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Posts Tagged ‘Environnement’

Le réchauffement de la planète : y croyez-vous encore?

Mercredi, février 24th, 2010

Un opportuniste, Al Gore?

J’ai écouté, en fin de semaine, un documentaire très intéressant, « Everything’s Cool [1]», paru en 2007, mais encore d’actualité.  Ce film relate le parcours de différents activistes (appelons-les acteurs du changement) dans leur lutte pour faire connaitre les changements climatiques au public américain. Le film couvre leurs parcours à partir des années 1990 jusqu’à la fin des années 2000. Ces acteurs du changement sont des spécialistes, chacun dans leur domaine : on y retrouve, entre autres, une météorologue, un journaliste retraité, un écrivain environnementaliste, un ancien coordonnateur des communications sur le climat pour la Maison Blanche et des publicitaires.

Ces personnes ont toutes choisi différents canaux de communication pour passer un seul et unique message : la consommation planétaire de combustibles fossiles émet dans l’atmosphère une trop grande quantité de gaz à effet de serre, ce qui cause un réchauffement global de la planète. Ce réchauffement menace de bouleverser l’équilibre des écosystèmes, et du même coup la survie de plusieurs espèces, dont la nôtre.  À mes yeux, ça semble d’une évidence! Mais j’oublie trop souvent que je travaille dans le domaine de l’environnement, que j’ai eu la chance d’aller à l’école après le secondaire et que je ne crois pas au créationnisme…

Bref, certaines des personnes présentées dans « Everything’s Cool » ont dévoué leur vie à une cause qui n’a pas toujours été bien reçue du public américain, malgré des faits scientifiquement observés depuis la fin des années 80! Et la principale raison de l’ambivalence du public face à la cause semble avoir été le lobby des pétrolières, appuyé par le sénat américain. Des scientifiques « crédibles » engagés par les pétrolières avaient pour rôle d’alimenter le débat sur la véracité du réchauffement climatique dans les médias. Et tant qu’il y avait un débat entre les scientifiques, la grande majorité du public n’a pas pris position, préférant attendre que les spécialistes se soient entendus avant d’accepter la vérité qu’on a choisie pour eux. Heureusement pour les pétrolières, pendant ce temps, c’était le statu quo.

On semble avoir beaucoup progressé depuis le début des années 2000. Les dirigeants reconnaissent mondialement le problème du réchauffement climatique, organisant même un sommet sur la question à Copenhague, en décembre dernier. Pourtant, dans l’opinion publique américaine, les choses paraissent s’être gâtées dernièrement. Il suffit que des états au climat habituellement chaud reçoivent une bordée de neige pour relancer le débat sur le réchauffement climatique et croire au complot. Même Donald Trump s’improvise expert météorologue[2]! À en croire les commentaires des lecteurs du New York post et de plusieurs blogues, beaucoup d’Américains appuieraient Trump et sa déclaration qu’Al Gore devrait perdre le prix Nobel pour son travail sur le réchauffement climatique. Ils ne voient en lui qu’un opportuniste. À voir, la photo d’un iglou construit par la famille du sénateur républicain Jim Inhofe : « Al Gore’s new home » publiée sur Facebook.

Par ailleurs, un article paru hier dans le quotidien anglais The Gardian cite un récent sondage de la BBC qui conclut que le nombre de citoyens britanniques qui croient au réchauffement climatique est passé de 44% à 31% depuis le mois de novembre dernier[3]. Et cette baisse pourrait être liée, entre autres, au manque de transparence dont ont fait preuve plusieurs environnementalistes depuis l’automne. On ne peut même plus accuser les «méchants » d’être responsables de la manipulation de l’information : des scientifiques britanniques, spécialistes du climat, auraient manipulé des données sur le réchauffement de certaines villes[4] et des scientifiques de l’ONU auraient clamé la fonte de glaciers de l’Himalaya avant 2035, sans preuve solide[5].

À cause louable, tous les moyens sont bons à prendre? Nous avons la preuve que non. L’opinion publique est certainement ébranlée par tous ces « incidents ».

