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Les tendances mondiales en matière de changements climatiques

Plusieurs organisations ont déjà décidé de réduire leur empreinte environnementale et cette tendance risque de s’accélérer à une vitesse vertigineuse dans les prochaines années.

De sensibilisation à réglementation

On peut maintenant dire que la grande majorité des organisations, peu importe le secteur économique, sont au fait de l’impact qu’elles ont sur l’environnement; celui-ci est cependant complexe à rendre concret. Cet impact peut quand même être illustré à travers les efforts qui pourraient être mis de l’avant pour le réduire, comme la réduction des déchets ou la plantation d’arbres, par exemple. Ce n’est évidemment pas la totalité d’entre elles qui ont décidé de mettre en place des mesures concrètes pour réduire cet impact, mais on peut tout de même affirmer que l’étape de la sensibilisation a maintenant atteint la grande partie de la population. Les différents publics sont maintenant de plus en plus conscients des enjeux en lien avec l’environnement et sont aussi beaucoup plus exigeants quant aux produits et services qu’ils consomment. Ces exigences influencent même souvent la décision d’achat de ceux-ci; raison de plus pour s’en préoccuper en tant qu’organisation.

Un peu à l’image de l’Europe avec l’European Union Emissions Trading Scheme (EU ETS), le Québec entrera graduellement, dès 2013, dans le Western Climate Initiative (WCI), un système de plafonnement et d’échange d’émissions de gaz à effet de serre (GES) entre certains états américains et provinces canadiennes. Le WCI ressemble beaucoup à son équivalent européen : les entreprises de certains secteurs économiques se voient attribuer un maximum d’émissions annuelles de GES qu’elles doivent respecter selon un cadre législatif. Les entreprises qui dépassent leur quota d’émissions doivent alors acheter des crédits de carbone à d’autres entreprises qui, elles, n’ont pas dépassé leur quota. Ce système d’échange est évidemment régi dans un cadre réglementaire très strict entre les divers états participants au WCI. Seulement les secteurs économiques québécois qui émettent le plus de GES devront se plier dès 2013 à cette règlementation, mais on se doute bien que tous les secteurs y seront soumis graduellement.

Une croissance fulgurante

La progression du nombre d’organisations qui ont décidé de réduire leur empreinte environnementale en Europe s’est faite rapidement et de façon exponentielle et tout indique que le Québec devrait suivre une courbe semblable, voire plus rapide. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Ajoutés au fait que les consommateurs demandent de plus en plus à connaitre l’impact environnemental de ce qu’ils consomment, les cadres règlementaires qui font surface un peu partout dans le monde exercent une pression sur les organisations pour qu’ils prennent le chemin vert. À guise d’exemple, lors de la première année de son lancement en 2005, le EU ETS avait une valeur de 7,2 milliards € et a atteint, en 2010, 142 milliards €, une croissance de plus de 1800% en 5 ans.

Les gestes verts deviennent même source de critères de compétitivité et de performance pour certaines entreprises. Cette pression ne s’exercera évidemment pas de la même façon dans tous les domaines, mais elle risque bien d’y être présente. Dans le secteur des services comme les banques, la restauration ou même services de location d’auto, on imagine bien un consommateur décider d’acheter un produit vert certifié plutôt qu’un produit conventionnel. Aux yeux d’actionnaires, la performance environnementale peut tout aussi devenir un critère d’investissement.

Tous les morceaux du casse-tête semblent maintenant être en place pour que l’adhésion d’organisations aux enjeux environnementaux commence à entrer en vitesse grand V un peu partout dans le monde. C’est particulièrement l’atteinte imminente d’une masse critique de consommateurs soucieux de leur impact climatique qui risque de presser les entreprises à prendre le pas encore plus rapidement. Ce sont les entreprises qui auront pris un peu d’avance aujourd’hui qui seront les plus compétitives demain.

Plus de précisions sur le EU ETS et le WCI
Myriam Blais, du MDEIE explique les prochains pas du Québec en matière de changements climatiques
Définition du European Union Emission Trading Scheme
Le EU ETS s’étendra aux compagnies aériennes l’an prochain

Prochain article : Pourquoi est-il important de se positionner maintenant?

Articles précédents :
Faire son bilan carbone, c’est facile?
Comment faire son bilan carbone?
Les bénéfices de connaitre son bilan carbone
Des exemples d’actions en matière de changements climatiques


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