saules aux particuliers. Ce site vous permet de commander les boutures en ligne et offre un service de livraison qui vous permet de les recevoir chez vous quelques jours plus tard. Le site Saules Québec est très bien conçu, avec une section sur les différentes espèces de saules selon vos besoins, ainsi qu’un guide pour aider à la plantation des boutures.

Je me répète, mais qu’à cela ne tienne : vive le pouvoir vert!

Crédit photo : saulesquebec.com


[1] http://www.saulesquebec.com/bienfaits.php

[2] http://www.ledevoir.com/economie/emploi/179231/biomasse-on-peut-rever-d-une-region-presque-entierement-autonome-sur-le-plan-energetique

[3] http://www.irbv.umontreal.ca/labrecque.htm

[4] http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/reportage.aspx?idDocument=78073&idItemMenu=27

[5] http://www.ledevoir.com/economie/emploi/179231/biomasse-on-peut-rever-d-une-region-presque-entierement-autonome-sur-le-plan-energetique

[6] http://www.radio-canada.ca/actualite/semaine_verte/reportage.aspx?idDocument=78073&idItemMenu=27


Le jardinage écolo à l’ère du 2.0

Mercredi, mai 26th, 2010

J’ai fait une découverte tout à fait inusitée cette semaine. En effectuant quelques recherches, j’ai découvert le mouvement du « Window Farming », un concept original qui exploite le meilleur des deux mondes, le moderne et l’ancien, c’est-à-dire, les nouvelles technologies au service de l’agriculture. Je vous explique.

La tendance étant au verdissement des zones densément peuplées, nous sommes déjà familiers avec les jardins verticaux et les toits verts. Un lecteur du blogue nous a parlé de l’entreprise EnviroZone, qui propose un système vertical pour faire pousser ses propres fines herbes dans sa cuisine[1]. Place à The Windowfarms Project[2] : un concept de jardin hydroponique vertical à fabriquer soi-même, qu’on place dans la fenêtre d’un appartement, d’une maison, ou même d’un bureau, et qui permet de cultiver des légumes tels que la laitue, les tomates cerise, le bok choi et les fines herbes à l’intérieur, sans terre. Système écolo par excellence, il est construit à partir de matériaux recyclés (dont des bouteilles de plastique recyclées et des vieux pots de vitamines), d’une pompe à aquarium  et de matériel de culture hydroponique. C’est très joli à regarder. Voir la petite vidéo explicative :

The Windowfarms Project

Ce que je trouve formidable avec ce projet, c’est la communauté qui s’est créée autour. En plaçant simplement une adresse de site web dans la fenêtre où le premier « jardin de fenêtre » a été installé, à Brooklyn, les deux femmes derrières l’initiative, Britta Riley (artiste) et Maya Nayak (horticultrice), ont créé un véritable effet viral sur Internet. Ça leur a donc permis de créer une communauté virtuelle et d’échanger avec d’autres jardiniers enthousiastes afin d’améliorer leur concept. La méthode est d’ailleurs téléchargeable gratuitement sur leur site web : http://www.windowfarms.org/.

Le site web de Windowfarms comprend un blogue communautaire, où chacun est invité à poser des questions aux autres et à partager ses expériences de jardinage, comme par exemple, demander quelles espèces de légumes sont les plus propices à s’adapter au système de jardinage hydroponique, ou de mettre des photos de son propre jardin. Certains proposent des solutions pour améliorer le concept, ce qui fait que les derniers prototypes de jardins sont plutôt élaborés.

Selon Britta Riley, Windowfarms est un projet d’art participatif qui cherche à faire réfléchir aux questions environnementales à travers les nouvelles technologies et les structures communicationnelles[3]. Riley souhaite impliquer les gens dans un processus de responsabilisation et de recherche. Elle appelle sa méthode « R & D-I-Y » (Research and Develop It Yourself – Recherche et Élabore le toi-même). Et ça marche : en un an, le site participatif our.windowfarms.org comprend pas moins de 4 000 membres actifs un peu partout dans le monde[4]!

À l’ère où l’alimentation est la cause de tant de débats et que nous nous demandons comment nourrir toutes les bouches de la planète, Britta Riley nous prouve que nous pouvons tous faire partie de la solution. Elle nous donne même une méthode pour parvenir à mettre nous-mêmes sur pied un système de jardinage intérieur peu couteux (environ 30 $ pour commencer). Je vois une tendance à long terme dans l’agriculture urbaine, intérieure ou pas. Et vous?

