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Universités vertes d’ici et d’ailleurs

Vendredi, août 13th, 2010

Rentrée. Le mot tabou. Déjà. On dirait que sitôt le 31 juillet passé, c’est la fin de l’été et tout le monde a ce mot aux lèvres. La semaine dernière, déjà, Équiterre publiait sur son blogue un article pour une rentrée écologique et économique.

Or, même si je manque d’enthousiasme pour la rentrée, je dois admettre que les universités sont des hauts lieux du savoir, et qu’elles sont souvent le point de départ d’avancées scientifiques et technologiques. Le domaine de l’environnement ne fait pas exception. Les universités sont souvent parmi les premières à prendre des moyens tangibles pour verdir leurs pratiques et leurs installations. Le magazine pour un capitalisme propre Corporate Knights fait d’ailleurs paraitre un palmarès annuel des facultés d’enseignement les plus vertes au Canada. Voyons comment nos universités s’en sortent…

Les universités canadiennes : vertes pâle

Le rapport Corporate Knights 2010 se concentre sur les facultés de gestion, d’ingénierie et d’actuariat, de partout au pays.  Selon les résultats, le magazine constate que les universités font des efforts en général, mais qu’il y a encore place à l’amélioration. Les facultés et leurs programmes sont évalués selon trois critères principaux, divisés en sous-catégories :

1 – Les initiatives de l’université (recherche, bourses, conférences, etc.)

2 – Les initiatives des étudiants

3 – L’intégration de principes de développement durable dans les cursus

Cette année, au niveau des programmes de premier cycle en gestion, l’Université de Waterloo s’est nettement démarquée des autres écoles de gestion avec un score de 92,7 %. À tire de comparaison, la deuxième position est allée l’Université de Colombie Britannique avec 73,6 %. Concordia arrive en quatrième place à 70,6 %, presque ex-æquo avec les HEC à 70,5 %. Les deux universités québécoises font bonne figure sur un total de 47 facultés.

Les meilleurs programmes de MBA verts se trouvent à l’Université York (94,6 %), à l’Université de Calgary (83,7 %) et à Concordia (81,2 %). Les meilleurs classements pour les programmes de premier cycle d’ingénierie ont été attribués à l’Université de Calgary (79 %), à l’Université de l’ouest de l’Ontario (78,5 %) et à Waterloo (77,5 %). Voir le classement ici.

Des initiatives remarquées selon Corporate Knights

Parmi les efforts remarqués, certains se démarquent du lot.

-L’Université de Waterloo offre un cours de premier cycle en entrepreneuriat vert ainsi qu’un cours de marketing vert.

-Le programme de MBA de l’Université Dalhousie inclut un cours de responsabilité sociale de l’entreprise, d’éthique des affaires et de développement durable.

-L’école d’ingénierie de l’Université Concordia donne un cours de développement durable et de gestion environnementale.

-L’université York permet aux étudiants du MBA d’obtenir un diplôme en gestion et développement durable, conjointement avec la faculté d’environnement.

-L’Université de Waterloo a mis sur pied un comité interdisciplinaire sur les changements climatiques.

-L’Université de Calgary a un centre de recherche sur les énergies renouvelables, l’environnement et l’économie (je me demande s’ils sont financés par les entreprises exploitant les sables bitumineux).

-Le centre de recherche en mathématiques de l’UQÀM est membre du programme « Climate change and sustainability ».

Des oublis ?

Le classement de Corporate Knights ne prend en compte que les facultés de gestion, d’ingénierie et d’actuariat. On n’y fait donc pas mention de quelques initiatives vertes que je trouve inspirantes.

-Les jardins sur les toits du pavillon de design de l’UQÀM sont une belle initiative d’agriculture urbaine[1]. McGill possède aussi un immense jardin et fait don de ses récoltes à l’OBNL Santropol Roulant, qui livre des repas aux personnes âgées et en perte de mobilité[2].

-Le nouvel édifice du pavillon de l’éducation physique et des sports (PEPS) de l’Université Laval, présentement en chantier, sera un bâtiment vert. Sa structure en bois a été inspirée de la certification LEED et les émissions liées à sa construction seront compensées grâce au programme de ZEROCO2[3].

Mieux ailleurs ?

Ces initiatives me semblent intéressantes, mais pas révolutionnaires. Peut-être que les universités canadiennes pourraient s’inspirer de ce qui se passe ailleurs. Voici des initiatives franchement inspirantes dénichées chez nos voisins du sud. Il semblerait que les universités américaines aient une longueur d’avance sur le restant de la planète.

