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Percevoir le méchant CO2 comme un allié plutôt que comme un ennemi à combattre
Des compagnies inspirantes en matière de développement durable
Vendredis Verts – Le développement durable au travail
Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte
Universités vertes d’ici et d’ailleurs


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Archive for the ‘Vendredis Verts’ Category

Vendredis Verts – Spécial bidules inutiles

Vendredi, mars 12th, 2010

Bon vendredi! Vous avez saisi l’importance des  4R : refuser, réduire, réutiliser et recycler et vous les mettez en application régulièrement. Pourtant, malgré vos efforts pour refuser et réduire, vous restez encore malheureusement coincé avec toutes sortes de bidules inutiles?  Inspirée par ma mère (la reine de la récupération) et de nombreuses trouvailles sur le site realsimple.com, voici des astuces ingénieuse pour donner une seconde vie aux « cossins » encombrants.  De cette façon, vous économiserez et  vous ferez votre part pour l’environnement. Chaque petit geste compte!

Les sacs à lait

Les sacs à lait sont faits de plastique plus épais que les sacs à sandwich et ils ont un format intéressant. Vous pouvez vous en servir pour les lunchs, ou pour n’importe quel besoin de rangement. Une fois lavés, ils ne sentent rien, et j’en sais quelque chose, ma mère les utilisait pour mes lunchs!

Les élastiques à légumes

Personnellement, je les trouve vraiment agaçants. J’en ai des dizaines et je ne sais quoi en faire. Les élastiques peuvent vous venir en aide pour ouvrir des pots, ou attacher des bouquets de fleurs afin d’en faire un plus bel arrangement. S’ils sont colorés, ils peuvent être une alternative aux rubans colorés pour emballer les cadeaux. Ils peuvent vous aider à décorer des œufs de Pâques : entourez des œufs cuits durs de bandes élastiques de différentes largeurs avant de les plonger dans du colorant alimentaire pour faire des stries sur leurs coquilles. Vous pouvez les enrouler autour des extrémités d’un cintre : les robes à bretelles resteront bien en place au lieu de se retrouver sur le plancher de la garde-robe. Enroulez-les autour d’un verre pour aider les petites mains à mieux le tenir.

Boites de mouchoirs vides

Elles semblent tellement inutiles! Pourtant, vous pouvez les utiliser pour organiser votre rangement. Classez-y vos sacs d’épicerie en plastique, selon leur format. Rangez-y vos gants à vaisselle…

Vieux cadre décoratif

Ce n’est pas parce que vous n’aimez plus la peinture ou la photo contenue dans le cadre que le cadre n’est plus utile. Clouez-y une planche solide et fabriquez un cabaret pour des petits-déjeuners au lit stylés.

Les sous-verres en carton

Les sous-verres sont destinés à n’avoir qu’une seule utilisation. Pourtant, ils ont souvent un design recherché et original. Poinçonnez-les, attachez-les avec un ruban et ils peuvent faire de jolies étiquettes à cadeaux.

Les vieilles craies

Je ne sais pas si plusieurs d’entre vous en ont encore, mais quand les enfants cessent d’utiliser leurs craies, elles sont très efficaces pour absorber l’humidité, un peu comme le bicarbonate de soude. Elles absorbent les odeurs et peuvent prévenir le ternissement de l’argenterie.

L’huile végétale

Si elle n’est plus très fraîche pour la consommation, l’huile végétale peut redonner de l’éclat aux articles de cuir. Frottez-en vos chaussures avec un chiffon doux.

Les vieilles boites d’allumettes en carton

Comme les sous-verres, elles ont souvent des designs recherchés et elles ont un format intéressant pour y ranger un ensemble à couture de voyage.

Les cartons de bière (les 6-packs, en bon français)

Vu dans un resto : ils font de super boites à condiments pour les pique-niques, fêtes et barbecues. Rangez-y les bouteilles à condiments, sel et poivre, et les serviettes (de tissus, bien sûr).

Les bonnets de douche d’hôtel

Ne les jetez pas après les avoir utilisés, surtout en voyage. Ils font de super sacs à chaussures pour protéger vos vêtements dans une valise.

Les étiquettes personnalisées pour les lettres

À l’ère ou le courrier traditionnel est de moins en moins utilisé, les étiquettes d’adresse personnalisées que vous avez achetées d’une œuvre de charité risquent de devenir désuètes. Utilisez-les pour identifier vos items personnels, tels que les livres, cahiers d’école ou agendas.

