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Posts Tagged ‘développement durable’

Les Vendredis Verts – Spécial gadgets verts

Vendredi, mars 5th, 2010

Bon vendredi! Cette semaine, j’ai été inspirée par les produits gagnants de la compétition annuelle Greener Gadgets Design annoncés vendredi dernier dans le cadre de la conférence Greener Gadgets[1] à New York. Je vous propose donc un spécial gadgets écolos. Pour commencer, je vous présente un aperçu des inventions qui ont retenu l’attention des juges, et ensuite, des trucs et conseils pour faire des choix plus respectueux de l’environnement lors de l’achat de gadgets électroniques.

The Greener Gadgets Conference

La conférence annuelle des gadgets verts est organisée par différents acteurs de l’industrie pour présenter les dernières innovations de développement durable dans l’élaboration de gadgets électroniques. On y discute d’efficacité énergétique, de design durable, et de cycle de vie du produit (de la fabrication au recyclage, en passant par l’emballage). On accorde aussi beaucoup d’importance aux énergies renouvelables, et à leur impact positif dans le développement des économies émergeantes. Cette conférence se termine par un concours de design, où des gadgets électroniques avant-gardistes sont jugés selon ces mêmes critères de développement durable. Vous pouvez consulter la liste des finalistes ici.

Cette édition 2010 a récompensé en troisième position l’IllumiCharger, un panneau solaire placé à l’intérieur de la maison, qui récupère la lumière ambiante, autrement perdue, en électricité. La deuxième place a été attribuée à l’Empower, une sorte de banc public berçant qui transforme le mouvement produit par les personnes assises en électricité. L’Empower permet ainsi de recharger ses gadgets électroniques, cellulaire ou ordinateur portable, dans les lieux publics, sans utiliser de prise murale.

Le premier prix est allé à l’AUG / Living Goods Program, une application à télécharger sur son téléphone cellulaire qui aide à fournir des informations sur un aliment (y compris les fruits et légumes), grâce à son code-barres. L’application informe le consommateur sur la provenance, sur le nombre de kilomètres parcourus, et sur la saisonnalité d’un aliment. Il suffit de prendre une photo du code-barres et de soumettre cette information à l’AUG / Living Goods Program via message texte ou grâce à l’application, si l’usager possède un téléphone intelligent. Cette innovation toute simple permet au consommateur de faire des choix plus éclairés, en attendant l’arrivée des étiquettes détaillées.

Des facteurs écologiques à surveiller lors de l’achat de gadgets électroniques

Comme le dit si bien Jaymi Heimbuch sur le blogue planetgreen.com[2], le gadget électronique le plus vert est celui que nous possédons déjà. Une des raisons pour lesquelles les juges ont choisi le programme de Living Goods est qu’il s’adapte à un gadget qui fait déjà partie de nos vies, le téléphone cellulaire. En effet l’AUG est la seule innovation présentée au concours qui n’a pas d’existence matérielle, mais nous aide quand même à vivre de façon plus responsable. Madame Heimbuch nous suggère trois caractéristiques à considérer avant de faire l’acquisition d’un nouveau gadget :

1- Il est fabriqué sans produits toxiques et avec des principes de développement durable.

Plusieurs compagnies décident consciemment d’omettre certains matériaux toxiques dans la construction de leurs produits. Renseignez-vous sur les composantes de votre gadget. Évaluez l’impact que celles-ci pourraient avoir sur votre santé et sur l’environnement quand le produit sera désuet. Greenpeace a fait paraître en juin 2009 un guide qui évalue les compagnies de produits électroniques selon plusieurs critères de toxicité et de développement durable. Nokia, Samsung et Sony Ericsson font partie des compagnies les mieux cotées. HP, Lenovo et Dell sont les moins bien classées.

2- On doit s’assurer d’utiliser son gadget de façon intelligente, et si possible, de considérer les énergies alternatives pour recharger sa batterie.

