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Posts Tagged ‘impact environnemental’

Pour sauver la planète : éteindre la race humaine?

Mercredi, septembre 29th, 2010

Il y a quelques semaines, j’ai suivi avec incrédulité la triste histoire de l’éco terroriste James Jay Lee. Le forcené a tenu trois personnes en otage dans les locaux de la chaine de télévision Discovery, exigeant un changement de programmation afin de « sauver la planète »[1]. La longue liste des demandes de Lee est encore disponible en ligne. James Lee était un activiste, un militant contre les changements climatiques qui croyait que la solution aux problèmes de la planète était l’éradication de la race humaine. Selon lui, Discovery Channel devait cesser de mettre en onde des émissions ou on dépeignait la famille de façon positive et devait plutôt sensibiliser les gens aux bienfaits de la stérilisation. Pour lui, chaque humain qui naissait n’était qu’un parasite de plus pour empoisonner la planète.

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Nous souffrons tous de dépendance énergétique

Mercredi, septembre 22nd, 2010
Crédit photo: Le Devoir 14 août 2010

L’extraction du gaz de schiste au Québec est le dossier de l’heure, et avec raison. Comment est-il possible de se lancer dans l’extraction d’un combustible fossile aussi volatile que le gaz issu de strates de roches sans en avoir préalablement évalué les conséquences ? Heureusement, il semble y avoir une prise de conscience du public dernièrement, à moins que je ne sois bernée par la couverture qu’en ont fait les médias. D’ailleurs, si nous commençons tout juste à entendre parler du gaz de schiste au Québec, le débat est ouvert depuis l’hiver aux États-Unis, avec la parution du documentaire Gasland[1]. Ce film éclaire sur les conséquences fâcheuses de l’extraction du gaz de schiste : contamination des nappes phréatiques et conséquences néfastes sur la santé des gens vivant à proximité des sites d’extraction, dont l’asthme et des problèmes neurologiques.

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Écolo-choc au Costa Rica

Mercredi, septembre 15th, 2010

Je reviens tout juste du Costa Rica. J’ai passé deux semaines dans la nation la plus heureuse du monde. J’ai eu la chance de faire des randonnées dans la jungle, d’escalader un volcan et d’observer des dizaines d’espèces d’animaux et d’oiseaux. Je dois admettre que le Costa Rica mérite son aura écologique. Des fruits et légumes bios sont disponibles facilement, l’emphase est mise sur les petites productions agricoles, les activités touristiques écolos de toutes sortes sont la norme et le pays compte pas moins de 26 parcs et réserves protégés. Pas étonnant que le Costa Rica se soit mérité le titre de troisième pays le plus propre du monde selon l’Environmental Performance Index 2010.
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Vendredis verts – Animaux de compagnie

Vendredi, septembre 10th, 2010

Vous avez fait des efforts de réduction d’impacts environnementaux dans la cuisine, dans la salle de bain et au travail et vous vous demandez comment en faire plus? Pourquoi ne pas regarder du côté de votre animal de compagnie? Selon un sondage Léger Marketing, en 2006, près de 42 % des ménages québécois possédaient au moins un chat ou un chien, c’est-à-dire que le territoire québécois compterait 840 000 chiens et 1 325 000 chats domestiques, sans inclure les animaux errants ou hébergés dans les refuges[1]. Comment minimiser l’impact écologique de ces carnivores? Voici quelques conseils.
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Des compagnies inspirantes en matière de développement durable

Mercredi, septembre 1st, 2010

Vendredi dernier, nous publions un texte sur de bonnes pratiques de développement durable à adopter au travail. Inspirée d’entreprises ayant décidé d’instaurer des politiques de gestion durable, j’ai eu envie de faire des recherches afin de trouver quelques trucs et astuces pour joindre le changement et mettre la main à la pâte.
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Vendredis Verts – Le développement durable au travail

Vendredi, août 27th, 2010

Bon vendredi! Le développement durable est à la mode et c’est tant mieux!

De plus en plus d’entreprises intègrent des pratiques respectueuses de l’écologie et de la biodiversité dans leurs pratiques, comme le rapportaient The Independent et La Presse la semaine dernière. Selon les gestionnaires de ces entreprises, en ayant une vision à long terme, on réalise que les pratiques de développement durable ne sont pas qu’une question de philanthropie. Elles sont aussi viables économiquement, et rentables dans le temps. Non seulement l’entreprise ayant des pratiques durables jouit d’une image favorable, elle économise aussi à long terme en protégeant ses ressources naturelles (il est plus facile de protéger et de prévenir, que de guérir). Par ailleurs, en tentant de réduire le gaspillage, une entreprise peut faire des économies substantielles, même à court terme.