Les mitaines orphelines

Il arrive souvent de ne perdre qu’une mitaine. Au lieu de jeter l’autre, utilisez-la comme étui pour vos lunettes de soleil.

Les étuis à verres de contact

Si vous êtes un porteur de lentilles cornéennes, vous devez avoir une dizaine de ces petits bidules. Ils font de très bonnes boites à pilules de voyage, étant moins encombrants que des bouteilles.

Les tubes de rouleaux de papier de toilette

Ils aident à tenir les fils électriques rassemblés, sans faire de nœuds.

Les boites à bouteilles de vin (6)

Elles sont habituellement très solides. Elles peuvent aider à mettre de l’ordre dans la penderie en faisant de bons portes chaussures. Décorez-les de vieux papier d’emballage pour les rendre plus coquettes.

Bouchons de liège

Découpez-les en petites rondelles et collez les sur le cadre des armoires pour prévenir les portes de claquer.

Crédit photo : OakleyOriginals/Flickr


Les Vendredis Verts – Spécial gadgets verts

Vendredi, mars 5th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, j’ai été inspirée par les produits gagnants de la compétition annuelle Greener Gadgets Design annoncés vendredi dernier dans le cadre de la conférence Greener Gadgets[1] à New York. Je vous propose donc un spécial gadgets écolos. Pour commencer, je vous présente un aperçu des inventions qui ont retenu l’attention des juges, et ensuite, des trucs et conseils pour faire des choix plus respectueux de l’environnement lors de l’achat de gadgets électroniques.

The Greener Gadgets Conference

La conférence annuelle des gadgets verts est organisée par différents acteurs de l’industrie pour présenter les dernières innovations de développement durable dans l’élaboration de gadgets électroniques. On y discute d’efficacité énergétique, de design durable, et de cycle de vie du produit (de la fabrication au recyclage, en passant par l’emballage). On accorde aussi beaucoup d’importance aux énergies renouvelables, et à leur impact positif dans le développement des économies émergeantes. Cette conférence se termine par un concours de design, où des gadgets électroniques avant-gardistes sont jugés selon ces mêmes critères de développement durable. Vous pouvez consulter la liste des finalistes ici.

Cette édition 2010 a récompensé en troisième position l’IllumiCharger, un panneau solaire placé à l’intérieur de la maison, qui récupère la lumière ambiante, autrement perdue, en électricité. La deuxième place a été attribuée à l’Empower, une sorte de banc public berçant qui transforme le mouvement produit par les personnes assises en électricité. L’Empower permet ainsi de recharger ses gadgets électroniques, cellulaire ou ordinateur portable, dans les lieux publics, sans utiliser de prise murale.

Le premier prix est allé à l’AUG / Living Goods Program, une application à télécharger sur son téléphone cellulaire qui aide à fournir des informations sur un aliment (y compris les fruits et légumes), grâce à son code-barres. L’application informe le consommateur sur la provenance, sur le nombre de kilomètres parcourus, et sur la saisonnalité d’un aliment. Il suffit de prendre une photo du code-barres et de soumettre cette information à l’AUG / Living Goods Program via message texte ou grâce à l’application, si l’usager possède un téléphone intelligent. Cette innovation toute simple permet au consommateur de faire des choix plus éclairés, en attendant l’arrivée des étiquettes détaillées.

Des facteurs écologiques à surveiller lors de l’achat de gadgets électroniques

Comme le dit si bien Jaymi Heimbuch sur le blogue planetgreen.com[2], le gadget électronique le plus vert est celui que nous possédons déjà. Une des raisons pour lesquelles les juges ont choisi le programme de Living Goods est qu’il s’adapte à un gadget qui fait déjà partie de nos vies, le téléphone cellulaire. En effet l’AUG est la seule innovation présentée au concours qui n’a pas d’existence matérielle, mais nous aide quand même à vivre de façon plus responsable. Madame Heimbuch nous suggère trois caractéristiques à considérer avant de faire l’acquisition d’un nouveau gadget :

1- Il est fabriqué sans produits toxiques et avec des principes de développement durable.

Plusieurs compagnies décident consciemment d’omettre certains matériaux toxiques dans la construction de leurs produits. Renseignez-vous sur les composantes de votre gadget. Évaluez l’impact que celles-ci pourraient avoir sur votre santé et sur l’environnement quand le produit sera désuet. Greenpeace a fait paraître en juin 2009 un guide qui évalue les compagnies de produits électroniques selon plusieurs critères de toxicité et de développement durable. Nokia, Samsung et Sony Ericsson font partie des compagnies les mieux cotées. HP, Lenovo et Dell sont les moins bien classées.