Autrement dit, ne pas laisser son appareil allumé quand on ne l’utilise pas, et considérer l’achat d’un chargeur à énergie propre, comme un chargeur solaire. Vous pouvez favoriser des produits éco-énergétiques, dont la durée de la batterie est assez longue, et qui consomment moins d’énergie.

3- C’est un produit fait de matériaux recyclés ou c’est un produit reconditionné.

Pensez à considérer l’achat d’un produit reconditionné. C’est souvent une option plus économique et ça donne une seconde vie à un produit. Il est aussi possible de se procurer des gadgets électroniques fabriqués avec une portion de matériaux recyclés.

Finalement

Il est très important de vous assurer de disposer de votre gadget électronique de façon sécuritaire lorsqu’il rend l’âme pour de bon. Et incroyablement, c’est souvent l’étape la plus complexe du processus. Les magasins Bureau en Gros ont mis sur pied un système de récupération des déchets électroniques, soit les piles, les ordinateurs, imprimantes, téléphones cellulaires, cartouches d’encre et autres. Il suffit de les apporter en magasin.

Si vous ne pouvez vous déplacer, le service 1-800-got-junk se déplace pour collecter n’importe quel déchet. Le site web assure qu’ils font le recyclage de la plupart des éléments ramassés, mais ça reste à vérifier.

Connaissez-vous d’autres moyens pour vous débarrasser de façon sécuritaire de déchets électroniques ou toxiques?

Crédit photo : BotheredByBees/Flickr

http://www.flickr.com/photos/botheredbybees/


[1] http://www.greenergadgets.com/

[2] http://planetgreen.discovery.com/tech-transport/green-gadgets-common-traits.html


Les Vendredis Verts – Des tendances vertes à observer au sein des industries

Vendredi, février 26th, 2010

Bon vendredi! Malgré le climat de scepticisme qui règne ces jours-ci dans le dossier environnemental, n’oublions pas que la première décennie des années 2000 aura été celle du tournant vert et de l’éco-responsabilisation. Sur une note positive, je vous invite à considérer certaines tendances à surveiller dans le domaine du développement durable au sein des industries. Voici ce qu’on risque d’observer de façon marquée dans les années 2010…

1-Plus de transparence

Plusieurs palmarès de classement des entreprises selon le respect des critères de développement durable ont vu le jour, forçant les compagnies à réviser leurs modes de fonctionnement. Les technologies numériques et le web 2.0 (les médias sociaux comme les forums de discussion, Twitter et Facebook) donnent plus de pouvoir au consommateur, qui peut à la fois obtenir plus d’informations au sujet des pratiques d’une entreprise et ensuite faire pression sur ces entreprises pour qu’elles changent leurs façons de faire. Au lieu d’un monologue de l’entreprise vers le consommateur, on fait place à une conversation entre les deux entités.

À consulter, le guide Global 100, organisé par la revue canadienne Corporate Knights, qui publie une liste annuelle des 100 entreprises mondiales les mieux gérées en matière de développement durable. Cette année : General Electric ressort grande gagnante au classement mondial. Les neuf compagnies canadiennes ayant fait le classement comprennent, entre autres,  la Financière Sun Life, la Banque Royale du Canada, Transcanada Corp et Telus. Consulter le classement ici.

2-Une plus grande attention portée aux émissions de GES

Dans la même veine, une plus grande sensibilisation du public et des compagnies aux émissions de GES, force les industries à faire des recherches scientifiques pour calculer efficacement et de façon précise la quantité réelle de ces émissions. Des compagnies comme Hewlett Packard, Ikea, Intel et Wal-Mart instaurent des partenariats avec des firmes scientifiques pour trouver des façons efficaces de calculer et de réduire leurs émissions. On devrait, dans la même veine, voir plus de programmes de compensation d’émissions voir le jour, avec le développement des marchés du carbone.

3-La mode est à l’économie d’énergie

Les énergies traditionnelles sont à la fois très couteuses et polluantes. De nouveaux logiciels intelligents permettent aux entreprises de réduire leur consommation d’énergie. Le système Engenuity, par exemple, permet à McDonald’s de sauver près de 13,6% de facture d’électricité en éclairage, chauffage, cuisson et refroidissement des aliments en éteignant automatiquement les fonctions inutilisées[1]. Les énergies alternatives, solaire et éolienne en tête, risquent de gagner du terrain.