-Au collège Oberlin, en Ohio, les étudiants en résidences peuvent calculer leurs émissions de CO2 en temps réel sur le web. Les aires communes des résidences étudiantes sont munies de lampes qui oscillent du rouge au vert selon l’importance de la consommation d’électricité.

-Le College of the Atlantic, dans le Maine, fut la première école à atteindre la carboneutralité en 2007, en réduisant ses émissions et en compensant grâce à l’achat de crédits de carbone.

-L’Université du New Hampshire se fournit en électricité en partie grâce au méthane émis par ses propres ordures.

-La cafétéria de l’Université de Californie à Santa Cruz se fournit à 25 % de fermes biologiques coopératives installées sur le campus.

-Les restaurants de l’université de Stanford en Californie ont remplacé les ustensiles et assiettes jetables par des assiettes et ustensiles biodégradables faits à base de farine de patates. Des bacs à compost sont largement répandus sur le campus.

-L’université de Tempe en Arizona est l’Université américaine comportant le plus de panneaux solaires[4].

Lentement mais sûrement

Il est devenu incontournable pour les entreprises de se doter de politiques de développement durable et les universités ne font pas exception. L’UQÀM ajoutait justement un programme court de deuxième cycle en responsabilité sociale et développement durable à son offre en septembre 2009[5]. Pourtant, les universités ne doivent pas oublier qu’elles ont un rôle de leadership à jouer. Offrir des programmes qui intègrent des principes de développement durable, c’est bien. Mettre les principes enseignés en pratique, c’est encore mieux!


[1] http://ht.ly/2lq1C

[2] http://www.santropolroulant.org/2006/F-home.htm

[3] http://www.quebechebdo.com/Politique/2010-07-09/article-1576686/Super-PEPS-debut-des-travaux/1

[4] http://www.mnn.com/family/raising-a-family/stories/the-greenest-colleges-in-the-us#

[5] http://www.crp.uqam.ca/pages/PageNouvelle.aspx?RSSItemId=76


Des technologies vertes au secours d’Haïti

Mercredi, janvier 20th, 2010
« L’activité humaine, créative et innovante, n’est pas étrangère à la nature. »
- Ilya Prigogine

Les événements survenus à Haïti ces derniers jours ont touché la planète entière. Comment rester insensible devant les images d’une horreur innommable, comment ne pas se sentir impuissant devant l’ampleur de la catastrophe qui nous est retransmise en temps réel? Comment réconforter les gens qui sont touchés dans notre entourage, nous qui comptons au Québec la plus importante diaspora haïtienne?

Comme écrivaient plusieurs chroniqueurs cette semaine, l’angle à adopter pour parler de cet événement est très délicat. Il faut tenter de ne pas mêler les cartes. Oui, la forêt d’Haïti a été massivement rasée,  mais cela ne change en rien l’ampleur du séisme qui l’a frappé et les conséquences qui en découlent. Même une forêt bien garnie ne peut rien contre un tremblement de terre d’une magnitude de 7.  Et s’il est difficile de trouver du positif dans la situation, on ne peut qu’être touché par la mobilisation planétaire et la solidarité dont font preuve les citoyens du monde entier.

Notre blogue traite de la question de l’environnement, mais il me semblait absurde d’élaborer sur un sujet autre qu’Haïti ces temps-ci. Ce pays demeure au cœur des préoccupations, même en abordant un angle vert. Quelques trouvailles m’ont agréablement surprise. Alors que les médias nous informent surtout de l’aide apportée par les gouvernements et les ONG connues, plusieurs petites organisations travaillant dans l’ombre font leur part pour aider Haïti, et plusieurs d’entre elles ont le développement durable à cœur. Les consciences sociale et écologique sont souvent indissociables.

Construire des maisons à partir de rien

Le problème du logement est primordial. On estime que 1,5 million d’Haïtiens sont présentement sans-abri. Cal-Earth est un organisme sans but lucratif californien qui fabrique des éco-dômes, c’est-à-dire des constructions antisismiques réalisables en quelques jours et très bon marché. Cal-Earth travaille autant sur des projets de haute technologie pour des habitations lunaires avec la NASA que sur des missions humanitaires pour l’ONU.