Les entreprises vraiment visionnaires n’attendent pas les initiatives gouvernementales pour agir. Est-ce que votre environnement de travail est doté d’une politique de développement durable?

Et si, après avoir fait les efforts nécessaires à la maison, nous faisions chacun notre part au boulot? Cette semaine, je me suis renseignée sur des moyens d’améliorer les choses au travail. Voici ce que j’ai trouvé.
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Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte

Mercredi, août 25th, 2010

Alors que la Russie croule sous la chaleur et que sa forêt brûle à vue d’œil, une invention presque trop belle pour être vraie vient de voir le jour en France (un peu tard pour la Russie, malheureusement). Protect Forest, une compagnie qui développe et commercialise des équipements de protection de feux de forêt, a lancé le programme MOGREP (Moulin à Granulés – Énergie de Provence), qui vise à récupérer les déchets forestiers pour en faire une source de combustible renouvelable.
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Universités vertes d’ici et d’ailleurs

Vendredi, août 13th, 2010

Rentrée. Le mot tabou. Déjà. On dirait que sitôt le 31 juillet passé, c’est la fin de l’été et tout le monde a ce mot aux lèvres. La semaine dernière, déjà, Équiterre publiait sur son blogue un article pour une rentrée écologique et économique.

Or, même si je manque d’enthousiasme pour la rentrée, je dois admettre que les universités sont des hauts lieux du savoir, et qu’elles sont souvent le point de départ d’avancées scientifiques et technologiques. Le domaine de l’environnement ne fait pas exception. Les universités sont souvent parmi les premières à prendre des moyens tangibles pour verdir leurs pratiques et leurs installations. Le magazine pour un capitalisme propre Corporate Knights fait d’ailleurs paraitre un palmarès annuel des facultés d’enseignement les plus vertes au Canada. Voyons comment nos universités s’en sortent…

Les universités canadiennes : vertes pâle

Le rapport Corporate Knights 2010 se concentre sur les facultés de gestion, d’ingénierie et d’actuariat, de partout au pays.  Selon les résultats, le magazine constate que les universités font des efforts en général, mais qu’il y a encore place à l’amélioration. Les facultés et leurs programmes sont évalués selon trois critères principaux, divisés en sous-catégories :

1 – Les initiatives de l’université (recherche, bourses, conférences, etc.)

2 – Les initiatives des étudiants

3 – L’intégration de principes de développement durable dans les cursus

Cette année, au niveau des programmes de premier cycle en gestion, l’Université de Waterloo s’est nettement démarquée des autres écoles de gestion avec un score de 92,7 %. À tire de comparaison, la deuxième position est allée l’Université de Colombie Britannique avec 73,6 %. Concordia arrive en quatrième place à 70,6 %, presque ex-æquo avec les HEC à 70,5 %. Les deux universités québécoises font bonne figure sur un total de 47 facultés.

Les meilleurs programmes de MBA verts se trouvent à l’Université York (94,6 %), à l’Université de Calgary (83,7 %) et à Concordia (81,2 %). Les meilleurs classements pour les programmes de premier cycle d’ingénierie ont été attribués à l’Université de Calgary (79 %), à l’Université de l’ouest de l’Ontario (78,5 %) et à Waterloo (77,5 %). Voir le classement ici.

Des initiatives remarquées selon Corporate Knights

Parmi les efforts remarqués, certains se démarquent du lot.

-L’Université de Waterloo offre un cours de premier cycle en entrepreneuriat vert ainsi qu’un cours de marketing vert.

-Le programme de MBA de l’Université Dalhousie inclut un cours de responsabilité sociale de l’entreprise, d’éthique des affaires et de développement durable.

-L’école d’ingénierie de l’Université Concordia donne un cours de développement durable et de gestion environnementale.

-L’université York permet aux étudiants du MBA d’obtenir un diplôme en gestion et développement durable, conjointement avec la faculté d’environnement.

-L’Université de Waterloo a mis sur pied un comité interdisciplinaire sur les changements climatiques.

-L’Université de Calgary a un centre de recherche sur les énergies renouvelables, l’environnement et l’économie (je me demande s’ils sont financés par les entreprises exploitant les sables bitumineux).

-Le centre de recherche en mathématiques de l’UQÀM est membre du programme « Climate change and sustainability ».

Des oublis ?