Crédit photo : Flickr/SparkCBC


[1] http://espace.canoe.ca/MURVEGETAL/album/view/320092

[2] http://www.windowfarms.org/

[3] http://www.windowfarms.org/

[4] http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=125504307


Les Vendredis Verts : les plus belles citations

Vendredi, mai 21st, 2010

Ouf! Que d’émotions ces derniers temps. La catastrophe pétrolière du golfe du Mexique qui relance le débat sur les sables bitumineux en Alberta, les records de chaleurs enregistrés pour le début de 2010, le ratage des cibles établies pour protéger la biodiversité… il y vraiment de quoi être découragé.

Voilà, je vous propose des citations environnementales pour vous motiver à ne pas abandonner tout espoir en l’humain et sa capacité d’accomplir de grandes choses. Voici des paroles sages qui donnent envie de rendre le monde meilleur.

« L’humanité fait partie et dépend de la biodiversité, 2010 doit conduire à se réapproprier cette évidence. »

Hubert Reeves (astrophysicien québécois)

« Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. »

Antoine de Saint-Exupéry (écrivain français)
Extrait de Terre des hommes


« Si une partie seulement de la société profite de certaines richesses, une déprédation de l’environnement – une marée noire ou un nuage toxique radioactif – frappe toutes les classes sociales et traverse les frontières. »

Ulrich Beck (sociologue allemand)

Philosophie Magazine n° 12, août 2007


« S’il n’y avait que sept merveilles du « monde » sur la terre, cela ne vaudrait pas la peine d’y aller voir. »

Jacques Prévert
Extrait de Fatras
(poète français)

« La science moderne est un admirable monument qui fait honneur à l’espèce humaine et qui compense (un peu) l’immensité de sa bêtise guerrière. »

Hubert Reeves (astrophysicien québécois)

Extrait de L’Espace prend la forme de mon regard


« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »

Antoine de Saint-Exupéry (écrivain français)


« Quand ils auront coupé le dernier arbre, pêché le dernier poisson et pollué le dernier ruisseau, alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas »

Sitting Bull (Chef amérindien)


« Il suffit d’abaisser notre prétention à dominer la nature et d’élever notre prétention à en faire physiquement partie, pour que la réconciliation ait lieu. »

Francis Ponge (poète français)
Extrait de Le Grand Recueil


« La science doit s’accommoder à la nature. La nature ne peut s’accommoder à la science. »

Ferdinand Brunot (linguiste et philosophe français)
Extrait de La pensée et la langue


« La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre. »

Sitting Bull (Chef amérindien)


Lesquelles préférez-vous ? N’hésitez pas à allonger la liste avec vos propres citations favorites…

Crédit photo : Flickr/Piterart


Les Vendredis Verts : Spécial bacs de récup

Vendredi, mai 14th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, je vous propose un tour du monde de la planète recyclage.

Nous avons maintenant la collecte sélective à la porte, mais l’époque des cloches vertes au coin de la rue n’est pas si lointaine. Trouvez-vous que les installations publiques sont adéquates et facilement accessibles? Allons voir ce qui se fait ailleurs pour comparer. Certaines installations sont austères, d’autres sont super colorées. À chaque pays son style…

Zaanstad, Pays Bas

Wikimedia/Vmenkov

Cardiff, Pays de Galles

Wikimedia/Sirdom

Illinois, É-U

Flickr/my new clever name

Yunnan, Chine

Wikimedia/BrokenSphere

Olsztyn, Pologne

Wikimedia/Serdelll

Baltimore, Maryland

Flickr/Fan Cans

Tel Aviv, Israel

Flickr/hanneorla

Kunming, Yunnan, Chine

Wikimedia/BrokenSphere

Singapour

Flickr/janetski

San Francisco, É-U

Flickr/frankfarm

Lausanne, Suisse

Wikimedia/Rama

Toronto, Ontario

Wikimedia, Skeezix1000

Athènes, Grèce

Wikimedia/ Christos Vittoratos

Prague, République Tchèque

Flickr/Ludek Kovai

Amsterdam, Pays Bas

Flickr/Born2fly

Asturias, Espagne

Flickr/Pilar Azana

Machynlleth, Pays de Galles

Flickr/lilou2000

Asahikawa, Japon

Flickr/Beckywithasmile

Changi, Singapour

Flickr/Gerard’s World

Natal, Brésil

Flickr/Urban Combing

Londres, Angleterre

Flickr/EcoChampion

Nagoya, Japon

Flickr/docpi -

Encore le Japon, mais ils sont tellement surprenants! Incroyable.

