Maintenant que le temps des Fêtes tire à sa fin, il sera bientôt temps de se débarrasser de son sapin. Voici quelques idées pour s’en départir proprement.
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Récemment, une étude réalisée par la firme Ellipsos, experts-conseils en développement durable, tranche le débat sur le choix le plus écologique entre l’arbre de Noël naturel et celui artificiel. Apparemment, le sapin de Noël naturel aurait moins d’impact sur l’environnement que le sapin artificiel.
Étonnant ou pas?
Les résultats révèlent qu’un arbre naturel génère 3,1 kg de gaz à effet de serre tandis qu’un arbre artificiel en émet 8,1 kg par année. Le résultat peut être surprenant, puisqu’ il est possible de réutiliser l’arbre artificiel pendant des années, alors qu’il aurait été possible de croire que les déplacements annuels des consommateurs qui vont acheter un arbre naturel désavantageaient celui-ci.
Afin de réaliser cette étude, Ellipsos s’est basée sur l’analyse scientifique du cycle de vie (ACV). Selon un communiqué, des facteurs tels les impacts environnementaux des arbres et l’extraction des matières premières jusqu’à leur fin de vie seraient tenus en ligne de compte. Selon l’indice de l’ACV, l’étude démontre que pour que l’arbre artificiel fasse compétition au naturel, il faudrait le garder durant au moins 20 ans! Actuellement, les gens le conservent en moyenne six ans.
Aussi, selon l’étude, pour compenser les impacts d’un arbre de Noël, les deux types confondus, il suffirait de faire environ deux semaines de covoiturage ou de vélo par année pour se rendre au travail! Ainsi, comme dans d’autres contextes, le choix de l’arbre de Noël devient « anecdotique », selon Jean-Sébastien Trudel de chez Ellipsos : les impacts du choix de sapin sont négligeables par rapport à celui de nos activités écologiquement responsables à l’année.
La firme offre la possibilité de poursuivre la réflexion sur leur blogue.
C’est la fin de la saison BIXI, il neige (pleut), la musique de Noël joue sur Saint-Laurent et les employés de la STM ramassent (encore) notre petit change pour la guignolée dans le métro. Voilà les signes avant-coureurs indiquant que le temps des Fêtes est à nos portes. Sans prétendre amasser de l’eau de pluie pour prendre sa douche quotidienne, cultiver son propre gui ou couper son sapin de ses propres mains, poser un geste vert pour les Fêtes se révèle très simple. Cette année, je magasine « vert » pour offrir à ceux que j’aime, bien plus qu’une « bébelle » qui dormira dans les tiroirs le reste de l’année.
C’est vrai qu’il est facile de tomber dans les belles paroles et que, même avec les meilleures intentions écolo-responsables, réduire sa surconsommation liée aux Fêtes, n’est pas aussi facile à dire qu’à faire. Il est probable que la lacune par rapport à la consommation se situe au niveau de nos habitudes, plutôt qu’à notre volonté personnelle de vouloir à tout prix dépenser.
Selon Jacques Hérivault, responsable des communications au Chantier de l’économie sociale, « les citoyens ne savent pas par où commencer pour réduire l’impact environnemental et monétaire de la période des Fêtes ». Une des initiatives que suggère l’organisme est de diriger les gens vers des entreprises d’économie sociale près de chez eux. Par exemple, le fleuriste le chocolatier/boulanger du coin ou alors une papeterie locale, afin d’y dénicher des cartes de souhaits originales.
Parfois, s’interroger personnellement sur la pertinence de notre achat avant de faire une transaction suffirait. Une modeste bouteille de vin se révèle un cadeau apprécié si elle est partagée autour d’un repas exquis, accompagné de personnes chères. Une offre d’échange de services, de son temps, de « gardiennage » ou d’aide avec les tâches ménagères à un proche ou un voisin, peuvent également être des idées de cadeau originales et appréciées.
Même à peu de frais, plusieurs alternatives sont disponibles afin d’offrir en cadeau pour Noël ce qui n’a pas de prix : du soutien. Le site web de l’Organisme Villes et Village offre la possibilité, pour 20 $, d’offrir outils, graines et engrais ainsi qu’une formation à un agriculteur du Guatemala. De son côté, pour 20 $, le site ZEROCO2 vous permet de poser un geste à la fois original et durable: offrir un arbre de Noël en cadeau. En plus de transmettre vos souhaits à l’aide d’une carte personnalisée, vous réduirez votre empreinte climatique sur l’environnement et participerez au reverdissement d’espaces verts publics. Ainsi, votre cadeau profitera à vous et à vos proches, mais également aux générations futures.
Ça y est ! Pour moi, fini les achats inutiles. À partir de maintenant, en faisant un cadeau pour Noël, je tenterai de poser un geste dont la portée ne s’arrête pas le 25 décembre au soir.
Comment comptez-vous célébrer votre Noël vert ? Soumettez-nous vos idées !
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