Les habitations sont fabriquées de terre et de céramique, des matériaux renouvelables et facilement accessibles. Les éco-dômes sont en forme d’igloo et sont simples à construire, ce qui permet à chaque membre d’une famille de mettre la main à la pâte. Cal-Earth a annoncé le 13 janvier dernier qu’elle mettait sur pied une levée de fonds pour aller aider à reconstruire Haïti. Pour en savoir plus ou faire un don, visitez http://calearth.org/.

Donner une seconde vie à 30 millions de conteneurs inutilisés

Le projet SEED, qui consiste à fabriquer des habitations temporaires en récupérant des conteneurs, semble créer bien des débats au sein des journalistes et des architectes. En effet, la crainte principale, c’est que les habitations se développent trop rapidement et deviennent permanentes plutôt que temporaires, créant de nouveaux bidonvilles. D’un autre côté, les défenseurs du projet affirment que les conteneurs sont une ressource abondante, économique, solide, facile à transporter et tout à fait indiquée pour répondre à la demande rapide.  

Les quelque 30 millions de conteneurs inutilisés dans le monde ont besoin d’une nouvelle vocation et Haïti a un besoin urgent de matériaux de construction. Est-ce vraiment réaliste de vouloir éradiquer le problème des bidonvilles en ce temps de crise? Un débat à suivre…

Faire du soleil un allié

Haïti n’était pas très bien desservi en électricité avant le séisme et il est maintenant carrément plongé dans le noir la nuit, ce qui ralentit les efforts de secours et de reconstruction et cause beaucoup de problèmes de sécurité. Le pays ne possède pas beaucoup de ressources naturelles, mais il ne manque pas de soleil. L’entreprise floridienne Sol, Inc., spécialisée en panneaux solaires, a donc réagi très rapidement et a fait le don de lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire pour une valeur de 400 000 $.

Elle offre aussi des prix réduits aux gens qui voudraient offrir des lampadaires à Haïti. Les unités sont entièrement autosuffisantes et sont faciles à installer. Une autre technologie verte au service de l’humain!

Avez-vous entendu parler de projets de reconstruction intéressants? Que pensez-vous du débat entourant le projet SEED? Nous voulons connaitre votre avis!

http://www.cusa-dds.net/seed/?page_id=2

http://www.tonic.com/article/clemson-seed-project-shipping-containers-emergency-housing-haiti/

http://info.rsr.ch/fr/news/Ha_ti_l_espoir_de_trouver_des_survivants_s_amenuise.html?siteSect=2010&sid=11731487&cKey=1263908610000

http://www.solarlightingusa.com/aboutsol.html


La restauration rapide se met au « vert »

Jeudi, janvier 14th, 2010

C’est en tombant par hasard sur un article très intéressant sur le blogue www.2sustain.com que j’ai constaté une rencontre inévitable entre deux tendances : celle de la malbouffe et celle du «vert ». Ces deux concepts semblant de prime abord contradictoires peuvent apparemment faire bon ménage. L’article de 2sustain.com mentionne que McDonald prévoit implanter un programme de récupération du méthane produit par ses bœufs en Angleterre. En effet, ayant constaté que la fabrication d’un seul « cheeseburger » émet l’équivalent en méthane de 3,1 kg de CO2 dans l’atmosphère,  le géant de la restauration souhaite faire un effort pour réduire ses émissions. Éventuellement,  le méthane pourrait être récupéré pour servir de source d’énergie. Toujours selon cet article, on estime que la récupération du méthane émis par 2500 vaches équivaut à l’alimentation de 200 maisons en électricité. Près de 4 % des GES émis au Royaume-Uni proviennent du bétail.

McDonald avait d’ailleurs étonné plusieurs environnementalistes en 2005, quand elle a pris la décision de vendre du café biologique Newman’s Own dans ses succursales du Nord Est des États-Unis.

Quiconque surveille l’évolution de l’industrie de la restauration à Montréal a pris conscience de la hausse de la popularité des restaurants de cuisine réconfortante (comfort food) revisitée. L’ouverture et le succès presque immédiat de restaurants de « fast food gastronomique» tels que Méchant Boeuf, m :brgr et Greasy Spoon confirment cette tendance. Là où l’observation devient vraiment intéressante, c’est quand on constate qu’on peut à la fois succomber à son péché favori et encourager des actions concrètes en faveur de l’environnement.

Ces petites trouvailles vous permettront de profiter de votre malbouffe favorite sans trop culpabiliser.