4-Des emballages qui en disent long

Si on se fie à la tendance au Japon, au Royaume-Uni et en  France, les emballages pourraient nous indiquer, d’ici peu de temps, l’empreinte écologique du produit que l’on s’apprête à acheter[2]. Une fiche d’informations, semblable aux informations nutritionnelles, nous indiquerait la provenance du produit, ainsi que son empreinte carbone, autrement dit, la quantité de GES que la production de l’item qu’on désire acheter a généré, avant d’atterrir dans notre panier. Ce calcul prend en compte tous les détails, de la production de l’item, à son entreposage et à son transport.  De quoi clore le débat sur l’empreinte écologique des produits locaux vs importés?

Petite réserve : ça risque d’être long avant que ça arrive chez nous, les OGM n’étant même pas encore identifiés malgré les pressions…

5-Des moyens de transport de marchandises plus verts

Le transport des marchandises produit une quantité très importante de gaz à effet de serre. Certaines compagnies font leur part en s’équipant de véhicules hybrides. Prenons par exemple la compagnie UPS qui possède globalement plus de 1800 véhicules carburant aux énergies alternatives.

La tendance semble se rendre jusqu’à nous. En avril dernier, la SAQ s’est portée acquéreuse d’un tout premier modèle de camion de livraison hybride : un Kenworth T370 entièrement fabriqué au Québec. Ce nouveau camion se destine uniquement à un usage urbain sur le territoire Montréalais et permettra d’effectuer des économies en carburant de l’ordre de 25 à 30 %.

Bref

Est-ce que ces trouvailles vous donnent espoir? Quels sont, d’après vous, les changements qui seront vraiment marquants? Quelles industries seront les plus touchées? Qu’aimeriez-vous voir changer prioritairement?

N’hésitez pas à profiter de votre pouvoir en tant que consommateur, pour vous exprimer sur la cause environnementale qui vous tient à cœur. Vous avez le droit de demander aux entreprises de changer leurs façons de fonctionner. Encourageons-les un peu!

Sources :

http://www.greenbiz.com/blog/2010/01/14/10-climate-trends-will-shape-business-2010?page=0%2C1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A%20Greenbuzz%20%28GreenBiz%20Feed%29

http://www.triplepundit.com/2010/02/fou-green-trends-in-business-state-of-green-business-2010/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_du_carbone

http://www.flickr.com/photos/jamiecat/3797956698/ : crédit photo


[1] http://www.engenuity.com/

[2] http://pakbec.blogspot.com/2008/08/japon-lempreinte-carbone-affiche-sur.html


Vendredis Verts – Notre grain de sel sur Vancouver

Vendredi, février 19th, 2010

C’est vendredi! Prenons une pause des conseils verts pour regarder les Jeux olympiques cette fin de semaine. Comme si on n’entendait pas assez parler des Olympiques ces temps-ci, me voici avec mon grain de sel. Que voulez-vous, je trouve triste que malgré les efforts pour faire des Jeux olympiques de Vancouver les Jeux les plus verts de l’histoire, ce qui passera à l’histoire seront leurs ratées. On parle déjà beaucoup plus de la température trop clémente, des accidents malheureux, d’un pavillon canadien situé dans un stationnement et de la sous représentation de la langue française, que du fait que Vancouver est la ville la plus verte du pays, à l’image de ses Jeux[1].

Pour remettre un peu de positif dans le débat, voici nos médailles écolos pour la superbe ville de Vancouver et ses jeux imparfaits, certes, mais avant-gardistes.

Coups de cœur olympiques

OR – Des constructions vertes :

D’abord, on a construit un parc immobilier entièrement certifié LEED. Il est fourni en énergies propres : solaire, hydroélectrique, géothermique. Un de ses bâtiments, le Net Zero est même carboneutre! Ensuite, l’anneau olympique de Richmond possède des caractéristiques vertes intéressantes[2] : sa structure est faite de bois endommagé par des parasites (autrement invendable) et il est équipé d’un système de récupération de l’eau de pluie.