Il y en a vraiment pour tous les goûts. Lesquels préférez-vous?


Montréal éthique : trouvailles coup de coeur

Vendredi, avril 23rd, 2010

Un article paru dans le journal L’Itinéraire[1] du 15 avril nous a bien intéressés, mes collègues et moi. On y parle d’une PME de Montréal, Mayukori, qui fabrique des oreillers rembourrés d’écales de sarrasin. L’histoire pourrait sembler banale, mais  nous avons été impressionnés par la rigueur morale de l’entreprise. En effet, le couple derrière Mayukori a fait le choix délibéré d’offrir un produit éthique à ses clients, sans faire de compromis. Le sarrasin est biologique et cultivé localement et les oreillers sont cousus à Montréal, par les employés d’une entreprise de réinsertion sociale. Bref, les produits offerts par Myukori sont non seulement originaux et de grande qualité, mais ils sont aussi porteurs d’un sceau « éthique ». Les motivations du couple d’entrepreneurs ne sont pas uniquement mercantiles, et personnellement, je trouve ça inspirant. Avec la montée de la popularité des investissements éthiques, serait-on en train de vivre un changement dans le modèle économique[2]?

J’ai donc effectué quelques recherches sur des entreprises éthiques de Montréal et ses environs. Vous trouverez ici une liste de mes coups de cœur, des entreprises qui offrent des produits qui se démarquent des autres, des concepts originaux, etc. Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive, et c’est tant mieux!

Okzoo Desing

Okzoo est la compagnie de Mélanie Casavant, une artiste et designer graphique qui s’éclate avec des vieux sacs de plastique. Ses créations, des bijoux ludiques et des affiches vraiment jolies ayant souvent pour thème les oiseaux, sont fabriquées de sacs de plastique comprimés. Le résultat est surprenant. Pas étonnant que ses affiches soient presque toutes vendues! Créations disponibles en ligne et dans quelques boutiques (voir son site web).

La gamme Attitude

J’aimais déjà les produits nettoyants naturels Attitude, fabriqués au Québec, certifiés Écologo et carboneutre[3], pour leurs odeurs fraiches et leurs designs attrayants. Je les aime encore plus maintenant que je sais que la compagnie commercialise des couches jetables biodégradables depuis janvier[4]. Oui, c’est moins écolo que les couches lavables, mais on se doute que plusieurs familles ne franchiront jamais cette étape. Quelle bonne initiative! En vente en pharmacies et en épiceries.

Le spa Espace Nomad

J’en rêve! Un spa dont les produits corporels utilisés et vendus sont biologiques. C’est rare à Montréal. 4650 boul. St-Laurent, Montréal.

Le Fuschia

MON coup de cœur du dernier mois. Ce petit resto boutique végétarien et éthique est un délice pour les yeux comme pour la panse. J’hésite à en parler tellement je voudrais le garder seulement pour moi. Le site web l’explique bien : « Fuchsia s’engage à développer des pratiques éco-responsables. En plus de privilégier les achats locaux, des ingrédients sains, naturels et doux pour l’environnement, Fuchsia opte pour des emballages réduits et offre des rabais pour encourager le retour de ses contenants réutilisables pour remplissage. » Miam! 4050, Coloniale, Montréal.

Cyclus Québec

Pas vraiment montréalaise, mais vraiment éthique et écologique, Cyclus fabrique des sacs faits de chambres à air recyclées en Colombie et offre à ses travailleurs des conditions de travail équitables. Cyclus Québec est en charge du développement de marché pour le Québec. Un peu comme pour Okzoo, on ne s’attendrait pas à ce qu’un matériau aussi brut donne un résultat aussi design, mais le produit final est franchement impressionnant. Plus solide et plus original que le cuir! Plusieurs points de vente à Montréal (voir site web).

