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Percevoir le méchant CO2 comme un allié plutôt que comme un ennemi à combattre
Des compagnies inspirantes en matière de développement durable
Vendredis Verts – Le développement durable au travail
Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte
Universités vertes d’ici et d’ailleurs


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Posts Tagged ‘impact environnemental’

Des compagnies inspirantes en matière de développement durable

Mercredi, septembre 1st, 2010

Vendredi dernier, nous publions un texte sur de bonnes pratiques de développement durable à adopter au travail. Inspirée d’entreprises ayant décidé d’instaurer des politiques de gestion durable, j’ai eu envie de faire des recherches afin de trouver quelques trucs et astuces pour joindre le changement et mettre la main à la pâte.

J’ai alors réalisé ceci : j’ai beau comprendre que le développement durable vise à adopter des pratiques qui ont un impact moindre ou positif sur l’environnement et la vie des gens, concrètement, je ne pense pas que je serais capable de l’expliquer. Et vous? Voici donc une définition du développement durable suivie d’exemples d’entreprises modèles en la matière.

Une définition du développement durable

«Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir[1]. »

Autrement dit, le développement durable touche trois sphères : l’écologique, l’économique et le social comme le démontre le superbe graphique ci-dessous. L’équilibre est atteint lorsque les trois sphères sont bien intégrées. Idéalement, il faudrait essayer d’inclure les trois aspects dans une politique de développement durable, et ce, dans tous les pôles d’activités de l’entreprise, du département de recherche et développement jusqu’aux pratiques internes en passant par le marketing. Évidemment, on commence par la base en se fixant des objectifs réalistes.


L’intérêt d’adopter une politique de développement durable

Une entreprise qui s’engage dans une  démarche de développement durable recherche une performance financière, mais aussi sociale et environnementale. Ces performances rapportent à long terme parce qu’elles augmentent ses performances commerciales et financières, elles réduisent les risques juridiques et elles renforcent sa compétitivité[2]. J’ai d’ailleurs l’impression que les consommateurs sont de plus en plus conscients de l’importance d’encourager les entreprises ayant de réelles politiques de développement durable.

Exemples d’entreprises dotées de politiques de développement durable

- Patagonia et 1 % pour la planète

Instaurée par le fondateur de Patagonia, Yvon Chouinard en 1985, 1 % pour la planète est un engagement que la compagnie a pris d’investir 1 % de ses ventes dans des initiatives de préservation et de restauration de l’environnement naturel. Depuis 1985, près de 1 394 entreprises se sont jointes au mouvement[3].

La vision derrière 1 % pour la planète : le coût réel du commerce peut être atténué par un simple engagement pour la planète. L’initiative inclut les 3 sphères de développement durable, l’écologie, l’économie et le social (de par son rôle de sensibilisation).

Par ailleurs, la liste d’initiatives de développement durable de Patagonia est impressionnante. Et les employés ne sont pas en reste. Ils sont invités à joindre des groupes environnementaux de leur choix et peuvent s’y consacrer un minimum d’heures pendant la semaine de travail. Cette entreprise est la preuve qu’une compagnie peut jouer un rôle positif pour la société et pour la planète sans pour autant sacrifier ses profits.

-General Electrics

La compagnie General Electrics se classe première au classement des 100 entreprises globales ayant les meilleures pratiques de développement durable selon le magazine Corporate Knights. Malgré une hausse de ses profits de 2006 à 2008, l’entreprise  a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de presque la moitié. L’entreprise a un bilan exemplaire quant à la réduction et au recyclage de ses déchets[4].

-Le Zoo de Granby

Super exemple québécois en matière d’initiatives de développement durable, le zoo de Granby a réduit sa consommation d’eau potable de 70 % en deux ans. Il a aussi réduit son empreinte carbone de 400 tonnes en dix ans, en installant des panneaux solaires et en utilisant la géothermie. Voyez toutes les initiatives ici. Le zoo a entrepris son virage vert en 2004 et partage ses innovations avec les visiteurs.

Pour réussir

Pour qu’une entreprise atteigne des objectifs de développement durable, il est important qu’elle se fixe des buts réalistes et mesurables en commençant par identifier les secteurs où ses activités ont le plus d’impact environnemental. Par ailleurs, la participation des employées est primordiale. Il faut communiquer les changements et les bons coups afin de les embarquer dans le processus. L’entreprise devrait aussi essayer d’intégrer les principes de développement durable dans toutes les étapes du cycle de vie de ses produits ou services[5]. D’ailleurs, le cycle de vie du produit sera certainement le sujet d’un autre article.

Quelles initiatives de développement durable votre compagnie ou celle pour laquelle vous travaillez ont-elles prises ? Partagez-les avec nous.


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

[2] http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12393

[3] http://www.onepercentfortheplanet.org/fr/

[4] http://www.global100.org/annual-reviews/2010-global-100-list/77.html?comp_id=101

[5] http://www.triplepundit.com/2009/09/employee-engagement-three-tips-for-engaging-employees-in-sustainability/


Vendredis Verts – Le développement durable au travail

Vendredi, août 27th, 2010

Bon vendredi! Le développement durable est à la mode et c’est tant mieux!

