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Posts Tagged ‘ONU’

Le thon : baromètre de la surconsommation?

Lundi, janvier 9th, 2012

Le 5 janvier dernier, un thon rouge de 270kg a été vendu aux enchères pour près de 750 000 $ sur le plus grand marché de poisson de Tokyo, un record. Simple fait divers ou un exemple d’un monde où on est prêt à payer toujours plus cher pour avoir ce qu’on veut au lieu de changer ses habitudes?

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Lutte aux changements climatiques : tous doivent faire leur part

Mercredi, novembre 10th, 2010

Le quotidien La Presse publiait le 8 novembre un article portant sur un rapport du Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) qui misait sur l’importance d’agir pour la lutte aux changements climatiques. Le Conseil y invite ses membres à faire leur part pour mieux utiliser le potentiel énergétique du Canada, selon eux un des plus importants au monde. Cette prise de position plutôt surprenante qui vient d’une organisation regroupant les dirigeants des 150 plus grandes entreprises au pays risque fort d’avoir un écho dans les bureaux d’entreprises.

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Le réchauffement de la planète : y croyez-vous encore?

Mercredi, février 24th, 2010

Un opportuniste, Al Gore?

J’ai écouté, en fin de semaine, un documentaire très intéressant, « Everything’s Cool [1]», paru en 2007, mais encore d’actualité.  Ce film relate le parcours de différents activistes (appelons-les acteurs du changement) dans leur lutte pour faire connaitre les changements climatiques au public américain. Le film couvre leurs parcours à partir des années 1990 jusqu’à la fin des années 2000. Ces acteurs du changement sont des spécialistes, chacun dans leur domaine : on y retrouve, entre autres, une météorologue, un journaliste retraité, un écrivain environnementaliste, un ancien coordonnateur des communications sur le climat pour la Maison Blanche et des publicitaires.

Ces personnes ont toutes choisi différents canaux de communication pour passer un seul et unique message : la consommation planétaire de combustibles fossiles émet dans l’atmosphère une trop grande quantité de gaz à effet de serre, ce qui cause un réchauffement global de la planète. Ce réchauffement menace de bouleverser l’équilibre des écosystèmes, et du même coup la survie de plusieurs espèces, dont la nôtre.  À mes yeux, ça semble d’une évidence! Mais j’oublie trop souvent que je travaille dans le domaine de l’environnement, que j’ai eu la chance d’aller à l’école après le secondaire et que je ne crois pas au créationnisme…

Bref, certaines des personnes présentées dans « Everything’s Cool » ont dévoué leur vie à une cause qui n’a pas toujours été bien reçue du public américain, malgré des faits scientifiquement observés depuis la fin des années 80! Et la principale raison de l’ambivalence du public face à la cause semble avoir été le lobby des pétrolières, appuyé par le sénat américain. Des scientifiques « crédibles » engagés par les pétrolières avaient pour rôle d’alimenter le débat sur la véracité du réchauffement climatique dans les médias. Et tant qu’il y avait un débat entre les scientifiques, la grande majorité du public n’a pas pris position, préférant attendre que les spécialistes se soient entendus avant d’accepter la vérité qu’on a choisie pour eux. Heureusement pour les pétrolières, pendant ce temps, c’était le statu quo.

On semble avoir beaucoup progressé depuis le début des années 2000. Les dirigeants reconnaissent mondialement le problème du réchauffement climatique, organisant même un sommet sur la question à Copenhague, en décembre dernier. Pourtant, dans l’opinion publique américaine, les choses paraissent s’être gâtées dernièrement. Il suffit que des états au climat habituellement chaud reçoivent une bordée de neige pour relancer le débat sur le réchauffement climatique et croire au complot. Même Donald Trump s’improvise expert météorologue[2]! À en croire les commentaires des lecteurs du New York post et de plusieurs blogues, beaucoup d’Américains appuieraient Trump et sa déclaration qu’Al Gore devrait perdre le prix Nobel pour son travail sur le réchauffement climatique. Ils ne voient en lui qu’un opportuniste. À voir, la photo d’un iglou construit par la famille du sénateur républicain Jim Inhofe : « Al Gore’s new home » publiée sur Facebook.

