Les bénéfices de connaitre son bilan carbone

Lorsque bien décortiqué, faire son bilan carbone est relativement simple. Réaliser un tel mandat est également source de bénéfices : bien au-delà de la bonne conscience environnementale; c’est aussi une histoire de sous.

Des bénéfices économiques

Connaitre l’ampleur de son empreinte écologique permet au départ de rendre concret quelque chose qui peut sembler un peu flou. En faisant l’inventaire des sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à une organisation, on peut mieux voir, au quotidien, lesquels de nos comportements sont les plus énergivores et, éventuellement, y apporter des changements et même réaliser des économies.

Car c’est bien le but premier d’une démarche comme celle-ci : réduire ses émissions au maximum avant de compenser pour celles qui sont inévitables. Adopter des habitudes moins énergivores est automatiquement source d’économies réelles, en dollars. Et cela n’implique pas nécessairement de changer de A à Z ses façons de faire : plusieurs petits choix alternatifs au quotidien peuvent faire la différence au bout du compte. Utiliser moins de papier pour l’impression de documents, choisir, lorsque possible, l’autopartage ou encore le transport collectif pour certains déplacements ou utiliser la vidéoconférence au lieu de se déplacer pour une réunion. Tous ces petits gestes, additionnés sur une période d’un an, par exemple, peuvent représenter, selon la motivation des parties prenantes d’une organisation, de bonnes économies. De cette façon, réduire son empreinte climatique signifie aussi réduire ses dépenses.

Des bénéfices pour l’image

Tous les efforts d’une organisation pour réduire son empreinte écologique peuvent très bien être réutilisés pour valoriser l’image de celle-ci auprès de sa clientèle. Les efforts de réduction d’émissions de GES peuvent même être associés aux clients eux-mêmes en incitant ceux-ci à acheter des produits provenant d’une entreprise carboneutre, par exemple. Les mesures mises en place pour compenser certaines émissions peuvent aussi profiter à la société civile, en plantant, par exemple, une série d’arbres destinées à compenser les émissions associées à un produit ou à toute une entreprise à même un espace public. Les arbres pourraient même être plantés stratégiquement à l’intérieur d’un marché géographique potentiel d’une entreprise dans le but de mieux se faire connaitre au sein de celui-ci. Pour améliorer la perception d’une marque aux yeux des consommateurs avec la réduction de son empreinte écologique, les possibilités sont pratiquement infinies, la seule limite est la créativité. Et c’est justement ceux qui sauront bien utiliser et surtout promouvoir cette valeur ajoutée qui seront les mieux servis par ce genre de stratégie.

Quelques exemples d’organisations qui ont transformé leurs efforts de réduction d’émissions de GES en opportunité d’affaires :
La Banque nationale réduit les émissions de CO2 de ses clients souscrivant à un régime d’assurance auto.
Le premier vin carboneutre
Motorola produit un téléphone cellulaire carboneutre
Une batterie de cuisine carboneutre

Prochain article : Des exemples d’actions en matière de changements climatiques

Articles précédents :
Faire son bilan carbone, c’est facile?
Comment faire son bilan carbone?