De plus en plus d’entreprises intègrent des pratiques respectueuses de l’écologie et de la biodiversité dans leurs pratiques, comme le rapportaient The Independent et La Presse la semaine dernière. Selon les gestionnaires de ces entreprises, en ayant une vision à long terme, on réalise que les pratiques de développement durable ne sont pas qu’une question de philanthropie. Elles sont aussi viables économiquement, et rentables dans le temps. Non seulement l’entreprise ayant des pratiques durables jouit d’une image favorable, elle économise aussi à long terme en protégeant ses ressources naturelles (il est plus facile de protéger et de prévenir, que de guérir). Par ailleurs, en tentant de réduire le gaspillage, une entreprise peut faire des économies substantielles, même à court terme.

Les entreprises vraiment visionnaires n’attendent pas les initiatives gouvernementales pour agir. Est-ce que votre environnement de travail est doté d’une politique de développement durable?

Et si, après avoir fait les efforts nécessaires à la maison, nous faisions chacun notre part au boulot? Cette semaine, je me suis renseignée sur des moyens d’améliorer les choses au travail. Voici ce que j’ai trouvé.

Facile

-Évitez la climatisation. Si c’est impossible, veillez à bien fermer les fenêtres et les portes et résistez à la tentation d’atteindre des températures frigorifiques. Les systèmes de climatisation sont très énergivores et sont d’importantes sources d’émissions de gaz à effet de serre. S’il fait tellement froid que c’en est inconfortable, il pourrait être temps d’en glisser un mot à la personne responsable.

-Veillez à éteindre votre ordinateur la nuit. Lors des pauses, éteignez votre écran. L’écran de l’ordinateur est plus énergivore que le disque dur.

-Évitez les gobelets jetables pour le café. Pensez à apporter une tasse.

-Tentez de profiter de la lumière naturelle et évitez de laisser les lumières allumées inutilement.

-Essayez d’éviter les plats à emporter dont l’emballage n’est pas recyclable. Tentez de prioriser les contenants réutilisables dans vos lunchs.

-Utilisez du papier recyclé et programmez l’imprimante pour imprimer recto et verso par défaut.

-Téléchargez la police Ecofont, qui vous fera économiser jusqu’à 25 % d’encre.

-Évitez les impressions couleur et réglez l’imprimante à noir et blanc par défaut.

Demande un peu d’effort

-Recyclez les cartouches d’encre vides. Plusieurs entreprises les récupèrent. Parlez-en à la personne responsable.

-Le gaspillage du papier est un problème répandu en milieu de travail. Essayez d’établir un plan d’action (lettre d’information en ligne, Intranet) pour éviter l’impression inutile de documents et de mémos.

-Intégrez le comité écologique de votre travail. Ou mieux, mettez-en un sur pied.

-Suggérez l’installation de systèmes de minuteries sur les climatiseurs et les luminaires.

-Intéressez-vous à la politique de développement durable de l’entreprise. Quelles initiatives touchent votre département, votre travail? Réfléchissez aux moyens que vous pouvez prendre pour l’intégrer à votre description de tâche. Y a-t-il des endroits où votre département pourrait faire mieux?

Le jeu en vaut la chandelle

-Créez des liens avec des gens qui ont mis sur pied des comités de développement durable dans d’autres entreprises pour échanger et vous inspirer.

-Installez un système de compost. Certaines compagnies, dont Compost Montréal, récupèrent les déchets de tables compostables pour une somme modique.

-Créez un système de communication interne pour tenir les employés au courant des initiatives de l’entreprise, comme un bulletin électronique. Invitez-les à vous joindre et tentez de les mobiliser.

-Voyez avec la direction si des mesures pour encourager le covoiturage, l’utilisation du transport en commun ou de la bicyclette ont été prises. Il serait peut-être possible de négocier une remise sur la passe d’autobus avec eux.

Je ne le répéterai jamais assez : chaque petit geste compte. Ces changements vous semblent-ils difficiles à appliquer? Quels sont les efforts que vous faites au quotidien?

Sources :

http://www.notre-planete.info/ecologie/devdurable/eco_travail.php

http://www.cairns.qld.gov.au/content/Sustainability/SustainabilityatWork.htm


Prévenir les feux en produisant de l’énergie verte

Mercredi, août 25th, 2010

Alors que la Russie croule sous la chaleur et que sa forêt brûle à vue d’œil, une invention presque trop belle pour être vraie vient de voir le jour en France (un peu tard pour la Russie, malheureusement). Protect Forest, une compagnie qui développe et commercialise des équipements de protection de feux de forêt, a lancé le programme MOGREP (Moulin à Granulés – Énergie de Provence), qui vise à récupérer les déchets forestiers pour en faire une source de combustible renouvelable.

Une idée ingénieuse

Dans la description de sa mission, l’entreprise Protect Forest explique ses deux concepts complémentaires : se préparer à l’éventualité d’un feu en ciblant les zones sensibles et en travaillant sur le terrain, et aller vers le feu pour le combattre plus efficacement. Les déchets naturels de la forêt, branches mortes, foisonnants, petits troncs d’arbres, peuvent agir comme accélérateurs de feux de forêt. D’où l’idée de nettoyer la forêt de ceux-ci pour prévenir la catastrophe. Or, le programme MOGREP convertit ces déchets en granulés de bois destinés à la combustion.

Une machine unique

Là où l’invention de Protect Forest se différencie, c’est que la machine employée pour la transformation du bois est montée sur remorque et qu’elle se déplace directement sur le terrain afin de fabriquer les granulés sur place. L’entreprise sauve ainsi beaucoup de temps et d’énergie en transport et en transformation.

Une entreprise vraiment verte

En plus d’aider à contrer une conséquence néfaste du réchauffement climatique, Protect Forest recycle un déchet inutilisé en source d’énergie renouvelable, et elle le fait de façon responsable, en limitant ses déplacements. Chapeau!