2- On doit s’assurer d’utiliser son gadget de façon intelligente, et si possible, de considérer les énergies alternatives pour recharger sa batterie.

Autrement dit, ne pas laisser son appareil allumé quand on ne l’utilise pas, et considérer l’achat d’un chargeur à énergie propre, comme un chargeur solaire. Vous pouvez favoriser des produits éco-énergétiques, dont la durée de la batterie est assez longue, et qui consomment moins d’énergie.

3- C’est un produit fait de matériaux recyclés ou c’est un produit reconditionné.

Pensez à considérer l’achat d’un produit reconditionné. C’est souvent une option plus économique et ça donne une seconde vie à un produit. Il est aussi possible de se procurer des gadgets électroniques fabriqués avec une portion de matériaux recyclés.

Finalement

Il est très important de vous assurer de disposer de votre gadget électronique de façon sécuritaire lorsqu’il rend l’âme pour de bon. Et incroyablement, c’est souvent l’étape la plus complexe du processus. Les magasins Bureau en Gros ont mis sur pied un système de récupération des déchets électroniques, soit les piles, les ordinateurs, imprimantes, téléphones cellulaires, cartouches d’encre et autres. Il suffit de les apporter en magasin.

Si vous ne pouvez vous déplacer, le service 1-800-got-junk se déplace pour collecter n’importe quel déchet. Le site web assure qu’ils font le recyclage de la plupart des éléments ramassés, mais ça reste à vérifier.

Connaissez-vous d’autres moyens pour vous débarrasser de façon sécuritaire de déchets électroniques ou toxiques?

Crédit photo : BotheredByBees/Flickr

http://www.flickr.com/photos/botheredbybees/


[1] http://www.greenergadgets.com/

[2] http://planetgreen.discovery.com/tech-transport/green-gadgets-common-traits.html


Les Vendredis Verts – Des tendances vertes à observer au sein des industries

Vendredi, février 26th, 2010

Bon vendredi! Malgré le climat de scepticisme qui règne ces jours-ci dans le dossier environnemental, n’oublions pas que la première décennie des années 2000 aura été celle du tournant vert et de l’éco-responsabilisation. Sur une note positive, je vous invite à considérer certaines tendances à surveiller dans le domaine du développement durable au sein des industries. Voici ce qu’on risque d’observer de façon marquée dans les années 2010…

1-Plus de transparence

Plusieurs palmarès de classement des entreprises selon le respect des critères de développement durable ont vu le jour, forçant les compagnies à réviser leurs modes de fonctionnement. Les technologies numériques et le web 2.0 (les médias sociaux comme les forums de discussion, Twitter et Facebook) donnent plus de pouvoir au consommateur, qui peut à la fois obtenir plus d’informations au sujet des pratiques d’une entreprise et ensuite faire pression sur ces entreprises pour qu’elles changent leurs façons de faire. Au lieu d’un monologue de l’entreprise vers le consommateur, on fait place à une conversation entre les deux entités.

À consulter, le guide Global 100, organisé par la revue canadienne Corporate Knights, qui publie une liste annuelle des 100 entreprises mondiales les mieux gérées en matière de développement durable. Cette année : General Electric ressort grande gagnante au classement mondial. Les neuf compagnies canadiennes ayant fait le classement comprennent, entre autres,  la Financière Sun Life, la Banque Royale du Canada, Transcanada Corp et Telus. Consulter le classement ici.

2-Une plus grande attention portée aux émissions de GES

Dans la même veine, une plus grande sensibilisation du public et des compagnies aux émissions de GES, force les industries à faire des recherches scientifiques pour calculer efficacement et de façon précise la quantité réelle de ces émissions. Des compagnies comme Hewlett Packard, Ikea, Intel et Wal-Mart instaurent des partenariats avec des firmes scientifiques pour trouver des façons efficaces de calculer et de réduire leurs émissions. On devrait, dans la même veine, voir plus de programmes de compensation d’émissions voir le jour, avec le développement des marchés du carbone.