Par ailleurs, un article paru hier dans le quotidien anglais The Gardian cite un récent sondage de la BBC qui conclut que le nombre de citoyens britanniques qui croient au réchauffement climatique est passé de 44% à 31% depuis le mois de novembre dernier[3]. Et cette baisse pourrait être liée, entre autres, au manque de transparence dont ont fait preuve plusieurs environnementalistes depuis l’automne. On ne peut même plus accuser les «méchants » d’être responsables de la manipulation de l’information : des scientifiques britanniques, spécialistes du climat, auraient manipulé des données sur le réchauffement de certaines villes[4] et des scientifiques de l’ONU auraient clamé la fonte de glaciers de l’Himalaya avant 2035, sans preuve solide[5].

À cause louable, tous les moyens sont bons à prendre? Nous avons la preuve que non. L’opinion publique est certainement ébranlée par tous ces « incidents ».

Pour ajouter à la controverse : Yvo de Boer, le plus haut responsable chargé du climat à l’ONU, a annoncé sa démission la semaine dernière, alors que Rajendra Pauchauri, président du GIEC (le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), s’entête à rester en poste, malgré les scandales politiques[6]. Pas de quoi donner confiance en leur cause.

Mais bon, même si vous vous sentez plus sceptiques ces temps-ci, ce n’est pas une raison pour rejeter en bloc tous les efforts effectués jusqu’à présent. Parce que, comme l’explique si bien Colin Beavan sur le blogue No Impact Man [7], même si le réchauffement climatique était une pure invention de l’esprit, pourquoi ne serions-nous pas heureux d’avoir travaillé (et de continuer à le faire) pour vivre dans un monde meilleur? Un monde où nous ne sommes plus dépendants de l’industrie du pétrole, où nos enfants n’ont plus à respirer de smog et où la ville respecte l’humain… et la liste s’allonge.

Si vous avez encore la foi, et j’espère que c’est le cas, sachez qu’il existe maintenant une application iPhone qui vient à bout de tous les questionnements lancés par les sceptiques. En effet, le site australien Skeptical Science (www.skepticalscience.com ) a créé une application gratuite qui permet d’avoir des réponses solides aux questions de vos amis sceptiques. Et des arguments convaincants, vous risquez d’en avoir grandement besoin par les temps qui courent…

Crédit Image : Seditiousblasphemer sur Flickr


[1] http://www.everythingscool.org/

[2] http://www.nypost.com/p/pagesix/global_cooling_7njz5ZtpFblMuF5Vf7LJmN

[3] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/23/british-public-belief-climate-poll

[4] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/feb/01/leaked-emails-climate-jones-chinese

[5] http://www.guardian.co.uk/environment/2010/jan/20/ipcc-himalayan-glaciers-mistake

[6] http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/201002/09/01-947685-revenir-a-la-science.php

[7] http://noimpactman.typepad.com/blog/2010/02/what-if-there-is-no-humancaused-global-warming.html


Des technologies vertes au secours d’Haïti

Mercredi, janvier 20th, 2010
« L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. »
- Ilya Prigogine

Les événements survenus à Haïti ces derniers jours ont touché la planète entière. Comment rester insensible devant les images d’une horreur innommable, comment ne pas se sentir impuissant devant l’ampleur de la catastrophe qui nous est retransmise en temps réel? Comment réconforter les gens qui sont touchés dans notre entourage, nous qui comptons au Québec la plus importante diaspora haïtienne?

Comme écrivaient plusieurs chroniqueurs cette semaine, l’angle à adopter pour parler de cet événement est très délicat. Il faut tenter de ne pas mêler les cartes. Oui, la forêt d’Haïti a été massivement rasée,  mais cela ne change en rien l’ampleur du séisme qui l’a frappé et les conséquences qui en découlent. Même une forêt bien garnie ne peut rien contre un tremblement de terre d’une magnitude de 7.  Et s’il est difficile de trouver du positif dans la situation, on ne peut qu’être touché par la mobilisation planétaire et la solidarité dont font preuve les citoyens du monde entier.

Notre blogue traite de la question de l’environnement, mais il me semblait absurde d’élaborer sur un sujet autre qu’Haïti ces temps-ci. Ce pays demeure au cœur des préoccupations, même en abordant un angle vert. Quelques trouvailles m’ont agréablement surprise. Alors que les médias nous informent surtout de l’aide apportée par les gouvernements et les ONG connues, plusieurs petites organisations travaillant dans l’ombre font leur part pour aider Haïti, et plusieurs d’entre elles ont le développement durable à cœur. Les consciences sociale et écologique sont souvent indissociables.

