Faire son bilan carbone, c’est facile?

Si, au départ, faire le bilan des gaz à effet de serre, même identifier les sources d’émissions de CO2 d’une organisation  et ses activités peuvent sembler abstraites, s’affairer à les quantifier peut avoir l’air d’un plus grand défi. Mais avec les bons outils, la bonne méthode, et un bon encadrement, il est facile concrétiser et de simplifier ce concept un peu vague.

Comment ça marche?

Les émissions de gaz à effets de serre (GES) d’une organisation sont souvent associées à la consommation d’énergie quotidienne de celle-ci. Le bilan énergétique d’une organisation relève souvent du transport, du chauffage, de la climatisation climatisation des espaces occupés, de sa consommation d’’électricité et d’eau potable sur des bases annuelles.  Cette consommation en énergie  de toutes sortes étant pratiquement toujours liée à des postes comptables, elle est relativement facile à retracer, vérifier et valider. Il suffit par exemple de connaitre les dépenses annuelles en chauffage de l’immeuble dans lequel loge votre organisation pour savoir automatiquement combien de CO2 est émis par l’utilisation de cette énergie durant cette même période. Cibler au départ les dépenses liées à certains secteurs d’activités permet donc de faire un premier grand pas vers une quantification de GES. Au fond, chaque organisation a déjà, à l’interne une majorité des informations nécessaires pour effectuer une première ébauche de quantification.

Où commencer?

La quantification des émissions de GES peut aller très loin; en fait, elle peut être poussée aussi loin qu’on le désire. On peut décider de prendre en compte les émissions en lien avec toutes les étapes du cycle de vie d’un produit, de l’extraction des matières premières avant sa fabrication jusqu’au moment de l’achat par le consommateur. On peut aussi considérer seulement les émissions en lien avec les activités principales d’une organisation ou l’ensemble des émissions liées à une campagne marketing, par exemple. C’est pourquoi, avant d’entamer un tel mandat, il faut définir des limites bien précises de quantification, afin d’éviter de s’étaler inutilement tout en demeurant efficace. Il existe des normes internationales qui facilitent l’établissement de limites raisonnables de quantification d’émissions de CO2. Il est important d’analyser ces standards avec l’aide d’un expert et de les adapter à la réalité de sa propre organisation. Bien définir ses limites permet ensuite de les élargir dans le cadre d’un éventuel mandat futur plus ambitieux, mais surtout de bien identifier d’éventuels objectifs de mesures de réductions.

Ça sert à quoi?

Au-delà de la conscience écologique des dirigeants d’une organisation, connaitre l’impact climatique de leurs propres opérations et initiatives son impact environnemental devient de plus en plus un incontournable. Beaucoup d’organisations s’y intéressent parce que leurs différentes clientèles y deviennent sensibles. Le consommateur moyen est aussi davantage conscientisé aux changements climatiques et décide de faire confiance en des marques qui véhiculent des valeurs vertes véritables et encadrées. Enfin les tendances actuelles pointent toutes dans nous laissent à penser que le gouvernement québécois appliquera et intégrera, de façon progressive dans le temps, des plafonds d’émissions de GES. Une majorité  de secteurs d’activités économiques devraient se voir imposer des objectifs de plafonnement des émissions.

Il est bien évident qu’au départ,  seulement quelques secteurs seront visés mais il y a fort à parier que tous les secteurs économiques le seront d’ici quelques années, si on se fit aux tendances mondiales et aux engagements gouvernementaux depuis quelques années. Autant prendre de l’avance tout de suite avant de se retrouver le bec à l’eau.

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