3-La mode est à l’économie d’énergie

Les énergies traditionnelles sont à la fois très couteuses et polluantes. De nouveaux logiciels intelligents permettent aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie. Le système Engenuity, par exemple, permet à McDonald’s de sauver près de 13,6% de facture d’électricité en éclairage, chauffage, cuisson et refroidissement des aliments en éteignant automatiquement les fonctions inutilisées[1]. Les énergies alternatives, solaire et éolienne en tête, risquent de gagner du terrain.

4-Des emballages qui en disent long

Si on se fie à la tendance au Japon, au Royaume-Uni et en  France, les emballages pourraient nous indiquer, d’ici peu de temps, l’empreinte écologique du produit que l’on s’apprête à acheter[2]. Une fiche d’informations, semblable aux informations nutritionnelles, nous indiquerait la provenance du produit, ainsi que son empreinte carbone, autrement dit, la quantité de GES que la production de l’item qu’on désire acheter a généré, avant d’atterrir dans notre panier. Ce calcul prend en compte tous les détails, de la production de l’item, à son entreposage et à son transport.  De quoi clore le débat sur l’empreinte écologique des produits locaux vs importés?

Petite réserve : ça risque d’être long avant que ça arrive chez nous, les OGM n’étant même pas encore identifiés malgré les pressions…

5-Des moyens de transport de marchandises plus verts

Le transport des marchandises produit une quantité très importante de gaz à effet de serre. Certaines compagnies font leur part en s’équipant de véhicules hybrides. Prenons par exemple la compagnie UPS qui possède globalement plus de 1800 véhicules carburant aux énergies alternatives.

La tendance semble se rendre jusqu’à nous. En avril dernier, la SAQ s’est portée acquéreuse d’un tout premier modèle de camion de livraison hybride : un Kenworth T370 entièrement fabriqué au Québec. Ce nouveau camion se destine uniquement à un usage urbain sur le territoire Montréalais et permettra d’effectuer des économies en carburant de l’ordre de 25 à 30 %.

Bref

Est-ce que ces trouvailles vous donnent espoir? Quels sont, d’après vous, les changements qui seront vraiment marquants? Quelles industries seront les plus touchées? Qu’aimeriez-vous voir changer prioritairement?

N’hésitez pas à profiter de votre pouvoir en tant que consommateur, pour vous exprimer sur la cause environnementale qui vous tient à cœur. Vous avez le droit de demander aux entreprises de changer leurs façons de fonctionner. Encourageons-les un peu!

Sources :

http://www.greenbiz.com/blog/2010/01/14/10-climate-trends-will-shape-business-2010?page=0%2C1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20Greenbuzz%20%28GreenBiz%20Feed%29

http://www.triplepundit.com/2010/02/fou-green-trends-in-business-state-of-green-business-2010/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_du_carbone

http://www.flickr.com/photos/jamiecat/3797956698/ : crédit photo


[1] http://www.engenuity.com/

[2] http://pakbec.blogspot.com/2008/08/japon-lempreinte-carbone-affiche-sur.html


Vendredis Verts – Notre grain de sel sur Vancouver

Vendredi, février 19th, 2010

C’est vendredi! Prenons une pause des conseils verts pour regarder les Jeux olympiques cette fin de semaine. Comme si on n’entendait pas assez parler des Olympiques ces temps-ci, me voici avec mon grain de sel. Que voulez-vous, je trouve triste que malgré les efforts pour faire des Jeux olympiques de Vancouver les Jeux les plus verts de l’histoire, ce qui passera à l’histoire seront leurs ratées. On parle déjà beaucoup plus de la température trop clémente, des accidents malheureux, d’un pavillon canadien situé dans un stationnement et de la sous représentation de la langue française, que du fait que Vancouver est la ville la plus verte du pays, à l’image de ses Jeux[1].

Pour remettre un peu de positif dans le débat, voici nos médailles écolos pour la superbe ville de Vancouver et ses jeux imparfaits, certes, mais avant-gardistes.

Coups de cœur olympiques

OR – Des constructions vertes :

D’abord, on a construit un parc immobilier entièrement certifié LEED. Il est fourni en énergies propres : solaire, hydroélectrique, géothermique. Un de ses bâtiments, le Net Zero est même carboneutre! Ensuite, l’anneau olympique de Richmond possède des caractéristiques vertes intéressantes[2] : sa structure est faite de bois endommagé par des parasites (autrement invendable) et il est équipé d’un système de récupération de l’eau de pluie.