Construire des maisons à partir de rien

Le problème du logement est primordial. On estime que 1,5 million d’Haïtiens sont présentement sans-abri. Cal-Earth est un organisme sans but lucratif californien qui fabrique des éco-dômes, c’est-à-dire des constructions antisismiques réalisables en quelques jours et très bon marché. Cal-Earth travaille autant sur des projets de haute technologie pour des habitations lunaires avec la NASA que sur des missions humanitaires pour l’ONU.

Les habitations sont fabriquées de terre et de céramique, des matériaux renouvelables et facilement accessibles. Les éco-dômes sont en forme d’igloo et sont simples à construire, ce qui permet à chaque membre d’une famille de mettre la main à la pâte. Cal-Earth a annoncé le 13 janvier dernier qu’elle mettait sur pied une levée de fonds pour aller aider à reconstruire Haïti. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez http://calearth.org/.

Donner une seconde vie à 30 millions de conteneurs inutilisés

Le projet SEED, qui consiste à fabriquer des habitations temporaires en récupérant des conteneurs, semble créer bien des débats au sein des journalistes et des architectes. En effet, la crainte principale, c’est que les habitations se développent trop rapidement et deviennent permanentes plutôt que temporaires, créant de nouveaux bidonvilles. D’un autre côté, les défenseurs du projet affirment que les conteneurs sont une ressource abondante, économique, solide, facile à transporter et tout à fait indiquée pour répondre à la demande rapide.  

Les quelque 30 millions de conteneurs inutilisés dans le monde ont besoin d’une nouvelle vocation et Haïti a un besoin urgent de matériaux de construction. Est-ce vraiment réaliste de vouloir éradiquer le problème des bidonvilles en ce temps de crise? Un débat à suivre…

Faire du soleil un allié

Haïti n’était pas très bien desservi en électricité avant le séisme et il est maintenant carrément plongé dans le noir la nuit, ce qui ralentit les efforts de secours et de reconstruction et cause beaucoup de problèmes de sécurité. Le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles, mais il ne manque pas de soleil. L’entreprise floridienne Sol, Inc., spécialisée en panneaux solaires, a donc réagi très rapidement et a fait le don de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire pour une valeur de 400 000 $.

Elle offre aussi des prix réduits aux gens qui voudraient offrir des lampadaires à Haïti. Les unités sont entièrement autosuffisantes et sont faciles à installer. Une autre technologie verte au service de l’humain!

Avez-vous entendu parler de projets de reconstruction intéressants? Que pensez-vous du débat entourant le projet SEED? Nous voulons connaitre votre avis!

http://www.cusa-dds.net/seed/?page_id=2

http://www.tonic.com/article/clemson-seed-project-shipping-containers-emergency-housing-haiti/

http://info.rsr.ch/fr/news/Ha_ti_l_espoir_de_trouver_des_survivants_s_amenuise.html?siteSect=2010&sid=11731487&cKey=1263908610000

http://www.solarlightingusa.com/aboutsol.html


L’Année de la biodiversité pour les nuls

Lundi, janvier 18th, 2010

2010 a été déclarée l’Année de la biodiversité par l’ONU. Si vous êtes comme moi, vous avez une vague idée du concept et vous comprenez que la biodiversité, ou diversité biologique, est liée à l’importance de préserver la survie des différentes espèces et l’équilibre des écosystèmes. Mais concrètement, l’Année de la biodiversité, ça veut dire quoi? Et quels sont les moyens tangibles utilisés pour la protéger?

Bio-quoi?

Selon le site web d’environnement Canada (http://www.ec.gc.ca/default.asp?lang=Fr&n=CBCF3AB8-1):

« On entend par biodiversité, ou diversité biologique, la variabilité entre les organismes vivants au sein d’une espèce (diversité génétique), entre les espèces (diversité spécifique) et dans les écosystèmes (diversité écosystémique). La biodiversité est importante non seulement en raison de sa valeur intrinsèque, mais aussi pour ce qu’elle nous fournit, par exemple, de l’air pur et de l’eau propre, des composés pour de nouveaux médicaments et des semences pour les nouvelles cultures. La perte d’espèces ou le changement dans la composition des espèces peuvent menacer la santé des écosystèmes et avoir un effet sur notre durabilité économique et socioculturelle. »

En fait, la notion même de biodiversité est plutôt récente puisque le terme date de 1992. Préserver la biodiversité c’est donc concevoir une façon de préserver les ressources naturelles (les espèces animales et végétales ainsi que les écosystèmes) de façon durable, entre autres parce que notre survie en dépend.