Pour en apprendre plus sur Protect Forest : http://www.protect-forest.com/index.asp

Pour en savoir plus sur le programme MOGREP : http://www.provencepad.com/index.php?page=26&id=157


Universités vertes d’ici et d’ailleurs

Vendredi, août 13th, 2010

Rentrée. Le mot tabou. Déjà. On dirait que sitôt le 31 juillet passé, c’est la fin de l’été et tout le monde a ce mot aux lèvres. La semaine dernière, déjà, Équiterre publiait sur son blogue un article pour une rentrée écologique et économique.

Or, même si je manque d’enthousiasme pour la rentrée, je dois admettre que les universités sont des hauts lieux du savoir, et qu’elles sont souvent le point de départ d’avancées scientifiques et technologiques. Le domaine de l’environnement ne fait pas exception. Les universités sont souvent parmi les premières à prendre des moyens tangibles pour verdir leurs pratiques et leurs installations. Le magazine pour un capitalisme propre Corporate Knights fait d’ailleurs paraitre un palmarès annuel des facultés d’enseignement les plus vertes au Canada. Voyons comment nos universités s’en sortent…

Les universités canadiennes : vertes pâle

Le rapport Corporate Knights 2010 se concentre sur les facultés de gestion, d’ingénierie et d’actuariat, de partout au pays.  Selon les résultats, le magazine constate que les universités font des efforts en général, mais qu’il y a encore place à l’amélioration. Les facultés et leurs programmes sont évalués selon trois critères principaux, divisés en sous-catégories :

1 – Les initiatives de l’université (recherche, bourses, conférences, etc.)

2 – Les initiatives des étudiants

3 – L’intégration de principes de développement durable dans les cursus

Cette année, au niveau des programmes de premier cycle en gestion, l’Université de Waterloo s’est nettement démarquée des autres écoles de gestion avec un score de 92,7 %. À tire de comparaison, la deuxième position est allée l’Université de Colombie Britannique avec 73,6 %. Concordia arrive en quatrième place à 70,6 %, presque ex-æquo avec les HEC à 70,5 %. Les deux universités québécoises font bonne figure sur un total de 47 facultés.

Les meilleurs programmes de MBA verts se trouvent à l’Université York (94,6 %), à l’Université de Calgary (83,7 %) et à Concordia (81,2 %). Les meilleurs classements pour les programmes de premier cycle d’ingénierie ont été attribués à l’Université de Calgary (79 %), à l’Université de l’ouest de l’Ontario (78,5 %) et à Waterloo (77,5 %). Voir le classement ici.

Des initiatives remarquées selon Corporate Knights

Parmi les efforts remarqués, certains se démarquent du lot.

-L’Université de Waterloo offre un cours de premier cycle en entrepreneuriat vert ainsi qu’un cours de marketing vert.

-Le programme de MBA de l’Université Dalhousie inclut un cours de responsabilité sociale de l’entreprise, d’éthique des affaires et de développement durable.

-L’école d’ingénierie de l’Université Concordia donne un cours de développement durable et de gestion environnementale.

-L’université York permet aux étudiants du MBA d’obtenir un diplôme en gestion et développement durable, conjointement avec la faculté d’environnement.

-L’Université de Waterloo a mis sur pied un comité interdisciplinaire sur les changements climatiques.

-L’Université de Calgary a un centre de recherche sur les énergies renouvelables, l’environnement et l’économie (je me demande s’ils sont financés par les entreprises exploitant les sables bitumineux).

-Le centre de recherche en mathématiques de l’UQÀM est membre du programme « Climate change and sustainability ».

Des oublis ?

Le classement de Corporate Knights ne prend en compte que les facultés de gestion, d’ingénierie et d’actuariat. On n’y fait donc pas mention de quelques initiatives vertes que je trouve inspirantes.

-Les jardins sur les toits du pavillon de design de l’UQÀM sont une belle initiative d’agriculture urbaine[1]. McGill possède aussi un immense jardin et fait don de ses récoltes à l’OBNL Santropol Roulant, qui livre des repas aux personnes âgées et en perte de mobilité[2].

-Le nouvel édifice du pavillon de l’éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval, présentement en chantier, sera un bâtiment vert. Sa structure en bois a été inspirée de la certification LEED et les émissions liées à sa construction seront compensées grâce au programme de ZEROCO2[3].

Mieux ailleurs ?

Ces initiatives me semblent intéressantes, mais pas révolutionnaires. Peut-être que les universités canadiennes pourraient s’inspirer de ce qui se passe ailleurs. Voici des initiatives franchement inspirantes dénichées chez nos voisins du sud. Il semblerait que les universités américaines aient une longueur d’avance sur le restant de la planète.

-Au collège Oberlin, en Ohio, les étudiants en résidences peuvent calculer leurs émissions de CO2 en temps réel sur le web. Les aires communes des résidences étudiantes sont munies de lampes qui oscillent du rouge au vert selon l’importance de la consommation d’électricité.

-Le College of the Atlantic, dans le Maine, fut la première école à atteindre la carboneutralité en 2007, en réduisant ses émissions et en compensant grâce à l’achat de crédits de carbone.

-L’Université du New Hampshire se fournit en électricité en partie grâce au méthane émis par ses propres ordures.

-La cafétéria de l’Université de Californie à Santa Cruz se fournit à 25 % de fermes biologiques coopératives installées sur le campus.