ARGENT – Les médailles :

Corrine Hunt et Omar Arbel ont conçu des médailles aux designs modernes en matériaux recyclés. L’or, l’argent et le bronze ont été fournis par l’entreprise minière responsable Teck Ressources Ltd[3] qui a récupéré un pourcentage des métaux dans de vieux ordinateurs. Les métaux ont ensuite étés fondus pour en faire des pièces uniques.

BRONZE – Des moyens concrets pour encourager les gens à faire leur part :

Le site web officiel des jeux est très [U1] instructif, avec une bonne section sur le développement durable[4]. On y trouve une foule de conseils pour emboiter le pas aux mesures mises en place. Le transport en commun est un incontournable pour assister aux Jeux : il n’y a aucun stationnement accessible aux simples visiteurs et le transport en commun est inclus dans le prix du billet des compétitions. De plus, 20 autobus fonctionnant à piles à hydrogène ont été inclus au circuit.

MENTION SPÉCIALE – Une piste de danse durable[5] :

En revenant des compétitions, les visiteurs des Jeux peuvent se divertir au Club Energy, un club alimenté en électricité par les mouvements des danseurs sur la piste de danse.

BILAN - Comparaison à Turin :

Mine de rien, les mesures mises en place pour les Jeux olympiques de Vancouver donnent des résultats. Le village olympique émet 90 % moins de gaz à effet de serre que celui des Jeux de Turin. Le Comité organisateur des Jeux (COVAN) prévoit que les deux semaines de compétition généreront 268 000 tonnes de GES dont 118 000 seront compensées grâce à l’achat de crédits de carbone[6]. Lors des précédents Jeux d’hiver, tenus à Turin, 68 000 tonnes de GES avaient été compensées par l’achat de crédits.

Coups de cœur ville de Vancouver

OR – Ambition de devenir la ville la plus verte au monde d’ici 2020 :

Je vous l’accorde, en matière d’environnement, les gestes parlent plus que les intentions. Il n’empêche que Vancouver, berceau de Greenpeace, a instauré un bon plan de développement durable[7] pour atteindre son objectif. À l’agenda : des objectifs stricts en matière de réduction de GES, plus de pistes cyclables et d’espaces verts et un système favorisant l’accès aux productions agricoles locales.

ARGENT – Un maire résolument moderne :

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est un ancien homme d’affaires dévoué au développement durable. Avant-gardiste, il s’est lancé dans l’agriculture biologique en 1990. Il a fait le saut en politique en 2005. On dit qu’il se rend au travail à vélo[8].

BRONZE – Une ville construite pour l’humain :

Vancouver est la seule ville d’importance au Canada qui ne comporte pas d’autoroute au centre-ville. Le plan d’urbanisme a été conçu pour conférer à la ville une dimension humaine.

BILAN – Vancouver se classe première parmi les villes canadiennes en matière de développement durable :

Le magazine canadien des entreprises responsable Corporate Knights classe Vancouver grande championne des villes canadiennes selon les six critères du développement durable établis[9].

Espérons que les éléments malheureux des jeux ne remportent pas tous les honneurs. Et bravo à Vancouver pour sa gestion avant-gardiste. Bons Jeux!

crédit photo : Bristol family http://www.flickr.com/photos/reedb/


[1] http://www.cyberpresse.ca/sports/vancouver-2010/201002/17/01-950427-des-ecueils-olympiques.php

[2] http://planetark.org/wen/56734

[3] http://www.teck.com/Generic.aspx?PAGE=Media+Pages%2fMedia+Detail&releaseNumber=ext09-01-VO&portalName=tc

[4] http://www.vancouver2010.com/fr/plus-information-2010/durabilit%C3%A9/

[5] http://www.powersmartvillage.com/club-energy.html

[6] http://www.journalmetro.com/mavie/article/441690–les-jeux-de-vancouver-recoltent-le-bronze-selon-la-fondation-david-suzuki

[7] http://ow.ly/17UFC

[8] http://ow.ly/17UFC

[9] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada.html




Les Vendredis Verts – Mariages Éco-Chic

Vendredi, février 12th, 2010

Flicr Upload

Pour rester dans le thème de la St-Valentin, qui arrive dans deux jours,  j’ai trouvé cette semaine des trucs pour célébrer un mariage écolo, élégant et pas nécessairement plus cher. Oui, c’est possible, et beaucoup plus facile que ça puisse paraitre. Je me suis inspirée du livre d’Emily Elizabeth Anderson, « Eco-Chic Weddings ». L’auteure est une pro du développement durable, du design et de la planification d’événements.