Pour ajouter à la controverse : Yvo de Boer, le plus haut responsable chargé du climat à l’ONU, a annoncé sa démission la semaine dernière, alors que Rajendra Pauchauri, président du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), s’entête à rester en poste, malgré les scandales politiques[6]. Pas de quoi donner confiance en leur cause.

Mais bon, même si vous vous sentez plus sceptiques ces temps-ci, ce n’est pas une raison pour rejeter en bloc tous les efforts effectués jusqu’à présent. Parce que, comme l’explique si bien Colin Beavan sur le blogue No Impact Man [7], même si le réchauffement climatique était une pure invention de l’esprit, pourquoi ne serions-nous pas heureux d’avoir travaillé (et de continuer à le faire) pour vivre dans un monde meilleur? Un monde où nous ne sommes plus dépendants de l’industrie du pétrole, où nos enfants n’ont plus à respirer de smog et où la ville respecte l’humain… et la liste s’allonge.

Si vous avez encore la foi, et j’espère que c’est le cas, sachez qu’il existe maintenant une application iPhone qui vient à bout de tous les questionnements lancés par les sceptiques. En effet, le site australien Skeptical Science (www.skepticalscience.com ) a créé une application gratuite qui permet d’avoir des réponses solides aux questions de vos amis sceptiques. Et des arguments convaincants, vous risquez d’en avoir grandement besoin par les temps qui courent…

Crédit Image : Seditiousblasphemer sur Flickr


[1] http://www.everythingscool.org/

[2] http://www.nypost.com/p/pagesix/global_cooling_7njz5ZtpFblMuF5Vf7LJmN

[3] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/23/british-public-belief-climate-poll

[4] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/01/leaked-emails-climate-jones-chinese

[5] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jan/20/ipcc-himalayan-glaciers-mistake

[6] http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/201002/09/01-947685-revenir-a-la-science.php

[7] http://noimpactman.typepad.com/blog/2010/02/what-if-there-is-no-humancaused-global-warming.html


Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation?

Mercredi, février 17th, 2010

Un billet d’humeur de François Cardinal paru récemment sur La mère blogue[1] m’a fait réfléchir. M. Cardinal gagne sa vie comme chroniqueur en environnement et il applique son savoir à toutes les sphères de sa vie, spécialement à l’éducation de ses enfants. Pourtant, il avoue ne pas être un fan des livres pour enfants à saveur environnementale. Il trouve que leur discours a quelque chose de religieux, de moralisateur. Comme si on tentait d’endoctriner nos enfants plutôt que de les aider à développer un esprit critique par rapport à la question environnementale. Il semble même penser que le discours alarmiste que nous leur tenons sur la dégradation de notre planète les lassera au point où ils voudront le rejeter du revers de la main plus tard.

Même si je trouve le point de vue de François Cardinal intéressant, je ne suis pas certaine de le partager. Je ne suis pas encore une mère, mais je pense que même si je trouve que le discours des environnementalistes sonne parfois moralisateur, nous  sommes rendus à un point où nous devons agir. Les nouvelles générations devront malheureusement trouver des moyens pour régler les problèmes que nous leurs léguons et nous devons les conscientiser le plus tôt possible. La façon la plus efficace d’éduquer nos enfants reste de donner le bon exemple (je pense à ma mère qui m’a inculqué les valeurs de respect de la planète par ses comportements), mais nous sommes dans une situation critique et nous devons changer les choses rapidement. Pouvons-nous vraiment comparer un discours religieux et contrôlant à un discours de sensibilisation à l’environnement, alors que notre survie collective en dépend?

Il n’en demeure pas moins que tous ceux qui ont l’écologie à cœur se sont sentis moralisateurs à un moment ou a un autre. Moi-même, je jette un regard culpabilisant à mon colocataire quand il revient du dépanneur avec UNE pinte de lait dans un sac de plastique. Ça m’exaspère de voir ses boites de conserve dans la poubelle, simplement parce que ça demande un effort de les rincer avant de les mettre au bac ou de constater qu’il a encore acheté du papier de toilette trois épaisseurs non fait de papier recyclé pour plus de confort. Sans être vraiment problématique, la situation peut parfois être délicate. Et nous sommes simplement colocataires, pas un couple.

