C’est à cette date, la semaine dernière que débutait à Copenhague la série de négociations tant attendues par la communauté écologique mondiale.
Une soixantaine de chefs d’État et plusieurs ministres se lanceront la balle jusqu’à la fin de la journée afin de déterminer des objectifs clairs en vue d’établir les bases de la seconde phase de l’Accord de Kyoto qui débutera en 2012. Cette rencontre se veut donc hyper importante en vue de ne pas créer une « pause » lorsque le traité de Kyoto viendra à échéance.
Au menu :
Principalement, selon Yvo de Boer, le Secrétaire Exécutif des CCNUCC, (Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), d eux objectifs doivent être atteints d’ici la fin des négociations : comment réduire les émissions de CO2 d’ici 2020 et la question du financement destiné aux pays en développement dans le but de limiter l’augmentation de leurs émissions et de s’adapter aux répercussions des changements climatiques.
Bien sûr, plusieurs autres questions et points chauds gravitent autour de ces aspects. Notamment, un constat alarmant établi par 500 scientifiques affirmant que la quasi-totalité de la hausse de température observée de 1990 à aujourd’hui est «très probablement» (à plus de 90%) causée par l’humain et ses activités. Autrement dit, l’augmentation du climat planétaire serait attribuable aux émissions de gaz à effet de serre issues de l’ensemble de nos activités quotidiennes.
On dénombre aussi plusieurs « révélations chocs », susceptibles d’effrayer le bon citoyen, comme le scientifique averti: dans 40 ans, si la situation ne change pas – sans prise de position\actions concrètes des divers gouvernements – on nous annonce que le réchauffement de la planète engloutira plus de 8,5 milliards d’êtres humains, soit davantage qu’il y en a aujourd’hui sur la planète.
Je vous épargne les autres grandes théories qui touchent directement notre qualité de vie, la température de la terre qui augmente, les océans prêts à nous engloutir, l’augmentation de la gravité au Canada et de la fréquence des inondations, des tornades et des sécheresses, en passant par la migration vers le nord du saumon du Pacifique!
Je serai plus précise : dans la vie de tous les jours, ça change quoi?
Dans l’optique où la situation actuelle est irréversible, l’essentiel selon la science serait de commencer par réduire nos émissions : réduire notre empreinte de carbone, là, maintenant, tout de suite.
À l’heure actuelle, même avec les mesures les plus drastiques, les émissions des pays émergents continuent d’augmenter au rythme de leur rendement – je parle ici de la Chine, de l’Inde et du Brésil. Les experts prétendent que ce sont ces pays, les principaux responsables de l’augmentation du volume total d’émissions d’ici l’an 2030.
Situation au Québec :
Au Québec, plusieurs groupes se sont mobilisés. Par exemple, je pense à l’initiative de Kofi Annan sur le blog de Climat for Change: réunir 60 bloggeurs québécois pour enregistrer un « tck » à la caméra afin de former une horloge humaine, dans le but de remettre la vidéo aux dirigeants gouvernementaux lors du Sommet sur le climat à Copenhague.
Les cibles de réduction visées par le premier ministre Harper, soit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20 %, par rapport à leur niveau de 2006 (une diminution de 3 % par rapport à 1990), laissent le Québec de glace. Le Québec, plus ambitieux, cible plutôt un taux de réduction de 20 %, pour ses activités uniquement. Ailleurs, les États-Unis ont un objectif semblable à celui du Canada, alors qu’en revanche, l’Union européenne, beaucoup plus optimiste et proactive, propose une réduction moyenne de 30 %.
La bonne nouvelle :
Tous ces constats sont bien sûrs alarmistes. Par contre, essayons d’être optimistes. Est-ce que la transition vers une planète « chaude » sera douloureuse? La réponse honnête est que nous l’ignorons. Une grande partie de la réponse réside dans les ressources – technologiques et durables – qui pourront nous aider à supporter ces changements.
Cela étant dit, pendant que l’Ouest de la planète était en récession, les pays émergents et l’Orient ont continué de se développer et voient une augmentation de leur PIB de plus de 8% par rapport à il y a quatre ans.
Sur les continents, il n’est pas impossible que les communautés côtières survivent. Tout simplement parce que, l’humain est doté d’une chose exceptionnelle: l’adaptation. L’Homo sapiens joue au golf dans le désert, fait des virées dans l’espace pour le plaisir, ou « update » son statut Facebook dans le Pôle Sud. Donc oui, il faut continuer de poser des gestes concrets, pour la réduction du CO2, mais les progrès technologiques y seront aussi pour beaucoup.
En plus de déterminer comment diminuer nos émissions, une autre question serait de s’interroger sur comment allons-nous lutter et peut-être prospérer sur une planète plus «réchauffée». Il nous faut continuer à réduire notre empreinte écologique, mais nous devons être réalistes sur ce que nous sommes en mesure d’accomplir ou non.
La conférence annuelle de l’Organisation des Nations unies (ONU) portant sur les changements climatiques se déroule jusqu’au 18 décembre. Site officiel: http://www.copenhague-2009.com/actualites
Sources :
http://quebecverscopenhague.gouv.qc.ca/fr/
http://www.equiterre.info/site/copenhague/
http://www.cyberpresse.ca/environnement/200912/07/01-928654-greenpeace-denonce-linertie-dottawa.php
http://www.commensal.com/fr/tcktcktck/default.idigit
http://www.copenhague-2009.com/actualites