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Le Québec et la lutte aux changements climatiques

Plusieurs facteurs nous montrent que de plus en plus d’organisations prennent le virage vert. Au Québec, les choses bougeront rapidement dans les prochains mois.

Début de la règlementation

Le Québec a adhéré en 2008 au Western Climat Initiative (WCI), une association volontaire comprenant 7 états américains et 4 provinces canadiennes visant à mettre sur pied un système de plafonnement et d’échange d’émissions de gaz à effet de serre. Dès l’entrée en vigueur du programme, prévue pour 2012, les entreprises de certains secteurs économiques, très ciblés au départ, se verront attribuer un maximum d’émissions annuelles de GES qu’elles devront respecter selon un cadre législatif établi dans chacun des états et provinces participants. Les entreprises qui dépasseront leur quota d’émissions devront alors acheter des crédits de carbone à d’autres entreprises qui, elles, n’auront pas dépassé leur quota. Ces mesures ont évidemment pour but d’inciter les différentes organisations d’un même secteur d’investir dans des technologiques plus vertes pour réduire leurs émissions de GES plutôt qu’à « payer pour avoir le droit de polluer ».

Ces « crédits carbone » seront fort probablement échangés directement entre les différentes entreprises québécoises, plutôt qu’à travers une bourse du carbone centralisée. Avec un petit nombre d’émetteurs soumis à la réglementation en 2012, le marché du carbone québécois risque de prendre de l’ampleur avec l’élargissement de la législation aux autres secteurs économiques. Quand la grande majorité des émetteurs de GES de la province y seront soumis, le besoin d’une place d’échange de ces crédits carbone sera évidemment plus grand.

On sait déjà que seulement les grands émetteurs de GES seront ceux qui seront soumis à la nouvelle réglementation dès sont entrée en vigueur, les détails concernant l’implantation graduelle du WCI à d’autres sphères économiques seront, eux, connus prochainement. Ces nouvelles mesures s’inscrivent à l’intérieur de la stratégie du gouvernement du Québec qui a déjà instauré quelques projets en matière de changements climatiques pour en quelque sorte préparer le terrain pour ce type de règlementation.

Une autoréglementation forte

Si les règlementations formelles n’ont pas toujours bonne presse, il ne faut pas perdre de vue l’autoréglementation d’entreprises de plusieurs secteurs économiques depuis les dernières années. Face à des pressions venant de leurs parties prenantes, beaucoup ont décidé de prendre le virage vert sans même attendre des règlementations gouvernementales. Le secteur des services fut un des premiers à mettre sur pied des initiatives environnementales. Leurs clients ayant une grande influence sur leurs décisions, ils ont dû s’adapter rapidement aux préoccupations vertes de ceux-ci. Réduire son empreinte environnementale en adoptant des comportements moins énergivores peut représenter des économiques substantielles, sans compter qu’ils peuvent devenir source de compétitivité.

Devancer les exigences des futures législations sur le climat offre automatiquement une longueur d’avance sur ses compétiteurs : non seulement en s’adaptant plus rapidement à un nouveau cadre règlementaire, mais aussi en offrant aux consommateurs des produits qui répondent à leurs exigences quant à l’impact environnemental de ce qu’ils se procurent.

D’autres articles sur la future règlementation québécoise :
Un résumé du WCI
Myriam Blais du MDEIE explique l’implication du Québec dans le WCI
Site officiel du WCI

Prochain article : Comment ZEROCO2 peut vous accompagner dans cette démarche

Articles précédents :
Faire son bilan carbone, c’est facile?
Comment faire son bilan carbone?
Les bénéfices de connaitre son bilan carbone
Des exemples d’actions en matière de changements climatiques
Les tendances mondiales en changements climatiques
Pourquoi est-il important de se positionner maintenant?


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