Un article paru dans le New York Times il y a un mois[2] rapportait que les psychologues ont noté de façon généralisée une hausse des conflits de couples par rapport à la question environnementale. Ces conflits surgissent surtout lorsqu’un des membres du couple décide d’imposer des changements de consommation au sein de la maison alors que les autres membres de la famille n’y sont pas prêts. La personne qui change a souvent tendance à culpabiliser  les personnes qui sont réfractaires.

Alors que cette situation peut être invivable pour certains couples et faire sourire ceux qui ont la chance d’être au diapason face à la question de l’environnement, je ne peux que me réjouir. Je pense que quand un problème devient si répandu que les médias de masse et les psychologues en parlent de façon généralisée, nous pouvons considérer que la préoccupation par rapport à l’environnement n’est plus une tendance passagère, mais bien une tendance lourde. Nous n’en sommes pas tous au même point et nous adoptons de nouvelles pratiques de consommation chacun à notre rythme. Les changements durables ne s’effectuent pas rapidement et sans heurts. Et ce qui pouvait sembler marginal autrefois semble maintenant pratique courante, comme le recyclage, par exemple.

Alors, quelle est la solution? Comment communiquer le message et tenter d’arriver à un compromis? J’essaie de passer mes commentaires à mon coloc en douce, en souriant. Rien de pire qu’une moralisatrice pour donner envie de faire le contraire, c’est vrai. Des fois, je rince les pots sales qu’il a mis au bac sans rien dire. Et depuis les deux années vécues ensemble, je vois un changement graduel s’opérer. Patience et tolérance. J’aimerais quand même que les lois soient plus sévères. Je rêve d’un monde où le seul papier de toilette disponible serait fait de papier recyclé! Peut-être suis-je un peu radicale?

Qu’en pensez-vous? Comment conscientiser les autres sans les attaquer? Pratiquez-vous l’éco-culpabilisation? D’après vous, quelles sont les sources de conflits les plus courantes par rapport à l’environnement?

Crédit photo : http://www.flickr.com/photos/a2gemma/


[1] http://bloguesmu.cyberpresse.ca/mere/2010/02/05/un-pere-blogue-environnement/

[2] http://www.nytimes.com/2010/01/18/science/earth/18family.html


Je recycle, je (j’ai) fais ma part!

Lundi, février 1st, 2010

logo_recyclage

L’environnement est devenu un sujet de conversation dans tous les milieux. Belle victoire. Notre premier cheval de bataille : le recyclage. En 2006, Recyc-Québec nous apprenait que le taux de récupération avait presque passé la barre du 50 %.[1] Mais est-ce que je peux dire, comme tant de mes compatriotes, que comme je recycle, je fais ma part? Humm….désolée, mais j’en doute…

Saviez-vous que pour créer 1 kg de produit de consommation, les manufacturiers ont dû produire 70 kg déchets en amont?[2] Que pour produire 1 kg de bœuf (l’équivalent du steak haché requis pour un macaroni à la viande), on consomme jusqu’à 100 000 litres d’eau?[3] Que près d’un cinquième de toute  l’énergie consommée par un véhicule sert à sa fabrication et non à son utilisation?[4] Et que pendant qu’on se pète les bretelles pour le recyclage, nous avons malgré tout augmenté notre production de déchets de 14% en 2 ans seulement. [5] La courbe suit drôlement bien notre niveau de consommation d’ailleurs (mieux connu sous le nom de PIB).

Et si la solution était simplement de cesser de surconsommer, que se passerait-il donc de si traumatisant? Premier problème majeur : moins de luxe, d’abondance et de (sur)confort. Deuxième obstacle, considérable lui aussi : l’image et le pouvoir associé au fait de surconsommer. Je sais, ce serait difficile pour l’humanité de renoncer à ça…

Mais si j’ajoute l’argument économique? Je ne peux vous révéler ma source, mais j’ai entendu dire qu’il y avait eu une crise économique dont on devrait tirer des leçons… ça, c’est un bon contexte pour éviter le gaspillage des ressources. Et peut-être même en profiter pour les distribuer un peu plus équitablement?  Saviez-vous que 20 % des humains consomment à eux seuls plus de 80 % des ressources de la planète?[6] Quelques équations intéressantes à mettre dans la balance :

Consommation responsable = moins de produits toxiques = moins de cancers

Consommation responsable = moins d’injustice = plus de sécurité et de stabilité

Consommation responsable = plus d’argent dans mes poches

L’économie, la santé, la sécurité et l’environnement, ce n’est pas censé être les priorités nationales ça? Sceptique? Reprenez la lecture.