ARGENT – Les médailles :

Corrine Hunt et Omar Arbel ont conçu des médailles aux designs modernes en matériaux recyclés. L’or, l’argent et le bronze ont été fournis par l’entreprise minière responsable Teck Ressources Ltd[3] qui a récupéré un pourcentage des métaux dans de vieux ordinateurs. Les métaux ont ensuite étés fondus pour en faire des pièces uniques.

BRONZE – Des moyens concrets pour encourager les gens à faire leur part :

Le site web officiel des jeux est très [U1] instructif, avec une bonne section sur le développement durable[4]. On y trouve une foule de conseils pour emboiter le pas aux mesures mises en place. Le transport en commun est un incontournable pour assister aux Jeux : il n’y a aucun stationnement accessible aux simples visiteurs et le transport en commun est inclus dans le prix du billet des compétitions. De plus, 20 autobus fonctionnant à piles à hydrogène ont été inclus au circuit.

MENTION SPÉCIALE – Une piste de danse durable[5] :

En revenant des compétitions, les visiteurs des Jeux peuvent se divertir au Club Energy, un club alimenté en électricité par les mouvements des danseurs sur la piste de danse.

BILAN - Comparaison à Turin :

Mine de rien, les mesures mises en place pour les Jeux olympiques de Vancouver donnent des résultats. Le village olympique émet 90 % moins de gaz à effet de serre que celui des Jeux de Turin. Le Comité organisateur des Jeux (COVAN) prévoit que les deux semaines de compétition généreront 268 000 tonnes de GES dont 118 000 seront compensées grâce à l’achat de crédits de carbone[6]. Lors des précédents Jeux d’hiver, tenus à Turin, 68 000 tonnes de GES avaient été compensées par l’achat de crédits.

Coups de cœur ville de Vancouver

OR – Ambition de devenir la ville la plus verte au monde d’ici 2020 :

Je vous l’accorde, en matière d’environnement, les gestes parlent plus que les intentions. Il n’empêche que Vancouver, berceau de Greenpeace, a instauré un bon plan de développement durable[7] pour atteindre son objectif. À l’agenda : des objectifs stricts en matière de réduction de GES, plus de pistes cyclables et d’espaces verts et un système favorisant l’accès aux productions agricoles locales.

ARGENT – Un maire résolument moderne :

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, est un ancien homme d’affaires dévoué au développement durable. Avant-gardiste, il s’est lancé dans l’agriculture biologique en 1990. Il a fait le saut en politique en 2005. On dit qu’il se rend au travail à vélo[8].

BRONZE – Une ville construite pour l’humain :

Vancouver est la seule ville d’importance au Canada qui ne comporte pas d’autoroute au centre-ville. Le plan d’urbanisme a été conçu pour conférer à la ville une dimension humaine.

BILAN – Vancouver se classe première parmi les villes canadiennes en matière de développement durable :

Le magazine canadien des entreprises responsable Corporate Knights classe Vancouver grande championne des villes canadiennes selon les six critères du développement durable établis[9].

Espérons que les éléments malheureux des jeux ne remportent pas tous les honneurs. Et bravo à Vancouver pour sa gestion avant-gardiste. Bons Jeux!

crédit photo : Bristol family http://www.flickr.com/photos/reedb/


[1] http://www.cyberpresse.ca/sports/vancouver-2010/201002/17/01-950427-des-ecueils-olympiques.php

[2] http://planetark.org/wen/56734

[3] http://www.teck.com/Generic.aspx?PAGE=Media+Pages%2fMedia+Detail&releaseNumber=ext09-01-VO&portalName=tc

[4] http://www.vancouver2010.com/fr/plus-information-2010/durabilit%C3%A9/

[5] http://www.powersmartvillage.com/club-energy.html

[6] http://www.journalmetro.com/mavie/article/441690–les-jeux-de-vancouver-recoltent-le-bronze-selon-la-fondation-david-suzuki