-Les restaurants de l’université de Stanford en Californie ont remplacé les ustensiles et assiettes jetables par des assiettes et ustensiles biodégradables faits à base de farine de patates. Des bacs à compost sont largement répandus sur le campus.

-L’université de Tempe en Arizona est l’Université américaine comportant le plus de panneaux solaires[4].

Lentement mais sûrement

Il est devenu incontournable pour les entreprises de se doter de politiques de développement durable et les universités ne font pas exception. L’UQÀM ajoutait justement un programme court de deuxième cycle en responsabilité sociale et développement durable à son offre en septembre 2009[5]. Pourtant, les universités ne doivent pas oublier qu’elles ont un rôle de leadership à jouer. Offrir des programmes qui intègrent des principes de développement durable, c’est bien. Mettre les principes enseignés en pratique, c’est encore mieux!


[1] http://ht.ly/2lq1C

[2] http://www.santropolroulant.org/2006/F-home.htm

[3] http://www.quebechebdo.com/Politique/2010-07-09/article-1576686/Super-PEPS-debut-des-travaux/1

[4] http://www.mnn.com/family/raising-a-family/stories/the-greenest-colleges-in-the-us#

[5] http://www.crp.uqam.ca/pages/PageNouvelle.aspx?RSSItemId=76


Vendredis Verts – Spécial sources d’inspiration écolos

Vendredi, août 6th, 2010

Le mouvement vert bat son plein. Pourtant, on dirait que pour certaines personnes, les écologistes ne sont qu’une bande de hippies rabat-joie, tous à mettre dans le même panier. Cette semaine, je vous fais part de mes coups de cœur enviro, des personnes, des revues et des blogues inspirants, différents et résolument ancrés dans le monde moderne. Je suis certaine qu’il y aura quelque chose pour chacun, même pour ceux qui croient que le mouvement vert est rébarbatif.

Web

Le plaisir coupablewww.ecorazzi.com

Vous êtes adepte des sites de potins en ligne, de perezhilton.com ou encore de hollywoodpq.com? Ajoutez ecorazzi.com à vos signets. Ce blogue est entièrement dédié à vous rapporter la nouvelle de l’heure sur les habitudes écolo de vos vedettes favorites, n’hésitant pas à les écorcher au passage lorsqu’elles pratiquent le « greenwashing ». Divertissant avec une conscience.

L’urbaniste http://inhabitat.com

Inhabitat présente toutes les nouvelles technologies vertes dans le domaine de l’architecture et du design d’objets. Au menu : des maisons écologiques et épurées qui font rêver, des jardins verticaux, des voitures vertes futuristes et des trouvailles franchement insolites. Pour tout amateur de design.

Le fashionwww.ecouterre.com

Le meilleur blogue mode éthique, sinon LE meilleur blogue mode. Point. Vous croyez que la mode écolo conserve toujours une aura hippie? J’avoue que j’avais tendance à penser comme ça, et que beaucoup de collection de vêtements écolos versent dans le même style. Les journalistes d’Ecouterre ont des antennes et parviennent toujours à dénicher le vêtement ou l’accessoire au design impeccable avant tout le monde. Détail non-négligeable : ce sont toujours des vêtements et accessoires éthiques, sauf que ça n’est pas évident.

Le gourmand http://penseravantdouvrirlabouche.com

Véritable passionnée de bonne bouffe, Élise Desaulniers livre des billets intimistes et coquins sur ses recettes et restaurants végétaliens coups de cœur, ainsi que plusieurs nouvelles touchant l’alimentation éthique.

Le sympathiquewww.ecotrip.qc.ca

Mat et Aude, les hôtes du projet Écotrip, écrivent des capsules sur les initiatives vertes au Québec, avec l’aide de leurs collaborateurs. Les capsules vidéo sont simples, efficaces et humoristiques. Du bonbon.

La plus belle plumehttp://www.artisansduchangement.tv/blog/

Directement de Bulgarie où elle a élu domicile, la québécoise Patrica Couture-Gurkowska, propriétaire d’un restaurant végétalien, écrit sur le blog des Artisans du Changement des billets savoureux sur l’environnement qui font sourire et réfléchir. Nous attendons le prochain avec impatience!

Le sage –  www.pierrerabhi.org/blog/

L’agriculteur, écrivain et penseur français Pierre Rabhi publie, sur le blogue Pour une insurrection des consciences, des billets à la fois poétiques et philosophique sur l’amour de la Terre et de l’humanité.

Le spécialistehttp://evolutionindustrielle.blogspot.com/

Consultant et auteur, spécialiste en développement durable, Jean-Sébastien Trudel nous livre, sur La prochaine évolution industrielle, des réflexions sur les principes de développement durable en entreprise et le cycle de vie du produit dans un langage digeste. Il vulgarise très bien des sujets pointus. On se sent toujours un peu plus intelligent après la lecture d’un de ses billets.

L’éclectiquewww.grist.org

Véritable fourre-tout de sujets d’actualité, différents forums et toutes sortes d’information insolites touchant de près ou de loin au sujet de l’environnement.