Le classement de Corporate Knights ne prend en compte que les facultés de gestion, d’ingénierie et d’actuariat. On n’y fait donc pas mention de quelques initiatives vertes que je trouve inspirantes.

-Les jardins sur les toits du pavillon de design de l’UQÀM sont une belle initiative d’agriculture urbaine[1]. McGill possède aussi un immense jardin et fait don de ses récoltes à l’OBNL Santropol Roulant, qui livre des repas aux personnes âgées et en perte de mobilité[2].

-Le nouvel édifice du pavillon de l’éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval, présentement en chantier, sera un bâtiment vert. Sa structure en bois a été inspirée de la certification LEED et les émissions liées à sa construction seront compensées grâce au programme de ZEROCO2[3].

Mieux ailleurs ?

Ces initiatives me semblent intéressantes, mais pas révolutionnaires. Peut-être que les universités canadiennes pourraient s’inspirer de ce qui se passe ailleurs. Voici des initiatives franchement inspirantes dénichées chez nos voisins du sud. Il semblerait que les universités américaines aient une longueur d’avance sur le restant de la planète.

-Au collège Oberlin, en Ohio, les étudiants en résidences peuvent calculer leurs émissions de CO2 en temps réel sur le web. Les aires communes des résidences étudiantes sont munies de lampes qui oscillent du rouge au vert selon l’importance de la consommation d’électricité.

-Le College of the Atlantic, dans le Maine, fut la première école à atteindre la carboneutralité en 2007, en réduisant ses émissions et en compensant grâce à l’achat de crédits de carbone.

-L’Université du New Hampshire se fournit en électricité en partie grâce au méthane émis par ses propres ordures.

-La cafétéria de l’Université de Californie à Santa Cruz se fournit à 25 % de fermes biologiques coopératives installées sur le campus.

-Les restaurants de l’université de Stanford en Californie ont remplacé les ustensiles et assiettes jetables par des assiettes et ustensiles biodégradables faits à base de farine de patates. Des bacs à compost sont largement répandus sur le campus.

-L’université de Tempe en Arizona est l’Université américaine comportant le plus de panneaux solaires[4].

Lentement mais sûrement

Il est devenu incontournable pour les entreprises de se doter de politiques de développement durable et les universités ne font pas exception. L’UQÀM ajoutait justement un programme court de deuxième cycle en responsabilité sociale et développement durable à son offre en septembre 2009[5]. Pourtant, les universités ne doivent pas oublier qu’elles ont un rôle de leadership à jouer. Offrir des programmes qui intègrent des principes de développement durable, c’est bien. Mettre les principes enseignés en pratique, c’est encore mieux!


[1] http://ht.ly/2lq1C

[2] http://www.santropolroulant.org/2006/F-home.htm

[3] http://www.quebechebdo.com/Politique/2010-07-09/article-1576686/Super-PEPS-debut-des-travaux/1

[4] http://www.mnn.com/family/raising-a-family/stories/the-greenest-colleges-in-the-us#

[5] http://www.crp.uqam.ca/pages/PageNouvelle.aspx?RSSItemId=76


Vendredis Verts – Spécial sources d’inspiration écolos

Vendredi, août 6th, 2010

Le mouvement vert bat son plein. Pourtant, on dirait que pour certaines personnes, les écologistes ne sont qu’une bande de hippies rabat-joie, tous à mettre dans le même panier. Cette semaine, je vous fais part de mes coups de cœur enviro, des personnes, des revues et des blogues inspirants, différents et résolument ancrés dans le monde moderne. Je suis certaine qu’il y aura quelque chose pour chacun, même pour ceux qui croient que le mouvement vert est rébarbatif.

Web

Le plaisir coupablewww.ecorazzi.com

Vous êtes adepte des sites de potins en ligne, de perezhilton.com ou encore de hollywoodpq.com? Ajoutez ecorazzi.com à vos signets. Ce blogue est entièrement dédié à vous rapporter la nouvelle de l’heure sur les habitudes écolo de vos vedettes favorites, n’hésitant pas à les écorcher au passage lorsqu’elles pratiquent le « greenwashing ». Divertissant avec une conscience.

L’urbaniste http://inhabitat.com

Inhabitat présente toutes les nouvelles technologies vertes dans le domaine de l’architecture et du design d’objets. Au menu : des maisons écologiques et épurées qui font rêver, des jardins verticaux, des voitures vertes futuristes et des trouvailles franchement insolites. Pour tout amateur de design.

