2010 a été déclarée l’Année de la biodiversité par l’ONU. Si vous êtes comme moi, vous avez une vague idée du concept et vous comprenez que la biodiversité, ou diversité biologique, est liée à l’importance de préserver la survie des différentes espèces et l’équilibre des écosystèmes. Mais concrètement, l’Année de la biodiversité, ça veut dire quoi? Et quels sont les moyens tangibles utilisés pour la protéger?
Bio-quoi?
Selon le site web d’environnement Canada (http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=CBCF3AB8-1):
« On entend par biodiversité, ou diversité biologique, la variabilité entre les organismes vivants au sein d’une espèce (diversité génétique), entre les espèces (diversité spécifique) et dans les écosystèmes (diversité écosystémique). La biodiversité est importante non seulement en raison de sa valeur intrinsèque, mais aussi pour ce qu’elle nous fournit, par exemple, de l’air pur et de l’eau propre, des composés pour de nouveaux médicaments et des semences pour les nouvelles cultures. La perte d’espèces ou le changement dans la composition des espèces peuvent menacer la santé des écosystèmes et avoir un effet sur notre durabilité économique et socioculturelle. »
En fait, la notion même de biodiversité est plutôt récente puisque le terme date de 1992. Préserver la biodiversité c’est donc concevoir une façon de préserver les ressources naturelles (les espèces animales et végétales ainsi que les écosystèmes) de façon durable, entre autres parce que notre survie en dépend.
Et pourquoi avoir déclaré 2010 Année de la biodiversité ?
L’ONU a déclaré 2010 Année de la biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En effet, plusieurs scientifiques sonnent l’alarme et affirment que nous sommes près d’une phase d’extinction d’espèces de masse. La destruction d’écosystèmes naturels causée par l’homme a cru à un rythme soutenu depuis les années 70, en particulier les forêts primaires et tropicales, les mangroves, les cours d’eau et les océans. Si nous ne changeons pas la façon dont nous exploitons nos ressources naturelles, 25 % des espèces connues pourraient avoir disparu d’ici 2050.
Les enjeux
Ça représente, par exemple, la destruction de 19 % des récifs coralliens depuis 50 ans, un des écosystèmes les plus menacés de la planète. En fait, les récifs coralliens sont menacés d’extinction complète d’ici quelques décennies si la situation ne change pas. La destruction des récifs coralliens est causée à la fois par l’activité humaine directe (pêche, pollution), par l’augmentation du niveau de CO2 dans l’atmosphère, par la déforestation et par l’acidification des océans. Or les récifs coralliens jouent un rôle primordial pour l’homme. Ils protègent les côtes des catastrophes naturelles, fournissent l’habitat de plusieurs espèces de poissons et représentent une bonne source de revenus touristiques.
On estime aussi que depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an, directement lié à l’activité économique de l’homme, dont le commerce de bois précieux. La destruction de ces forêts favorise l’extinction des espèces animales et végétales, le réchauffement climatique, le déplacement des tribus qui y vivent et la désertification et peut donc avoir des conséquences irréversibles sur notre qualité de vie. La destruction d’un écosystème a toujours des conséquences sur un autre écosystème qui en dépend. Comprendre ce principe, c’est comprendre l’importance de protéger la biodiversité.
Alors, on agit comment ?
En 1992, le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique. Ce traité visait trois objectifs principaux : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des bienfaits qui résultent de l’utilisation des ressources génétiques de la diversité biologique. Or, ce traité, ratifié par 190 pays, ne semble pas remplir sa mission de façon assez efficace.
L’UNESCO organisera donc tout au long de 2010 plusieurs événements, y compris une exposition itinérante, en lien avec la protection de la biodiversité à l’échelle mondiale afin d’informer et de sensibiliser le public, ainsi que de pousser les dirigeants et les citoyens à l’action concrète.
L’Année internationale de la biodiversité sera soulignée le 20 septembre 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cet événement préparera le terrain au Sommet de la biodiversité tenu le mois suivant à Nagoya, au Japon. Lors de ce sommet, les gouvernements fixeront les objectifs et les étapes nécessaires pour contrer la perte de la biodiversité, un défi de taille.
Et moi ?
Au quotidien, agir pour préserver la biodiversité, c’est essayer de réduire son empreinte énergétique, de favoriser l’achat de produits locaux et biologiques et d’éviter de consommer et d’acheter des espèces menacées (poissons, bois précieux, etc.). On peut aussi faire pression sur les gouvernements en signant des pétitions, en écrivant à ses députés et, en participant à des manifestations…
À vous de jouer !
http://www.biodiversite2010.fr/3.html
http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=46227&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
http://biodiversite.mediasfrance.org/spip.php?article64
http://biodiversite2012.org/V2/surveiller/breves/changement-climatique-et-risque-de-destruction-imminente-des-recifs-coralliens.html?d5779e40fd759177dbdc2266c834a353=9418596d153590b4fd7a9c562b22e495
http://www.vedura.fr/environnement/biodiversite/recif-corallien
https://www.zsl.org/science/news/join-our-campaign-to-save-the-worlds-coral,1209,AR.html
http://www.ec.gc.ca/envirozine/default.asp?lang=Fr&n=5EC385CB-1
http://blogue.sciencepresse.qc.ca/genetique/item/728