Pour en savoir plus sur la consommation responsable :

Éthiquette.ca : http://www.ethiquette.ca/index.php?lang=fr

Équiterre : http://www.equiterre.org/12gestes/

PNUE : http://www.unep.org/themes/consumption/index.asp

Desjardins : http://www.desjardins.com/fr/a_propos/responsabilite/developpement-durable/agir/capsules-consommation/


[1] Synthèse : Portail de l’environnement : http://portailenvironnement.ca/?p=341 / Bilan complet : Recyc-Québec : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/upload/Publications/Bilan2006.pdf

[2] The Next Efficiency Revolution: Creating a Sustainable Materials Economy by John Young and Aaron Sachs, Worldwatch Institute

(1994), p. 13.;  In the Story of stuff: http://www.storyofstuff.com/

[3] Fondation One Drop : http://www.onedrop.org/fr/nonsubstituable

[4] Équiterre : http://www.equiterre.org/transport/informer2.php#2

[5] Synthèse : Portail de l’environnement : http://portailenvironnement.ca/?p=341 / Bilan complet : Recyc-Québec : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/upload/Publications/Bilan2006.pdf

[6] ADEME, Guide de l’éco-citoyen au bureau: http://74.125.47.132/search?q=cache:EnAX_1eGHbcJ:www2.ademe.fr/servlet/getBin%3Fname%3DFF8ABEF1FB36048E4B25AFCF072F87931231506705716.pdf+20%25+humains+consomment+80%25+ressources&hl=fr&ct=clnk&cd=6


Les 3RV : Principes de base pour être vert

Lundi, janvier 25th, 2010

Organismes environnementaux, entreprises privées, gouvernements, universités… tous parlent d’environnement et offrent une panoplie de solutions pour sauver la planète au quotidien. La diversité d’actions et de produits proposés est étonnante… et souvent contradictoire! Pour s’y retrouver, le principe des 3RV demeure une référence incontournable.

Les citoyens qui veulent faire leur part pour l’environnement ont l’embarras du choix : stylo recyclé ou fait de mais, sacs en tissu ou oxodégradable, vaisselle réutilisable ou compostable, papier réutilisé ou recyclé. Lesquelles de ces alternatives sont à privilégier? Le stylo recyclé est fait de plastique, donc de pétrole, alors le maïs est une ressource alimentaire qui utilise beaucoup de pesticides.[1] Est-ce que la vaisselle réutilisable est réellement préférable, même en tenant compte de l’eau et de l’énergie utilisés pour la laver? La réponse est oui : 1000 cuillères de plastique utilisent dix fois plus d’énergie et de ressources naturelles que la production d’une cuillère en métal et le fait de la laver à 1000 reprises.[2]

Doit-on disposer de statistiques semblables pour chaque produit? Non seulement de telles informations sont encore inaccessibles, le commun des mortels n’a pas le temps de les mémoriser. Dans ce contexte, les 3RV demeurent la référence la plus fiable dont nous disposons pour faire des choix éclairés.

Le principe est simple : il suffit de privilégier, dans l’ordre, les actions suivantes : Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter (Valoriser). Ceci signifie que la meilleure solution possible est d’éviter l’utilisation d’un produit. Par exemple, je peux envoyer un courriel pour éviter l’utilisation de papier. Impossible? Je tenterai alors de réutiliser le verso d’un papier-brouillon. Difficile? La meilleure option sera alors de recycler le papier utilisé et/ou d’utiliser du papier recyclé. Non accessible? On optera alors pour le compostage, qui réduira l’impact environnemental du papier jeté.  Si elles sont envoyées au dépotoir, les matières compostables se décomposeront sans oxygène, et émettront ainsi du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le gaz carbonique.[3]