[7] http://ow.ly/17UFC

[8] http://ow.ly/17UFC

[9] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada.html




Les Vendredis Verts – Mariages Éco-Chic

Vendredi, février 12th, 2010

Flicr Upload

Pour rester dans le thème de la St-Valentin, qui arrive dans deux jours,  j’ai trouvé cette semaine des trucs pour célébrer un mariage écolo, élégant et pas nécessairement plus cher. Oui, c’est possible, et beaucoup plus facile que ça puisse paraitre. Je me suis inspirée du livre d’Emily Elizabeth Anderson, « Eco-Chic Weddings ». L’auteure est une pro du développement durable, du design et de la planification d’événements.

Si vous n’aviez que trois conseils à considérer :

-Achetez des fleurs locales et en saison pour éviter les coûts gonflés et l’impact environnemental causé par le transport.

- Utilisez de simples cartes postales (sans enveloppe) avec un numéro de téléphone ou une adresse courriel pour les invitations et les réservations. Pour les plus radicaux : ne pas envoyer de carton d’invitation officiel. Je suis d’accord, Internet est beaucoup moins romantique, mais tellement plus pratique, et vous sauvez du papier.

-Évitez d’acheter des éléments qui ne serviront que pour le mariage ; investissez dans une robe, des chaussures et des couverts que vous allez réutiliser.

Pour y aller un peu plus sérieusement, appliquer les 3R :

Réduire :

-Au lieu de donner des cadeaux de présence à vos invités, faites un don à une cause charitable en leur nom. Vous évitez ainsi beaucoup de gaspillage et de suremballage.

-Simplifiez les choses. Favorisez un lieu situé dans un décor enchanteur plutôt que d’avoir à investir dans la décoration. Un vignoble, par exemple, peut être une bonne option.

-Évitez d’insister sur les détails. C’est plus simple et moins stressant pour tout le monde. Vous pouvez, par exemple, demander à vos invités d’éviter d’emballer leurs cadeaux.

Réutiliser :

-Voyez avec votre entourage si vous pouvez emprunter des items plutôt que les acheter. Vous pouvez, par exemple, emprunter des bijoux. L’émission la Vie en Vert du 12 septembre 2007 proposait d’utiliser les vieux bijoux de famille qui ne sont plus portés, de les faire fondre et d’en créer des alliances[1].

-Optez pour un style classique et indémodable pour la réception. Si vous avez à investir dans des couverts, prévoyez à long terme.

-Évitez d’acheter des items qui font trop « mariage ». Vous ne les réutiliserez pas.

-Faites tout au même endroit, vous sauvez des déplacements inutiles.

Recycler :

-Favorisez des éléments recyclés. Pourquoi ne pas dénicher une robe « vintage », quitte à la faire modifier. Originalité assurée. La boutique Oui, je le vœux à Montréal[2] offre un service d’achat et de vente de robes de mariées recyclées.

-Donnez l’exemple. Assurez-vous que les traiteurs, les administrateurs de la salle de réception et les fleuristes aient de bonnes pratiques de recyclage.

De l’or et des diamants? Pensez-y bien

De plus en plus de mariés choisissent d’opter pour des pierres alternatives aux diamants. L’origine des diamants est souvent difficile à certifier, et beaucoup de diamants sont malheureusement produits dans des conditions d’exploitation pour les travailleurs. Les faux diamants sont beaucoup moins chers et certains orfèvres sont devenus maîtres dans l’art de les tailler comme des vrais. [3] Le site yoursforever.ca vend les faux diamants Moissanite, qui ressemblent à s’y méprendre aux diamants véritables.

Si vous tenez aux diamants, le Canada en produit une certaine quantité. Assurez-vous qu’ils sont certifiés.

Quant à l’or, il est issu d’une des industries les plus polluantes au monde. En effet, la fabrication d’une seule bague en or génère près de 20 tonnes de débris miniers. Voir le site http.nodirtygold.org pour trouver des détaillants qui vendent de l’or certifié écologique.