Imprimé et web

Le chien de garde www.corporateknights.ca

La mission du magazine canadien Corporate Knights est « d’humaniser le marché ». Le magazine fait paraitre des palmarès annuels des villes canadiennes les mieux cotés sur le plan du développement durable, un palmarès des campus canadiens les plus verts ainsi qu’un palmarès des entreprises

Le « corporate »www.good.is

Le magazine californien GOOD, critiqué par les écolos purs et durs pour ses partenariats avec de grosses compagnies comme Pepsi, Gap et Msn, présente néanmoins un contenu de qualité et une superbe mise en page sur toutes sortes d’initiatives vertes ou éthiques. Le point fort de GOOD est justement d’ouvrir le débat à un large public et d’inclure les multinationales dans la conversation. Rassembleur et inspirant.

Le terre à terrehttp://www.laterre.ca/

Le journal québécois La Terre de chez Nous traite de tout ce qui touche à l’agriculture, avec des articles de fond assez pointus sur la politique. À consulter si le contenu de votre assiette vous préoccupe.

Voilà mes coups de cœur… et la liste aurait pu s’allonger. Si vous êtes encore curieux, vous pouvez consulter notre blogoliste à droite qui contient des liens vers les blogues les plus consultés par notre équipe. Aimeriez-vous nous recommander des sources de lecture et ajouter vos suggestions à notre liste?


L’impact environnemental des voyages en avion

Vendredi, avril 9th, 2010

Un article paru cette semaine dans le journal anglais The Guardian dresse un portrait de l’impact environnemental de l’aviation civile au Royaume-Uni[1]. Londres étant un centre économique important, le pays reçoit son lot de vols et de correspondances. L’auteur, Duncan Clark, affirme que l’aviation civile serait responsable d’au moins 13 % des émissions de GES au pays, plutôt que les 2 % officiellement présentés par l’industrie de l’aviation.

Les émissions de GES causés par l’aviation civile semblent causer beaucoup plus de remous dans l’opinion publique là-bas qu’ici. Est-ce simplement parce que le problème y est plus criant ou parce que nous n’y sommes pas encore assez conscientisés? Une publicité du collectif Plane Stupid, un groupe activiste environnemental, a d’ailleurs fait sensation en novembre dernier en affirmant que chaque passager d’un vol local était responsable du relâchement dans l’atmosphère de l’équivalent en CO2 du poids d’un ours polaire. Si la campagne n’est pas très scientifique, elle a le don d’attirer l’attention sur une problématique bien réelle. (Attention, choquant!)

Un vol aller-retour entre New York et Londres émet en moyenne 1.23 tonnes[2] de CO2 par passager, ce qui équivaut à presque 12 %  des 10.7 tonnes émises en moyenne par un Québécois annuellement. En fait, l’aviation civile serait la source d’émission de GES ayant la croissance la plus rapide mondialement, due à la hausse constante de sa demande, et serait responsable de l’émission de 600 millions de tonnes de GES dans l’atmosphère par année[3]. D’où l’importance de se poser des questions avant de choisir un moyen de transport.

Alors, concrètement, comment on agit?

L’Union européenne est la pionnière dans le dossier. Elle a fait paraitre, l’été passé, une liste de 4 000 transporteurs mondiaux qui devront respecter les quotas d’émissions de GES qui seront mis en place en 2012 s’ils veulent faire affaire sur son territoire. Les exploitants d’avions devront acheter des permis s’ils polluent davantage que la limite qui leur sera accordée par la Commission européenne. Par contre, si leurs émissions sont moins élevées que ce que leur permettent leurs quotas, ils pourront revendre la portion inutilisée de ceux-ci à d’autres entreprises, de façon semblable au fonctionnement d’une bourse du carbone.

Comme l’aviation est une industrie mondiale, les transporteurs et les fabricants qui désirent rester compétitifs n’ont pas d’autre choix que d’emboiter le pas aux mesures mises en place. Par chez nous, Bombardier, Air Canada, Air Transat et plusieurs autres doivent réviser leur modèle et réévaluer leurs pratiques. Si la nouvelle est bien accueillie par les fabricants qui voient une opportunité en or de vendre de nouveaux modèles plus performants, les transporteurs, eux, seront touchés plus sévèrement.

Par ailleurs, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI[4]) organise annuellement plusieurs colloques pour établir des stratégies de réduction de pollution sonore et atmosphérique. Montréal sera l’hôte, du 11 au 14 mai prochain, du troisième colloque annuel de l’OACI qui portera sur l’aviation et les changements climatiques[5]. Au menu : un effort commun des partenaires de l’industrie de l’aviation pour calculer et réduire les émissions globales de GES. Les solutions proposées : des innovations technologiques pour des avions qui émettent moins, les énergies renouvelables et le développement accru de l’offre de crédits de carbone.

Que puis-je faire pour réduire mon empreinte?

En premier lieu, vous pouvez, évidemment, considérer les options alternatives à l’avion si le temps le permet. Le train, l’autobus et même la voiture sont souvent des moyens moins polluants que l’avion, surtout s’il s’agit d’un vol local et que l’avion est à moitié plein.

Si vous devez voler, choisissez les vols avec le moins d’escales possible. Les avions ont besoin de beaucoup de carburant au décollage et à l’atterrissage. Faites affaire avec les compagnies budget : elles ont tendance à maximiser l’espace de leurs avions et à bien les remplir. Voyagez léger et évitez la première classe, vous occuperez moins d’espace.

Il est maintenant aussi possible de compenser les émissions de vos vols en achetant des crédits de carbone ou en finançant la plantation d’arbres. Grâce à son calculateur très facile d’utilisation, ZEROCO2 vous permet de calculer et de compenser vos émissions, peu importe votre destination. Lorsque vous faites l’acquisition de crédits de carbone assurez-vous qu’ils sont certifiés par un organisme reconnu tel que Gold Standard ou Voluntary Carbon Standard (VCS).