Le restaurant Kitchenette, sur René-Lévesque Est, sert une cuisine à la fois réconfortante et engagée, dont une des spécialités est le Fish and Chips. Le restaurant mentionne clairement sur son menu qu’il refuse de servir les espèces de poissons menacées telles que le bar de mer du Chili, le mérou noir ou l’espadon. Sa liste d’espèces menacées est régulièrement mise à jour grâce aux sites Internet environnementaux SeaWeb, Oceana et Monterey Bay Aquarium. Plusieurs des viandes et des poissons qui y sont servis sont de plus biologiques.

Jeudi dernier, le journal Voir faisait paraitre un article sur le bistro TribuTerre, une pizzeria avec une mission de développement durable, dans son cahier V. La majorité des ingrédients utilisés dans la concoction du menu de TribuTerre sont biologiques, équitables et cultivés localement. Le bistro propose un menu principalement végétarien.

Même La Paryse, cette vénérable institution de cuisine réconfortante montréalaise, est assez « écolo ». Presque tout ce qui est inscrit à son menu est fait maison et 75 % du menu proposé est végétarien. On y concocte pas moins de trois sortes de burgers végétariens qui rivalisent facilement avec les burgers de bœuf.

Le restaurant m:brgr, sur Drummond, offre un burger de bœuf « Country Natural » certifié par la Food Alliance. Ce bœuf est produit par une coopérative de producteurs de l’ouest canadien et il est certifié sans hormones de croissances ni antibiotiques.

Le Greasy Spoon, sur Laurier, encourage l’économie canadienne et réduit par le fait même ses émissions de CO2 en offrant presque exclusivement des vins produits au pays. Original.

Et pour les péchés plus luxueux, le menu du célèbre restaurant Toqué!, une cuisine moderne inspirée de la cuisine du terroir, est presque entièrement basé sur la production locale. Toqué s’approvisionne chez les meilleurs artisans de la province et sert principalement des produits biologiques. Un modèle à suivre, même pour les restaurants de moindre envergure…

Et ailleurs?

La tendance du fast food vert est là pour rester. Il suffit d’observer ce qui se trame chez nos voisins du sud pour avoir une idée de ce qui s’en vient chez nous…  Les chaines de restauration rapide biologiques sont tellement populaires aux États-Unis qu’on en fait même des palmarès sur certains blogues : http://www.mnn.com/food/dining-out/photos/top-10-organic-fast-food-restaurants/organic-to-go#image

D’après vous, est-ce une tendance qui risque de se développer? Est-ce que malbouffe et écologie peuvent vraiment cohabiter? Partagez vos coups de cœur avec nous…  Nous voulons goûter le meilleur burger bio en ville!

http://2sustain.com/2010/01/reducing-the-environmental-impact-of-a-mcdonald%e2%80%99s-cheeseburger.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+2sustain%2FBVrP+%282Sustain%29

http://www.kitchenetterestaurant.ca/

http://www.globalexchange.org/campaigns/fairtrade/coffee/3548.html

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=21&article=68650

http://www.foodalliance.org/copy_of_case-studies/country-natural-beef


Objectif vert de l’année : réduire les émissions de CO2 associées à la consommation d’essence

Lundi, janvier 11th, 2010

Pour 2010, je ne fais pas de résolution. Du moins, pas de résolution que je ne pourrai pas tenir. Tout ça pour la simple raison que je fonctionne plutôt par objectifs. À chaque Nouvel an, j’ai pris la (bonne) habitude de me fixer de nouveaux sommets et objectifs à atteindre en prévision de la nouvelle année qui s’amorce! Alors pour débuter du bon pied l’année 2010, quoi de mieux que de se fixer des objectifs verts?

Question de commencer en grand : 4 trucs pour réduire vos émissions de CO2 en coupant dans la consommation d’essence!

4- Question d’avoir une attitude responsable envers la consommation de votre véhicule, pourquoi ne pas calculer l’efficacité de votre consommation d’essence?

- Videz votre réservoir d’essence et remplissez-le à nouveau au plein;
- Mettez l’odomètre à zéro;
- Enregistrez combien de kilomètres seront enregistrés à partir de ce plein;
- Divisez le nombre de kilomètres parcourus par le nombre de litres rempli au plein et ensuite multipliez ce numéro par 100    pour    ainsi obtenir le nombre de L/km.

Exemple : 60 litres dans un plein / 500 km parcourus  X 100 =  12L / 100 km.

Plus ce coefficient est faible, le mieux se porte votre consommation. Pour ensuite comparer votre consommation, vous pouvez effectuer ce test à plusieurs reprises.