Boites de la paix

Croisements entre œuvres d’art et meubles, les créations de la compagnie Boite de la paix sont faites de vieilles boites de munitions de l’armée américaine converties en celliers, en armoires, en mini bars… Les créateurs cherchent à faire réfléchir sur nos valeurs de responsabilité écologique et pacifique. Vraiment superbe.

Pour d’autres adresses intéressantes, j’ai déniché une belle façon de découvrir et d’encourager des commerces éthiques tout en économisant : le guide conscience verte, un livre de coupons rabais (parfois jusqu’à 50 %) applicables dans des commerces et entreprise vertes et éthiques de la grande région de Montréal. Il est disponible en ligne et dans les commerces participants pour 20 $. En tout, c’est  432 pages de coupons rabais pour des commerces variés tels que des boutiques d’alimentation naturelle, des spas, des centres de mise en forme et de yoga, des théâtres et des boutiques de vêtements éthiques.

Est-il important pour vous de consommer éthique et écologique? Quels efforts concrets effectuez-vous pour acheter de façon responsable? Auriez-vous des adresses à nous partager? Laissez-nous savoir !

Crédit photo : Flickr/montreal_bunny


[1] http://www.itineraire.ca/

[2] http://www.lesaffaires.com/archives/generale/brenda-plant-a-fait-de-l-isr-un-mode-de-vie/512302

[3] http://www.cleanattitude.com/fr/sections/page/53

[4] http://www.cleanattitude.com/fr/products/index/couches_pour_bebe


Une publicité britannique qui ne laisse personne indifférent

Mercredi, mars 17th, 2010

Trouvez-vous cette publicité trop choquante? Elle crée un tollé en Grande Bretagne…

Personnellement, elle me semble rébarbative. Est-ce la bonne façon de passer le message? Où est-ce une façon de donner des munitions aux sceptiques qui n’y verront qu’une conspiration?

Sur une note positive : elle ne passe pas inaperçue!

Vous pouvez lire l’analyse détaillée du journal britannique The Guardian ici.


Le Schweeb : Il m’en faut un!

Vendredi, mars 5th, 2010

Wow, merci à legeekecolo.net/ pour nous avoir fait connaitre l’existence de ce nouveau sport écolo et excitant, le Shweeb. Qui ne voudrait pas l’essayer?

Pour en savoir plus : http://shweeb.com/


Vertes et farfelues?

Mercredi, février 3rd, 2010

Des idées moins bêtes qu’on pourrait penser pour aider la planète


L'Ecopod, un cerceuil au design élégant, est fait de papier recyclé
L’Ecopod, un cercueil au design élégant, est fait de papier recyclé

Tous les visionnaires ont été considérés comme fous par leurs contemporains. Pensez à Copernic et à Galilée qui furent vivement critiqués pour avoir affirmé que la Terre n’était pas au centre de l’univers, ou à Vincent Van Gogh, trop en avance sur son temps pour qu’on comprenne son art. Le monde du développement durable ne fait pas exception. Les progrès effectués en matière de protection de l’environnement sont étonnants considérant qu’il y a à peine vingt ans, le recyclage était une pratique marginale. Nous avons besoin de visionnaires farfelus pour faire avancer les choses.

L’étude très sérieuse d’un chercheur australien parue l’année passée avait bien fait rigoler la planète. En effet, Ross Garnaut affirmait que de manger de la viande de kangourou était moins nocif que de manger de la viande de bœuf : l’estomac des kangourous contient une enzyme qui leur est propre, ce qui fait qu’ils émettent beaucoup moins de gaz nocifs que les bœufs[1]. Pourtant, encore aujourd’hui, plusieurs écologistes sont concernés par le problème des émissions de gaz à effet de serre du bétail : les flatulences de nos élevages émettent à elles seules plus de GES que tous les transports réunis[2]. Pas si fou que ça, Ross Garnaut!

Je suis donc partie à la recherche d’inventions farfelues qui pourraient bien changer notre monde. Certaines sont rigolotes et d’autres sont franchement ingénieuses. Voici un horizon de ce qui pourrait bien faire partie de notre quotidien d’ici quelques années.

Des navets musicaux pour repaver les routes

Je suis tombée là-dessus par hasard : il y a deux ans, EMI a envoyé plus d’un million de copies invendues du CD Rudebox de Robbie Williams en Chine pour repaver des routes[3]. Quelle belle initiative! À quand la réparation des nids de poule de Montréal à l’aide nos vieux albums irrécupérables?