Une note positive

Le premier vol d’un avion propulsé à l’énergie solaire a été célébré hier en Suisse[6]. En effet le Solar Impulse, un avion dont les ailes sont recouvertes de 12 000 cellules photo voltaïques, s’est élevé à une hauteur de 1 000 mètres pendant près de deux heures.

À quand un premier vol commercial zéro carbone ?

Crédit photo : Flickr/Pinguino


[1] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/apr/06/aviation-q-and-a

[2] http://zeroco2.com/calculer-individus

[3] http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Contenu/Chiffres-cles/les-emissions-de-Gaz-a-effet-de-serre-de-l-aviation/%28theme%29/293

[4] http://www.icao.int/fr/

[5] http://www.icao.int/CLQ10/

[6] http://www.dailymotion.com/video/xcv0lf_le-premier-vol-de-solar-impulse-a-p_tech


Manger végé : pas si bête finalement…

Lundi, février 22nd, 2010

La viande fait partie intégrante de notre alimentation. On estime qu’un américain consomme en moyenne 124 kg de viande par année, comparativement à 4 kg en Inde.[1] On peut même aller jusqu’à dire que le végétarisme n’a pas excellente réputation, spécialement l’hiver, saison des repas copieux et consistants. En fait, les impacts de la viande sur l’environnement sont méconnus de la population québécoise. Très peu de citoyens associent le fait de manger végétarien à la lutte contre les changements climatiques ou encore à la protection de l’eau potable et des forêts. Et pourtant…

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la filière de l’élevage émet plus de gaz à effet de serre (GES) que le secteur des transports.[2] Éliminer quatre repas de viande par semaine réduit deux fois plus votre impact sur les changements climatiques que de baisser le chauffage de 3C la nuit, et 35 fois plus que de laver à l’eau froide! [3] On estime qu’une alimentation végétarienne requiert 5000 litres d’eau par jour, alors que des repas à base de viande en consomment plus de 15 000 litres. A titre de comparaison, en se privant de 450 grammes de bœuf, on économise plus d’eau qu’en se privant de douche pendant 6 mois ! [4] Autre problématique majeure : la déforestation causée par le manque d’espace dédiée à l’élevage. Selon David Faimowitz, Directeur du Centre international pour la recherche forestière, « les éleveurs transforment les forêts de l’Amazonie en viande hachée ».[5]

La croissance démographique et l’augmentation de la consommation de viande des pays émergeants – la Chine a plus que doublé sa consommation de viande en 20 ans- ne peuvent qu’aggraver pressions sur nos ressources naturelles limitées….

Cela ne veut pas dire que tous doivent mettre une croix définitive sur la viande, mais plutôt d’être conscient et ainsi d’en limiter sa consommation. Plusieurs alternatives goûteuses et très économiques existent pour varier vos repas. Vous manquez d’inspiration pour cuisiner de bons petits plats végétariens simples, peu coûteux, équilibrés et ô combien délicieux? Voici quelques suggestions :

○   Végé sur le pouce, de Marie-Claude Morin. Collection Modus Vivendi.

○    http://www.recettes-vegetariennes.com/frameset%20sommaire.htm

○   http://www.recettes.qc.ca/sections/vege.php

○   http://recettes-vegetariennes.blogspot.com/

http://www.cuisine-vegetarienne.com/

Crédit photo : Denzil – http://www.flickr.com/photos/lomoholga/


[1] http://www.vegetarisme.info/spip.php?article1592

[2] http://www.vedura.fr/economie/agriculture/impact-elevage-bovins-environnement

[3] Cyberpresse, 11 mars 2009: http://www.cyberpresse.ca/environnement/200903/11/01-835272-laver-a-leau-froide-ou-manger-moins-de-viande.php

[4] John Robbins: The Food Revolution – How your diet can help save your life and the world. Tire de: http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html

[5] Le Point, 22 juin 2006 : Élevages : une catastrophe écologique. Tiré de http://www.mangez-vegetarien.com/environnement.html


Des technologies vertes au secours d’Haïti

Mercredi, janvier 20th, 2010
« L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. »
- Ilya Prigogine

Les événements survenus à Haïti ces derniers jours ont touché la planète entière. Comment rester insensible devant les images d’une horreur innommable, comment ne pas se sentir impuissant devant l’ampleur de la catastrophe qui nous est retransmise en temps réel? Comment réconforter les gens qui sont touchés dans notre entourage, nous qui comptons au Québec la plus importante diaspora haïtienne?

Comme écrivaient plusieurs chroniqueurs cette semaine, l’angle à adopter pour parler de cet événement est très délicat. Il faut tenter de ne pas mêler les cartes. Oui, la forêt d’Haïti a été massivement rasée,  mais cela ne change en rien l’ampleur du séisme qui l’a frappé et les conséquences qui en découlent. Même une forêt bien garnie ne peut rien contre un tremblement de terre d’une magnitude de 7.  Et s’il est difficile de trouver du positif dans la situation, on ne peut qu’être touché par la mobilisation planétaire et la solidarité dont font preuve les citoyens du monde entier.

Notre blogue traite de la question de l’environnement, mais il me semblait absurde d’élaborer sur un sujet autre qu’Haïti ces temps-ci. Ce pays demeure au cœur des préoccupations, même en abordant un angle vert. Quelques trouvailles m’ont agréablement surprise. Alors que les médias nous informent surtout de l’aide apportée par les gouvernements et les ONG connues, plusieurs petites organisations travaillant dans l’ombre font leur part pour aider Haïti, et plusieurs d’entre elles ont le développement durable à cœur. Les consciences sociale et écologique sont souvent indissociables.