3- Essayer de faire un effort pour ne pas aller au « service à l’auto » lorsque vous achetez un café à 1,50$ par exemple, ou lorsque vous commandez votre « cheese » favori.

Apparemment,  si tous les canadiens ayant un véhicule cessaient de le faire fonctionner lors de ces brefs moments d’attente, il serait possible d’économiser jusqu’à 1,4 million de tonnes de CO2 annuellement !

2- Ok, tous les moyens d’éviter l’utilisation de l’auto sont bons pour réduire les émissions. Celle-là était facile.

Renouez avec votre planche de skate, achetez-vous une Vespa et croyez-vous en Italie,  pensez à utiliser des services communautaires verts tels le BIXI ou Communauto, faites du co-voiturage avec votre collègue favori et potinez sur les gens du bureau, achetez-vous un scooter pour l’été – TOUT mais ne prenez pas l’auto.

1- L’ultime moyen de sauver du gaz est bien entendu la marche!

Afin de vous rendre dans votre club vidéo favori, faire une course au dépanneur ou à l’épicier du coin, rien ne vaut une balade à pied. Hein! Fallait y penser.

Et vous? Quel moyen de transport utilisez-vous le plus souvent?

Jugez-vous qu’il est nécessaire d’avoir une voiture? Faites-nous part de vos commentaires!


Par où commencer pour avoir un Noël vert ?

Mardi, décembre 8th, 2009

C’est la fin de la saison BIXI, il neige (pleut), la musique de Noël joue sur Saint-Laurent et les employés de la STM ramassent (encore) notre petit change pour la guignolée dans le métro. Voilà les signes avant-coureurs indiquant que le temps des Fêtes est à nos portes. Sans prétendre amasser de l’eau de pluie pour prendre sa douche quotidienne, cultiver son propre gui ou couper son sapin de ses propres mains,  poser un geste vert pour les Fêtes se révèle très simple. Cette année, je magasine « vert » pour offrir à ceux que j’aime,  bien plus qu’une « bébelle » qui dormira dans les tiroirs le reste de l’année.

C’est vrai qu’il est facile de tomber dans les belles paroles et que, même avec les meilleures intentions écolo-responsables, réduire sa surconsommation liée aux Fêtes, n’est pas aussi facile à dire qu’à faire. Il est probable que la lacune par rapport à la consommation se situe au niveau de nos habitudes, plutôt qu’à notre volonté personnelle de vouloir à tout prix dépenser.

Selon Jacques Hérivault, responsable des communications au Chantier de l’économie sociale, « les citoyens ne savent pas par où commencer pour réduire l’impact environnemental et monétaire de la période des Fêtes ».  Une des initiatives que suggère l’organisme est de diriger les gens vers des entreprises d’économie sociale près de chez eux. Par exemple, le fleuriste le chocolatier/boulanger du coin ou alors une papeterie locale, afin d’y dénicher des cartes de souhaits originales.

Parfois, s’interroger personnellement sur la pertinence de notre achat avant de faire une transaction suffirait. Une modeste bouteille de vin se révèle un cadeau apprécié si elle est partagée autour d’un repas exquis, accompagné de personnes chères. Une offre d’échange de services, de son temps, de « gardiennage » ou d’aide avec les tâches ménagères à un proche ou un voisin, peuvent également être des idées de cadeau originales et appréciées.

Même à peu de frais, plusieurs alternatives sont disponibles afin d’offrir en cadeau pour Noël ce qui n’a pas de prix : du soutien. Le site web de l’Organisme Villes et Village offre la possibilité, pour 20 $, d’offrir outils, graines et engrais ainsi qu’une formation à un agriculteur du Guatemala. De son côté, pour 20 $, le site ZEROCO2 vous permet de poser un geste à la fois original et durable: offrir un arbre de Noël en cadeau. En plus de transmettre vos souhaits à l’aide d’une carte personnalisée, vous réduirez votre empreinte climatique sur l’environnement et participerez au reverdissement d’espaces verts publics. Ainsi, votre cadeau profitera à vous et à vos proches, mais également aux générations futures.

Ça y est ! Pour moi, fini les achats inutiles. À partir de maintenant, en faisant un cadeau pour Noël, je tenterai de poser un geste dont la portée ne s’arrête pas le 25 décembre au soir.

Comment comptez-vous célébrer votre Noël vert ? Soumettez-nous vos idées !

http://www.arrondissement.com/tout-get-communiques/t1/pc1/u10832-idees-pour-fetes-responsables-solidaires



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