Des ponts faits de gobelets de polystyrène

Au New Jersey, un pont long de 56 pieds, si solide que des voitures y roulent, a été construit entièrement de plastique recyclé[4]. On estime qu’il contient 100 000 tasses à café en polystyrène et 80 000 bouteilles d’eau en plastique. Il a remplacé un pont de bois qui était devenu désuet. En plus d’être écologique, un pont de plastique est économique : 75 000$ pour le pont en plastique du New Jersey versus 350 000$ pour son équivalent en bois.

Une mort « eco-friendly »

Vous pouvez maintenant planifier votre enterrement vert grâce à l’Ecopod. La compagnie britannique ARKA Ecopod fabrique des cercueils et des urnes biodégradables en papier journal recyclé. Leurs designs sont très élégants. À considérer sérieusement[5].

Un bateau qui carbure au gras humain

L’éco-bateau Earthrace, conçu pour conscientiser les gens aux problèmes océaniques et à la cause des biocarburants, fonctionne entièrement au biodiesel et a une empreinte écologique neutre[6]. Son capitaine, le skipper Pete Bethune, a même fait rouler les moteurs de l’Earthrace grâce à son propre gras, issu d’une liposuccion. Comme quoi les carburants renouvelables sont plus facilement accessibles qu’on pourrait croire.

Des routes blanches

Je lisais récemment sur le blogue du magazine GOOD, la proposition d’un astronome reconnu de rendre nos routes blanches afin qu’elles absorbent moins de chaleur[7]. En effet, si les routes étaient blanches, la lumière qu’elles réfléchissent doublerait, réduisant par trois le réchauffement atmosphérique qu’elles produisent.

Zéro emballage

Le magasin écologique Unpackaged de Londres commercialise un concept si simple qu’on se demande pourquoi il n’est pas plus répandu. Tous les produits trouvés en tablette sont vendus au vrac, et les consommateurs doivent apporter leurs propres contenants[8]. Il fallait y penser!

Des tomates sur le toit

Cityscape, un concept californien, propose de ramener l’agriculture plus près de notre assiette[9]. Si près en fait, qu’elle pourrait être sur notre toit. La compagnie élabore des projets de culture en serres hydroponiques situées sur des toits où sur des lots vacants au beau milieu de la ville. C’est un retour moderne à une agriculture de petite échelle.

Des documents confidentiels détruits pour de bon

Pour terminer, voici un concept rigolo, mais ayant besoin de révision : une déchiqueteuse à papier qui transforme vos documents confidentiels en papier de toilette[10]. Le seul hic : elle coûte 100 000$. Mais on n’en est qu’au stade de prototype…

Ma prédiction : quelques unes de ces inventions pas si farfelues feront partie de notre vie dans un avenir rapproché… et c’est tant mieux! Avez-vous eu vent de nouvelles inventions écologiques et ingénieuses? Partagez-les avec nous.


[1] http://www.cyberpresse.ca/environnement/200901/05/01-814778-manger-du-chameau-et-du-kangourou-pour-sauver-la-planete.php

[2] http://www.developpementdurable.com/mots-clefs/betail/

[3] http://www.contactmusic.com/news.nsf/story/rudebox-to-pave-chinese-roads_1056430

[4] http://findarticles.com/p/articles/mi_qa3797/is_200403/ai_n9371019/

[5] http://www.ecopod.co.uk/

[6] http://www.earthrace.net/

[7] http://www.good.is/post/fighting-global-warming-with-pavement/

[8] http://beunpackaged.com/about/

[9] http://www.cityscapefarms.com/

[10] http://ow.ly/12Zlh


Les Vendredis Verts – Seconde édition

Vendredi, janvier 29th, 2010

spray bottle

Quelques alternatives naturelles pour nettoyer la maison

C’est vendredi. Faisons des plans pour le weekend. Cette semaine, je vous propose des conseils pour garder la maison propre tout en étant éco-responsable. Exit les produits toxiques, bonjour les produits naturels et les économies d’énergie. Essayez-les en faisant le ménage et donnez-nous des nouvelles.

Cette semaine, j’ai puisé mon inspiration du livre The Little Green Book of the Home par Sarah Callard et par quelques trucs dénichés sur le site www.thedailygreen.com .