En plus d’être la plus environnementale, la réduction à la source est également la solution la plus économique. N’oublions pas que, malgré les efforts déployés par les Québécois pour augmenter le recyclage, la quantité de déchets générés a bondi de 55 % entre 1996 et 2006, alors que la population n’a augmenté que de 6%…[4]


[1] Saint-Laurent Vision 2000: http://www.slv2000.qc.ca/bibliotheque/lefleuve/vol10no1/production_porcine_f.htm

[2] Environmental Defense Council dans Wilson, J., Choices – Making Food and Beverage Decisions. Meetings Strategies Worldwide. : www.meetingstrategiesworldwide.com/resources/choices/ (consulté le 12/12/2008)

[3] Programme des Nations Unies pour l’Environnement : http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=528&ArticleID=5748&l=fr

[4] Cyberpresse : http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/francois-cardinal/200811/28/01-805286-je-deballe-donc-je-suis.php


Des technologies vertes au secours d’Haïti

Mercredi, janvier 20th, 2010
« L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. »
- Ilya Prigogine

Les événements survenus à Haïti ces derniers jours ont touché la planète entière. Comment rester insensible devant les images d’une horreur innommable, comment ne pas se sentir impuissant devant l’ampleur de la catastrophe qui nous est retransmise en temps réel? Comment réconforter les gens qui sont touchés dans notre entourage, nous qui comptons au Québec la plus importante diaspora haïtienne?

Comme écrivaient plusieurs chroniqueurs cette semaine, l’angle à adopter pour parler de cet événement est très délicat. Il faut tenter de ne pas mêler les cartes. Oui, la forêt d’Haïti a été massivement rasée,  mais cela ne change en rien l’ampleur du séisme qui l’a frappé et les conséquences qui en découlent. Même une forêt bien garnie ne peut rien contre un tremblement de terre d’une magnitude de 7.  Et s’il est difficile de trouver du positif dans la situation, on ne peut qu’être touché par la mobilisation planétaire et la solidarité dont font preuve les citoyens du monde entier.

Notre blogue traite de la question de l’environnement, mais il me semblait absurde d’élaborer sur un sujet autre qu’Haïti ces temps-ci. Ce pays demeure au cœur des préoccupations, même en abordant un angle vert. Quelques trouvailles m’ont agréablement surprise. Alors que les médias nous informent surtout de l’aide apportée par les gouvernements et les ONG connues, plusieurs petites organisations travaillant dans l’ombre font leur part pour aider Haïti, et plusieurs d’entre elles ont le développement durable à cœur. Les consciences sociale et écologique sont souvent indissociables.

Construire des maisons à partir de rien

Le problème du logement est primordial. On estime que 1,5 million d’Haïtiens sont présentement sans-abri. Cal-Earth est un organisme sans but lucratif californien qui fabrique des éco-dômes, c’est-à-dire des constructions antisismiques réalisables en quelques jours et très bon marché. Cal-Earth travaille autant sur des projets de haute technologie pour des habitations lunaires avec la NASA que sur des missions humanitaires pour l’ONU.

Les habitations sont fabriquées de terre et de céramique, des matériaux renouvelables et facilement accessibles. Les éco-dômes sont en forme d’igloo et sont simples à construire, ce qui permet à chaque membre d’une famille de mettre la main à la pâte. Cal-Earth a annoncé le 13 janvier dernier qu’elle mettait sur pied une levée de fonds pour aller aider à reconstruire Haïti. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez http://calearth.org/.

Donner une seconde vie à 30 millions de conteneurs inutilisés

Le projet SEED, qui consiste à fabriquer des habitations temporaires en récupérant des conteneurs, semble créer bien des débats au sein des journalistes et des architectes. En effet, la crainte principale, c’est que les habitations se développent trop rapidement et deviennent permanentes plutôt que temporaires, créant de nouveaux bidonvilles. D’un autre côté, les défenseurs du projet affirment que les conteneurs sont une ressource abondante, économique, solide, facile à transporter et tout à fait indiquée pour répondre à la demande rapide.  