Si vous n’aviez que trois conseils à considérer :

-Achetez des fleurs locales et en saison pour éviter les coûts gonflés et l’impact environnemental causé par le transport.

- Utilisez de simples cartes postales (sans enveloppe) avec un numéro de téléphone ou une adresse courriel pour les invitations et les réservations. Pour les plus radicaux : ne pas envoyer de carton d’invitation officiel. Je suis d’accord, Internet est beaucoup moins romantique, mais tellement plus pratique, et vous sauvez du papier.

-Évitez d’acheter des éléments qui ne serviront que pour le mariage ; investissez dans une robe, des chaussures et des couverts que vous allez réutiliser.

Pour y aller un peu plus sérieusement, appliquer les 3R :

Réduire :

-Au lieu de donner des cadeaux de présence à vos invités, faites un don à une cause charitable en leur nom. Vous évitez ainsi beaucoup de gaspillage et de suremballage.

-Simplifiez les choses. Favorisez un lieu situé dans un décor enchanteur plutôt que d’avoir à investir dans la décoration. Un vignoble, par exemple, peut être une bonne option.

-Évitez d’insister sur les détails. C’est plus simple et moins stressant pour tout le monde. Vous pouvez, par exemple, demander à vos invités d’éviter d’emballer leurs cadeaux.

Réutiliser :

-Voyez avec votre entourage si vous pouvez emprunter des items plutôt que les acheter. Vous pouvez, par exemple, emprunter des bijoux. L’émission la Vie en Vert du 12 septembre 2007 proposait d’utiliser les vieux bijoux de famille qui ne sont plus portés, de les faire fondre et d’en créer des alliances[1].

-Optez pour un style classique et indémodable pour la réception. Si vous avez à investir dans des couverts, prévoyez à long terme.

-Évitez d’acheter des items qui font trop « mariage ». Vous ne les réutiliserez pas.

-Faites tout au même endroit, vous sauvez des déplacements inutiles.

Recycler :

-Favorisez des éléments recyclés. Pourquoi ne pas dénicher une robe « vintage », quitte à la faire modifier. Originalité assurée. La boutique Oui, je le vœux à Montréal[2] offre un service d’achat et de vente de robes de mariées recyclées.

-Donnez l’exemple. Assurez-vous que les traiteurs, les administrateurs de la salle de réception et les fleuristes aient de bonnes pratiques de recyclage.

De l’or et des diamants? Pensez-y bien

De plus en plus de mariés choisissent d’opter pour des pierres alternatives aux diamants. L’origine des diamants est souvent difficile à certifier, et beaucoup de diamants sont malheureusement produits dans des conditions d’exploitation pour les travailleurs. Les faux diamants sont beaucoup moins chers et certains orfèvres sont devenus maîtres dans l’art de les tailler comme des vrais. [3] Le site yoursforever.ca vend les faux diamants Moissanite, qui ressemblent à s’y méprendre aux diamants véritables.

Si vous tenez aux diamants, le Canada en produit une certaine quantité. Assurez-vous qu’ils sont certifiés.

Quant à l’or, il est issu d’une des industries les plus polluantes au monde. En effet, la fabrication d’une seule bague en or génère près de 20 tonnes de débris miniers. Voir le site http.nodirtygold.org pour trouver des détaillants qui vendent de l’or certifié écologique.

Vous pourriez aussi favoriser l’achat d’une bague antique.

Choisir les habits

Les robes très blanches le sont grâce des procédés chimiques. Une robe écrue peut être tout aussi jolie. De plus, une robe moins traitée chimiquement pourra toujours être reteinte et modifiée pour être reportée.

Quant au smoking, est-ce vraiment nécessaire de l’acheter? Il est possible de louer de très beaux habits, sinon investissez dans un complet chic et indémodable.

Profiter de la journée

Ces quelques conseils vous permettront de célébrer un mariage chic et soucieux de l’environnement tout en restant simple. Et plus de simplicité égale plus de temps pour voir la journée passer. Amusez-vous et profitez de  ce moment spécial.