Le fashionwww.ecouterre.com

Le meilleur blogue mode éthique, sinon LE meilleur blogue mode. Point. Vous croyez que la mode écolo conserve toujours une aura hippie? J’avoue que j’avais tendance à penser comme ça, et que beaucoup de collection de vêtements écolos versent dans le même style. Les journalistes d’Ecouterre ont des antennes et parviennent toujours à dénicher le vêtement ou l’accessoire au design impeccable avant tout le monde. Détail non-négligeable : ce sont toujours des vêtements et accessoires éthiques, sauf que ça n’est pas évident.

Le gourmand http://penseravantdouvrirlabouche.com

Véritable passionnée de bonne bouffe, Élise Desaulniers livre des billets intimistes et coquins sur ses recettes et restaurants végétaliens coups de cœur, ainsi que plusieurs nouvelles touchant l’alimentation éthique.

Le sympathiquewww.ecotrip.qc.ca

Mat et Aude, les hôtes du projet Écotrip, écrivent des capsules sur les initiatives vertes au Québec, avec l’aide de leurs collaborateurs. Les capsules vidéo sont simples, efficaces et humoristiques. Du bonbon.

La plus belle plumehttp://www.artisansduchangement.tv/blog/

Directement de Bulgarie où elle a élu domicile, la québécoise Patrica Couture-Gurkowska, propriétaire d’un restaurant végétalien, écrit sur le blog des Artisans du Changement des billets savoureux sur l’environnement qui font sourire et réfléchir. Nous attendons le prochain avec impatience!

Le sage –  www.pierrerabhi.org/blog/

L’agriculteur, écrivain et penseur français Pierre Rabhi publie, sur le blogue Pour une insurrection des consciences, des billets à la fois poétiques et philosophique sur l’amour de la Terre et de l’humanité.

Le spécialistehttp://evolutionindustrielle.blogspot.com/

Consultant et auteur, spécialiste en développement durable, Jean-Sébastien Trudel nous livre, sur La prochaine évolution industrielle, des réflexions sur les principes de développement durable en entreprise et le cycle de vie du produit dans un langage digeste. Il vulgarise très bien des sujets pointus. On se sent toujours un peu plus intelligent après la lecture d’un de ses billets.

L’éclectiquewww.grist.org

Véritable fourre-tout de sujets d’actualité, différents forums et toutes sortes d’information insolites touchant de près ou de loin au sujet de l’environnement.

Imprimé et web

Le chien de garde www.corporateknights.ca

La mission du magazine canadien Corporate Knights est « d’humaniser le marché ». Le magazine fait paraitre des palmarès annuels des villes canadiennes les mieux cotés sur le plan du développement durable, un palmarès des campus canadiens les plus verts ainsi qu’un palmarès des entreprises

Le « corporate »www.good.is

Le magazine californien GOOD, critiqué par les écolos purs et durs pour ses partenariats avec de grosses compagnies comme Pepsi, Gap et Msn, présente néanmoins un contenu de qualité et une superbe mise en page sur toutes sortes d’initiatives vertes ou éthiques. Le point fort de GOOD est justement d’ouvrir le débat à un large public et d’inclure les multinationales dans la conversation. Rassembleur et inspirant.

Le terre à terrehttp://www.laterre.ca/

Le journal québécois La Terre de chez Nous traite de tout ce qui touche à l’agriculture, avec des articles de fond assez pointus sur la politique. À consulter si le contenu de votre assiette vous préoccupe.

Voilà mes coups de cœur… et la liste aurait pu s’allonger. Si vous êtes encore curieux, vous pouvez consulter notre blogoliste à droite qui contient des liens vers les blogues les plus consultés par notre équipe. Aimeriez-vous nous recommander des sources de lecture et ajouter vos suggestions à notre liste?


L’impact environnemental des voyages en avion

Vendredi, avril 9th, 2010

Un article paru cette semaine dans le journal anglais The Guardian dresse un portrait de l’impact environnemental de l’aviation civile au Royaume-Uni[1]. Londres étant un centre économique important, le pays reçoit son lot de vols et de correspondances. L’auteur, Duncan Clark, affirme que l’aviation civile serait responsable d’au moins 13 % des émissions de GES au pays, plutôt que les 2 % officiellement présentés par l’industrie de l’aviation.

Les émissions de GES causés par l’aviation civile semblent causer beaucoup plus de remous dans l’opinion publique là-bas qu’ici. Est-ce simplement parce que le problème y est plus criant ou parce que nous n’y sommes pas encore assez conscientisés? Une publicité du collectif Plane Stupid, un groupe activiste environnemental, a d’ailleurs fait sensation en novembre dernier en affirmant que chaque passager d’un vol local était responsable du relâchement dans l’atmosphère de l’équivalent en CO2 du poids d’un ours polaire. Si la campagne n’est pas très scientifique, elle a le don d’attirer l’attention sur une problématique bien réelle. (Attention, choquant!)