Vous pourriez aussi favoriser l’achat d’une bague antique.

Choisir les habits

Les robes très blanches le sont grâce des procédés chimiques. Une robe écrue peut être tout aussi jolie. De plus, une robe moins traitée chimiquement pourra toujours être reteinte et modifiée pour être reportée.

Quant au smoking, est-ce vraiment nécessaire de l’acheter? Il est possible de louer de très beaux habits, sinon investissez dans un complet chic et indémodable.

Profiter de la journée

Ces quelques conseils vous permettront de célébrer un mariage chic et soucieux de l’environnement tout en restant simple. Et plus de simplicité égale plus de temps pour voir la journée passer. Amusez-vous et profitez de  ce moment spécial.

Crédit photo : Bristol Wedding Photography


[1] http://vieenvert.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=70

[2] http://www.ouijelevoeux.com/FR/pourquoi6.htm

[3] http://www.yoursforever.ca/


Montréal, ville verte?

Mercredi, février 10th, 2010

Le magazine canadien Corporate Knights publiait ce mois-ci son palmarès des villes canadiennes les plus avancées en matière de développement durable au Canada.[1] Montréal s’y classe quinzième (!) derrière Toronto, Edmonton, Calgary, Ottawa, Winnipeg, Québec et plusieurs autres. Vancouver est pour sa part, la grande gagnante du palmarès.

Corporate Knights a mesuré les villes selon cinq paramètres :

-l’intégrité écologique : la protection des écosystèmes

-la sécurité économique : l’économie locale est favorisée

-les infrastructures : la ville est conçue pour l’humain

-la gouvernance participative (traduction libre de gouvernance and empowerment) : la ville est administrée pour le bien collectif et avec transparence

-la qualité de vie : l’esprit de communauté est bien développé

La méthodologie de Corporate Knights est simple : elle a jugé les villes selon plusieurs critères répartis sous les cinq catégories. Elle ensuite envoyé un sondage aux administrateurs municipaux sur les programmes mis en place en 2009, pour s’assurer de bien juger les villes sur l’année en cours.

Montréal a surtout perdu des points pour la sécurité économique et  l’intégrité écologique (mais elle score sous la moyenne dans toutes les catégories, sauf dans celle de la qualité de vie). Il est un peu étonnant de voir qu’elle se classe mieux dans la catégorie de la gouvernance que dans les deux autres. Peut-être que le scandale de la construction n’avait pas encore éclaté lors de l’évaluation du magazine.

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’informations sur ce que les autres villes font, concrètement, mieux que Montréal. Corporate Knights avait fait paraitre un dossier complet l’an passé, il sera peut-être publié ultérieurement pour le classement 2010. Nous vous tiendrons au courant. Il semble toutefois que notre ville aime s’entourer d’une aura avant-gardiste en matière de développement durable mais ne semble pas livrer la marchandise.

Les politiques de développement durable de la Ville de Montréal

Pourtant, le maire Tremblay dévoilait en grande pompe la deuxième phase (2007 à 2009) de son premier plan de développement durable, en mars 2007. Les 36 actions visant à faire de Montréal une ville durable couvraient  quatre secteurs, soit l’amélioration de la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’amélioration des milieux de vie résidentiels, la gestion durable des ressources et l’adoption de bonnes pratiques de développement durable.

En fait, la volonté de se doter d’un premier plan stratégique en matière de développement durable est issue du Sommet de Montréal tenu en juin 2002. La Ville, en partenariat avec divers acteurs municipaux,  a adopté le premier plan de développement durable qui s’est échelonné sur cinq ans depuis avril 2005. Ce premier plan s’est divisé en deux phases : 2005-2007 et 2007-2009. Confus? C’est normal, les documents officiels de la Ville de Montréal  le sont tout autant. Allez jeter un coup d’œil au Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise Phase 2007-2009 : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/PSDD_2007-2009F.pdf

J’ai réussi à trouver un tableau récapitulatif des quatre secteurs découpés en actions concrètes, dont des actions vedettes, celles sur lesquelles la Ville désirait insister le plus : http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/dev_durable_fr/media/documents/Plan_2007-2009_En_bref.pdf

Il est malheureusement très difficile de trouver de l’information sur les résultats de ce plan d’action, qui contient plusieurs bonnes idées, mais qui ne présente pas de méthode pour quantifier de façon concrète les améliorations apportées.