Les quelque 30 millions de conteneurs inutilisés dans le monde ont besoin d’une nouvelle vocation et Haïti a un besoin urgent de matériaux de construction. Est-ce vraiment réaliste de vouloir éradiquer le problème des bidonvilles en ce temps de crise? Un débat à suivre…

Faire du soleil un allié

Haïti n’était pas très bien desservi en électricité avant le séisme et il est maintenant carrément plongé dans le noir la nuit, ce qui ralentit les efforts de secours et de reconstruction et cause beaucoup de problèmes de sécurité. Le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles, mais il ne manque pas de soleil. L’entreprise floridienne Sol, Inc., spécialisée en panneaux solaires, a donc réagi très rapidement et a fait le don de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire pour une valeur de 400 000 $.

Elle offre aussi des prix réduits aux gens qui voudraient offrir des lampadaires à Haïti. Les unités sont entièrement autosuffisantes et sont faciles à installer. Une autre technologie verte au service de l’humain!

Avez-vous entendu parler de projets de reconstruction intéressants? Que pensez-vous du débat entourant le projet SEED? Nous voulons connaitre votre avis!

http://www.cusa-dds.net/seed/?page_id=2

http://www.tonic.com/article/clemson-seed-project-shipping-containers-emergency-housing-haiti/

http://info.rsr.ch/fr/news/Ha_ti_l_espoir_de_trouver_des_survivants_s_amenuise.html?siteSect=2010&sid=11731487&cKey=1263908610000

http://www.solarlightingusa.com/aboutsol.html


La restauration rapide se met au « vert »

Jeudi, janvier 14th, 2010

C’est en tombant par hasard sur un article très intéressant sur le blogue www.2sustain.com que j’ai constaté une rencontre inévitable entre deux tendances : celle de la malbouffe et celle du «vert ». Ces deux concepts semblant de prime abord contradictoires peuvent apparemment faire bon ménage. L’article de 2sustain.com mentionne que McDonald prévoit implanter un programme de récupération du méthane produit par ses bœufs en Angleterre. En effet, ayant constaté que la fabrication d’un seul « cheeseburger » émet l’équivalent en méthane de 3,1 kg de CO2 dans l’atmosphère,  le géant de la restauration souhaite faire un effort pour réduire ses émissions. Éventuellement,  le méthane pourrait être récupéré pour servir de source d’énergie. Toujours selon cet article, on estime que la récupération du méthane émis par 2500 vaches équivaut à l’alimentation de 200 maisons en électricité. Près de 4 % des GES émis au Royaume-Uni proviennent du bétail.

McDonald avait d’ailleurs étonné plusieurs environnementalistes en 2005, quand elle a pris la décision de vendre du café biologique Newman’s Own dans ses succursales du Nord Est des États-Unis.

Quiconque surveille l’évolution de l’industrie de la restauration à Montréal a pris conscience de la hausse de la popularité des restaurants de cuisine réconfortante (comfort food) revisitée. L’ouverture et le succès presque immédiat de restaurants de « fast food gastronomique» tels que Méchant Boeuf, m :brgr et Greasy Spoon confirment cette tendance. Là où l’observation devient vraiment intéressante, c’est quand on constate qu’on peut à la fois succomber à son péché favori et encourager des actions concrètes en faveur de l’environnement.

Ces petites trouvailles vous permettront de profiter de votre malbouffe favorite sans trop culpabiliser.

Le restaurant Kitchenette, sur René-Lévesque Est, sert une cuisine à la fois réconfortante et engagée, dont une des spécialités est le Fish and Chips. Le restaurant mentionne clairement sur son menu qu’il refuse de servir les espèces de poissons menacées telles que le bar de mer du Chili, le mérou noir ou l’espadon. Sa liste d’espèces menacées est régulièrement mise à jour grâce aux sites Internet environnementaux SeaWeb, Oceana et Monterey Bay Aquarium. Plusieurs des viandes et des poissons qui y sont servis sont de plus biologiques.

Jeudi dernier, le journal Voir faisait paraitre un article sur le bistro TribuTerre, une pizzeria avec une mission de développement durable, dans son cahier V. La majorité des ingrédients utilisés dans la concoction du menu de TribuTerre sont biologiques, équitables et cultivés localement. Le bistro propose un menu principalement végétarien.