Et pourquoi avoir déclaré 2010 Année de la biodiversité ?

L’ONU a déclaré 2010 Année de la biodiversité afin d’alerter l’opinion publique sur les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. En effet, plusieurs scientifiques sonnent l’alarme et affirment que nous sommes près d’une phase d’extinction d’espèces de masse. La destruction d’écosystèmes naturels causée par l’homme a cru à un rythme soutenu depuis les années 70, en particulier les forêts primaires et tropicales, les mangroves, les cours d’eau et les océans. Si nous ne changeons pas la façon dont nous exploitons nos ressources naturelles, 25 % des espèces connues pourraient avoir disparu d’ici 2050.

Les enjeux

Ça représente, par exemple, la destruction de 19 % des récifs coralliens depuis 50 ans, un des écosystèmes les plus menacés de la planète. En fait, les récifs coralliens sont menacés d’extinction complète d’ici quelques décennies si la situation ne change pas. La destruction des récifs coralliens est causée à la fois  par l’activité humaine directe (pêche, pollution), par l’augmentation du niveau de CO2 dans l’atmosphère, par la déforestation et par l’acidification des océans. Or les récifs coralliens jouent un rôle primordial pour l’homme. Ils protègent les côtes des catastrophes naturelles, fournissent l’habitat de plusieurs espèces de poissons et représentent une bonne source de revenus touristiques.

On estime aussi que depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an, directement lié à l’activité économique de l’homme, dont le commerce de bois précieux. La destruction de ces forêts favorise l’extinction des espèces animales et végétales, le réchauffement climatique, le déplacement des tribus qui y vivent et la désertification et peut donc avoir des conséquences irréversibles sur notre qualité de vie. La destruction d’un écosystème a toujours des conséquences sur un autre écosystème qui en dépend. Comprendre ce principe, c’est comprendre l’importance de protéger la biodiversité.

Alors, on agit comment ?

En 1992, le Canada a ratifié la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique. Ce traité visait trois objectifs principaux : la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des bienfaits qui résultent de l’utilisation des ressources génétiques de la diversité biologique. Or, ce traité, ratifié par 190 pays, ne semble pas remplir sa mission de façon assez efficace.

L’UNESCO organisera donc tout au long de 2010 plusieurs événements, y compris une exposition itinérante, en lien avec la protection de la biodiversité à l’échelle mondiale afin d’informer et de sensibiliser le public, ainsi que de pousser les dirigeants et les citoyens à l’action concrète.

L’Année internationale de la biodiversité sera soulignée le 20 septembre 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Cet événement préparera le terrain au Sommet de la biodiversité tenu le mois suivant à Nagoya, au Japon. Lors de ce sommet, les gouvernements fixeront les objectifs et les étapes nécessaires pour contrer la perte de la biodiversité, un défi de taille.

Et moi ?

Au quotidien, agir pour préserver la biodiversité, c’est essayer de réduire son empreinte énergétique, de favoriser l’achat de produits locaux et biologiques et d’éviter de consommer et d’acheter des espèces menacées (poissons, bois précieux, etc.). On peut aussi faire pression sur les gouvernements en signant des pétitions, en écrivant à ses députés et, en participant à des manifestations…

À vous de jouer !

http://www.biodiversite2010.fr/3.html

http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=46227&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

http://biodiversite.mediasfrance.org/spip.php?article64

http://biodiversite2012.org/V2/surveiller/breves/changement-climatique-et-risque-de-destruction-imminente-des-recifs-coralliens.html?d5779e40fd759177dbdc2266c834a353=9418596d153590b4fd7a9c562b22e495

http://www.vedura.fr/environnement/biodiversite/recif-corallien

https://www.zsl.org/science/news/join-our-campaign-to-save-the-worlds-coral,1209,AR.html

http://www.ec.gc.ca/envirozine/default.asp?lang=Fr&n=5EC385CB-1

http://blogue.sciencepresse.qc.ca/genetique/item/728



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