Crédit photo : Bristol Wedding Photography


[1] http://vieenvert.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=70

[2] http://www.ouijelevoeux.com/FR/pourquoi6.htm

[3] http://www.yoursforever.ca/


Les vendredis Verts – Troisième Édition

Vendredi, février 5th, 2010

green-heart-grass

Cette semaine : pour une St-Valentin Verte

La St-Valentin approche à grands pas, au grand désespoir de certains, avec enthousiasme pour les autres. Personnellement, même quand je suis en couple, je ne fais pas grand cas de la fête de Cupidon. Mais j’avoue que si l’élu de mon cœur ne fait rien pour la souligner, je suis un peu déçue. Il y a, hélas, une romantique qui sommeille en moi, malgré une conscience écologique qui me crie que la St-Valentin n’est qu’un autre prétexte à surconsommer et à trop manger.

Et si j’arrivais à réconcilier les deux aspects de ma personnalité qui semblent incompatibles : la romantique fleur bleue et la rationnelle? Je revendique le droit d’être quétaine et écologique!

La St-Valentin : des faits bien peu romantiques[1]

-Près d’un milliard de cartes (pleines de brillants et de cœurs!) sont envoyées par année à la St-Valentin dans le monde. C’est, en fait, la deuxième fête où l’on envoie le plus de cartes après Noël. Ça représente 25 % des ventes de cartes pour des fêtes saisonnières

-36 millions de boites de chocolat en forme de cœur (pas équitable, on s’en doute) sont vendues à chaque fête des amoureux autour du globe.

-La St-Valentin est la fête qui fait vendre le plus de fleurs coupées. Hors, en plein mois de février, les fleurs coupées doivent voyager plusieurs kilomètres avant de se rendre au Québec.

-Les Américains dépensent 17 milliards de dollars annuellement sur des cadeaux de St-Valentin[2]. Autrement dit : 123 dollars en moyenne par personne!

Je propose des solutions!

- Au lieu d’acheter des fleurs, donnez-lui une plante en pot. Ça dure plus longtemps, c’est aussi beau et c’est bon pour détoxifier la maison. Les roses comptent parmi les fleurs qui contiennent le plus de pesticides. Si vous tenez mordicus aux fleurs, l’option d’acheter des fleurs écologiques et équitables vous est offerte chez Arum, sur la rue Beaubien[3].

-Encore mieux : allez vous promener au Jardin botanique ou faites planter des arbres en son nom, par exemple, grâce au programme de ZEROCO2[4].

-Récitez-lui  un poème de votre cru : impression durable assurée ; exit la carte cucul.

-Si vous doutez de vos qualités d’orateur, fabriquez une carte avec des matériaux recyclés plutôt que d’acheter une carte de pharmacie. C’est tellement mieux quand c’est personnel.

-Achetez un bijou antique. Il y a des trésors chez les antiquaires.

-Célébrez en buvant un vin canadien. Il y en a de très bons et ça fait moins de millage pour votre péché mignon.

-À bas les peluches. Vive les cadeaux vraiment utiles tels un sac à emplettes mignon et réutilisable par exemple, ou un certificat-cadeau pour un soin dans un centre de santé biologique, comme Espace Nomad sur St-Laurent[5].

-Du chocolat? Oui. Équitable ou biologique de préférence.

-La paraffine des chandelles est un dérivé du pétrole, une ressource non-renouvelable. Choisissez plutôt des chandelles faites de cire d’abeille ou de cire de soya. Elles émettent moins de substances toxiques.

-Évitez l’achalandage au restaurant et cuisinez à la maison. Favorisez des produits locaux.

-Au lieu de vous offrir des cadeaux, planifiez une escapade dans un parc national ou une réserve. Votre argent servira à protéger l’environnement[6].

Avec ces trouvailles, vous pouvez maintenant vous aussi laisser s’exprimer vos deux côtés : le rationnel et le sentimental. Avez-vous des idées de cadeaux écolos à partager?

Image: Pink Sherbet Photography


[1] http://www.greenlivingtips.com/articles/196/1/A-green-Valentines-Day.html

[2] http://www.associatedcontent.com/article/1419035/how_much_do_we_spend_on_valentines.html?cat=46

[3] http://www.arum.qc.ca/fleuristemontreal.php?search=speciauxdelasemaine

[4] http://zeroco2.com/

[5] http://www.espacenomad.ca/fr/massage-spa-espacenomad.php

[6] http://www.aventure-ecotourisme.qc.ca/


Les Vendredis Verts – Seconde édition

Vendredi, janvier 29th, 2010

spray bottle

Quelques alternatives naturelles pour nettoyer la maison

C’est vendredi. Faisons des plans pour le weekend. Cette semaine, je vous propose des conseils pour garder la maison propre tout en étant éco-responsable. Exit les produits toxiques, bonjour les produits naturels et les économies d’énergie. Essayez-les en faisant le ménage et donnez-nous des nouvelles.