Construire des maisons à partir de rien

Le problème du logement est primordial. On estime que 1,5 million d’Haïtiens sont présentement sans-abri. Cal-Earth est un organisme sans but lucratif californien qui fabrique des éco-dômes, c’est-à-dire des constructions antisismiques réalisables en quelques jours et très bon marché. Cal-Earth travaille autant sur des projets de haute technologie pour des habitations lunaires avec la NASA que sur des missions humanitaires pour l’ONU.

Les habitations sont fabriquées de terre et de céramique, des matériaux renouvelables et facilement accessibles. Les éco-dômes sont en forme d’igloo et sont simples à construire, ce qui permet à chaque membre d’une famille de mettre la main à la pâte. Cal-Earth a annoncé le 13 janvier dernier qu’elle mettait sur pied une levée de fonds pour aller aider à reconstruire Haïti. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez http://calearth.org/.

Donner une seconde vie à 30 millions de conteneurs inutilisés

Le projet SEED, qui consiste à fabriquer des habitations temporaires en récupérant des conteneurs, semble créer bien des débats au sein des journalistes et des architectes. En effet, la crainte principale, c’est que les habitations se développent trop rapidement et deviennent permanentes plutôt que temporaires, créant de nouveaux bidonvilles. D’un autre côté, les défenseurs du projet affirment que les conteneurs sont une ressource abondante, économique, solide, facile à transporter et tout à fait indiquée pour répondre à la demande rapide.  

Les quelque 30 millions de conteneurs inutilisés dans le monde ont besoin d’une nouvelle vocation et Haïti a un besoin urgent de matériaux de construction. Est-ce vraiment réaliste de vouloir éradiquer le problème des bidonvilles en ce temps de crise? Un débat à suivre…

Faire du soleil un allié

Haïti n’était pas très bien desservi en électricité avant le séisme et il est maintenant carrément plongé dans le noir la nuit, ce qui ralentit les efforts de secours et de reconstruction et cause beaucoup de problèmes de sécurité. Le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles, mais il ne manque pas de soleil. L’entreprise floridienne Sol, Inc., spécialisée en panneaux solaires, a donc réagi très rapidement et a fait le don de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire pour une valeur de 400 000 $.

Elle offre aussi des prix réduits aux gens qui voudraient offrir des lampadaires à Haïti. Les unités sont entièrement autosuffisantes et sont faciles à installer. Une autre technologie verte au service de l’humain!

Avez-vous entendu parler de projets de reconstruction intéressants? Que pensez-vous du débat entourant le projet SEED? Nous voulons connaitre votre avis!

http://www.cusa-dds.net/seed/?page_id=2

http://www.tonic.com/article/clemson-seed-project-shipping-containers-emergency-housing-haiti/

http://info.rsr.ch/fr/news/Ha_ti_l_espoir_de_trouver_des_survivants_s_amenuise.html?siteSect=2010&sid=11731487&cKey=1263908610000

http://www.solarlightingusa.com/aboutsol.html


La restauration rapide se met au « vert »

Jeudi, janvier 14th, 2010

C’est en tombant par hasard sur un article très intéressant sur le blogue www.2sustain.com que j’ai constaté une rencontre inévitable entre deux tendances : celle de la malbouffe et celle du «vert ». Ces deux concepts semblant de prime abord contradictoires peuvent apparemment faire bon ménage. L’article de 2sustain.com mentionne que McDonald prévoit implanter un programme de récupération du méthane produit par ses bœufs en Angleterre. En effet, ayant constaté que la fabrication d’un seul « cheeseburger » émet l’équivalent en méthane de 3,1 kg de CO2 dans l’atmosphère,  le géant de la restauration souhaite faire un effort pour réduire ses émissions. Éventuellement,  le méthane pourrait être récupéré pour servir de source d’énergie. Toujours selon cet article, on estime que la récupération du méthane émis par 2500 vaches équivaut à l’alimentation de 200 maisons en électricité. Près de 4 % des GES émis au Royaume-Uni proviennent du bétail.

McDonald avait d’ailleurs étonné plusieurs environnementalistes en 2005, quand elle a pris la décision de vendre du café biologique Newman’s Own dans ses succursales du Nord Est des États-Unis.

Quiconque surveille l’évolution de l’industrie de la restauration à Montréal a pris conscience de la hausse de la popularité des restaurants de cuisine réconfortante (comfort food) revisitée. L’ouverture et le succès presque immédiat de restaurants de « fast food gastronomique» tels que Méchant Boeuf, m :brgr et Greasy Spoon confirment cette tendance. Là où l’observation devient vraiment intéressante, c’est quand on constate qu’on peut à la fois succomber à son péché favori et encourager des actions concrètes en faveur de l’environnement.

Ces petites trouvailles vous permettront de profiter de votre malbouffe favorite sans trop culpabiliser.

Le restaurant Kitchenette, sur René-Lévesque Est, sert une cuisine à la fois réconfortante et engagée, dont une des spécialités est le Fish and Chips. Le restaurant mentionne clairement sur son menu qu’il refuse de servir les espèces de poissons menacées telles que le bar de mer du Chili, le mérou noir ou l’espadon. Sa liste d’espèces menacées est régulièrement mise à jour grâce aux sites Internet environnementaux SeaWeb, Oceana et Monterey Bay Aquarium. Plusieurs des viandes et des poissons qui y sont servis sont de plus biologiques.