Même La Paryse, cette vénérable institution de cuisine réconfortante montréalaise, est assez « écolo ». Presque tout ce qui est inscrit à son menu est fait maison et 75 % du menu proposé est végétarien. On y concocte pas moins de trois sortes de burgers végétariens qui rivalisent facilement avec les burgers de bœuf.

Le restaurant m:brgr, sur Drummond, offre un burger de bœuf « Country Natural » certifié par la Food Alliance. Ce bœuf est produit par une coopérative de producteurs de l’ouest canadien et il est certifié sans hormones de croissances ni antibiotiques.

Le Greasy Spoon, sur Laurier, encourage l’économie canadienne et réduit par le fait même ses émissions de CO2 en offrant presque exclusivement des vins produits au pays. Original.

Et pour les péchés plus luxueux, le menu du célèbre restaurant Toqué!, une cuisine moderne inspirée de la cuisine du terroir, est presque entièrement basé sur la production locale. Toqué s’approvisionne chez les meilleurs artisans de la province et sert principalement des produits biologiques. Un modèle à suivre, même pour les restaurants de moindre envergure…

Et ailleurs?

La tendance du fast food vert est là pour rester. Il suffit d’observer ce qui se trame chez nos voisins du sud pour avoir une idée de ce qui s’en vient chez nous…  Les chaines de restauration rapide biologiques sont tellement populaires aux États-Unis qu’on en fait même des palmarès sur certains blogues : http://www.mnn.com/food/dining-out/photos/top-10-organic-fast-food-restaurants/organic-to-go#image

D’après vous, est-ce une tendance qui risque de se développer? Est-ce que malbouffe et écologie peuvent vraiment cohabiter? Partagez vos coups de cœur avec nous…  Nous voulons goûter le meilleur burger bio en ville!

http://2sustain.com/2010/01/reducing-the-environmental-impact-of-a-mcdonald%e2%80%99s-cheeseburger.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+2sustain%2FBVrP+%282Sustain%29

http://www.kitchenetterestaurant.ca/

http://www.globalexchange.org/campaigns/fairtrade/coffee/3548.html

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=21&article=68650

http://www.foodalliance.org/copy_of_case-studies/country-natural-beef


Objectif vert de l’année : réduire les émissions de CO2 associées à la consommation d’essence

Lundi, janvier 11th, 2010

Pour 2010, je ne fais pas de résolution. Du moins, pas de résolution que je ne pourrai pas tenir. Tout ça pour la simple raison que je fonctionne plutôt par objectifs. À chaque Nouvel an, j’ai pris la (bonne) habitude de me fixer de nouveaux sommets et objectifs à atteindre en prévision de la nouvelle année qui s’amorce! Alors pour débuter du bon pied l’année 2010, quoi de mieux que de se fixer des objectifs verts?

Question de commencer en grand : 4 trucs pour réduire vos émissions de CO2 en coupant dans la consommation d’essence!

4- Question d’avoir une attitude responsable envers la consommation de votre véhicule, pourquoi ne pas calculer l’efficacité de votre consommation d’essence?

- Videz votre réservoir d’essence et remplissez-le à nouveau au plein;
- Mettez l’odomètre à zéro;
- Enregistrez combien de kilomètres seront enregistrés à partir de ce plein;
- Divisez le nombre de kilomètres parcourus par le nombre de litres rempli au plein et ensuite multipliez ce numéro par 100    pour    ainsi obtenir le nombre de L/km.

Exemple : 60 litres dans un plein / 500 km parcourus  X 100 =  12L / 100 km.

Plus ce coefficient est faible, le mieux se porte votre consommation. Pour ensuite comparer votre consommation, vous pouvez effectuer ce test à plusieurs reprises.

3- Essayer de faire un effort pour ne pas aller au « service à l’auto » lorsque vous achetez un café à 1,50$ par exemple, ou lorsque vous commandez votre « cheese » favori.

Apparemment,  si tous les canadiens ayant un véhicule cessaient de le faire fonctionner lors de ces brefs moments d’attente, il serait possible d’économiser jusqu’à 1,4 million de tonnes de CO2 annuellement !