Le bilan du premier plan de développement durable selon les dirigeants municipaux

Interviewé par Claude Lafleur pour Le Devoir[2] en novembre, Alan de Souza, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent et responsable du développement durable et du développement économique à la Ville de Montréal, affirme que le bilan de ces cinq dernières années est positif même si du chemin reste à faire. Il cite en exemple les services d’incendie, de police et de transport en commun qui se sont dotés d’un plan de développement durable. Il est également fier du programme de certification verte qui s’applique à tous les nouveaux édifices bâtis à Montréal.

Le deuxième plan de développement durable de la Ville de Montréal entre en vigueur en 2010. En fait, ce plan se veut une continuité du premier, mais il intégrera des enjeux économiques et sociaux. La Ville n’a pas encore diffusé de communiqué détaillant le projet. À suivre…

Dommage

Plus de paroles que d’action, à l’Hôtel de Ville? Les dirigeants pourraient puiser un peu d’inspiration de villes carboneutres comme Seattle, qui reçoit beaucoup de presse favorable ces temps-ci[3]. Des exemples de son avant-gardisme : les transports en commun y sont gratuits au centre-ville et toute sa flotte d’autobus est hybride.

Par ailleurs, un projet de société se construit à plusieurs et le succès de Seattle est attribuable à la fois aux initiatives de ses citoyens et à sa gestion intelligente. Et si une partie de la responsabilité de faire de Montréal une leader en matière de développement durable nous revenait à tous?


[1] http://www.corporateknights.ca/special-reports/64-most-sustainable-cities-in-canada/526-2010-sustainable-cities-ranking.html

[2] http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/272021/montreal-le-developpement-durable-est-l-affaire-de-tous

[3] http://www.cyberpresse.ca/environnement/201002/05/01-946996-seattle-le-secret-dune-ville-verte.php



Vertes et farfelues?

Mercredi, février 3rd, 2010

Des idées moins bêtes qu’on pourrait penser pour aider la planète


L'Ecopod, un cerceuil au design élégant, est fait de papier recyclé
L’Ecopod, un cercueil au design élégant, est fait de papier recyclé

Tous les visionnaires ont été considérés comme fous par leurs contemporains. Pensez à Copernic et à Galilée qui furent vivement critiqués pour avoir affirmé que la Terre n’était pas au centre de l’univers, ou à Vincent Van Gogh, trop en avance sur son temps pour qu’on comprenne son art. Le monde du développement durable ne fait pas exception. Les progrès effectués en matière de protection de l’environnement sont étonnants considérant qu’il y a à peine vingt ans, le recyclage était une pratique marginale. Nous avons besoin de visionnaires farfelus pour faire avancer les choses.

L’étude très sérieuse d’un chercheur australien parue l’année passée avait bien fait rigoler la planète. En effet, Ross Garnaut affirmait que de manger de la viande de kangourou était moins nocif que de manger de la viande de bœuf : l’estomac des kangourous contient une enzyme qui leur est propre, ce qui fait qu’ils émettent beaucoup moins de gaz nocifs que les bœufs[1]. Pourtant, encore aujourd’hui, plusieurs écologistes sont concernés par le problème des émissions de gaz à effet de serre du bétail : les flatulences de nos élevages émettent à elles seules plus de GES que tous les transports réunis[2]. Pas si fou que ça, Ross Garnaut!

Je suis donc partie à la recherche d’inventions farfelues qui pourraient bien changer notre monde. Certaines sont rigolotes et d’autres sont franchement ingénieuses. Voici un horizon de ce qui pourrait bien faire partie de notre quotidien d’ici quelques années.