Jeudi dernier, le journal Voir faisait paraitre un article sur le bistro TribuTerre, une pizzeria avec une mission de développement durable, dans son cahier V. La majorité des ingrédients utilisés dans la concoction du menu de TribuTerre sont biologiques, équitables et cultivés localement. Le bistro propose un menu principalement végétarien.

Même La Paryse, cette vénérable institution de cuisine réconfortante montréalaise, est assez « écolo ». Presque tout ce qui est inscrit à son menu est fait maison et 75 % du menu proposé est végétarien. On y concocte pas moins de trois sortes de burgers végétariens qui rivalisent facilement avec les burgers de bœuf.

Le restaurant m:brgr, sur Drummond, offre un burger de bœuf « Country Natural » certifié par la Food Alliance. Ce bœuf est produit par une coopérative de producteurs de l’ouest canadien et il est certifié sans hormones de croissances ni antibiotiques.

Le Greasy Spoon, sur Laurier, encourage l’économie canadienne et réduit par le fait même ses émissions de CO2 en offrant presque exclusivement des vins produits au pays. Original.

Et pour les péchés plus luxueux, le menu du célèbre restaurant Toqué!, une cuisine moderne inspirée de la cuisine du terroir, est presque entièrement basé sur la production locale. Toqué s’approvisionne chez les meilleurs artisans de la province et sert principalement des produits biologiques. Un modèle à suivre, même pour les restaurants de moindre envergure…

Et ailleurs?

La tendance du fast food vert est là pour rester. Il suffit d’observer ce qui se trame chez nos voisins du sud pour avoir une idée de ce qui s’en vient chez nous…  Les chaines de restauration rapide biologiques sont tellement populaires aux États-Unis qu’on en fait même des palmarès sur certains blogues : http://www.mnn.com/food/dining-out/photos/top-10-organic-fast-food-restaurants/organic-to-go#image

D’après vous, est-ce une tendance qui risque de se développer? Est-ce que malbouffe et écologie peuvent vraiment cohabiter? Partagez vos coups de cœur avec nous…  Nous voulons goûter le meilleur burger bio en ville!

http://2sustain.com/2010/01/reducing-the-environmental-impact-of-a-mcdonald%e2%80%99s-cheeseburger.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+2sustain%2FBVrP+%282Sustain%29

http://www.kitchenetterestaurant.ca/

http://www.globalexchange.org/campaigns/fairtrade/coffee/3548.html

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=21&article=68650

http://www.foodalliance.org/copy_of_case-studies/country-natural-beef


Objectif vert de l’année : réduire les émissions de CO2 associées à la consommation d’essence

Lundi, janvier 11th, 2010

Pour 2010, je ne fais pas de résolution. Du moins, pas de résolution que je ne pourrai pas tenir. Tout ça pour la simple raison que je fonctionne plutôt par objectifs. À chaque Nouvel an, j’ai pris la (bonne) habitude de me fixer de nouveaux sommets et objectifs à atteindre en prévision de la nouvelle année qui s’amorce! Alors pour débuter du bon pied l’année 2010, quoi de mieux que de se fixer des objectifs verts?

Question de commencer en grand : 4 trucs pour réduire vos émissions de CO2 en coupant dans la consommation d’essence!

4- Question d’avoir une attitude responsable envers la consommation de votre véhicule, pourquoi ne pas calculer l’efficacité de votre consommation d’essence?

- Videz votre réservoir d’essence et remplissez-le à nouveau au plein;
- Mettez l’odomètre à zéro;
- Enregistrez combien de kilomètres seront enregistrés à partir de ce plein;
- Divisez le nombre de kilomètres parcourus par le nombre de litres rempli au plein et ensuite multipliez ce numéro par 100    pour    ainsi obtenir le nombre de L/km.

Exemple : 60 litres dans un plein / 500 km parcourus  X 100 =  12L / 100 km.

Plus ce coefficient est faible, le mieux se porte votre consommation. Pour ensuite comparer votre consommation, vous pouvez effectuer ce test à plusieurs reprises.

3- Essayer de faire un effort pour ne pas aller au « service à l’auto » lorsque vous achetez un café à 1,50$ par exemple, ou lorsque vous commandez votre « cheese » favori.

Apparemment,  si tous les canadiens ayant un véhicule cessaient de le faire fonctionner lors de ces brefs moments d’attente, il serait possible d’économiser jusqu’à 1,4 million de tonnes de CO2 annuellement !

2- Ok, tous les moyens d’éviter l’utilisation de l’auto sont bons pour réduire les émissions. Celle-là était facile.

Renouez avec votre planche de skate, achetez-vous une Vespa et croyez-vous en Italie,  pensez à utiliser des services communautaires verts tels le BIXI ou Communauto, faites du co-voiturage avec votre collègue favori et potinez sur les gens du bureau, achetez-vous un scooter pour l’été – TOUT mais ne prenez pas l’auto.

1- L’ultime moyen de sauver du gaz est bien entendu la marche!

Afin de vous rendre dans votre club vidéo favori, faire une course au dépanneur ou à l’épicier du coin, rien ne vaut une balade à pied. Hein! Fallait y penser.

Et vous? Quel moyen de transport utilisez-vous le plus souvent?

Jugez-vous qu’il est nécessaire d’avoir une voiture? Faites-nous part de vos commentaires!



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