2- Ok, tous les moyens d’éviter l’utilisation de l’auto sont bons pour réduire les émissions. Celle-là était facile.

Renouez avec votre planche de skate, achetez-vous une Vespa et croyez-vous en Italie,  pensez à utiliser des services communautaires verts tels le BIXI ou Communauto, faites du co-voiturage avec votre collègue favori et potinez sur les gens du bureau, achetez-vous un scooter pour l’été – TOUT mais ne prenez pas l’auto.

1- L’ultime moyen de sauver du gaz est bien entendu la marche!

Afin de vous rendre dans votre club vidéo favori, faire une course au dépanneur ou à l’épicier du coin, rien ne vaut une balade à pied. Hein! Fallait y penser.

Et vous? Quel moyen de transport utilisez-vous le plus souvent?

Jugez-vous qu’il est nécessaire d’avoir une voiture? Faites-nous part de vos commentaires!


Par où commencer pour avoir un Noël vert ?

Mardi, décembre 8th, 2009

C’est la fin de la saison BIXI, il neige (pleut), la musique de Noël joue sur Saint-Laurent et les employés de la STM ramassent (encore) notre petit change pour la guignolée dans le métro. Voilà les signes avant-coureurs indiquant que le temps des Fêtes est à nos portes. Sans prétendre amasser de l’eau de pluie pour prendre sa douche quotidienne, cultiver son propre gui ou couper son sapin de ses propres mains,  poser un geste vert pour les Fêtes se révèle très simple. Cette année, je magasine « vert » pour offrir à ceux que j’aime,  bien plus qu’une « bébelle » qui dormira dans les tiroirs le reste de l’année.

C’est vrai qu’il est facile de tomber dans les belles paroles et que, même avec les meilleures intentions écolo-responsables, réduire sa surconsommation liée aux Fêtes, n’est pas aussi facile à dire qu’à faire. Il est probable que la lacune par rapport à la consommation se situe au niveau de nos habitudes, plutôt qu’à notre volonté personnelle de vouloir à tout prix dépenser.

Selon Jacques Hérivault, responsable des communications au Chantier de l’économie sociale, « les citoyens ne savent pas par où commencer pour réduire l’impact environnemental et monétaire de la période des Fêtes ».  Une des initiatives que suggère l’organisme est de diriger les gens vers des entreprises d’économie sociale près de chez eux. Par exemple, le fleuriste le chocolatier/boulanger du coin ou alors une papeterie locale, afin d’y dénicher des cartes de souhaits originales.

Parfois, s’interroger personnellement sur la pertinence de notre achat avant de faire une transaction suffirait. Une modeste bouteille de vin se révèle un cadeau apprécié si elle est partagée autour d’un repas exquis, accompagné de personnes chères. Une offre d’échange de services, de son temps, de « gardiennage » ou d’aide avec les tâches ménagères à un proche ou un voisin, peuvent également être des idées de cadeau originales et appréciées.

Même à peu de frais, plusieurs alternatives sont disponibles afin d’offrir en cadeau pour Noël ce qui n’a pas de prix : du soutien. Le site web de l’Organisme Villes et Village offre la possibilité, pour 20 $, d’offrir outils, graines et engrais ainsi qu’une formation à un agriculteur du Guatemala. De son côté, pour 20 $, le site ZEROCO2 vous permet de poser un geste à la fois original et durable: offrir un arbre de Noël en cadeau. En plus de transmettre vos souhaits à l’aide d’une carte personnalisée, vous réduirez votre empreinte climatique sur l’environnement et participerez au reverdissement d’espaces verts publics. Ainsi, votre cadeau profitera à vous et à vos proches, mais également aux générations futures.

Ça y est ! Pour moi, fini les achats inutiles. À partir de maintenant, en faisant un cadeau pour Noël, je tenterai de poser un geste dont la portée ne s’arrête pas le 25 décembre au soir.

Comment comptez-vous célébrer votre Noël vert ? Soumettez-nous vos idées !

http://www.arrondissement.com/tout-get-communiques/t1/pc1/u10832-idees-pour-fetes-responsables-solidaires



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