Un vol aller-retour entre New York et Londres émet en moyenne 1.23 tonnes[2] de CO2 par passager, ce qui équivaut à presque 12 %  des 10.7 tonnes émises en moyenne par un Québécois annuellement. En fait, l’aviation civile serait la source d’émission de GES ayant la croissance la plus rapide mondialement, due à la hausse constante de sa demande, et serait responsable de l’émission de 600 millions de tonnes de GES dans l’atmosphère par année[3]. D’où l’importance de se poser des questions avant de choisir un moyen de transport.

Alors, concrètement, comment on agit?

L’Union européenne est la pionnière dans le dossier. Elle a fait paraitre, l’été passé, une liste de 4 000 transporteurs mondiaux qui devront respecter les quotas d’émissions de GES qui seront mis en place en 2012 s’ils veulent faire affaire sur son territoire. Les exploitants d’avions devront acheter des permis s’ils polluent davantage que la limite qui leur sera accordée par la Commission européenne. Par contre, si leurs émissions sont moins élevées que ce que leur permettent leurs quotas, ils pourront revendre la portion inutilisée de ceux-ci à d’autres entreprises, de façon semblable au fonctionnement d’une bourse du carbone.

Comme l’aviation est une industrie mondiale, les transporteurs et les fabricants qui désirent rester compétitifs n’ont pas d’autre choix que d’emboiter le pas aux mesures mises en place. Par chez nous, Bombardier, Air Canada, Air Transat et plusieurs autres doivent réviser leur modèle et réévaluer leurs pratiques. Si la nouvelle est bien accueillie par les fabricants qui voient une opportunité en or de vendre de nouveaux modèles plus performants, les transporteurs, eux, seront touchés plus sévèrement.

Par ailleurs, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI[4]) organise annuellement plusieurs colloques pour établir des stratégies de réduction de pollution sonore et atmosphérique. Montréal sera l’hôte, du 11 au 14 mai prochain, du troisième colloque annuel de l’OACI qui portera sur l’aviation et les changements climatiques[5]. Au menu : un effort commun des partenaires de l’industrie de l’aviation pour calculer et réduire les émissions globales de GES. Les solutions proposées : des innovations technologiques pour des avions qui émettent moins, les énergies renouvelables et le développement accru de l’offre de crédits de carbone.

Que puis-je faire pour réduire mon empreinte?

En premier lieu, vous pouvez, évidemment, considérer les options alternatives à l’avion si le temps le permet. Le train, l’autobus et même la voiture sont souvent des moyens moins polluants que l’avion, surtout s’il s’agit d’un vol local et que l’avion est à moitié plein.

Si vous devez voler, choisissez les vols avec le moins d’escales possible. Les avions ont besoin de beaucoup de carburant au décollage et à l’atterrissage. Faites affaire avec les compagnies budget : elles ont tendance à maximiser l’espace de leurs avions et à bien les remplir. Voyagez léger et évitez la première classe, vous occuperez moins d’espace.

Il est maintenant aussi possible de compenser les émissions de vos vols en achetant des crédits de carbone ou en finançant la plantation d’arbres. Grâce à son calculateur très facile d’utilisation, ZEROCO2 vous permet de calculer et de compenser vos émissions, peu importe votre destination. Lorsque vous faites l’acquisition de crédits de carbone assurez-vous qu’ils sont certifiés par un organisme reconnu tel que Gold Standard ou Voluntary Carbon Standard (VCS).

Une note positive

Le premier vol d’un avion propulsé à l’énergie solaire a été célébré hier en Suisse[6]. En effet le Solar Impulse, un avion dont les ailes sont recouvertes de 12 000 cellules photo voltaïques, s’est élevé à une hauteur de 1 000 mètres pendant près de deux heures.

À quand un premier vol commercial zéro carbone ?

Crédit photo : Flickr/Pinguino


[1] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/apr/06/aviation-q-and-a

[2] http://zeroco2.com/calculer-individus

[3] http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Chiffres-cles/les-emissions-de-Gaz-a-effet-de-serre-de-l-aviation/%28theme%29/293

[4] http://www.icao.int/fr/

[5] http://www.icao.int/CLQ10/

[6] http://www.dailymotion.com/video/xcv0lf_le-premier-vol-de-solar-impulse-a-p_tech



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