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Comment faire son bilan carbone?

Le dernier billet traitait de l’utilité de connaitre son empreinte climatique, intéressons-nous maintenant à la méthode pour établir son bilan carbone de façon efficace et concrète.

Qu’est-ce qu’on mesure?

Plusieurs balises existent déjà en ce qui concerne les différentes sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES) à quantifier dans le cadre d’un mandat de bilan carbone, selon le secteur d’activité d’une organisation. Ces balises facilitent grandement la tâche de ce genre de mandat, car elles donnent un point d’ancrage à une stratégie plus personnalisée de quantification et, éventuellement, de réduction d’émissions de GES. Plusieurs activités d’une organisation sont sources d’émissions, voici les principales :

  • Transport. La principale source d’émissions pour une organisation. On quantifie généralement les émissions liées aux déplacements des employés en lien avec leurs fonctions (on ne prend donc pas en compte leur déplacement de la maison jusqu’au bureau). Ceci comprend également les émissions liées au parc automobile d’une organisation et peut même s’étendre jusqu’au transport des matières premières nécessaires à la fabrication d’un produit; chaque organisation peut définir jusqu’où elle veut étendre ces limites.
  • Énergie. La majorité de la consommation d’énergie d’une organisation est évidemment en électricité. La façon dont cette électricité est produite a une incidence sur le bilan carbone de son utilisateur (même si cette électricité est produite avec des sources renouvelables, comme l’hydroélectricité au Québec). La source d’énergie utilisée pour chauffer et climatiser ses bureaux joue également un rôle important, qu’on utilise le gaz (naturel ou propane) ou l’électricité, par exemple.
  • Gestions des eaux. le bilan de consommation en eau potable, mais aussi la quantité d’eaux usées produites.
  • Consommation de matière. Cette catégorie est plutôt large et le degré de sa quantification est tout aussi largement personnalisable, selon les besoins et les attentes d’une organisation désirant dresser son bilan carbone. Ces « matières » peuvent aller du papier utilisé pour l’impression quotidienne de documents jusqu’aux matières premières entrant directement dans la fabrication d’un produit. Encore une fois, il est possible de s’en tenir à certaines catégories de matière pour garder le processus simple et tout aussi efficace.

Ces catégories sont évidemment des lignes directrices et ne reflètent pas un cadre rigide à respecter absolument. Chaque organisation se doit d’évaluer ses objectifs de quantification avant d’entamer le bilan pour en arriver à un processus personnalisé à la hauteur de ses ambitions. De plus, souvent, les sources d’émissions de GES sont liées à des dépenses comptabilisées dans les registres d’une organisation. Colliger toutes ces informations devient donc relativement facile à faire à l’interne.

Rendre l’intangible plus concret

Pouvoir connaître l’ampleur de ses émissions de GES permet de mieux comprendre ses impacts, mais permet aussi de mieux y voir les sources d’économies possibles. Parce qu’en décidant de réduire son empreinte climatique après en avoir connu l’ampleur et son étendue, on réalise du même coup des économies en considérant des solutions alternatives.

En liant directement des émissions à leur source, on peut ensuite se fixer des cibles de réduction en fonction de chacune de ces sources; le concept devient alors beaucoup plus concret et surtout beaucoup plus facile à gérer et à vérifier. Par exemple, en décidant d’utiliser des modes de transport alternatifs pour certains déplacements de ses employés, une organisation pourra voir rapidement les économies réalisées en carburant, tout en réduisant son empreinte climatique. Et en atteignant ces cibles, qu’elles soient audacieuses ou plus timides, on identifie rapidement les économies réalisées en décidant d’adopter des pratiques un peu moins énergivores. Un bilan carbone n’est pas seulement une question d’environnement, c’est aussi une question d’économie de sous et ce au quotidien!

Exemples d’émissions liées à la consommation énergétique :

Émissions mondiales de GES, par secteur
Émissions de GES liées aux immeubles
Émissions de GES liées aux gaz
Émissions de GES selon le type de transport 1, 2

Prochain article : Les bénéfices de connaitre son bilan carbone

Article précédent : Faire son bilan carbone, c’est facile?


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