Des navets musicaux pour repaver les routes

Je suis tombée là-dessus par hasard : il y a deux ans, EMI a envoyé plus d’un million de copies invendues du CD Rudebox de Robbie Williams en Chine pour repaver des routes[3]. Quelle belle initiative! À quand la réparation des nids de poule de Montréal à l’aide nos vieux albums irrécupérables?

Des ponts faits de gobelets de polystyrène

Au New Jersey, un pont long de 56 pieds, si solide que des voitures y roulent, a été construit entièrement de plastique recyclé[4]. On estime qu’il contient 100 000 tasses à café en polystyrène et 80 000 bouteilles d’eau en plastique. Il a remplacé un pont de bois qui était devenu désuet. En plus d’être écologique, un pont de plastique est économique : 75 000$ pour le pont en plastique du New Jersey versus 350 000$ pour son équivalent en bois.

Une mort « eco-friendly »

Vous pouvez maintenant planifier votre enterrement vert grâce à l’Ecopod. La compagnie britannique ARKA Ecopod fabrique des cercueils et des urnes biodégradables en papier journal recyclé. Leurs designs sont très élégants. À considérer sérieusement[5].

Un bateau qui carbure au gras humain

L’éco-bateau Earthrace, conçu pour conscientiser les gens aux problèmes océaniques et à la cause des biocarburants, fonctionne entièrement au biodiesel et a une empreinte écologique neutre[6]. Son capitaine, le skipper Pete Bethune, a même fait rouler les moteurs de l’Earthrace grâce à son propre gras, issu d’une liposuccion. Comme quoi les carburants renouvelables sont plus facilement accessibles qu’on pourrait croire.

Des routes blanches

Je lisais récemment sur le blogue du magazine GOOD, la proposition d’un astronome reconnu de rendre nos routes blanches afin qu’elles absorbent moins de chaleur[7]. En effet, si les routes étaient blanches, la lumière qu’elles réfléchissent doublerait, réduisant par trois le réchauffement atmosphérique qu’elles produisent.

Zéro emballage

Le magasin écologique Unpackaged de Londres commercialise un concept si simple qu’on se demande pourquoi il n’est pas plus répandu. Tous les produits trouvés en tablette sont vendus au vrac, et les consommateurs doivent apporter leurs propres contenants[8]. Il fallait y penser!

Des tomates sur le toit

Cityscape, un concept californien, propose de ramener l’agriculture plus près de notre assiette[9]. Si près en fait, qu’elle pourrait être sur notre toit. La compagnie élabore des projets de culture en serres hydroponiques situées sur des toits où sur des lots vacants au beau milieu de la ville. C’est un retour moderne à une agriculture de petite échelle.

Des documents confidentiels détruits pour de bon

Pour terminer, voici un concept rigolo, mais ayant besoin de révision : une déchiqueteuse à papier qui transforme vos documents confidentiels en papier de toilette[10]. Le seul hic : elle coûte 100 000$. Mais on n’en est qu’au stade de prototype…

Ma prédiction : quelques unes de ces inventions pas si farfelues feront partie de notre vie dans un avenir rapproché… et c’est tant mieux! Avez-vous eu vent de nouvelles inventions écologiques et ingénieuses? Partagez-les avec nous.


[1] http://www.cyberpresse.ca/environnement/200901/05/01-814778-manger-du-chameau-et-du-kangourou-pour-sauver-la-planete.php

[2] http://www.developpementdurable.com/mots-clefs/betail/

[3] http://www.contactmusic.com/news.nsf/story/rudebox-to-pave-chinese-roads_1056430

[4] http://findarticles.com/p/articles/mi_qa3797/is_200403/ai_n9371019/

[5] http://www.ecopod.co.uk/

[6] http://www.earthrace.net/

[7] http://www.good.is/post/fighting-global-warming-with-pavement/

[8] http://beunpackaged.com/about/

[9] http://www.cityscapefarms.com/

[10] http://ow.ly/12Zlh



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