Cette semaine, j’ai puisé mon inspiration du livre The Little Green Book of the Home par Sarah Callard et par quelques trucs dénichés sur le site www.thedailygreen.com .

-La magie du bicarbonate de soude

Le bicarbonate de soude est un nettoyant très versatile. Il absorbe les odeurs dans le frigo et il aide le travail du lave vaisselle lorsqu’on en saupoudre les assiettes. Rafraichissez les tapis en leur versant un peu de « p’tite vache » avant de passer l’aspirateur. Le bicarbonate de soude peut aussi être utilisé pour décrasser la laveuse : il suffit d’en verser une généreuse portion et de faire un court cycle de lavage à l’eau chaude.

Combiné avec de l’eau et du gros sel de mer, le bicarbonate de soude a un effet récurant sur les tuiles et la céramique. Il est aussi une bonne alternative aux produits corrosifs utilisés pour nettoyer le four. Recouvrez l’intérieur du four d’une couche épaisse de pâte faite d’eau et de bicarbonate, puis, laissez agir toute la nuit. Au matin, récurez  à l’aide d’une bonne brosse.

-Le jus de citron et le vinaigre pour détacher et faire briller

Une solution miracle pour faire briller les fenêtres : un tiers de vinaigre blanc pour deux tiers d’eau chaude dans une bouteille à vaporiser. Utilisez de vieux journaux pour essuyer, ils font un travail impeccable.

L’acidité du vinaigre et du jus de citron est efficace sur les taches de savon dans la douche, les moisissures, et les taches de graisse. Vaporisez, laissez agir et frottez avec une brosse rugueuse.

-Le sel de table est un allié polyvalent

Le sel permet de réduire l’utilisation de produits nettoyants en agissant comme nettoyant et désodorisant. Saupoudrez-en le fond de la poubelle pour absorber les odeurs. Frottez-en la planche à couper pour lui redonner son allure d’antan.

-Des produits nettoyants certifiés verts pour une empreinte écologique réduite

Les produits nettoyants verts trouvés en pharmacie sont aussi efficaces que les produits traditionnels. Ne faites confiance qu’aux logos reconnus. Pour vous aider à démêler le vrai du faux en matière de prétentions écologiques, consultez notre dernier article.

-Désinfecter sans eau de javel avec l’huile de théier

Versez de 20 à 30 gouttes d’huile de théier (tea tree oil) et trois cuillérées à table de savon liquide (certifié vert, bien entendu) dans deux tasses d’eau chaude et vous venez de concocter un désinfectant vert. L’huile de théier est reconnue pour ses propriétés désinfectantes et cicatrisantes, ce qui la rend très douce pour la peau.

-Investir dans un lave-vaisselle pour sauver de l’énergie

Contrairement à la croyance populaire, des études prouvent qu’un lave-vaisselle éco-énergétique utilise seulement un sixième de l’eau et la moitié moins d’énergie que le lavage à la main.

-Le dentifrice pour polir l’argenterie

Les produits commerciaux vendus sur le marché pour polir les ustensiles viennent souvent avec des avertissements parce qu’ils contiennent des irritants. Le dentifrice est tout aussi efficace et beaucoup moins toxique.

-Le ketchup et le cuivre font bon ménage

Le bon vieux ketchup redonne de l’éclat aux casseroles et autres objets de cuivre.

-Le club soda détache pratiquement tout

Le club soda est très efficace pour les malencontreuses taches de vin rouge ou de sauce à spaghetti sur votre robe favorite. Mais attention, il faut agir rapidement. Versez une généreuse quantité de club soda et séchez en tapotant. Le gaz carbonique aide à ramener le vin à la surface alors que le sel contenu dans la boisson gazeuse l’empêche de s’incruster.

-Des huiles essentielles pour remplacer les rafraichisseur d’air chimiques

Les produits du type « Branchez-les » de Glade consomment de l’électricité et contiennent des odeurs artificielles. Fabriquez votre propre parfum pour la maison en versant quelques gouttes de votre huile essentielle favorite dans une bouteille à vaporiser remplie d’eau.

Ces trouvailles me donnent l’inspiration soudaine de nettoyer la maison de fond en comble cette fin de semaine… et vous?



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