-La magie du bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude est un nettoyant très versatile. Il absorbe les odeurs dans le frigo et il aide le travail du lave vaisselle lorsqu’on en saupoudre les assiettes. Rafraichissez les tapis en leur versant un peu de « p’tite vache » avant de passer l’aspirateur. Le bicarbonate de soude peut aussi être utilisé pour décrasser la laveuse : il suffit d’en verser une généreuse portion et de faire un court cycle de lavage à l’eau chaude.

Combiné avec de l’eau et du gros sel de mer, le bicarbonate de soude a un effet récurant sur les tuiles et la céramique. Il est aussi une bonne alternative aux produits corrosifs utilisés pour nettoyer le four. Recouvrez l’intérieur du four d’une couche épaisse de pâte faite d’eau et de bicarbonate, puis, laissez agir toute la nuit. Au matin, récurez  à l’aide d’une bonne brosse.

-Le jus de citron et le vinaigre pour détacher et faire briller

Une solution miracle pour faire briller les fenêtres : un tiers de vinaigre blanc pour deux tiers d’eau chaude dans une bouteille à vaporiser. Utilisez de vieux journaux pour essuyer, ils font un travail impeccable.

L’acidité du vinaigre et du jus de citron est efficace sur les taches de savon dans la douche, les moisissures, et les taches de graisse. Vaporisez, laissez agir et frottez avec une brosse rugueuse.

-Le sel de table est un allié polyvalent

Le sel permet de réduire l’utilisation de produits nettoyants en agissant comme nettoyant et désodorisant. Saupoudrez-en le fond de la poubelle pour absorber les odeurs. Frottez-en la planche à couper pour lui redonner son allure d’antan.

-Des produits nettoyants certifiés verts pour une empreinte écologique réduite

Les produits nettoyants verts trouvés en pharmacie sont aussi efficaces que les produits traditionnels. Ne faites confiance qu’aux logos reconnus. Pour vous aider à démêler le vrai du faux en matière de prétentions écologiques, consultez notre dernier article.

-Désinfecter sans eau de javel avec l’huile de théier

Versez de 20 à 30 gouttes d’huile de théier (tea tree oil) et trois cuillérées à table de savon liquide (certifié vert, bien entendu) dans deux tasses d’eau chaude et vous venez de concocter un désinfectant vert. L’huile de théier est reconnue pour ses propriétés désinfectantes et cicatrisantes, ce qui la rend très douce pour la peau.

-Investir dans un lave-vaisselle pour sauver de l’énergie

Contrairement à la croyance populaire, des études prouvent qu’un lave-vaisselle éco-énergétique utilise seulement un sixième de l’eau et la moitié moins d’énergie que le lavage à la main.

-Le dentifrice pour polir l’argenterie

Les produits commerciaux vendus sur le marché pour polir les ustensiles viennent souvent avec des avertissements parce qu’ils contiennent des irritants. Le dentifrice est tout aussi efficace et beaucoup moins toxique.

-Le ketchup et le cuivre font bon ménage

Le bon vieux ketchup redonne de l’éclat aux casseroles et autres objets de cuivre.

-Le club soda détache pratiquement tout

Le club soda est très efficace pour les malencontreuses taches de vin rouge ou de sauce à spaghetti sur votre robe favorite. Mais attention, il faut agir rapidement. Versez une généreuse quantité de club soda et séchez en tapotant. Le gaz carbonique aide à ramener le vin à la surface alors que le sel contenu dans la boisson gazeuse l’empêche de s’incruster.

-Des huiles essentielles pour remplacer les rafraichisseur d’air chimiques

Les produits du type « Branchez-les » de Glade consomment de l’électricité et contiennent des odeurs artificielles. Fabriquez votre propre parfum pour la maison en versant quelques gouttes de votre huile essentielle favorite dans une bouteille à vaporiser remplie d’eau.

Ces trouvailles me donnent l’inspiration soudaine de nettoyer la maison de fond en comble cette fin de semaine… et vous?


Les Vendredis Verts – Première Édition

Vendredi, janvier 22nd, 2010

Quelques conseils pour économiser sur l’électricité cet hiver

C’est vendredi! La fin de semaine est à nos portes! Voici venu le moment de vous présenter la première rubrique des Vendredis Verts, une chronique sur des conseils écologiques et simples que nous vous mettons au défi d’essayer.

Cette semaine, nos trouvailles proviennent de deux livres très intéressants intitulés The Little Green Book of the Home par Sarah Callard et Energy, Use Less – Save More par Jon Clift et Amanda Cuthbert. Ces auteurs nous présentent plusieurs trucs et astuces pour faire de notre maison un endroit éco-responsable.

En cette première édition des Vendredis Verts, nous vous proposons des conseils simples pour économiser sur l’électricité chez soi pendant l’hiver. Saviez-vous que le chauffage de la maison constitue près de deux tiers de notre facture d’électricité l’hiver?

Ces quelques changements vous permettront de vivre non seulement de façon plus responsable, mais aussi d’économiser quelques dollars. Essayez-les ce weekend et donnez-nous des nouvelles!

Comment économiser sur l’électricité cet hiver

1-Baisser le thermostat

Saviez-vous que vous pouvez économiser jusqu’à 10 % sur votre facture d’électricité en baissant le chauffage de seulement 1 degré Celsius? Oui oui.

2-Installer des minuteries sur les systèmes de chauffage

Cela peut faire une différence incroyable dans la facture d’électricité. Programmez la minuterie pour activer le chauffage 30 minutes avant votre réveil le matin et 30 minutes avant votre arrivée à la maison le soir et vous ne verrez pas de différence dans votre confort.

3-Éviter de chauffer les pièces rarement utilisées

Vous pouvez sauver beaucoup d’énergie en évitant de chauffer à pleine capacité les pièces rarement utilisées.

4-Isoler les calorifères

Pour ceux qui chauffent  leur maison avec un calorifère à eau chaude, il est possible de récupérer beaucoup de chaleur en plaçant un panneau réfléchissant entre celui-ci et le mur.

5-Bien isoler les portes et fenêtres

Cela peut sembler évident, mais il est intéressant de noter que les maisons dont les portes et fenêtres  sont mal isolées perdent en moyenne 20 % de la chaleur qu’elles consomment.

6-Doubler ses rideaux et ne pas les laisser trainer devant le radiateur

Une petite modification de la longueur de vos rideaux permet à la chaleur de se diffuser plus facilement dans la pièce et d’éviter de la perdre entre les rideaux et la fenêtre. Vous pouvez aussi les doubler pour avoir une couche d’isolation supplémentaire entre la pièce et la fenêtre.

7-Placer une tablette au dessus des radiateurs

S’il y a de l’espace sur le mur au dessus du radiateur, vous pouvez y installer une tablette pour bloquer l’air chaud et le forcer à circuler dans la pièce.

8-Remplacer la couverture électrique

Les couvertures électriques sont très énergivores. Vous pouvez les remplacer par des bouillottes d’eau chaude ou des « sacs magiques » placés au four à micro-ondes et des couvertures de laine.

9-Recouvrir son chauffe-eau

Vous pouvez sauver beaucoup d’énergie en isolant votre chauffe-eau avec une couverture spécialement conçue. Attention, elle doit avoir une épaisseur d’au moins 7cm pour être pleinement efficace.

10-Laisser entrer le soleil

Vous pouvez récupérer beaucoup de la chaleur émise par le soleil si vous prenez soin de bien laver vos fenêtres et d’ouvrir les rideaux dès les premières lueurs. Assurez-vous de les refermer quand il fait noir.

11-Éteindre les lumières

Ce conseil ne doit pas vous être étranger. Il est important d’éteindre les lumières quand vous n’en avez pas besoin. Les ampoules traditionnelles ne sont pas très efficaces en matière d’économie d’énergie. En effet, elles perdent 95 % de leur énergie en chaleur et seulement 5 % en lumière.

12-Utiliser des ampoules à diode électroluminescente (LED)

Ces ampoules sont bien moins énergivores que les ampoules à incandescence et semblent provoquer l’unanimité au sein des écologistes et des designers d’intérieur, contrairement aux fluocompactes qui ont suscité des critiques autant d’un point de vue environnemental qu’esthétique.

Voici nos conseils pour cette semaine. Avez-vous des trucs et astuces pour économiser sur l’électricité l’hiver? Partagez-les avec nous.

La semaine prochaine : comment garder sa maison propre, sans produits chimiques.



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